‹ Amputations dans la contiguité des membresChapitre 9 sur 46 · L. Tendon de la longue portion du muscle biceps · texte numérisé non relu

L. Tendon de la longue portion du muscle biceps

M. De'bris de la capsule.

On fait glisser la base de ce triangle sous le dos du malade et Ton ramène les deux angles de la base sur la poitrine où on les lie. Le sommet de ce triangle passe sur l’épaule que Ton vient d’opérer, recouvre toutes les pièces du pansement , et vient rejoindre le nœud formé sur la poitrine sur lequel on l’attache avec quelques épingles. On peut par ce pansement simple visiter et nettoyer la plaie de Topéré , sans le faire lever et asseoir comme cela se pratique après avoir employé les bandes roulées.

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ARTICULATION HUMÉRO-CUBIT ALE .

II résulté cîe la disposition anatomique des surfaces articulaires que l’on peut entrer dans l’articulation par le côté externe > tandis que par l’autre côté cela est de toute impossibilité. (PL IV, fig. 1 .)

Cette articulation est affermie par quatre ligaments; les deux latéraux sont remarquables par leur solidité (PL IV, fig. 2.5.6.); elle est formée par l’extrémité inférieure de l’humérus et l’extrémité supérieure du cubitus et du radius. Le cubitus porte à son extrémité supérieure une cavité telle que , recevant l’extrémité inférieure de l’humérus, elle ne permet que des mouvements de flexion et d’extension.

Le radius se mouvant avec le cubitus obéit à ce dernier et comme lui ne peut opérer que des mouvements de flexion ou d’extension, tandis que, sc mouvant seul sur l’extrémité inférieure de l’humérus, il roule sur luimême , jusqu’à ce qu’il rencontre le cubitus contre lequel il est arreté.

L’articulation est placée à un travers de doigt au-dessous de l’épitrochlée.

En avant, celte articulation présente trois gouttières' et quatre saillies recouvertes par une lame fibreuse; la

rainure médiane qui reçoit l’apophyse coronoïde du cubitus répond au point le plus fort du ligament de l’arti¬

culation. La gouttière interne située entre la trochléc et la tubérosité interne n’est point articulaire. L’externe roule sur la tête du radius. Les quatre tubérosités forment une saillie en avant qui laisse supérieurement un sillon transversal dans lequel le couteau tombe lorsqu’on le porte trop haut. Il faut, pour éviter cet accident, tracer une ligne horizontale d’une tubérosité humérale à l’autre. L’articulation est à un centimètre au-dessous de cette ligne. Cette gouttière horizontale porte deux dépressions : l’externe reçoit la tête du radius dans la flexion forcée, l’interne reçoit l’apophyse coronoïde du cubitus.

L’apophyse coronoïde concourt à la formation de l’articulation ; elle est fortement serrée contre la poulie de l’humérus; il faut donc pour pénétrer dans l’articulation étendre le bras afin de séparer les surfaces articulaires et changer leurs rapports. Le radius porte sa tête près de l’apophyse coronoïde : cette tête est enveloppée et maintenue par le ligament annulaire. ( PL IV, ficj. 2. 7.)

En arrière, l’humérus porte au-dessus de sa poulie une profonde cavité qui reçoit l’olécrane dans les mouvements d’extension.

Le bord postérieur du cubitus à nu sous la peau tient à l’humérus par le ligament latéral interne, qui se bifurque en venant de l’épitrochlée pour se fixer sur l’olécrane et sur l’apophyse coronoïde.

L’articulation du radius est plus faible postérieurement que dans aucun autre point.

Cette articulation, recouverte par un grand nombre de muscles et parla peau, présente des éminences qui nous serviront à en préciser le siège»

La face antérieure du pli du bras forme un triangle dont le sommet est tourné vers le poing et où viennent se réunir les veines de Favant-bras. {PL IV , fi g. 5.)

Ce triangle est borné par deux saillies , l’une externe , l’autre interne; la première est formée par la tête du long supinateur, les deux radiaux et le court supinateur; la seconde contient les muscles rond pronateur, radial antérieur, les fléchisseurs superficiels et profonds et les palmaires.

La saillie qui se trouve entre les deux rainures qui limitent le triangle, renferme le biceps et le brachial antérieur, qui s’enfoncent et disparaissent dans l’épaisseur de cette région. La surface de la peau est sillonnée par les veines du bras, qui ne suivent pas toujours la même direction, et dont les rapports changent fréquemment. Cependant Gerdy 1 est parvenu à découvrir une forme primitive que l’on retrouve toujours au milieu des déviations qu’elles subissent.

Cette forme est FM majuscule qui reçoit les veines de Favant-bras et produit les deux veines du bras. En procédant du bord radial au bord cubital, la première est

la radiale qui forme le premier jambage de F M; la se-

coude est la médiane céphalique ; la troisième est la médiane basilique; enfin une quatrième veine sur le côté

1 Anatomie des formes .

cubital du bras complété TM. On aperçoit sur les cotés de cette face antérieure deux éminences qui sont plus visibles par la face postérieure ou le coude. L’extrémité inférieure de l’humérus recouverte par la peau sur les faces latérales, laisse voir l’épicondyle et l’épitrochlée qui dessinent les éminences dont nous venons de parler. En traçant une ligne d’un de ces points à l’autre , on a un guide certain pour trouver l’articulation du radius qui est a trois quarts de pouce au-dessous de cette ligne. Le milieu de cette face postérieure varie suivant les positions du bras : ainsi ce membre étant fléchi, il forme un angle saillant par l’olécrane qui sort de la cavité de l’humérus, tandis que le membre placé dans l’extension fait disparaître cet angle et accuse peu l’éminence de l’olécrane.

MÉTHODE A LAMBEAEX.

Procédé de ÜSrasdor

Brasdor regarde cette opération comme une des plus difficiles, a cause des directions différentes imposées aux surfaces articulaires, et de la longueur de l’olécrane, qui est un obstacle à la division de ses attaches.

Après avoir fait de nombreuses expériences sur le cadavre, ce chirurgien a décrit le procédé suivant :

On fait étendre l’avant-bras; un aide empoigne le bras au-dessus de l’article et retire les téguments vers l’épaule ; l’opérateur placé au côté externe du membre se sert d’un couteau droit a deux tranchants ; il applique le tranchant

1 Mémoires de V Académie de Chirurgie , t. v.

principal sur l’olécrane , à un travers de doigt au-dessous de l’extrémité de cette apophyse et vient gagner, en coupant la peau, le coud vie interne de l’humérus. Il commence une seconde incision en conduisant le tranchant du couteau du point où il a commencé sur l’olécrane vers le condyle externe, de manière à finir cette incision sur le long supinateur, à deux travers de doigt au-dessous d’une ligne qui, en parcourant transversalement la circonférence du membre, passe par l’extrémité de l’olécrane ; l’instrument est alors au-dessus de l’articulation du radius avec le condyle externe de F humérus, dans laquelle on Fin! réduira en abaissant le manche, afin de ne pas diviser les tissus du pli du bras.

L’opérateur plonge ensuite la pointe de l’instrument entre les chairs et les os qu’il rase le plus près possible , pour tailler un lambeau de deux pouces de longueur, après avoir fait sortir la pointe de l’instrument au niveau du condyle interne de l’humérus. Un aide relève ce lambeau et découvre l’articulation , que l’on divise aisément en coupant les attaches de l’apophyse coronoïde du cubitus et de Folécrâne.

Procédé de ©uipuytre».

Le malade étant assis , et l’avant-bras étant dans une demi-flexion , l’opérateur placé en dedans fait pénétrer dans l’épaisseur des tissus un couteau à double tranchant qu’il introduit d’une tubérosité humérale a l’autre (PL 4 , fig. 5. A. et B.); il le ramène en rasant les os de l’avant-bras jusqu’à ce qu’il ait détaché un lambeau de deux

pouces et demi {PL IV, fig . 5. G. C. C.). Un aide le relève et le fixe de manière à laisser a découvert l'articulation radiale. Plaçant le couteau dans l’angle externe de la plaie a la base du lambeau, il décrit une demicourbe qu’il termine a l’angle interne de la plaie et sur la base du lambeau. Il a ainsi divise' les téguments de la face dorsale du coude, il fait pénétrer le tranchant du couteau entre la tête radiale et l’extrémité humérale en divisant le ligament latéral externe et la capsule articulaire; alors il retire le couteau, et se servant de la pointe, il divise les ligaments de l’humérus au cubitus en détachant l’apophyse coronoïde; le membre étant tiré en avant, les surfaces articulaires se séparent : on peut alors placer une scie pour détacher de l’os, l’olécrane qui reste fixé au triceps.

Dans le cas où l’opérateur juge nécessaire la conservation de l’olécrane, M. Velpeau propose de scier le cubitus immédiatement au-dessous du bord antérieur de l’apophyse coronoïde, aussitôt après avoir désarticulé le radius.

En adoptant cette modification, on évite toutes les difficultés de la désarticulation du coude

MÉTHODE CIRCULAIRE

Procédé de Cornuau.

Le chirurgien se place en dehors du membre qu’il fléchit légèrement. Il fait à trois travers de doigt, au-dessous

1 Velpeau , Médecine opératoire .

des condyles de l’humérus, une incision circulaire (PL IV, fig. o. D. D.) qui divise la peau et l’aponévrose qu’un aide tire en haut; alors l’operateur coupe jusqu’aux os toute l'épaisseur des muscles qui permettent , en se retirant, de placer le couteau sur l’articulation de la tête radiale. Après avoir rendu libre l’apophyse coronoïde, on tire facilement en avant l’olécrane que l’on séparé du muscle triceps.

MÉTHODE OVALAIRE

Procédé de Beaudens *.

Le malade est assis sur une chaise peu élevée , Pavant» bras placé dans la supination. L’artère brachiale est comprimée sur la face interne de l’humérus : alors le chirurgien , placé en dedans s’il opère du côté gauche , et en dehors s’il opère sur le bras droit, trace avec la plume et sur les téguments un ovale commencé sur le bord an» térieur du radius (PL IV, fig. 5. E. E. ), quatre travers de doigt au-dessous du pli du bras , et termine sur le bord postérieur du cubitus à trois travers de doigt au-dessous de ce même pli • incise, sur les limites tracées, la peau qui à l’instant se rétracte de dix-huit lignes par la section des brides celluleuses sous-cutanées , en la tirant en haut avec la main gauche qui l’embrasse circulairement; coupe de suite tous les muscles jusqu’au tissu osseux, relève en forme de cône ces parties charnues dont il divise les fibres les plus profondes circnlairement

s Beaudens, Lancette française , juin 1832.

Fiô.i.

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