‹ Amsterdam et VeniseChapitre 3 sur 9 · AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS

Le livra que nous publions aujourd'hui répond, croyonsnous, aux exigences de notre époque cuneuse et instruite, parce qu'il sait dissimuler, sous une fbraie enjouée et des allures pittoresques, un grand fonds d'érudition, des recherches sérieuses et une foule de détails vrais contrôlés aux sources

mêmes.

L'intérêt que présente un pareil ouvrage se comprend de prime abord ; et il n'est guère besoin d'insister pour que le lecteur sente quels piquants problèmes d'histoire, d'ethnographie et d'esthétique en forment la base.

Les noms des deux brîllantes cités inscrits au frontispice de ce livre suffisent pour évoquer tout un monde de faits glorieux ,* d'institutions remarquables, de mœurs particulières, pour rappeler à l'esprit ébloui les sublimes pages d'un art merveilleux qui ont pu ètve égalées par d'autres écoles, mais qui n'ont été dépassées dans aucun autre temps, ni dans ' aucun pays.

Toutes ces particularités de mœurs et d'art composent la

trame de cette patiente étude, trame richement brodée d'aneo-

AYERTISSEMEPST DES ÉDITEURS.

lotes piquantes, de faits nouveaux, d'appréciations esthétiques et philosophiques dictées par une science de bon aloi, c'està-dire irréprochable, mais aimable et sans pédantisme. Car telles sont les qualités que le lecteur exige aujourd'hui des écrivains qui veulent lui plaire, en même temps qu'il réclame des éditeurs une exécution matérielle en harmonie avec le caractère général de l'ouvrage.

Pour mener à bonne fin une œuvre aussi complexe, nul ne nous paraissait mieux préparé par ses travaux antérieurs que l'écrivain des Mei^eilles de l'art hollandais, que l'historien des Filles mortes du Zuiderzée et de tant d'auti^es ouvrages. Dans les pays mêmes qu'il s'est chargé de nous faire connaître, M. Henry Havard s'est en effet acquis par ces publications la plus légitime autorité.

La tâche de l'auteur a été facilitée d'ailleurs par de savantes amitiés : M. Henry Havard ne nous permettrait pas d'oublier dans l'expression de sa gratitude M. Campbell, directeur de la Bibliothèque royale de la Haye; M. Valentinelli , directeur de la bibliothèque Marciana à Venise, et M. Scheltema, le laborieux archiviste d'Amsterdam.

Le livre écrit, il fallait songer à l'illustrer. Pour que l'illustration complétât dignement le texte, nous avons eu recours au beau talent de deux des premiei^ aquafortistes de noti^ temps. MM. Léopold Flameng et Gaudiei^el ont gravé pour nous , l'un sur les bords de l'Amstel , l'autre à Venise ^ toute une série de planches lumineuses qui seix)nt vivement goûtées des amateui^. En outre, cent vîngt-quati^ bois répartis dans le texte,

AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS. xi

et dont UQ certain uombre ont été dessinés d'après nature par Tauteur lui-même, viennent animer Touvrafje et lui donner ce caractère pittoi'esque qui aide tant à la lecture. — Connaissant du i^este le {joùt du public d'élite , auquel nous nous adressons , pour les œuvres des vieux maîtres , nous avons fait en sorte , chaque fois que cela nous était possible , de reproduire quelqu^un de leurs ouvrages. Et sur ce point, nous devons des remercîments à M. Loones, l'habile éditeur de V Histoire des peiiitres , qui a bien voulu mettre à notre disposition la précieuse série de documents quUl possède.

Quant à l'exécution typographique, désireux de lui donner tous nos soins, nous avons tenu à ce qu^ÀMSTERDAM ET Venise fut imprimé avec deSw caractèi'cs neufs , fondus exprès , sur un beau papier vélin, spécialement fabriqué par les papeteries du Marais.

Nous avons fait , on le voit , tout notre possible pom* réussir suivant le précepte d'Horace. Nous espérons que le public nous saura gré de nos efforts , et nous prouvera qu^en comptant sur sa , bienveillance nous ne nous sommes pas trompés.

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