‹ Amy Robsart. Les jumeauxChapitre 10 sur 156 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

>n fantôme qui m'est apparu cette nuit sous Togive de la tourelle !

VARNE Y.

Est-il possible ! Et que tVt-il dit ?

ALASCO.

Des choses terribles, des choses que Tenfer, la mort et lui pouvaient seuls savoir. Il m'a reproché, avec un rire freux, ce qu'il nommait son assassinat. J'étais, moi, à îmi évanoui de terreur...

VARNE Y.

Et sous quelle forme se présentait l'ombre de Flibberligibbet ?

ALASCO.

Sous la forme d'un jeune démon couleur feu, ayant, lUx rayons de la lune, comme un scintillement phospho- ?scent au bout de ses cornes noires.

VARNE Y, à part.

Vous verrez que ce sera mon enragé petit baladin !

Eii bien, Richard, que dites-vous de cette vision étrange?

VARNEY

Mais n'est-ce pas un rêve plutôt qu'une vision?

ALASCO, hochant la tétc.

Non, non, Varneyl les puissances infernales se mêlent de nos affaires. Prenons garde à nous I

VARN EY.

Raison de plus, mon cher, pour que nous soyons unis ! Alasco, il ne dépend pas de moi ^e te rendre sur-le-champ ta liberté; mais je puis, sous main, la conseiller à Leicester. Aide-moi et je t'aiderai. Le comte va revenir, il ne faut pas qu'il nous retrouve ensemble. Garde fidèlement l'alliance entre nous, j'agirai de même. Est-ce dit ?

ALASCO.

C'est dit.

(Ils se serrent la main.) VAR.NEY.

Sur ce, adieu, empoisonneur!

ALASCO.

Au revoir donc, scélérat!

(Sort Varney.)

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