‹ Amy Robsart. Les jumeauxChapitre 119 sur 156 · SCÈNE PREMIÈRE LE MASQUE. —Au fond, LE SOLDAT · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE LE MASQUE. —Au fond, LE SOLDAT

LE MASQUE, levant la tête pesamment et parlant comme avec effort.

Pour la vie !

Il tourne la tête comme regardant autour de lui.

Une tombe l — Et j'ai seize ans à peine.

■ Il marche à pas lourds vers le fond du cachot et semble considérer

la lumière de la fenêtre projetée à ses pieds sur le pavé.

Que ce rayon est pâle et lentement se traîne !

Il parait compter les dalles et mesurer des yeux une distance.

Oh ! la cinquième dalle est loin encor !

Il écoute.

— Nul bruit.

Il revient sur le devant du théâtre à pas précipités, et, avec une explosion désespérée :

Vivre dans deux cachots à la fois, jour et nuit ! Oui, les bourreaux — Seigneur ! quel dessein est le vôtre ? Ont mis mon corps dans l'un, mon visage dans l'autre. — Oh ! ce masque est encor le plus affreux des deux !

Il semble se mirer dans la glace de Venise posée sur la table.

Parfois dans ce miroir un fantôme hideux

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