ACTE I, SCÈNE VIII
FLIBBERTIGIBBET.
Un moment, mes maîtres. (U vient s'ngrenouUlcr dcrant Amy.)
Vous êtes si bonne que vous pourriez vous passer d'être si belle. Le lutin vous doit la vie, madame; il espère pouvoir vous payer sa dette. (Vnmoy et Fosicr rcntralnem et sortent.)
Vous voyez bien qu'il est plus fou que méchant.
LEICESTEp.
Ah! j'ai je ne sais quel pressentiment... La solitude de cette demeure est violée... Adieu, Amy. Je te laisse avec Jeannette.
AMY
Quand vous reverrai-je, milord?
LEICESTER
Hélas ! les devoirs que m'impose la présence de la reine no le permettront pas avant deux ou trois jours.
AMY, joignnnt les mains.
Doux ou trois jours!...
LEICESTKR.
Écoute : la reine doit repartir jeudi ; quand tu entendras la grosse cloche du château sonner le retour d'Elisabeth dans ses appartements pour les apprêts du départ, je profiterai de ce moment de répit.
Elle est bien heureuse, la reine! Elle vous possède plus
que votre femme. (Leiccster soupire profondément, rembrassc.la quitte et revient l'embrasser encore.) .
LEICESTER
Adieu! adieu! (iisort.)