SCÈNE III ELISABETH, puis SIR HUG|I ROBSART
j':LISABETH, seule.
Pourquoi suis-je reine? La fille de Henri \"11J, femme de Dudley ! cela ne se peut. Ah ! c'est qu'il est si grand, si noble! son regard est si tendre et si fier! Mais l'épouser serait abdiquer!... Que dis-je? n'est-ce pas lui qui règne?
La porte du fond s'ouvre. Sir Hugh, en grand deuil, se précipite aux genoux de la reine.
SIR nUGH.
Justice, madame, justice !
Monsieur, relevez-vous. Vous abordez bien hardiment votre reine.
SIR HUGH
Non, je ne quitterai pas vos genoux que vous ne m'ayez entendu. Votre majesté ne me refusera pas l'auguste et dernier appui qui me reste. Elle ne repoussera pas un vieillard, un ancien serviteur qui a versé son sang pour elle, un père outragé qui vient près de la vierge-reine réclamer sa fille enlevée et séduite.
ELISABETH, d'un ton radouci.
On vous a enlevé votre fille?... Allons, relevez-vous! On vous a enlevé votre fille? Et qui donc se permet d'enlever les filles dans ce- royaume d'Angleterre, que protègent Dieu et les saints ? Votre nom ?