ACTE III, SCÈNE I
LEICESTER
Mais nous sommes perdus, Varney I elle est perdue! Ne l'abandonne pasi Conseille-moi, dirige-moi.
VARNEY
Eh! qu'est-ce que je puis, moi, milord? Est-ce moi qui ai sur milady TasceAdant et l'autorité? Est-ce moi qui ai le pouvoir de la convaincre ou le droit de lui commander ?
LEICESTER
Elle m'aime trop pour se laisser persuader et je l'aime trop pour lui parler en maître.
VARNEY, croisant les bras.
Eh bien donc, attendons l'effet du courroux de la reine.
LEICESTER
Non, non! je veux à tout prix l'en préserver. Écoute, Varney, — épargne-moi vis-à-vis d'Amy une douloureuse et impossible scène. Parle-lui en mon nom.
VARNEY
Inutile. Elle ne me croira pas.
Tu peux du moins essayer.
VARNEY
Perdre le temps quand le temps nous presse I
LEICESTER
Si je te donnais un mot écrit pour elle?
VARNEY
Il faudrait qu'il fût décisif et impérieux ! Il me faudrait pleins pouvoirs.
LEIGESTER, après une dernière hésitation. Eh bien, soit. (Il va à la table et écrit quelques mots. Remettant le billet à
varney.) Est-ce Suffisant ainsi?
VARNEY, après avoir lu.
J'essaierai. Il faut cependant prévoir le cas où milady refuserait, malgré tout, de se présenter devant la reine.
LEIGESTER.
Alors que ferions-nous?
VARNEY
Il n'y aurait qu'un moyen : conduire milady, de gré ou de force, à votre domaine de Cumnor, et dire à la reine que ma femme est gravement malade. (Apan.) Ceci est du ressort d'Alasco.
La violence!...
Pour le salut.
LEIGESTER.
VARNEY
LEIGESTER.
Allons, je la confie et me 'confie, Varney, à ta fidélité. On vient. Si c'était Amy!...
VARNE Y.
Non, milady est dans sa chambre et n'en sortira qu'en entendant la cloche qui lui annonce l'absence de la reine et votre arrivée.