‹ Amy Robsart. Les jumeauxChapitre 49 sur 156 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, SIR IILGH ROBSART-

SIR HUGH

Me voici à votre appel, ma fille. Mais, en vérité, il n'était pas besoin de tant de précaution et de mystère pour me faire voir l'homme qui est votre mari I

AHT.

Vous vous trompez étrangement, mon père. Cet homme n'est pas mon mari.

SIR HUGH

Il n'est pas votre mari! Tête et sangl il se refuserait?...

V A R N E Y , vivement.

Eh! monsieur, ce serait mon bonheur et mon honneur de nommer votre fille ma femme. L'obstacle et le refus ne vient pas de moi.

SIR HUGH

Quoi! viendrait-il de vous, Amy? Vous devriez...

Mon père, un seul mot.-.

SIR HUGH

N'interrompez pas votre père! J'aurais sans doute pré' féré pour la vieille maison des Robsart l'alliance avec une famille qui fiU de plus antique lignée. Mais, enfin, sir

98 AMY ROBSAKT.

Richard Varney est maintenant promu chevalier. J'ajoute qu'il est en passe de s'élever plus encore, par la faveur de son maître, le tout-puissant comte de Leicester, qui, demain peut-être, sera époux d'Elisabeth et roi d'Angleterre.

AMY

Pieul... Leicester?... Êtes-vous sûr?...

SIR HUGH

Ne le saviez-vous pas ?

AMY

Non! non! Qui vous l'a dit? cela n'est pas! Ce n'est pas possible !

SIR HUGH

Je n'ai fait que répéter ce que proclame la rumeur universelle.

AMY, qui chancelle.

C'était donc vrai !... (Elle tombe sur un fauteuil.) SIR HUGH, courant à elle.

Ma fille ! Elle perd connaissance !

VARNEY, appelant.

FOSter! Jeannette! (jeannette entre précipitamment.) VOJCZ, VOtre

maîtresse se trouve mal.

JEANNETTE, courant à Aniy.

Milady l... (Elle lui fait respirer un flacon.)

VARNEY, àsirHugh.

■'< Laissons-la se calmer, monsieur. Elle a, vous le voyez,

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