ACTE III, SCÈNE V
L'abandon dont tu me menaçais, mensonge! ce projet de mariage avec la reine, calomnie! Ah! quel bonheur! Dudley! ô mon noble Dudley! pardonne-moi d'avoir pu un instant prôter l'oreille aux fourberies de ce misérable!
Ainsi vous ne croyez pas au billet écrit et signé de la main de milord?
Je crois que ta trahison est double et que tu nou?trompes tous deux.
VARNEY
« Tout ce que fait Varney, il le fait par mon ordre et par ma volonté », dit le comte. Sa volonté est que, pour son salut et le vôtre, je vous présente à la reine comme ma femme.
AMY
Silence, imposteur!
VARNEY
Et prenez garde ! son ordre, si vous n'obéissez pas, est que j'use d'un moyen plus violent et plus terrible...
AMY
Taisez- vous, valet!
VARNEY
Ah! c'est trop! ah! vous ne craignez pas de changer mon amour en haine! (s'avangam sur eiic.) Vous oubliez que nous sommes seuls et que vous êtes en mon pouvoir.
AMY, effrayée.
A moi! à moi! mon père!
90 AiMY ROBSART.
VA RIVE Y, riant.
Votre père? ah! ah! vous imaginez-vous que votre voix puisse porter de Kenilworth à Templeton?
Mon père ! mon père !
SIR HUGH, paraissant.
Me voici.
VARNEY, atterré.
:Sir Hugh Robsart !