SCÈNE VIII
AMY, puisFLIBBERTIGIBBET.
AMY, seule.
Esprit simple qui s'imagine que les plaies de l'âme peuvent se guérir avec les remèdes du corps, que le désespoir n'est qu'une maladie, et qu'on peut rendre le sommeil à des yeux qui ne peuvent plus même pleurer ! A quoi bon boire ceci?... Cependant, ces bons serviteurs qui m'ont préparé ce breuvage, qui se sont dit : « Cela fera du bien à notre pauvre maîtresse ! » dédaignerai-je leurs soins ? Il n'y a plus au monde que ces deux cœurs qui s'intéressent à moi, il n'y a plus que ce concierge et cette servante qui aient pitié de la comtesse de Leicester; puisqu'ils veulent me soigner, je leur dois au moins de
me laisser faire. (EUe prend le gobelet et le porte à ses lèvres.) UNE VOIX, comme de l'intérieur des murs.
Ne buvez pas !
A M Yj s'arrêtant.
Qui me parle ? (La porte d'Alasco s'ouvre et donne passage à Flibberligibbet, (jui se place d'un bond en face de la comtesse.)
FLIBBERTIGIBBET.
Moi, noble dame. — • Ne buvez pas !
A M Y, étonnée.
Vousl qui êtes-vous?