ACTE IV, SCÈNE V
AMY, doucement.
C'est ce que je disais, madame, j'étais folle.
ELISABETH
Folle?... folle?... Alors, sir Richard, les ennemis de rotre maître auront exploité, soufflé peut-ôtre, les étranges rêves de cette folie. Nous allons ce soir quitter Kenilworth,. nous éclaircirons ce complot à Londres. Pour aujourd'hui, finissons cela. Qu'on emmène cette femme dans la prison de la tour.
LEICESTER, dans un mouvement désespéré.
Madame!...
VARNEY, bas et Tite.
Vous VOUS perdez! vous la perdez!
( Leicester s'arrête.)
ELISABETH
Lord llunsdon, c'est vous que je charge de la prisonnière. Et que personne, vous entendez, personne, ne puisse pénétrer auprès d'elle, s'il n'est muni d'un sauf-conduit signé de notre propre main. Allez, milord. (tord Hunsdon
•'incline et donne des ordres.)
AMY, à part.
Au moins si je meurs maintenant, ce sera pour lui!
(On entraîne Amy.) ELISABETH, revenant, radieuse, vers les lords, sans regarder Leicester.
Ah! c'est bon, que c'est bon, après avoir erré, douté, soufl'ert, que c'est bon de respirer, de se retrouver, de croire! Ah! mos amis, mes bons amis, j'ai été tout à.
l'heure un peu méchante et injuste, n'est-ce pas? Cette folle m'avait afiolée. Par bonheur, tout ceci se passait «ntre nous, devant vous qui m'aimez. Et qui aime pardonne! et vous me pardonnez parce que vous m'aimez! ■Ohl moi aussi, mes féaux, je vous aime, je vous aime!