SCÈNE IV
AMY, seule.
Adieu!... Il y a quelque chose de saisissant, dans ce mot ; c'est comme si l'on se renvoyait à l'éternité ! (euc s'assied sur le lit et rêve.) Scule ! me voilà de nouveau seule. Pourquoi les idées tristes reviennent-elles m'assaillir? Ne vais-je pas être heureuse? Ne vais-je pas être libre, libre de le voir, de l'entendre, libre de l'aimer? — J'ai la tête et le corps brisés ; les émotions de cette journée m'ont accablée. Ne serait-il pas bon de prendre quelque repos au moment de commencer ce voyage... (euc s'étend sur le m.) ce voyage qui va me mener au bonheur ? (peu à peu sa voix devient
plus faible et son esprit semble s'appesantir.) 0 mOU Dudloy, qUCl dOUX
avenir! — l'exil, mais un exil où tu seras; — quelque retraite bien obscure ; — de longues journées près de toi ; à tes côtés; — une vie toute d'amour! d'amour...