SCÈNE IX
ANACHAllSIS, seul, revenant sur ledevant de la scène.
Vieille éternelle, va!., comptez donc sur vos parens, d’une manière ou d’une ^ autre... Mc voila bien avancé, avec ma caille... on peut bien la mettre entre deux feuilles de vigne , pour l’agrément qu’elle m U procuré .. Elle est gentille aussi, ma tante Rose.,. Moi qui complais m’en rctounierà Paris le gousset garni, et recommencer ma vie de sybarite... car, je vis comme un véritable Athénien... Rester ici, jy mourrai d’ennui... Rentrer à Paris, je vais me faire saisira la barrière comme un objet de contrebande... j’ai cinq huissiers a mes trousses , et un nombre illimité de recors .. Ah! si, au lieu d’une tante, j’avais un oncle! .. les oncles paient toujours les dettes de leurs neveux... ces bonnes ganaches d’oncles... depuis ceux d’Amérique jusqu’à ceux de la rue Quincampoix... Enfin, tous les oncles des nations civilisées... Cela se voit partout., dans Icmondc^dans le» comédies... cbl bien, oui... niai» o’est
LE MACA8IN TBiATEAL»
que je n’»i pas d’oncic... je n’ai qu’une , tante... être d'éfroïsme et de superfétation, qui SC complaît dans ses quarante mille li- Tres de rente... et dans le désastre du fils ■ de sa sœur... ou de son frère, {yirec violence.) Et pourquoidonc n’ai-jcpasd’onplc?
quand tout le monde en a ?.. pourquoi?., parce que ma mère n’a eu qu’une soeur, et que ma tante est restée demoiselle...
(Frappé d’un* idée.) Si je la mariais?... Si jelamaraisl.. j’aurais un oncle, è l’instant même .. un oncle, auquel je dirais : farceur, je t’ai fait épouserma tante Rose, qui a quarante mille li\res de rente... tu vaspayer mes dettes plus TÎte que ça... ohé! quelle idée! quelle idée immensel.. Toutes les Tieillcsûlles sont crédules, romanesques...
et si je trouTais un individu un peu propre dans le pays... Mais, j’y pense... si je l'épousais moi-même.. . voilà qui serait commode...
Ai r ; Vaudeville du Patee-Partout.
En contractant ce mariage,
Dont les iotcrCtB seraient grands.
11 aurait le double arantage De doubler aussi ma* parons.
En y pensant j'en ai l’âme contente,
Si riiymen eiauçait mon rœu.
J’aurais l'honneur en épousant ma tante D'ètre , A la fois, mon oncle et mon neveu.
Oui, je serais mon ooele et mon neven.
Oh! si ma tante voulait... oui, mais ma tante ne voudrait pas... c*esl une femme à scrupules... 11 fautdonc que je me cherche un autre oncle que moi-même... mais il m'en faut un... n'«n fuUilplusau monde I