‹ Anacharsis, ou ma tante RoseChapitre 8 sur 22 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LA TASTE ROSE. En effet!., c’est luil..

c'est Anacharsis !..

ANACHARSIS. AhI ma tante Rosel.. ma jolie tante Rose !..

LA TANTE ROSE. Embrasse-moi , Anacharsis I

ANACHARSIS. Comment donc, certainement ; je ne demande pas mieux.

Il embraue Rosalie d’abord, eosuite sa taote, et revient encore pour embrasser Rosalie.

ROS.ALIE. Mais , monsieur, je ne sais pas pourquoi...

ANACHARSIS. Comment, mademoiselle...

mais, la Toix de la nature me dit quelque part : Anacharsis, cette jolie personne est ta cousine germaine. ..Me suis-je trompé?..

LA TANTE ROSE. Non Traiment... c’est bien Rosalie... Mais par oii donc es-tu Tenu?., j’ai enToyé Clément, mon intendant, Bu-doTant de toi par le petit chemio de traTerse.

ANACHARSIS. Oh! je Tais tous dire... )a suis arriTé par la grande route... attendu que j’ignorais absolument l’existence de l’autre. ..et c’est peut-être pour ça que nous ne nous sommes pas rencontres... {Il prend ta cage et la prisent» et ta tantt.) Permottex que je TOUS offre...

LA TANTE ROSE. Ah! tu es bien gentil d’avoir pensé l'i moi... Qu’est-ce que c’est?

ANACHARSIS. Une caille de la plus belle espèce... et qui parle comme tous et moi.

{yd part.) Si elle pouvait ouvrir le bec, ce serait le moment de placer son petit mot :

I Paie tes dettes!., paie tes dettes!.. »

LA TANTE ROSE. Tiens !.. mais, pourquoi une caille?..

ANACHARSIS. Ah! voilà... pourquoi?..

{yl parl.)ll ii’y a que moi qui sais le pourquoi... {Haut.) Parce que j’ai toujours remarqué que cet oiseau a du jugement ; ce n’est pas comme les linottes, qui sont folles, évaporées; la caille a de rcipérienco

Lt UAGASIN TBiAVRAL.

et TOUS donne quclfiuefois de bons conseils en passant... fa vous a des petits raisonnenaens tout gentils... {Il lui parle.) Peu...

peu... Dites donc quelque chose à cette tante Rose... vous savez bien, ce quevous disiez dans la voiture...

LA TAWTE ROSE. Ah! tu lui avais appris quelque chose à mon intention ?

ANACHARSIS. Non!., elle répétait deux ou trois mots qu’elle avait entendus dire très souvent à des personnes qui venaient chez moi. ..mon tailleur, mou bottier, mon propriétaire... vous savez... c’est un peu perroquet, la faille... elle ne dira rien, il suffit qu’on l’en prie. .. elle parlera tout A l’heure. Je ne savais pas que ces petits oiseaux étaient si eapricieux.

11 pose St cage snr la table.

LA TA.\TB ROSE. Et Paris?., comment l’as-tu laissé?..

ANACH.arsis. Je l’ai laissé tourbillonnant et plnsfasbion que jamais.

LA TAHTE ROSE. Donnc-t-on beaucoup de pièces nouvelles?

ANACHAR 81 S. Des boisseaux... des hectolitres... il y en a de bien bétes... il y en a beaucoup même.

ROSALIE. Et les concerts ?

ANAGBARSIS. Pullulent... il y en a des myriades...

LA TANTE ROSE. Le f'asliion , les myriades... oïl va-t-il prendre ces mots-lù?

ANACHARSIS. Le cornet à piston vous poursuit partout... vous allez au jardin Turc... vous entendez... {Il imite le cornet.)

TOUS traversez les Champs - Elysées

{Deujcihne imitation.) à Passy... au Ranelagh... (Il imite toujours le cornet.) enfin de tout côtés TOUS n’entendez que ça...

Air : L’étude est inuti/ea

Aux joon de U coDqnête «

Quaad no» toldat» p»»»aient ,

Au ion df U trompette Le» ennemU deotuent 1 Maintenant la mutique A bien changé de ton :

La France , pacifique •

Subititue an clairon ^

Le cornet è piaton 1 bis.

Le» concert» du bon ton Sont toujours à piatonl Je dois aussi tous dire Comme on danse aujourd'hui t C’est no charme ) un délire»

locoDou» jusqu'ici l La trors bonne commence XJo galop amoureux...

Pois/ pour vous mettre ed danie »

Vient le tam-tam joyenz«.«

Dans une contredanse Le lantHani est heureux...

Le tam-tam est au mieux!

Non, rien n’e»t plu» harmonieux»

C’est vraiment gracieux!

Aux accords des Um baltes»

Doux sigual du plaisir»

Comme des cannibales»

On aime k s’étourdir...

Pour rendre plus ingambes»

Qoittant le flageolet,

Muaard voua tire aux jambes Trois coups de pistolet !

Pan ! pan ! pan !

Voilà de nos hivers Les bals et le» concert».

LA TABTTE ROSE, ias à Anacharsis. On m’a dit que tu faisais des tiennes à Paris... et que les femmes. ..

Uses comme ça... DamI i Paris, pour peu qu’on soit agréable... du physique.. . des gants jaunes. .. on va son petit bonhomme de chemin.... mais je crois, belle tante, que je vais devenir le plus fidèle des dandys...

LA TANTE ROSE. Des dandys ?

ANACHARSIS. Oui, je suis un dandy...

autrement dit un fashionable... ou, si vous aimez mieux, un homme adorable.

ROSALIE, d pari. Et fat, par-dessus le marche...

ANACHARSIS. Vous dites , ma cousine ?

ROSALIE. Je ne di.s rien .. j’emporte votre caille au château, ellea besoin de prendre quelque chose... clic n’a presque plus rien dans sa cage.. .

ANACHARSIS. Ce n’est pas l’embarras , elle est d’une bêtise amère, aujourd’hui...

Emportez I emportez!., l’oiseau peut se vanter d’avoir été stupide.

Aoulie tort eo emportant la cage.

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