PORTAIL DE SAINT-TROPHIME, A ARLES
Tse 5
iis.
plus beaux de la Provence, aussi remarquable par la perfection de sa construction que par la richesse de sa décoration.
Selon Viollet-le-Duc, l’ornementation de ce portail est toute romano-grecque syriaque, et la statuaire est gallo-romaine avec une influence byzantine prononcée.
Le cloitre roman de Saint-Trophime est certaine-~ ment un des plus curieux du Midi de la France, qui en posséde cependant plusieurs de cette époque, notamment 4 Montmajour et a Saint-Rémi. « Deux des galeries de ce cloitre datent du commencement du xu® siécle; chacune d’elles se compose de trois travées: — principales, divisées en quatre arcades portées sur des colonnettes jumelles. Les piles d’angles sont trés puis-santes ainsi que celles qui séparent les travées. Les galeries étant votées en berceau continu, les piles d’angles recoivent deux arcs-doubleaux et un arc diagonal qui masque la pénétration des deux berceaux. Chaque pile de travée recoit un arc-doubleau t. » Le berceau est un arc rampant qui recevait primitivement la couverture du cloitre, en dalles posées sur l’extrados du berceau, selon le mode provengal. ee
Ce cloitre est d’une granderichesse comme sculpture; les colonnettes, les chapiteaux, les revétements des piles -° sont en marbre gris, et on sent, aussi bien dans la
sculpture que dans les profils, l'influence des arts de * Tantiquité romaine