CHAPITRE XIII
EGLISE DE CAHORS (LOT). — EGLISE DE SAINT-AVIT-SENIEUR % (morDOGNE), -~
Les premiéres églises baties 4 exemple de Saint- Front, celles de la premiére génération pour ainsi dire comme celles de la cité ou de Saint-Etienne a Périgueux et de Cahors, conservent le méme mode de construction, mais présentent quelques différences dans le plan; les bras latéraux de la croix grecque sont supprimés et il ne reste plus qu’un rectangle formé de deux
elle doit étre contem-
ou de plusieurs travées couronnées par des coupoles et terminé par un sanctuaire demi-circulaire cantonné dabsidioles comme 4 Cahors, ou méme simplement par le mur de cloéture ; dun des cétés de la travée terminale comme a Saint-Avit, soit parce qu’on s’est contenté de cet arrangement ou bien parce que- lédifice n’a pas été achevé.
Lréglise de Saint- Etienne, a Cahors, bien qu'elle ait été consacrée dans les premiéres années du xu siécle, remonte cependant au milieu du siécle précédent,et
poraine de lachévement de la céléebre église de Périgueux; Cest d’ailleurs une FIG, 161. — EGLISE DE CAHORS. ‘ (Plan,)
des plus importantes ‘ ;
et surtout des plus fidéles imitations de Saint-Front. La construction de l’église de Cahors est semblable 4 celle de Saint-Etienne de Périgueux—du moins dans la partie antérieure de celle-ci — quia suivi de trés prér celle de Saint-Front.
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On peut remarquer déja dans ces deux églises et surtout 4 Cahors un perfectionnement sensible dans l'économie de la construction. Les arcs-doubleaux sont beaucoup moins larges, et l’on sent que les architectes,
FIG, 162. — EGLISE DE CAHOR>. (Coupe longitudinale, fragment.)
familiarisés avec la coupole et calculant mieux les poussées des arcs et des voites ainsi que la résistance des points d’appui, avaient réalisé un progres sensible qui est comme le témoignage de leurs connaissances techniques. ;
A Vintérieur de léglise le parti architectonique est le méme qu’a Saint-Front; mais les proportions géné-
rales des grands arcssont moins heureuses, plus trapues
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et plus lourdes. La nef se compose de deux travees
F1G, 163. — EGLISE DE CAHORS (FRANCE). (Vue perspective intérieure.)
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égales sans galeries latérales; les piles formant un
contrefort saillant a Vintérieur sont pleines, sauf un
étroit passage A hauteur de la galerie latérale, et elles n’ont plus qu’une arcade simplement décorative. Les
deux travées sont couronnées par des coupoles hémi-
sphériques sur pendentifs appareillés comme A Saint- Front et éclairées a leur base par de petites fenétres ouvertes aux quatre points cardinaux. A l’extrémité
orientale, un vaste hémicycle ayant la largeur de la © nef est couvert par une votite en quart de sphére; il ©
est cantonné par trois absidioles et il rappelle, sauf
labsence de la colonnade du sanctuaire intérieur, les.
dispositions du chcoeur de léglise du Saint-Sépulcre a Jérusalem, réminiscence que nous avons déja signalée en étudiant Ue de Vignory et celles de les PAuvergne. ,
Cette partie de Véglise parait, du reste, postérieure ala construction de la nef; mais elle a cependant tous
les caractéres particuliers de architecture romane. L’extérieur de l’église présente des dispositions des
plus intéressantes parce que les coupoles sont trés franchement accusées (fig. 164). Elles émergent audessus du comble dont la corniche est soutenue par des corbeaux ; elles montrent leurs tambours appareillés formant la base de la coupole et couronnés par une
corniche ornée'de corbeaux. Aujourd’hui la calotte est
couverte par une charpente, mais il est probable que la couverture primitive devait étre en pierre ou bien celle-
ci était revétue de lames de métal suivant la courbe
hemisphérique de la coupole.
des églises A coupoles de Saint-Etienne, de la Cité é
SkCH, ROMANE, re
prise du cloitre.)
érieure,
GLISE DE CAHORS (FRANCE). (Vue perspective ext
Périgueux de Cahors et de Saint-Jean a Cole, qui sont
des filles de Saint-Front.