EGLISE DE SAINT-AMBROISE, A MILAN
(1TALI E) « (Coupe longitudinale.)
‘La preuve ‘nous est’ fournie par :les’ dispositions mémes des parties hautes. et la nef. Dans les églises normandes romanes, les travées sont €gales et les piles
tenir qu’une charpente dont les fermes reposaient sur une des colonnes continuant la pile et montant de fond jusqu’a la couver- ture en bois. Les églises de - Cerisy-la- -Forét et du Mont Saint-Michel1, avec lesquelles l’abbaye aux Dames de Caen présente beaucoup d’analogie en plan,- sont, entre un grand nombred’autres églises, des exemplesau- thentiques de la disposition réguliére et égale des piles.
A Péglise de la Trinité, les piles sont égales jusqu’a la hauteur du premier cordon; mais au-dessus les sec- Fia, 189. — EGLisE tionsdes pilessontplusfor- ”* ts ahi een FRANCE.) (Plan.) tes de deux en deux sur les ~ points qui recevaient les retombées des arcs-doubleaux et des arcs:diagonaux, ou croisées d’ogives. La pile intermédiaire est plus faible parce qu’elle ne recoit-qu’un
“4. Il¢ partie, chap. m1 et 1v.
ARCH, ROMANE. eee ScoRC Ys
arc, arc-doubleau de secours, pour soulager seulement la grande portée des vottes d’aréte (fig. 191). ae Les vottes de la nef sont sur plan carré, comme les ~ églises allemandes et italiennes , “queuiam nous avons Ci- — a tées, avec adjonction dun arc intermédiaire dont nous parlons — plus haut. Les bas. cétés sont couverts pardes — voiites d@aréte, |
a les votites du xi°siécle, avant la modification ; de la partie haute de la nef ou sa recon- — struction ‘ au
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EGLISE DE LA TRINITE, A CAEN (FRANCE). milfeu du xu°
(Coupe transversale.) ° siecle.
Sauf les absidioles du transsept, le planest Apeu prés le méme que celui de Cerisy-la-~Forét, mais plus — simplement combiné. §
Au centre de la croisée du transsept s’éléve une haute tour-lanterne, a l’exemple de celles qui avaient .pris dans les églises monastiques et surtout en Nor-
mandie une grande extension.
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, 191. — EGLISK DE LA TRINITE, A CAEN ‘ % (FRANCE). (Coupe longitudinale.)
Les églises de la Trinité et de Saint-Etienne — abbaye aux dames et abbaye aux hommes de Caen — possédent des tours centrales qui font ainsi partie du vaigseau intérieur et ne sont pas des clochers, mais des
coupoles ou plus exactement des lanternest donnant de la lumiére au centre de l’édifice. Les clochers ? élevés sur les facades des églises romanes en Normandie prennent ; également de l'importance; mais ilssont étroits et terminés par des pyramides trés aigués.
La coupe transversale de la nef de la Trinité (fig. 190) montre le rudiment d’un arc-boutant qui est encore caché sous le comble en appentis des bas cétés ; il contrebute effectivement les poussées des voites
des bas cétés, mais il ne s’accuse pas encore au dehors, comme nous le verrons un peu plus tard.
Les votites de la Trinité marquent encore un pas en avant, un progrés réalisé par les constructeurs au — moment ot la période romane prend fin, aprés avoir préparé une nouvelle révolution dans l’art de batir par un systéme de construction nouveau qui s’annonce dés la premiére moitié du xe siécle, qui grandit jusqu’a la fin du méme siécle, pour arriver au xi°siécle 4 son complet développement.
Nous avons cherché et trouvé les origines de larchitecture romane. | ‘
Nous avons montré la naissance, les transforma- tions et les superbes développements de cette belle et grande architecture, absolument rationnelle dans ses — principes aussi bien que dans ses applications. -
Nous verrons dans le volume suivant: l Architec-