Voir iT partie, chap. v. : as
deJ’autel principal sur la croisée formée par la nef, Ics
FIG. 90, — EGLISE DE ra MAKTORANA A PALERKRME (s1c1iuy). ‘ (Vue perspective intérieure, )
‘alc. ROMANE. | 10
qui, a partir du x® siécle, devait prendre, en se perfectionnant, un développement extraordinaire.
Léglise de Sainte-Marie de l’Amiral a Palerme, — fondée par ’amiral Roger, fils de Tancréde de Haute- ville, fut cédée par Alphonse d’Aragon a un couvent de femmes, au xv° siécle, et prit 4 cette époque le nom de la Martorana. .
Bien qwil ait été construit par les Normands dans les premiéres années du xu? siécle, cet édifice présente tous les caractéres des églises byzantines baties par de architectes grecs, au 1x® siécle, a Torcello, & Constant nople et a Athénes.
Il rappelle particuliérement les dispositions de pe m glise de Théotocos 4 Constantinople (fig. 72, 73). La principale différence existant entre cette église et celle de Ja Martorana réside dans la forme des arcs, brisés dans celle-ci, tandis quwils sont plein cintre en n Lia a i Constantinople et en Gréce.
La décoration de la Martorana empruntant aux By. : zantins, aux Arabes et aux Normands des détails carac- téristiques, semble résumer Vhistoire de la Sicile. au
moyen age. ae
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INFLUENCE DE L’ART BYZANTIN SUR L’ARCHITECTURE EN «ORIENT ET EN OCCIDENT. — L’ARCHITECTURE DU VII° Av K1° sIBCLE.
L’art byzantin, qui s’était si grandement manifesté par les superbes ouvrages de Justinien, exerca, dés son origine, une influence considérable qui s’étendit plus tard sur tout l’Occident, mais qui tut générale en Orient } surtout pendant la prospérité de l’empire grec, expirant avec le vie siecle, épuisé par ses victoires autant ‘que par les attaques des Perses.
On peut suivre la tradition byzantine dés les pre- - miers temps de l’empire arabe. Depuis le commencement de l’hégire, en 622, jusqu’au moment ou ils -purent donner a leur art un caractére particulier, les - musvlmans, les adversaires les plus acharnés du christianisme. et de lempire grec ont fait a Vart de leurs ennemis, a l’art byzantin, des emprunts qu il est facile de constater.
Quand les Arabes étendirent par leurs conquétes la domination musulmane depuis 1|’Asie-Mineure jus- - qu’aux Pyrénées, Vart n’existait chez eux que sous les formes les plus rudimentaires.
1 De méme que les chrétiens établirent leurs premiers autels dans les basiliques civiles de Rome, les musul- mans: conservérent, dans les pays conquis, les monu
ments religieux : ils les modifiérent, puis ils construisi-
rent des édifices nouveaux, disposés selon leurs prescriptions religieuses; mais leur architecture a conservé les traits particuliers de son caractére originel, a linfluence duquel ils ne pouvaient se soustraire.
« En Syrie, les Arabes ne se préoccupent pas tout d’abord de construire des mosquées; ils. enlévent au - Christ ses églises et les consacrent 4 Allah. Parfois, pendant quelques années, les deux cultes vivent cétea ‘céte dans un méme édifice‘. » Il en fut de méme en Espagne et les historiens de l’art arabe y distinguent.dans | ce pays une premiére période byzantine qui s’étend jusque vers la fin du x® siécle. Entre les califes de Cor- | doue et les empereurs de Constantinople les relations étaient continues; les savants, les artistes grecs accou-—
rurent en Espagne. Aussi les anciens édifices deCordoue
portent-ils la marque de cette influence étrangére si " nettement accusée dans la célébre mosquée de Cordoue élevée par Abdérame vers la fin du vir siécle.
Au moyen 4ge, sous les rois de la premiére race oh
par conséquent, bien avant Charlemagne et les péleri-
nages de lan 10002, des relations existaient entre ’Occident et Orient ot. Byzance exercait une attraction si puissante que les princes de France, de Germanie et
d’Italie y envoyaient sans cesse desambassades. = >
Un grand nombre de pélerins de tous les pays occidentaux visitaient les Lieux Saints et, allant ou revenant par Constantinople, propageaient en Europe, par le récit des splendeurs de la civilisation byzantine et la