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Jules Quicherat, Afélanges d’archéologie, etc

resserrant les écartements, réduisant les baies; en un - mot, faisant envahir de toutes les facons le vide par le plein?. »

: Mais dans cette voie ott le gout dont ils manquaient - ne pouvait modérer les constructeurs romans, il y eut cependant un moment ow le sens commun les avertit Merce s’arréter : ‘ce fut lorsque VYenvahissement du vide ae le plein devint tel que la sonorité de l’édifice était Py détruite, que la lumiére n’y pénétrait plus et que la circulation y était presque impossible. Ils remédierent a ces inconvénients par des dispositions nouvelles s'appliquant a la construction des voltes et aux percements des massifs ou pieds-droits. | L’art byzantin exerca également une grande influence sur la construction des édifices religieux, qui se fit sentir dans presque toute !Europe (17 partie, cha- ‘pitre xvu); du temps de Charlemagne, la -chapelle palatine d’Aix en Allemagne et Germiny-des-Prés, en France, en sont les preuves certaines, mais ses effets ne se manifestérent généralement qu’a partir du x1° siécle par le vottement ‘des églises et particuliérement a Saint-Front de Périgueux et 4 Saint-Marc de Venise.

Jusqu’a cette époque, méme pendant la belle période carolingienne, les églises, a l’exception de quelques chapelles ou baptistéres votités ou des églises dont nous venons de parler, presque toutes les églises sur les bords du Rhin, en Aquitaine, en Bourgogne, en France, étaient en pierre et couvertes en bois.

L’histoire nous en fournit la preuve. « C’est Puni- 1, Jules Quicherat, Mélanges d’archéologie, etc.

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versel feu de joie que les Normands firent des temples élevés 4 si grands frais par les empereurs francs; c’est en méme temps la ruine totale qui fut la suite de ces incendies. Siles Normands avaient eu affaire a des édifices voltés, ils auraient eu beau mettre le feu dedans et dessus, la construction n’aurait éprouvé que des dé- is rR gits partiels et, A moins des’arréter 4 démolir, ce qu’ils - . ne faisaient guére, ils n’auraient pas vu tomber les a ag massifs, tandis qu’au contraire, s’attaquant a des vais= a seaux plafonnés, il leur suffisait de mettre le feu a la ‘ -menuiserie de Pintérieur pour que la flamme gagnatla toiture. Celle-ci s’effondrait, les colonnes ne tardaient “a pas a éclater et 4 entrainer les murs dans leur ruinet.» La lecon donnée par les Normands ne porta pas ses 4 z fruits immédiatement, car on voit encore un grand "5 :

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rs nombred’édifices rebatis, aprés ’invasionnormande,sur le plan basilical. Les chroniques du temps, remplies de a récits relatifs aux incendies causés par la foudre, ayant pour conséquence la destruction des églises, prouvent ¥ que ces édifices étaient encore couverts en bois. < 3 I ae L’historien Raoul Glaber, moine bénédictin qui vi- | vait a Cluny dans la premiére moitié du xr siécle, nous dit : comme la troisiéme année del’an 1000 était sur le point de commencer, on se mit par toute la terre, particuliérement en Italie et dans les Gaules, 4 renouveler les vaisseaux des églises, quoique Ja plupart fussent assez somptueusement établis pour se passer d’une telle opération. Mais chaque nation chrétienne rivalisait a qui aurait le temple'le plus remarquable. On ett dit

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