I. Jules Quicherat, Mélanges d’archéologie
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¢ que le monde se secouait pour dépouiller sa vieillesse -etrevétir une robe blanche d’églises. Enfin presque tous les édifices religieux, cathédrales, modtiers des ay saints, chapelles de villages, furent convertis par les fidéles en quelque chose de mieux.
Bie De ce fait si remarquable qu’il a pu frapper un
- écrivain indifférent, autant qu’on peut |’étre, au mouve- ‘ment des arts, on a saisi depuis longtemps la partie morale. On y a vu une démonstration du sentiment despérance qui s’était produit aprés lan 1ooo dans la chrétienté rassurée sur la durée du monde; on a inter- -prété cette ardeur a refaire partout des édifices religieux comme la preuve de l’empressement que mettaient les hommes a renouveler en quelque sorte l’alliance avec ‘le Créateur, la crainte d’un cataclysme universel s’étant ‘dissipée. C’est quelque chose que de savoir qu’a un certain moment un pareil élan s’est produit; mais le texte de Raoul Glaber dit plus que cela. En effet, quand il explique que des monuments déja dignes d’approbation étaient jetés par terre pour faire place a d’autres monuments plus louables, il donne 4 entendre que la mt génération de l’an 1000 posséda le moyen de faire mieux ou, pour le moins, autrement que les générations pré- cédentes, Il constate donc un progrés de l’art!. » f Ce progrés consiste évidemment dans le votitement
des églises et ce systéme fut adopté avec enthousiasme ky : par des peuples amoureux de la nouveauté et qui yoyaient la une image de la durée & laquelle ils s’apersevaient que le monde était voué derechef.
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