‹ Analectes belgiques: Notices et documents pour servir à l'hiaroiewChapitre 33 sur 68 · DE NEVE · texte numérisé non relu

DE NEVE

Secretflôre.

Je jure d^être fidèle au Peuple libre et Souverain d'Ostende; de maintenir de tout mon pouvoir la Libebté et l^Eoalité ; de faire, en ma qualité de Représentant du Peuple libre d'Ostende, tout ce que le bien public exigera, A tant que je resterai en place, de ne reconnoître d'autre Souverain que le Peuple libre et Souverain d'Ostende.

Uyt de Drukkery van B. D. BRIGX, Stadsdrukker.

En 1801, Bricx imprime un règlement daté du 19 floréal an IX (9 mai 1801), sur l'octroi :

REGLEMENT || ET || TARIF || de l'octroi municipal || de LA II VILLE D'OSTENDE || département delà lys. {{(Ornement représentant un globe terrestre.)

à 08TENJDE, de Vlmprimene de B. B. BRIGX, {{ Imprimeur de la Mairie et du Conseil Municipal. ||

In-4®, 15 pp. et 1 tableau.

Bricx était amateur de poésie, et on lui doit la fondation d'une Société de rhétorique, sous la devise : Wat ryp, wat groen, komt wysheid voen (Fruits mûrs, fruits verts nourrisseiit la sagesse), dont il devint président. Il signe, à ce titre, le programme du cortège formé par la Société pour se rendre à un concours à Bruges, le l*""" septembre 1811; ce programme forme un feuillet iii-foL,

portant au bas l'adresse : Tôt Oostende, uyt de Drukkerye van B.-D. Bricx. Parmi les productions littéraires de notre imprimeur, on remarque une pièce dédiée à Constantin Planckaert, président de la Société de Vrede-minnaers, à Courtrai, à l'occasion du concours du 16 août 1813 :

EER-GEZANG, || tob-gezongbn || Aen den Dicht-Kunst-tninnenden heer \\ Mynheer Cansiantiuus [sic] Planckaert, \\ yoobziTTBB, Il En verdere Dicht-Kunst-Broeders van de Maetschappy der II VREDE-MINNAERSbinnbnKORTRYK, || op het Beschbtvings-Fbest (volgens het Broederlyk Verdrag) || dbn 16 oogst-

MÂBND 1813. Il

In-fol., 1 f., blanc au v°. Texte encadré. Au bas : Tôt Oostende, uyt de Drukkerye van B.-D. Bricx, JDrukker der Meyerie,

[Bibl. de rUniv. de Gand, B.-L. 9067»»].

C'est une chanson de circonstance, en six couplets, sur l'air : Je Vaime tant; en voici les deux premières strophes :

'E Zing hier den Lof van deézen Stryd,

Waer nae dat elk zig zoo yv'rig wende!

Tôt het beschryven van den Nyd,

Brugob» Ypeb, Eortrtk en Oostende;

alderaengenaemsten DagI

Toen die yier Steden zig vergaeren,

En door het Broederlyk Verdrag,

De Dicht-Eunst met de Vriendschap paeren.

Heyl aen aU' de VredeMinnaers,

Die den vrangen Nyd doen knerzetanden,

Op aile Dicht-Eunst Tveraers,

Die zoo nauw sluyten Vrede banden.

Uwen Roem en ons Eunst-Verbond,

Dreunen alom tôt 's Hemels kringen,

Waerom H Heel Al, ten allen stond,

Uwe lof bVe Daeden op zal Zingen.

Comme tout vrai rhétoricien, Bricx avait adopté une devise poétique : Als liefde breekt, den haet ontsieekt (La haine naît quand l'affection se rompt).

Bernard-Dominique Bricx, fils de François et de Idonie van Morissen, était né à Bruges, le 20 août 1762; il épousa, dans sa ville natale, Josèphe-Marguerite Druck, qui mourut avant le départ de Bricx pour Ostende. Dans cette dernière ville, il épousa, le 27 mai 1807, Isabelle-Joséphine Ruelens, née à Bruges, le 2 avril 1784, et fille de Joseph et de Anne-Thérèse Kindt. Il mourut à Ostende, le 25 janvier 1816; après sa mort, son atelier fut continué par sa veuve, car j'ai trouvé une annonce de vente de riz et de coton, du 24 mars 1817, portant au bas : A Ostende, de V Imprimerie de la veuve B. D, Bricœ. A cette époque fonctionnait déjà un nouveau typographe, P. Scheldewaert, qui prit bientôt le titre d'imprimeur de la ville.

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