CHAPITRE XXIII
L'Epitome des chronologies infernales et les noms des sectateurs hérétiques, oit à la fin est prouvé que Calvin, la lettre /, et v êtes, qui en chijfresfont 55, est le cinquante-cinquiesme Caîn,
Le Nouveau Panurge donne une nomenclature des diverses hérésies. Les amateurs qui voudraient avoir des renseignements sur ces divers dogmes, n'ont qu'à consulter le Dictionnaire des hérésies de Pluquet et V Histoire (en allemand) des hérésies, par Walch, 6 vol. in-8®. La longue nomenclature que donne le Nouveau Panurge dans son chapitre xxiii, rappelle évidemment le Blason des hérétiques de Pierre Gringore, écrit devenu tellement rare qu'on ne connaît qu'un seul exemplaire de l'édition originale (sans date, in-40 goth. de 14 ff,\ mais dont il a été fait à Chartres, en 1832, une réimpression tirée à 66 exemplaires, et qui est comprise dans la nouvelle édition de Gringore donnée par MM. d'Héricault et de Montai glon, I, 289. — Le Nouveau Panurge suit exactement rénumération que donne le vieux poôte ; la prose de l'un est calquée sur les vers de l'autre. — Nous ajouterons encore :
1* Que sur Cerinthus, hérésiarque célèbre contemporain de Saint 'Jean, on peut consulter un article de M. Isambert, dans la Nouvelle biographie générale publiée par la maison Didot, tome ix, p. 41 1.
2« Les Adamites. Cette secte reparut au moyenâge et elle a conservé quelque temps des partisans en Bohême, en Hollande, en Angleterre. On sait que le costume de ces hérétiques dans leurs assemblées
d'ouvrages intéressants 77
religieuses était de n'en avoir aucun. Cest ainsi que les représente une belle gravure de Bernard Picart dans les Cérémonies religieuses (Amsterdam, 1732, 11 vol. in-folio). Il a existé des Adamites dans le canton de Berne, selon les Nouvelles annales des Voyages^ t. xx; et nous trouvons au catalogue du Musée britannique un écrit intitulé : A nest of serpents discovered, or a knot ofold heretics called the Ada^ mists. Gringore, dans son Blason des hérétiques que nous avons déjà cité, s est bien gardé d'oublier les Adamites.
Car vUlains cas furent en eiUx congniu ; Parmi les champs et les villes, tout nitdz.
Pour leur plaUir et voulante, aUoient Publicquement, et là luxurioienl.
30 Béranger, natif de Tours, archidiacre d'Angers . Il nia la transsubstantiation et combattit le mariage légitime et le baptême des enfants. Mort en 1066, à l'âge de quatre-vingt-dix ans. Ses opinions sur l'eucharistie soulevèrent autour de lui une véritable tempête. Ses sectateurs paraissent avoir été très-peu nombreux, et il n'ont pas tardé à disparaître. Béranger tiendra une certaine place dans l'histoire de l'esprit humain, moins par ses propres écrits qui sont lourds, secs, dénués de toute vie philosophique, que par l'agitation qu'ils ont suscitée. Voir les ouvrages de M. Rousselot et Haureau sur l'histoire de la philosophie au moyen âge, l'article de M. Frédéric Morin dans la Nouv. biographie générale ^ t. v, col 466.
40 .Tean Wiclef ou WiklifFe, mort en 1384. Voici l'indication de quelques ouvrages le concernant et peu répandus en France : Wiclifs life and sufferings, by
78 CRITiaUB ET EXTRAITS
Lewis, with a collection ofpapers and records relating to his life, Oxford, 1820, jn-8 ; --John de Wycliffè^ a monography, by Robert Vaughan, London, 1853, in-8« ; — WidiÎFe et ses rapports avec la réformey par V, Jaeger (en allemand), Halle, 1855, in-8'*.
CHAPITEB XXIV.
Panurge raconte ce qu'il a vu dans le Tartare, Apr'ès, Créophile et Panurge recherchent les moyens d* étouffer la religion prétendue,