‹ Analectes du bibiophile; recueil trimestriel contenant: 1 ̊Diverses pièces curieuses anciennes et modernes; --2 ̊Des analyses critiques et des extraits de diverses publications intéressantes anciennes et modernes;--3 ̊Une correspondance, des mélanges philosophiques et littéraires, des anecdotes, etc., etcChapitre 14 sur 17 · PRÉFACE XXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXIII

hliophile^ nous commençons aigourd'hui, ex abrupto, par les premières choses qui nous tombent sous la main. Si nos chers bibliophiles veulent bien les accepter comme suffisantes, nous nous engageons volontiers à ne jamais leur donner rien qui ne soit au moins de même valeur et de môme intérêt.

Le petit conte de l'abbé de Voisenon intitulé : Tant mieux pour elle^ commence notre volume. Galonné, à qui on voulait l'attribuer, n'a fait nul ouvrage de ce genre, tandis que Voisenon en a fait beaucoup. Favart, son ami et son collaborateur, l'affirme, du reste, dans sa correspondance littéraire avec le comte Du Razzo. Il dit que Voisenon était aussi respectable par ses mœurs que par son état, mais qu'il fut obligé de faire cette petite débauche d'esprit par complaisance pour une grande dame (probablement la comtesse de Turpin) qui avait exigé de lui un ouvrage dans le genre du Sopha ou des Bijoux indiscrets. Ce détail en ferait remonter la composition vers 1744 à 1746, bien que la seule édition parue (celle sans date que nous réimprimons) n'ait paru que vers 1760. Favart était propriétaire de ce manuscrit: un libraire, le lui ayant volé, le publia, et Voisenon alors écrivit au duc

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