A TITRES SINGULIERS ET BIZARRES
( suite)
La Dame d'intrigue, ou le Riche vilain ; comédie (par ChapuzeaiA Lion, Jean Girin, sans date, in-12, k de6ff. et 72 pages. — Une réimpression, avec une excellente notice sur l'auteur, a été faite par M. Victor Fournel dans son intéressante collection : Les Contemporains de Molière (Paris, Didot, 1863, in-8°, tome Ier).
La Dame du beau castel et son jeune ami, par Henri Monnier. Paris, Pigoreau, 1829, 2 vol. in-12. — Cet ouvrage est le premier publié par l'auteur ; les Scènes populaires n'ont paru qu'en 1830; il avait déjà figuré au salon de 1826, comme lithographe.
Les Dames anglaises francisées par les soins d'un abbé. Londres, 1769, in-8°. — Jameta fait sur l'auteur de ce livre la note suivante. (Dict. des anon.) : ni 1
« Les uns disent l'abbé Coyer ; d'autres, l'abbé Raynal; d*autres, l'abbé Lattaignan; d'autres, l'abbé de Voisenon, chapelain de la Favart ; d'autres, enfin, l'ex-jésuite abbé de Laporte, aumônier de la vieille Herbert des Coches :
Eh! plût à Dieu que la potence Qu'ils ont bien mérité, ces gueux, Puisse un jour servir de balance Pour peser lequel vaut le mieux ! »
Les Dames de maison et les filles d'amour, avec des notices sur les différents bordels de Paris, et les maisons de passe. Cour de la Sainte-Chapelle, chez le concierge (vers 1830), in- 18 de 1 08 pp., avec 6 mauvaises lith. libres. — Quelquefois 4 fig. seulement. — Ouvrage de mœurs et demi-historique sur les lieux publics de Paris, époque des premières années du règne de Louis-Philippe. Rare.
Les Dames d'amour, ballet nouvellement dansé à Fontainebleau. Paris, 1525, in-8°. — Ce petit opuscule, prose et vers, est reproduit dans les Variétés historiques et littéraires, d*Ed. Fournier, tome V, pages 321 à 328.
Danger des manches à gigot de nos élégantes, ou Aventures funestes de trois modistes, etc. Paris, 1834, in-8 " de 4 pages.
David et Bethsabée, tragédie en cinq actes et en vers, par M. l'abbé*** (Petit, curé de Monchauvet). Londres (Rouen), 1754, petit in-8°. — Ce brave curé normand fut auteur de plusieurs pièces ridicules. Voir le catalogue de Soleinne, no 1966 et le Bulletin de l'Alliance des Arts, 1843, n° 12-
De la conception immaculée de la Vierge (par le père H. Albi, jésuite). Grenoble, 1654, in-40.— Dict. des Anonymes, I, 664.
De la vitesse relative et anacl asti que d'un corps solide en repos. Mémoire présenté à l'Académie pétrélaconique et bomboraxale, classe des sciences exactes, par Hélèno Cranir, de Mnos. A Morlanwel\ (Mons), 1840 (1834), in-8°. — Ce nom anagrammatisé est celui de M. Renier Chalon, de Mons. Facétie tirée à 50 exemplaires.
De la démonialité et des animaux incubes et succubes, où Ton prouve qu'il existe sur terre des créatures raisonnables autres que l'homme, ayant comme lui un corps et une âme, rachetées par N.-S. Jésus- Christ, et capables de salut et de damnation, par le R. P. Sinistrari d'Ameno, et trad. du latin par Isidore Lisieux. Paris, 1875, in-8" de xvi-224 pp. — 10 francs. — Ce livre singulier traite des questions les plus étranges. Du reste, le père Sinistrari d'Ameno est connu par d'autres ouvrages à détails scabreux, dignes de figurer à côté de la célèbre compilation : De matrimonio du père Sanchez.
La Découverte australe, par un homme volant, ou le Dédale français. Nouvelle très- philosophique, suivie de la Lettre d'un Singe, etc. Par Rétif de la Bretonne Leipzig et Paris, sans date, 4 vol in-12, avec 4 frontispices, dont un double plié, plus 19 figures par Binet, non signées. — Catalogue Fontaine, 200 francs. — Une autre édition est indiquée : Découverte australe ou les Antipodes. Paris, 1781, 4 vol. in-12, avec les mêmes figures de Binet. — Solar,
41 fr.; Desq, 60 fr. — A la page 566 du 3e vol. commence un travail intitulé : Cosmogénies ou systèmes de la formation de l'univers. Après la page 624 : Lettre d'un singe aux animaux de son espèce, suivie de notes historiques ; Séance chez une amatrice. Tout ceci occupe 92 pages du 3e volume et le 4e qui va de la page 95 à 334 p. L'ouvrage renferme 23 gravures d'un genre extraordinaire : Victorin prenant son vol. Victorin enlevant Christine. Les hommes singes. Les hommes ours. Les hommes cochons. Les hommes taureaux. Les hommes moutons. Les hommes boucs. Les hommes ânes. Les hommes grenouilles, etc. (Voir de plus amples détails dans l'ouvrage de M. Monselet, sur Rétif, p. 137). — La base du système physique développé dans la Découverte australe, c'est qu'originairement il n'y eut sur notre globe qu'un seul animal et un seul végétal. Ce sont les différences de solet de température qui ont amené la variété des êtres et produit des animaux mixtes. — L'inspiration des Voyages de Gulliver, de Swift, et de Vile inconnue de Grivel, se montre sans cesse. L'ouvrage n'eût aucun succès, et Rétif écrivit : « J'ai entendu dire que, dans notre siècle esprité, « personne ne l'avait compris à Paris, excepté deux a médecins, MM. Guibert de Préval, et Lebegue de « Près le s. »
La Descouverte selon le Manuel du Libraire, le C. d'I*** et le catalogue La Va'lière, n° 391 373 , mais, selon E. Fournier, Variétés, I, 333, il (<\ut la Descouverture) du style impudique des courtisanes de Normandie, envoyé pour étrennes à celles de Paris ; De l'invention d'une courtizane angloise. Paris, chez
Nicolas Alexandre, 1618, in-8°. — Cette pièce singulière et très-rare a été reproduite par Edouard Fournies
Décrets des sens sanctionnés par la volupté, ouvrage nouveau, enrichi de gravures anglaises. Rome, de l'impr. du Saint-Père, 1793, in-8° de 128 pages, 1 frontispice et 6 vignettes à mi-page, non signées. Poésies assez jolies. — Rare. Se vend de 25 à 30 francs.
Défense officieuse et chantante de Glaçon-Brice, ex-maire, arrêté dans la maison du Refuge par un jugement équitable du représentant du peuple ici (par Gentilliatre). Sans lieu ni date, in-8° de 3 pages (catalogue Noël, n° 4559).
Défi général à l'incrédulité, en six pages, ou notions philosophiques des vérités fondamentales de la religion (par le P. Joseph de Menoux, jésuite). Paris, Delaguette, 1757, in-40 de 8 pages. — Dict. des ouvr. anon., I, 869.
Délices des enfants de Marie, par une congréganiste ;Mélanie Van Biervliet). Tournay, Castermann, in-32. — Super ch. lit t., I, 773.
Délices du pieux fidèle, ou Méthode pour converser avec Dieu; par l'abbé Ch. M (orisseau). Tours, Marne, 1858, in-32. — Il y a aussi les Délices de l'âme, brochure mystique, publiée récemment à Genève ; etc.
Le Déluge, poème, par J. M. Gono, prêtre inondé. Mâcon, 1841. in- 18.
Démêlé survenu à la sortie de l'Opéra entre le paysan parvenu et la paysanne parvenue par le chev. de Mouhy) Paris, Pierre Ribou, 1735, in- 12 (La Vallière, n° 39i2J9 ).
Le Démérite des femmes. Sous ce titre inconvenant la Bibliographie du C. dT**, tom. II, p. 459, nous fait connaître deux ouvrages différents. L'un est un poème en vers, dû à un certain Pelletier Saint- Julien, lequel n'aurait publié autre chose que ces 52 pages (Paris, an IX, in-8°). — L'autre est un petit recueil d'anecdotes et d'épigrammes, prose mêlée de vers. Paris, Terry, 1838, in-i8de 216 pp. avec 2lithog. Ce dernier volume a été publié par Auguste Imbert, ancien libraire.
La Demoiselle qui voulait voler, conte fpar Lambert-Ferdinand-Joseph Vandenzande}. Paris, impr. Guyot, 1852, in- 16 de 9 pages, tiré à 25 exemplaires.
Les Demoiselles chit-chit du Palais-Royal et des différents quartiers de Paris. Paris, Caillot et Courcier, 1790, in-18. — Réimprimé, avec d'autres pièces révolutionnaires, à San-Remo, en 1874, par J. Gay (in- 12 de 89 pages, tiré à 50 exemplaires sur papier vélin).
Le Dépucelage de Tournay. C'est un des livres bizarres cités dans les farces d'un vendeur de livres, et de deux ou trois commères, parmi beaucoup d'autres qui sont perdus aujourd'hui-: Le Contredit de la chamberiere et du prestre. — Les Regrets des maris. — Les Dit% rimes de mariage. — Le Testament passe maistre. — Le Doctrinal des chamberieres. — La farce des nouveaux nonces. — La mort de
Saint -Bidault. — Le Dict. des pays (joyeux ?). Il en est d'autres plus libres, et notamment celui qui précède le Dépucelage de Tourna)'. Ces farces du vendeur de livres, ont été réimprimées dans le Choix de farces (J Gay, à Nice, en 1873, tome II, pages 187 à 223). En même temps que ces livres inconnus aujourd'hui, on en trouve cités nombre d'autres qui ont été sauvés de la fureur des commères par les bibliophiles : Pierre Patelin, les Cent nouvelles nouvelles, le Roman de la Rose, etc. — Quant au Dépucelage de la ville de Tournay, c'est une petite pièce de vers composée à l'occasion de la prise de Tournay par les Anglais, en 1513; elle était devenue fort rare et fut payée, à la vente Heber, 5 livres 15 sh., mais on en a fait, en 1830, une réimpression fac-similé. (Voir le Manuel du Libraire, II, 602).
Les Députés féminins, (rêve en vers); par J. Chaponnière. Paris, Grou, 1867, in-8° de 12 pages. — V. !e Journal de la librairie.
Dernier chapitre de tout livre scientifique, ou De la certitude des connaissances humaines, par un savant qui ne sait absolument qu'une chose, c'est qu'il ne sait rien, (par Jos. Dejaer). Liège, Noël, 1855, in-8° de 72 pp.
La Déroute et Va dieu des filles dejoye de la ville de Paris, avec leurs noms, etc., et requeste à M. D. L. V. (M">e de La Vallière) — L'édit. orig. intitulée : Y Adieu des filles dejoye, etc.. est très-rare, elle porte la date du 16 juillet 1657, impr. pour Alex. Lesselin, in-40, 6 pp.; la dernière est signée C. L. P. — La page 7 y est occupée par un sonnet intitulé:
Consolation aux dunes et don^elles sur leur départ pour l'Amérique, et signé M. E. — S. 1., chez le Vagina, in-12 de 21 pp.; Grassot, 4 fr. 25. — (Holl., Elzev.), 1667, 1668, pet. in-12 de 36 pp. — Nyon, n° 16097. — Cette pièce satirique a été aussi réimprimée dans les Amours des dames illustres de notre siècle, et dans VHist. amoureuse des Gaules, éditions de 1754 (III, 109-133), et de Paris, Delahays, 1857 (I, 227-247). Le même ouvrage, édit. Jannet, 1857, ne la contient que partiellement (II, p. 130 et suiv.) Ces deux pièces sont fort spirituelles ; la ire [la Déroute) commence ainsi :
J'écris la déroute fameuse De la bande autrefois joyeuse.
Mais qui n'est plus, en ce temps-ci, Qu'une bande fort en souci.
Des comédiens et du clergé, suivi de réflexions sur le mandement de Mgr. l'archevêque de Rouen, (par le baron Etienne-Félix d'Hénin de Cuvillers). Paris, 1825, in-12 de 427 pages. — Autre partie, ou plutôt autre édition, 1825, in-12 de 260 pages. — Extrait de la table : Boudins et saucisses mangés par les diacres sur les autels pendant certaines orgies. — Contrat de mariage bigarre et singulier qu'un carme d'Orléans faisait signer aux femmes. — Aucunes femmes ni servantes ne doivent habiter dans les presbytères, avec les pj~étrcs ou curés. — Procession scandaleuse des jésuites de Mâcon. — Processions, messes et cérémonies religieuses pratiquées par le clergé et dans lesquelles il commet des obscénités et des scandales qui sont plus )iuisibles à la religion que les représentations des comédies Aubry, en 1858, 5 fr.
Description anatomique des parties de la femme
qui servent à la génération, avec un traité des monstres Traduit du latin de Fonun. Licetus, par Jean Pallïn, (par R. de Graaf). Leyde, 1708, pet. in-40, avec front, gravé et 77 pi. au burin très-curieuses. — Nyon, n° 5936; Bibliographe alsacien, I, 294, 6 fr. — Livre rare et fort curieux. L'auteur y décrit avec le plus grand soin « ces parties qui apportent aux femmes mille misères, qui énervent les hommes en mille manières, qui font que les femmes qui, d'ellesmêmes sont faibles et sans armes, triomphent des hommes les plus forts, qui ont renversé des rois et des empereurs, etc , etc. »
Description de six espèces de pets, ou six raisons pour se conserver la santé, prcchées le mardi gras par le père Barnabas, péteur en chef au village de \ esse, province des étrons, goûte^ qu'ils sont bons ; avec le testament de Roger Bontemps, la chanson du rendez-vous que Madame fit à son époux, et les petites nouvelles que vous dire^ être vieilles, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée, par M Chicourt, docteur dArchicourt et médecin ordinaire de l'Homme de fer. Troyes, Garnier, s. d. (xvin siècle, in -8'. (Claudin, 1859, 2 fr.) — Il y a eu de nombreuses impressions de cette facétie, notamment à Toulouse, chez Chicot, impr. des Quinze- Vingts, in- 12, sous le titre: Sermon en faveur de six espèces de pets, etc , à Morlaix, chez Chipet, in- 1 2 ^Leber, n° 2G87), etc. On distingue aussi une réimpression S. 1. n. d. (Bruxelles, 1865), petit in- 12 de 35 PP* y compris une petite notice bibliographique curieuse sur plusieurs écrits dus à des crépitologues. Ce petit volume est fort varié; après le sermon, vient
p. 19,1e testament (en prose de Roger Bontemps, puis, pp. 22et suiv.. deschansons etdes petits contes.
Description historique d'un être de raison, fabriqué de pièces rapportées, habillé d'une étoffe à double sens, lequel fut construit par une assemblée d'équivoques, assistée du génie burlesque Strasbourg, Leroux. S. d., in-18. — Cat. Nodier, 1829, 583.
Description topographique, historique, critique et nouvelle du pays et des environs de la Forêt -Noire, située dans la province du Merryland. Traduction très-libre de l'anglais (A new description of Merryland, etc.), avec cette épigraphe : A bon entendeur, salut. A Boutentativos, chez les veuves Sulamites, aux petits appartements de Salomon. L'an du monde 100,700,700,000 (probablement 1770). Pet. in-8° de 83 pp. avec une fig. libre. Taylor, n° 1738. — Condamnation en 1822, de J.-B. Rousseau, libraire à Paris, pour la vente de cet ouvrage. (Voir le Moniniteur du 26 mars 1825. — Une réimpression dans le même format et du même nombre de pages a été faite à Bruxelles en 1866 (le papier, qui est vergé, porte dans la pâte le millésime 1863^.
Description de Menigouste. A MM. les vénérables et discrets chantres et musiciens de toute la France, tant à pied qu'achevai et par eau. S. 1. ni d. Pet. in-12 de 22 pages. — Facétie singulière. Cat. Veinant, 1863, n° 678.
Description du tableau de Lustucru. — Pièce de 20 dixains de vers de 8 syllabes ; elle fait partie d'une sorte de cycle plaisant, tout composé de satires ou de caricatures du même genre : La Plainte de Lustucru
constitué prisonnier par les femmes dans la plaine de Longboyau. S. 1. n. d , sous le règne de Louis XIII) ^ In 4°), etc. — Lire la curieuse note d'Edouard Fournier, dans le tome IX des Variétés hist. et littéraires, où cette pièce est reproduite.
Des monstruosités et bizarreries de la nature, principalement de celles qui ont rapport à la génération, etc., par Jouard, D. M. — Paris, 1806, 1808, 2 vol. in-8°. — Livre rare et intéressant.
Le Désespoir de Zani Corneto sur la fuite de Pantalonne, sa garse. S. I., 1619, pet. in-8°. — Cette pièce fort rare, en vers et en prose, se retrouve dans les catalogues Leber, n° 2502 ; La Vallière, n° 39 1 3 8 a , Nodier, en 1829, n° 575. Un extrait en est donné dans le 2e volume des frères Gébéodé, pages 113 a 118.
Dessert de l'âme religieuse. Vertus et pratiques à tirer au sort, par la révérende mère X*** (et publié par Mgr. J.-B. Martin). Avignon, 1864, in- 18 de 130 pages.
Desserts de petits soupers agréables dérobés au chevalier du Pélican, poème gaillardi-poissardi-marini-ironi-comique (par Lécluse, auteur du Déjeuner de la Râpée, et des Citrons de Javotte). Au Congo, impr. de la Joye, 1744, 1754, 1755, 1765, in-8" ou in- 12 de 48 pp. — Rare, 5 à 6 fr. — C'est un recueil de poésies et de chansons enjouées et gaillardes, avec musique notée.
Les Deux biscuits, tragédie traduite de la langue que l'on parloit jadis au royaume d'Astracan, et mise depuis peu en vers françois. Astracan, chez un
libraire, s. d., 1751, 1752, 1759, in-8° de 35 pp., avec front, gravé. — Soleinne, n° 3852; Aubry, en 1866, 5 fr. — Le nœud de la pièce est une méprise dans l'emploi des deux biscuits :
L'un étoit composé de mouches cantharides,
Qui redonnent la force aux amants invalides ;
Dans l'autre dominoient l'opium et le pavot
Qui font, par leurs vertus, dormir comme un sabot.
Grandval fils en était l'auteur, -et il l'avait d'abord nommée Gaspariboul du nom du principal personnage de la pièce (Voir les cinq années littéraires de Clément, tom. II, p. 301). Faite avec verve, elle eut du succès, et fut jouée longtemps à la foire St- Germain. — En 1866, il en a été fait (Mertens pour J. Gay), à Bruxelles, une réimpression à 120 exempl. pet. in- 12 de 28 pages. On la trouve aussi dans quelques éditions du Théâtre gaillard.
Les Deux luxes des hommes et des femmes, luxéide, drame prostitutionicide et luxicide en trois éclats, joué sur tous les théâtres du monde, accompagné de l'Abd-el-Kadéride; par M. Gagne, avocat. Paris, 1865, in-8° de 16 pp.
La Dévotion à Saint Joseph, ouvrage trad. de l'italien, du P. Patrignani (par le père Loriquet, jésuite). Paris, 1834, 1837, 1844, in- 12, grav. et musique. — Nous pourrions citer ici vingt titres du même genre: Dévotion au cœur de Marie, — au Sacré-Cœur de Jésus, — aux mystères de J.-C. et de Marie, (par l'abbé Lasausse, 3e édit. en 1821 , — aux Sept Douleurs, — à la Sainte face de N.-S. Jésus-Christ, etc., etc.; mais il faut savoir se borner.
Le Diable au corps, œuvre posthume du très-recommandable docteur Ca^^one, membre extraordinaire de la joyeuse faculté phallo-coiro-py go- glottonomique, (par le chev. Andréa de Nerciat). S. L, 1803, 3 vol. in-8°, et 6 vol. in- 18, avec 20 fig. (encadrées et avant la lettre dans l'in-80). — Tiré à petit nombre et rare, et vaut de 150 à 200 fr. en moyenne. C'est un roman entremêlé de dialogues et avec des expressions libres ; c'est sans doute l'ouvrage le plus obscène, et en même tems, le plus renommé de Nerciat. Il suppose que le docteur Cazzone lui en a laissé le manuscrit en mourant et dit que, si cette production n'obtient pas un suffrage universel de la part des amateurs elle prouvera, du moins, que l'imagination de l'auteur était aussi pleine de feu que ses passions de vivacité. Il ajoute que la première partie avait été volée, puis publiée en Allemagne sous le titre : Catéchisme de Figaro, et sous celui de : Les Ecarts du libertinage, etc. (Voir la Bibliographie du G. d'I***, III, 135). L'histoire est presque la même, mais racontée plus brièvement, et on y parle de quelques incidents qu'on retrouve dans la dernière partie du Diable, mais comme déjà accomplis. Il y a aussi dans les Ecarts une scène entre Boujaron et Bricon qu'on ne trouve pas dans le Diable. Les planches aussi sont différentes. — Pour le détail des belles planches du Diable, voir Cohen, Guide de l'amateur, page 166. — Il y a eu des éditions modernes de cet ouvrage, mais nous n'en parlerons pas, parce que, quoique se vendant cher, elles sont beaucoup moins estimées.
Le Diable dans un bénitier, ou Métamorphose du Ga\etier cuirassé en mouche, par P. Leroux (par ni 2
Laffitte, marq. de Pellepore). Paris (fausse indication) s. d. (vers 1784), in-8°, fig. — Alvarès, en 1858, 7 fr. 50; Cigongne, n° 256g ; Claudin, en 1863, 5 fr.; Baur, en 1874, 10 fr. — Pamphlet anonyme dirigé contre Thévenot de Morande qui avait fait paraître le Ga^etier cuirassé, ou anecdotes scandaleuses de la cour de France, et qui se mit plus tard au service de la police française, à Londres. — Ce pamphlet a été réimprimé avec un titre renouvelé : Le Diable dans les affaires du gouvernement de France. Londres, 1787, in- 12 (Luzarche, n° 4262). L'auteur y dévoile toutes les menées et toutes les turpitudes de Morande, les intrigues de la Du Barry, de la Gourdan et de quelques grands personnages. Petit volume plein de faits curieux.
Dialogue apologétique (en prose) excusant ou défendant le dévot sexe fémenin, introduit par deux personnages, l'une a nom bouche maldisant, l'autre femme deffendant ; etc. Paris, 1516, in-40, goth. de 71 ff. chiffrés. — Potier, n° 2095, 180 fr.; Monmerqué, 50 fr.; Leber, n° 2734 ; Méon, 6 fr.
Dialogue burlesque de Gilles le Niais et du capitan Spacamon. Paris, Théod. Pépingué, 1649. — La Vallière, 521954 (Coll. de Mazarinades rares).
Dialogue (en prose) de dame Perrette et Jeanne la Crostée sur les malheurs du temps et le rabais de leur métier. S. 1., 1649, in 40 de 8 pages, en prose. — Cette pièce rentre dans la classe des Mazarinades. V. Leber, n° 4602, portef. XIII : elle a été réimprimée dans le vol. des Pièces désopilantes, publié à Bruxelles en 1866.
Dialogue de la mode et de la nature. 2e édition. Sans nom, 1662, in- 12. — Catal. Soleinne, n°400i.
Dialogue de Mars et du cul. — Voir Y Anthologie scatologique, page 5 1 .
Dialogue des chastes amours d'Eros et de Kalisti, par Marie Le Gendre, dame de Rivery. Paris, Le Blanc, 1596, in-12. — Nyon, ^8970.
Dialogue entre Brin d'amour, Joli-cœur et Lafleur, anciens gardes françaises. 1790, in-8°. — Boulard, tome IV, n° 1351.
Dialogue entre le comte de Lauraguais et un seigneur anglais au sujet des filles les plus célèbres de Paris. 1717, in-8 . — Dresden, n° 637.
Dialogue entre madame Mille- gueules et Boissans-soif. — Un exemplaire est porté au catalogue Leber, tome IV, p. 210.
Dialogue entre M. Sucretines, électeur ; Leblanc, perruquier ; Mme Talon, cordonnière ; ou les Chastes amours de M. Lamourette, évêque constitutionnel de Lyon. Chez les marchands de nouveautés, 1792, in-8°. — Soleinne, ^4009.
Dialogue entre un noble et sa femme qui fut fessée au Palais-Royal. — Indiqué au catalogue Leber, tome IV, p. 205.
Dialogue non moins utile que délectable, auquel sont introduits les dieux Jupiter et Cupidon disputant de leur puissance, et par fois un antidote et remède pour obvier aux dangiers amoureux; par
l6 LISTE DE LIVRES
Hugues Salel, in-8°. — V. la Bibliographie du C. d'I***, III, 46.
Dialogue, ou Entretien spirituel entre Mme Anjolan et Angélique. — Voir le C. d'I***, III, 46.
Dialogues galans
Comiques et divertissans ,
Pour égayer la compagnie
Qui s'endort ou s'ennuie,
Et pour plaire au grand, au petit,
A toute personne
Qui raisonne
Comme ayant de l'esprit.
S. 1. (Hollande), 1735, pet. in- 12 de 8 ff. prél. et 96 pages. — Desq, 20 fr. ; Cigongne, 2133, Nyon, n° 15640; Claudin, en 1859, 12 fr. — L'impression de ce volume semble être plus ancienne que la date, et remonter à 1700. — C'est un jeu de société composé de 142 petits dialogues en vers entre un homme et une femme ; chaque couple désigné dans la société tire au sort.
Dialogues sur les aventures des maris. Venise, 1542, in-8°. — V. le Chasseur bibliographe de septembre 1863, art.de l'Arétin.
Dieu est l'amour le plus pur, ma prière et ma contemplation (trad. de l'ail, par le baron de Stassart). Paris, 1808, 1823, in-18.
Dîner gastronomique, poème dédié à tous les cochons du monde (par G. Gensse). A Stercopolis, chez Mairdoku, vidangeur et marchand de comestibles (Belgique, 1856 , in-8° de 9 pp. avec une gravure,
tiré à 23 exemplaires dont un sur peau de lapin. (Dict. des anonymes, I, 993)
Les Dîners de M. Guillaume, suivis de l'aventure de son enterrement, par l'abbé Duvernet.) S. 1. (Paris), 1788, in- 12 de 108 pp., avec une figure de Ransonnette.
La Discipline d'amour, contenant dix, et la répétition de la discipline contenant cinq. — Catalogue Méon, n° 218. — Que peut être cet ouvrage?
Discours de Mme de "*", prononcé à Lyon le Smars, dans une assemblée de dames sur cette question : les Femmes ont-elles le droit de concourir à la législation d'un empire ? — Lyon, 1790, in-8°, 8 pages.
Discours du très excellent mariage de Jennain et de Pringne, avec V histoire plaisante et la jalousie de Jennain sur la grossesse de sa femme. — Catal. Picard, en 1 780, n° 711.
Discours sur cette question : quel est pour les femmes le genre d'éducation la plus propre à faire le bonheur des hommes en société?; par Mme B... — Paris, Bossange, 1804 (cat. Bergeret, 2^ partie, n° 1504).
Discours sur la musique Zéphirienne aux vénérables crépitophiles, opuscule d'Emmanuel Marti, texte original, accompagné de la première traduction et illustré d'anecdotes crépitantes, par un professeur de basson. Paris, L. Willem, in-8 '. — Tiré à 300 exemplaires, dont 20 sur chine. La préface datée de Ledonia, 1873, est signée: Hubert de Lilpec, (anagramme
de Philibert Le Duc, à ce que nous apprend le Bulletin du bibliophile. L'oratio pro crepitu de Marti, publiée en 1768 {Cosmopoli, in-32), occupe les pages î^avec traduction au bas du texte. Les notes pp. 75-99 ; les historiettes crépitantes, pp. '103- 167 ; elles sont empruntées à Plaute, à Tabarin, à Tabourot, à Straparole, à l'Art de péter, etc. On y trouve l'histoire du grenadier de la vieille garde, Brisquette, frappé de mort subite à une revue passée par Napoléon au Carrousel, pour avoir retenu un vent qui voulait s'échapper. — Pag. 169-185, la Farce nouvelle et fort joyeuse du pet, à 4 personnages : Hubert, sa femme, le juge et le procureur. Cette farce, qui fait partie d'un recueil de 64 pièces conservé au Musée britannique, a été insérée dans Y Ancien Théâtre Français, faisant partie de la Bibliothèque el\évirienne ;Paris, 1854, tome I, p. 94-110).
Discours véritable d'un homme qui a esté extrêmement battu par sa femme et deux de ses enfants. Lyon, F. Yvrard (vers 1560), in -8°. — Livres perdus, p. 27.
Dissertation nouvelle sur un sujet ancien (par Aug. RobertV Marseille, impr. de L. Mossy, 1839, in 18. Rare. — Celte dissertation porte deux épigraphes : Or.ïnes cacant, etiam reges; et : Tout le monde est plein de mon sujet. On connaît aussi du même auteur un manuscrit d'une centaine de pages, in-8% intitulé : Poésies inodores.
Dissertation physique sur la génération, la conception et la formation de l'homme, traduit du latin
par Lan sel de Magny. Montpellier, 1766, pet. in-8°.
— Barraud, 5 fr.
Dissertation sur Hermaphrodite, par J. Jac. Foroni. Milan, 1802, in-fol. — Abrial, n° 1205.
Dissertation sur les cornes antiques et modernes, ouvrage philosophique, dédié à MM. les savants, etc.
— Veaufleury (Paris), 1783, in-8°, avec une figure originale.— Cette édition, que paraît être la plus ancienne, se trouve indiquée dans le Chasseur bibliographe (do 1863, p. 26 ; quant aux éditions suivantes et au nom de Fauteur, voir le C d'I***, III, 77.
Dissertations physico-théologiques touchant la conception de Jésus-Christ dans le sein de la Vierge Marie, etc. Amsterdam, 1742, in-12, fig. — Cat. Luzarche, n° 57. — Ouvrage singulier et intéressant, rempli de citations et de détails curieux.
Dissertation sur l'origine du monde (par David Gradis, de Bordeaux). Bordeaux, 1798, in-8°. — Dict. des anonymes.
Dissertation sur le satyriasis ; par le docteur A. -P. Duprast-Rony (ou Dupret-Rosny ?), présentée et soutenue à l'école de médecine de Paris. Paris, an XII (1804), in-8". — (France hit.).
Dissertation théologique et historique sur la conception de la Vierge, dans laquelle on prouve, par l'Ecriture et par une tradition de tous les siècles de l'Eglise jusqu'à nos jours, que la Sainte-Vierge a réellement et de fait contracté la tache du péché originel (par Pierre Le Ridant). S. 1. ni nom d'imprimeur, 1756, in-12 [France litt., V, p. 205).
Dissertation théologique sur le péché du confesseur avec sa pénitente (par l'abbé Reginald ou Regnauid Outhier). Gênes, Sim. Doulounie (Avignon, Alex. Giroud', 1750, in- 12 de 124 pp. — L'abbé Outhier, directeur et prédicateur, prêcha un carême, à Arles, avec tant de distinction, que l'archevêque le nomma à un canonicat de son chapitre. Il continua de faire des conquêtes spirituelles par la chaire et le confessionnal. L'une de ses pénitentes l'accusa auprès de l'archevêque d'avoir voulu la séduire en confession. Outhier fut obligé de résigner son canonicat, et se retira à Avignon. Ce fut pendant son séjour dans cette ville qu'il fit imprimer secrètement sa dissertation. Il y soutient, d'après quelques casuites un peu relâchés, que la qualité de confesseur n'est point une circonstance mortellement aggravante, dont la déclaration soit absolument nécessaire, et que le péché commis avec lui n'est point un inceste spirituel. — Cette dissertation est bien écrite ; l'auteur avait du feu et de l'imagination. Il y prend un ton afÏÏrmatif : c'était celui qu'il avait dans la société, et cette morgue hautaine ne servit pas à lui faire des amis dans son chapitre, dont quelques membres contribuèrent à sa disgrâce. (Note de Chaudon, extraite de Barbier).
Les Dictç de Salomon, avec les responces de Marconi fort joyeuses. S. 1. n. d. ('vers 1500), pet. in-8° de 4 ff , caract. goth. avec une fig. en bois (La Vallière, n° 3346. Voir, pour les réimpressions, le Manuel du Libraire ^ V, 95, et le C. dT*\ III, 79K — Du Roure, dans son A nalecta Biblion, t. I, p. 182, parle de cette production d'après un manuscrit qu'il possédait. — Salomon, voulant détourner les hommes
des pièges de la volupté, présente un tableau hideux des ruses, des tromperies, de l'ignoble cupidité des femmes perdues. Son valet Marcon (Marcou ou Marwal) fait chorus avec lui en répondant par un tercet à chaque tercet que débite le roi ; en tout 97 tercets.
Sal. Ne vous chault semer
En sablon de mer ;
Là uy croislra grain Mar. Blenpert son sermon
Qui veult par raison
Chasloyer putain.
Sal. Cerf va celé part
Où il sel lessart
Si paisl volontiers Mar. Pute de mal art
Set bien de musa/rl
Traire les deniers.
Marcon s'émancipe parfois bien davantage ; il se
permet de dire :
Cil qui met la main Au cul de putain Y trouvera merde .
Et il lui échappe d'autres saillies encore plus difficiles à transcrire.
Le Don Juan du faubourg Saint-Denis, ou le
B. t fashionable. Paris, impr. Pollet, 1843, m"8°
de 2 feuilles.
Les Douje mystères de la divine enfance de J.-C; nouv. édit., ornée d'une grav. de la statue miraculeuse de l'Enfant-Jésus. Paris, 1875, in- 16 de 148 pp.
La Doulce mouelle et saulce friande des saincts et savoureux os de lavent, par Jehan Massieux. Paris, impr. par Michel le Duc, 1578, pet. in-8°, de 16 ff. —
Opuscule écrit en vers alexandrins. — Vendu, La Vallière, 15 livres; Lambert, 246-.
Les Dresseurs de femmes. Etude réaliste ; par G. Pelin. Paris, 1861, in-32.
Le Duc de Bordeaux bâtard. Protestation du duc d'Orléans (30 septembre 1820), aujourd'hui Louis- Philippe Ier, roi des Français, contre la naissance du prétendu duc de Bordeaux. Paris, Jules Lefebvre aîné, prix : 10 sous, août 1830, in-8° de 13 pp. précédées de 4 pp. d'introduction. — Le Bibliographe Alsacien, pour 1863, page 293, annonçait au prix de 10 francs cette même brochure publiée à dix sous.
La Duchesse de Quiquenveult ; par Alexis Bouvier. Paris, 1868, in-32 de 63 pp.
L'Ecole des béquillards, ou II faut des époux assortis, imitation burlesque, en 1 a., en v , de l'Ecole des vieillards ; par Dumersan et Dupin. — Paris, 1824, in-8°. — France litt.
L'Ecole des Arthur s, vaud. 2 a.; par Anicet Bourgeois et Labiche (Variétés). Paris, 1859, in-8\
L'Ecole des biches, ou Mœurs des petites dames de ce temps. Paris (Brux.), 1863 (i868\ in-8° de 274 pptiré à 64 ex. numérotés. — Cet ouvrage, dû à quelques hommes du monde (MM. Baroche, fils de l'ancien ministre de la justice, Frédéric Hankey ; Duponchel, fils du directeur de l'Opéra, et Alfred Bégis), est aujourd'hui à peu près introuvable.
L'Ecole des cocus, ou la Précaution inutile, com. en 1 acte, en vers ; par Dorimond. Paris, 1661, petit
in-i 2. — Morel Vindé, 5 fr. ; Nyon, n° 17517 ; Soleinne, 1328; vente Chédeau, 36 francs. — Il y a beaucoup d'autres écoles de ce genre : Y Ecole des célibataires, par un mari trompé; — Y Ecole des jaloux; — Y École des maris jaloux, etc. Voir le G. d T*\
L'Ecole des pères, par Rétif de la Bretonne. Paris, 1776, 3 vol. in-8°. — Fontaine, 1874, n° 2071, 200 fr. « J'ai donné, dans mes Enigmes et découvertes bibliographiques, une longue note relative à cet ouvrage, qui, d'après l'aveu de Restif lui-même, serait originairement de Guiguené, lequel aurait voulu publier, sous le titre du Nouvel Emile, une espèce de supplément à Y Emile, de J.-J. Rousseau. L'ouvrage s'imprimait pour le compte du libraire Costard, mais les censeurs exigèrent un si grand nombre de cartons que le libraire dut renoncer à sa publication.il rétrocéda tout ce qui était imprimé à Restif, qui avait fait cette impression, puisque Restif lui rendit en échange 1000 écus de ses billets et un nombre d'exemplaires du Fin Matois valant 1200 livres. (Voyez Monsieur Nicolas, tome XVI, p. 4679). Restif dit à ce sujet : « L'Ecole des pères, imprimée sous le titre du Nouvel Emile, titre que je ne trouvai pas ce livre digne de porter. En effet, l'ouvrage, que je ne daignai pas achever et que je tronquai, moins quelques exemplaires, pour le faire paraître, d'après la censure et les cartons du vil de Sancy, censeur secret nommé par le sous-oppresseur Demaroles, n'était plus qu'un squelette. » Ce squelette inquiéta pourtant la police, et cet ouvrage, quoique approuvé et paraphé, ne put paraître qu'au bout de plusieurs mois de démarches.
On croyait que le livre était de Diderot, par suite d'une confusion de nom. « Depuis ce moment jusqu'au 6 mai, dit Restif, je fis soixante-dix voyages au bureau de Demaroles pour ravoir mon livre. » Il l'obtint enfin, moyennant quelques présents à ce Demaroles, qui le lui rendit cartonné sans pudeur. On comprend pourquoi ce livre est rare, et pourquoi la plupart des exemplaires présentent des différences dans le nombre des cartons. » (P. L. Jacob, bibliophile.)
Eloge de l'âne, par un Docteur de Montmartre (par Dom. Jos. Cajot, religieux bénédictin). Londres et Paris, 1769, pet. in- 12. — Réimprimé sous ce titre: Eloge de l'âne, lu dans une séance académique, par Christophe Philonagre. Aux dépens du loisir, 1782, pet. in- 12. — Nous pensons que c'est encore le même ouvrage dont on a fait récemment une réimpr. à petit nombre, sous ce titre : Eloge de l'âne, contenant des détails curieux sur ses mœurs, sa noblesse, son éducation, sa philosophie, etc., par un Docteur de Montmartre ; vendue, Claudin, 5 francs.
Eloge du cocuage, pour servir de suite à l'Eloge de la folie, par Erasme. ACythère Bâle\s.d. (1750 , pet. in-8. — Leber, I, 2684; Chédeau, n° 1099 ; Alvarès, en 1858, 6 fr. 50. — Rarissime.
Eloge funèbre de Sidonie Collet, très-pieuse sagefemme d'Amanty, martyre de la virgi-nité, prononcé dans l'église d'Amanty, le 7 février 1850, par l'abbé Didelot. Imp. Rolin, à Bar-le-Duc, 1850, in-12 de 2 feuilles 1/2.
Eloge funèbre et historique de très-court, très-
épais, et tout adroit citadin M. Maître Nicodème Pantaléon (Coculaid, dit) Tire-point, membre de la plus nombreuse confrairie du royaume, prononcé par Boniface Prêt-à- Boire. S. 1. (Paris), 1776, in-8°. — Baur, en 1873, cat. n° 3, 3 francs.
L'E minent privilège de la très-sainte mère de Dieu qui l'a préservée du péché originel en son immaculée conception ; par le P. Baitasar, de Riez, 1663, in-40. — Claudin, en 1875, n° 12727, 4 fr. 50.
En 18...; roman, par Edmond et Jules de Goncourt. Paris, Dumineray, 1851, in-18. — «L'action en est simple jusqu'à la nudité : le héros est amoureux de deux femmes, qui se trouvent être à la dernière page une espionne et une modèle... » -- Catal. Monselet, 2e part., n° 132.
Encyclique de l'amour. Le Fruit permis ; allégorie, par Mlle Lucie Bélugon. Béziers, impr. C. Bertrand, 1868, in 8° de 7 ff. non chiffrés et 143 pp.
Elle enseigne à tout peuple aussi bien qu'à lout homme Que la pomme d'amour est la meilleure pomme.
Cet ouvrage singulier, en vers, est précédé d'un avis, en prose, A ceux qui travaillent et à ceux qui possèdent, et d'une adresse Aux Dames qui débute par ces mots : « Ce n'est pas seulement en France, chevaleresque par excellence, c'est dans tous les états chrétiens que, assimilant la France au peuple, on a dit d'elle comme de lui : Ce que femme veut, Dieu le veut. Si les femmes voulaient la liberté et l'égalité, il faudrait bien que les gouvernements, rendant hommage à ce proverbe suzerain, les voulussent aussi...
« Ni comme filles, ni comme mères, ni comme amantes, ni comme épouses, elles ne sauraient, ni ne doivent et encore moins veulent-elles se passer de l'amour qui remplit leur existence, et anime leur vie, en est le véritable maitre, à qui elles doivent leurs grâces, leur beauté, leur puissance, tout jusqu'au proverbe qui constate, proclame et divinise leur empire.»
« Quand tout se fait petit, toi seule restant grande, Dr toute œuvre d'amour, femme, fais propagande ; Que la belle moitié de ce laid genre humain Vienne en aide à l'Amour, et de sa blanche main, Dénouant son bandeau, lui montre son chemin. »
Lî Encyclique est précédée d'une très-longue table des matières qui n'occupe pas moins de six colonnes; en voici quelques mots pris au hasard : « La plus « forte question du jour. — 11 se faut entr'aimer. — « Force contre pensée. — Il y va de l'empire. — « L'instruction libre dans la France libre. — Les « droits égalent les lumières. — Terre promise. — « Aux jeunes apôtres. — Microscopique question. — « Règne unique, éternel de l'amour. — L'amour et ce son bandeau. — Clinique de l'Amour avec sa dissec- « tion. »
Nous transcrirons quelques vers de ce dernier morceau :
« Oui, disséquer le cœur, c'est le stériliser: C'est vouloir l'endurcir et non l'humaniser,
Mieux vaut le laisser vivre
Ou le faire revivre;
Mieux vaut le cultiver
Et d'amour l'abreuver.
Cette citation nous dispensera, sans doute, d'en donner d'autres. — A la fin de ses poésies, Mlle Lu-
cie Bélugon annonce un autre écrit de sa façon : Grands intérêts du midi ; Vins et 3/6 ; Organisation démocratique de l'industrie agricole et du crédit.
Encyclopédie carcassiére, ou Tableaux des coiffures à la mode, gravés sur les dessins des petites maîtresses de Paris. Paris, Hochereau, 1753, in-8r> de 44 pages avec 4 planches représentant 44 coiffures différentes et leurs dénominations. Ces planches sont fort curieuses. — Il y a aussi dans ce volume une pièce assez libre intitulée : la Fille dégoûtée. Voir cat. Soleinne nos 1942 et 3858. — L'auteur de cet ouvrage est, pense-t-on, Jean-Henri Marchand, avocat, auteur très-fécond, et à qui l'on doit un grand nombre de livres très-originaux : d'abord VEncyclopédie pcrruquiére , ouvrage curieux, à l'usage de toutes les têtes, enrichi de figures en taille-douce par M. Beaumont, coiffeur dans les Quinze-Vingts. Amsterdam etParis, Hochereau, 1757, in-12, avec 10 fig. pliées, non signées, mais agréablement émaillées de fautes d'orthographe, et représentant 45 portraits en charge de personnages du temps, avec des coiffures différentes. Ces deux encyclopédies sont devenues fort rares et fort chères ; on peut le croire, bien que le Manuel du libraire n'en parle pas. On peut encore citer de Marchand la Complainte des filles à qui l'on vient d'interdire l'entrée des Tuileries à la brune (1768); — les Mémoires de l'éléphant écrits sous sa dictée et traduits de l'indien par un Suisse (1771) ; — Mon radotage et celui des autres ( 1 759); — la Noblesse cornmerçable ou ubiquiste (1756), — les Panaches, ou les Coiffures à la mode (comédie, 1769). — Le Tremblement de terre de Lisbonne, par André, perruquier
(1756), — le Vuidangeur sensible (comédie, 1777), etc.
— Tout cela est devenu rare, cher, mais c'est oublié. Notre siècle s'occupe de choses plus sérieuses que de babioles anciennes.
Encyclopédie liliputienne. A Liliput. (Paris, vers 1780), in-24.
L'Enéide, opéra français, pour être représenté quand il sera en état. Londres, 1778, in-8°.
L'Enfant de la Courtille, ou le Chef de cabales, par A sinus Baudet, du Mont- Parnasse, mur mitoyen de la Chaumière, auteur de trois pièces sifflées, de quinze romans non-imprimés, d'un poème sur l'Ennui, couronné par la Société littéraire d'Asnières, etc. etc. Paris, march. de nouv., 1810 2 vol., fig. — Vente Edm. Richert : Voir aussi le catal. Monselet, 2e partie, n° 78.
L'Enfant de trente-six pères, roman sérieux, comique et moral ; par D** A** (Jos.-Nic. de Rosny). Paris, Delalain. an ix (i8oi\ 3 vol. in-12, flg. (Baur, en 1873, 7 fr.) — Cet ouvrage est aussi attribué à Desprez-Valmont. — Il y a encore Y Enfant de trentesix pères, par Max. Perrin. Paris, 1844, 2 vol.in-8°.
L'Enfant des tours Notre-Dame, ou Ma vie de garçon, roman historique (par J.-B.-A. Imbert et J.-B. Fléché). Paris, Aug. Imbert, 1825. 3 vol. in-12.
— L'avertissement de l'éditeur contient trois scènes d'un vaudeville intitulé : le Cimetière du Parnasse.
L'Enfant sans soucy ; voir Roger Bontemps.
L'Enfer de Joseph Prud homme, c'est à savoir : la
Grisette et l'étudiant, et les Deux gougnottes, dialogues agrémentes d'une figure infâme et d'un autographe accablant (par Henri Monnier). Paris, àla sixième chambre, in-12 de 63 pages, plus 4 ff., un frontispice à l'eau-forte de F. R. et un fac-similé de l'écriture de l'auteur, 15 fr. — D'autres exempl. de la même édition sont indiqués : Amst. 1866, tiré à 276 exemplaires. — La seconde pièce de ce volume est une petite comédie en un acte et en prose, qui fut jouée en 1862, par l'auteur lui-même sur un théâtre de société. La scène se passe à Paris, dans une chambre meublée, rue de la Harpe, de 1830 à 1840. L'étudiant seul lit une lettre :
« Mardi, à midi, je serai chez toi, plutôt avant qu'après. Aime-moi toujours comme je t'aime. Sois bien sage et bien raisonnable, mais pas trop cochon. Si nous voulons, nous ferons des bêtises... » (Parlé) Onze heures dix... Elle ne viendra pas ( Réélisant) «... Mardià midi... r>(Parlé) Elle n'est pas en retard... Mettons sa chaise... Onze heures et demie ! (Relisant) «... Je serai chez toi plutôt avant qu'après...» (On entend toc, toc, à la porte) Qui est là?... — Une voix jlûtée : Moi ! L'étudiant, faisant semblant de ne pas la reconnaître : Qui, ça, vous ?... — La même voixflûtée: Moi !! (Il ouvre. Entre la grisette, rouge comme une pivoine qui aurait monté six étages) : « Bonjour, mon chien. Comment ça va ?... Dieu, que c'est haut ! Je suis tout essoufflée... Et ta portière qui me demande toujours où je vais, comprends-tu ça 1... Elle me fait répéter pour me faire endéver... aussi, je l'abomine, cette vieille bosco-là !... M'embrasses-tu ?... Laisse-moi ôter mon chapeau. » — L'étudiant lui répond avec empressement : « Donne
le moi, mon ange. » — Enfin la conversation continue rapidement jusqu'à ce que cela finisse par des interjections de plus en plus inquiétantes. Mais lorsque la grisette finit par s'écrier : « Oh ? ça me va jusque dans la plante des cheveux. . Ah !... Oui î... tue-moi... Ah ! tue moi...» Un voisin de l'autre côté de la mince cloison, M. Prudhomme, s'écrie d'une voix de Stentor : « Pas d'assassinat dans la maison, s'il vous plaît !...
L'Enfer de la mère Cardine, traitant de la cruelle et terrible bataille qui fut aux enfers entre les diables et les maqucrelles de Paris. Paris, 1583. in-8° de 30 pages. Pièce amusante et rarissime, qui a été reproduite par M. de Montaiglon dans son troisième volume de Poésies françoises.
Êpilre à l'Amour Libre à tout le monde, Où l'erreur du jour Se montre à la ronde,
A Paris, chez Godard-baille-ly-belle, aux avis à boucher les trous sans chandelle, 1748, in 12. — Jannet, 10 francs, — Opuscule rarissime, et qui, d'après son titre, nous semblerait fort curieux à reproduire, si on pouvait le retrouver.
Épîtres à mon Cordonnier, par P.-R. Boulerot, s. 1. n. d. (Versailles, mars 1789 , in-8°, 16 pages. Facétie en prose et en vers. Boulerot semble un pseudonyme.
Épître circulaire à tous mes neveux, nièces, cousins, cousines, voisins, voisines...; suivie d'un Essai
sur l'art de bailler à propos, 1781-82, 2 part., in-8°, — Leber, n° 24495.
Epistre du chevalier gris, envoyée à la très-noble et très-super-illustre princesse et très-sacrée vierge Marie ', fille et mère du très-grand et très- souverain monarche universel Jésus de Nazareth. Lyon, J. Lambany, in- 8° gothique de 12 ff. — L'auteur a signé son nom en acrostiche deux fois dans le volume. D'après sa première signature, ce nom serait : frère Estienne Dame; et d'après la seconde D ami en. — Cette pièce est reproduite dans le troisième volume des poésies de Montaiglon.
Epître du diable au pape sur la suppression des règles dans les couvents de filles. Aux enfers, chez Moromon, imprimeur du diable, 1790, in-8° Jmpr. imag.,p. 151).
Erreurs populaires et propos vulgaires touchant la médecine et le régime de santé ; par Laurent Joubert. Bourdeaux, Millanges, 1578, in 8°. — Avignon, G. Bertrand, 1578, in-16 de 40 ff. prél. et 614 pages. (Coste, 9 fr.) — Paris, ve de Mehubert, 1578, in-16. — Bourdeaux, S. Millanges, 1579, pet. in-8°.
Cet ouvrage devait avoir six parties, mais il n'en a paru que deux, savoir : la première traitant principalement de la génération, et la deuxième, composée de divers morceaux, sous le titre suivant : Seconde partie des erreurs populaires, et propos vulgaires touchant la médecine et le régime dé santé, réfute^ ou explique^ par Laur. Joubert, etc. Paris, Lucas Breyer, ou Abel L'angelier, 1579, ou corrigé
et augmenté, 1580, pet. in-8°.Les deux parties réunies, Nodier, 25 fr. ; Veinant, 44 fr.; Baur, en 1874, 50 fr.
On cite aussi une édition de la première partie sous la date de 1570, mais nous ne la connaissons pas. — Les deux parties ont été réimpr. ensemble. Bourdeaux, 1584, pet. in-8°. — Paris, C. Mecard, 1587, in-8°. — Rouen, 1601, pet. in-8° — Lyon, B. Rigaud, 1608, 2 vol. in-16. (Claudin, juin 1874, 20 fr.). Traduites en latin avec des notes, par Jean Bourgesius : Antverpiae, 1600, in-8°. Contient: S'il est possible par la médecine d'allonger la vie des hommes. — Qu'il ne faut cognoistre la femme avant dormir. — Abus des femmes qui se baignent toutes pour engrosser. — Comment se peut faire que d'une ventrée la femme porte neuf enfants. — Pourquoi conseille-t-on à la femme grosse de mettre la main à son derrière si elle ne peut soudain estre satisfaite de son appétit. — S'il est bon de faire asseoir la femme sur le cul d'un chaudron chaud ou de lui mettre sur le ventre le bonnet de son mari pour avoir meilleure délivrance. — S'il y a certaine cognoissance du pucellage d'une fille (chapitre très-curieux, avec une nomenclature rabelaisienne et des procès-verbaux burlesques, en patois et en français de visites de matrones). — Si les huîtres et les truffes rendent l'homme plus gaillard à l'acte vénérien. — Qu'il y a raison que quelques-uns puissent vivre sans manger plusieurs jours et années. -- Quel langage parleroit un enfant qui n'aurait jamais ouy parler, etc., etc.
La première partie de cet ouvrage a donné naissance à l'écrit suivant : Contredit aux erreurs populaires de L.Joubert, où sont déduites plusieurs belles questions fort récréatives et proufitables, par Domi-
nique Reulin, médecin à Bourdeaux. Montauban, L. Rabier, 1580, in-i6de 110 pages.
On doit réunir aux deux parties du livre de Joubert, l'ouvrage intitulé: Erreurs populaires touchant la médecine et régime de santé, par Gaspar Bachot, œuvre nouvelle promise par feu L. Joubert. Lyon, B. Vincent, 1626, in-8°. (Veinant 13 fr. 50). — On trouve le même ouvrage sous cet autre titre : Partie troisième des erreurs populaires... en suite de celle de feu M. Laurent Joubert, contenant cinq livres, œuvre nouvelle désirée de plusieurs et promise par le dit feu Joubert Lyon, Ve Th. Soubron. 1626, in-8°.
L'auteur y traite, d'après ses propres idées, le sujet qui devait fournir la troisième partie selon le plan annoncé par Joubert.
L'Esclave de la Vierge Marie, par Longueterre. Lyon, 1624, in-8°. — Bibliothèque de Grenoble, n° 4019. — Ouvrage mystique.
Esope au bal de V Opéra, ou Tout Paris en miniatures, dédié à tous ceux qui se reconnaîtront, par MUe Caroline Wuiet). Paris, Gueffier, 1806, 2 vol. in- 12. — Dict. des anon.
L'Espagnole Anglaise, nouvelle de Michel de Cervantes, trad. en françois. Paris, 1777, in-8°, fig. de Desrais, gravée par Lebeau. — Cohen, Guide de l'amat., page 38.
L'Espion chinois en Europe, (par Louis Dubourg). Pékin, chez Ouchaloulou, libraire de l'empereur Choanty, dans la rue des Tygres, 1745, 2 vol. pet. in-8°. Le seul exemplaire connu de ce livre satirique
est à la bibliothèque de l'Arsenal. — La seconde partie est intitulée : le Mandarin chinois en Europe. Ouvrage très-rare. M. Hatin en parle avec détail dans la Bibliographie de la presse, p. 59. Le vrai nom de l'auteur était Victor de la Castagne; il avait pris ensuite celui de sa mère. Arrêté à Francfort en 1745, il fut conduit au Mont Saint-Michel et enfermé dans une cage de fer. Dubourg se laissa mourir de faim, le 26 août 1746. Une notice de M. de Beaurepaire, insérée dans le tom. 36 des Mémoires des antiquaires de Normandie donne des détails à ce Lujet. — Après une pareille leçon, qui n'eût cru que MM. les publicistes n'eussent abandonné un titre aussi dangereux? Eh bien! point. En 1765, Ange Goudar et sa femme, deux charmants aventuriers, le reprirent et, jusqu'en 1774, donnèrent six volumes qui ne manquent pas d'esprit, et dont on trouve une analyse détaillée dans le tome II du Fantaisiste, publié à San Remo en 1874.
L'Esprit à la mode, ou catalogue des livres qui en donnent, édition nouvelle, augmentée d'une réflexion inutile et d'un avertissement superflu, (par A. G. Tessin). A Sornettes, chez Baliverne le cadet, à l'enseigne de la Petite-Maîtresse. Stockolm, 1749* in-8°. [Impr. imaginaires).
L'Esprit du divorce, com. en 1 a. et en pr., par Pierre de Morand. Paris, Mérigot, 1738, in-8°. — Pièce dans laquelle l'auteur a encadré ses démêlés avec sa belle-mère, femme d'une humeur intraitable : il la dédiée à sa femme. Cette comédie, le meilleur ouvrage de Morand, est bien conduite et vivement dialoguée. (Quérard, France littér.) Soleinne, n° 3208.
Les Esprits, ou le Mari fourbe, nouvelle galante. Liège, Montfort (Elzev.), 1686, pet. in-12. — Tripier, n°44i, 15 fr.; Aimé Martin, n° 747, 13 fr. — Ce petit roman est l'histoire du Châtelain de Coucy et de la dame de Fayel bourgeoisement écrite, dit Lenglet du Fresnoy, et sans intérêt.
Esquisse des travaux d'adoption dirigés par les officiers de la loge de la Candeur, depuis son établissement à l'Orient de Paris. L'an 1778,^-4° de 46 pp. avec 4 ff. liminaires et un petit placard. — Voir la note dans le catal. de A. Dinaux, 1864, n° 4182. Parmi les noms des soeurs, on distingue ceux de la comtesse Ch. de Polignac, la marquise de Genlis, la présidente Nicolaï, les dames de Choiseul Gouffier, de Loménie, etc.
L'Essai des Filles, comédie nouvelle (en 3 actes et en prose), qui devoit être jouée sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne lors de la réformation des comédiens italiens. Cologne, P. Marteau, 1699, in-12 de 70 pp. — Catal. Soleinne, n° 3354. — Rarissime.
Essai sur la foiblesse des esprits forts, par J . T. de S. Z. C. D. S. E. R. (Joseph Teleky de Szek, comte du Saint-Empire romain). Amsterdam (Paris), 1761, in-12. — Catal. Nyon, n° 1331. — Augsbourg, 1762, in-12.
L'Estrange ruse d'un filou habillé en femme ayant duppé un jeune homme d'asse\ bon lieu soubs apparence de mariage. S. 1. n. d., in-8°, vers 1630. Opuscule en prose réimprimé dans les Variétés historiques et littéraires, éditées par M. E. Fournier, tome IV, pages 59-68. — La Vallière, 3913 ' 6.
q6 LISTE DE LIVRES
Et rennes à la grande et belle Sophie, mère suprême des St-Simoniens des deux sexes, répandus sur la surface des deux mondes, à laquelle est destinée le fauteuil resté vide à la gauche du père Enfantin, etc.; par Morel de Belesme. Paris, march. de nouv., 1831, in-8° de 3/4 de feuille.
Etrennes aux chieurs, contenant la Foiropédie, la Chiropédie et plusieurs contes et anecdotes du même goût. A Onchiepartout (Lille), chez Madame Foirochiron [Castiaux), in-32 de 62 pp.
Etrennes calotines, par le sr Perd la-Raison, complimenteur du régiment, en prose et envers, 1729.
— Paris, Ribou, 1734, in-32, (par les frères Parfaict, selon la France littéraire). — Nyon, n° 15456.
Les Etrennes de Herpinot, présentées aux dames de Paris, dédiées aux amateurs de la vertu, par C. D. P., comédien françois. Paris, 1618, in-8° (La Vallière, ^3912^) — Variétés histor. et littér., VI,
Etrennes fourrées, dédiées aux jeunes frileuses, ou les Pelisses sympathiques (par Sticotti). Genève (Paris), 1770, in- 12 (Leber, n" 2557).
Etrennes supérieures de Normandie, pour l'année 1772, par un maître perruquier où l'on rase proprement.
Estrennes, Nihil, Nemo, quelque chose, tout, le moyen, si peu que rien, on, il. Par Jean Passerat et Phil. Girard). Caen et Paris, Ve Lebas, 1596, in-8°.
— Paris, Est. Prevosteau, 1597, in-8°.
Evénement des plus rares, ou l'Histoire du sieur Abbé, comte de Buquoy, singulièrement, son évasion du For-l Evesque et delà Bastille; l'allemand à côté, revue et augmentée, deuxième édition, avec plusieurs de ses ouvrages, vers et prose, et particulièrement la Game des femmes; et se vend che\ Jean de la Franchise, rue de la Réforme, à l'Espérance, à Bonnefoy, 1719, 1 vol. pet. in-12, vendu 63 fr. en 1850, et à la vente Chédeau, 76 fr. — Livre bizarre et curieux, en tête duquel se trouve une gravure représentant l'enfer des vivants ou la Bastille ; vient ensuite une pièce intitulée : Au prince le plus généreux et au cœur le mieux bâti, de la part de la Franchise même Dédicatoire. Plus loin, le titre en regard de la pièce : Le Sexe à l'enchère pour la malice, préface ou prélude historique au sujet de la Game des femmes.
Extase propinatoire de maître Guillaume en l'honneur de Carême-Prenant . Paris, s. d. (vers 1614^ in-12. — Leber, n' 2406. — Réimpr. dans la collection (en vers) des Joyeusete^, tome XVI, 16 pp. — Lanctin, 9e cat., 1 fr. 50; La Vallière, 3913' '.
Extraits des papiers du diable, avec un avis du juif Mendel, par Jean -Paul Richter. Géra, 1788,8.
Façardin, ou Je fais mes farces, aventures plaisantes et comiques, tours d'adresse et farces d'un malin de Suresne, le tout entremêlé d'anecdotes aussi curieuses qu'amusantes Paris, 1815, in -18, front, gravé. — Claudin, en 1864, 3 fr-
Facéties et mot% subtil^ d'aucuns excellens esprit^ et très-nobles seigneurs, en français et en italien (trad.de L. Domenichi, par un anonyme). — Lyon, ni 4
fti, in- 16 (Nyon,
... B :. - tV. . — Lyon. 1597, in-16 . uv tr. . — Ce VoftoBM -.nprimé à
en cara. civilité.
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