‹ Analectes du bibliophileChapitre 2 sur 11 · L.i FmnilU · texte numérisé non relu

L.i FmnilU

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:l mitle temps : deux ou trois mis. -

A TITRKS UI/ARRES

avant de le donner à l'impression. Il nous raconte lui-même (Monsieur Nicolas, pp. a66aet suit.), comment il devint romancier et comment il réunit les éléments Je son premier ouvrage: « D'abord, j'eus l'histoire d'Henriette, arrivée dans la maison de la belle Pâtissière, où l'avais demeuré; ce trait m'avait raconte par Bonne Sellier. Ainsi j'eus une base. Pour achever de m'encourager, j'y mis Rose, comme amie de ma I.eonore. J'y plaçai une histoire analogue à mon aventure epistolaire avec les deux saurs, dans l'anecdote des tilles de Mounk. J'avais connu quelque chose de relatif au trait d'Adèle ; enfin, j'en savais une très-intéressante, que j'ai déguisée dans celle de 1. lamas, jésuite, devenu père d'une tille qu'il marie en Californie, pays où Ion est aussi stupide pour le moins qu'au Paraguai. Ce fut avec ces matériaux que je construisis mon premier édifice.» Cette manière de faire un roman, en cherchant une bost dans des aventures véritables, est très- curieuse et tout à fait particulière à Rétif, qui n'inventait pas, mais qui arrangeait des anecdotes qu'on lui avait racontées ou dont il axait été auteur ou spectateur. Depuis, il ne se contenta pas de chercher une l\ise ; il devait aussi se pourvoir d'une must, qui l'inspirait sans le savoir.» — P.-L. Jacob.

La Famine, oit les Putains à cul, par le sieur de la Valise (nom supposé). Paris, Honoré l'Ignore, à la Fille qui traie, rue sans bout. 1040, in-.p\ Pièce trèsrare, réimprimée: 1" Lille, en 1S40, pet. in-iS, avec deux autres Ma^arinades, 35 pp.; Tfi en 1853,1 ?cilt nombre, par les soins de M. Dinaux, de Valenciennes; S° en 1857, à latin du VI 11" vol. des Variétés de

M. Ed. Fournier ; et enfin, en 1866, dans les Pièces désopilantes, pp. 287 et suiv.

Le Fanatisme du libertinage confondu, ou Lettres sur le célibat des miitistres de l'Eglise par l'abbé P.-Grég. Herluison). Paris, Leclerc, 1792, in-8°. — France litt.

Les Fanfares et courvées abbadesques des Roulebontemps de la haute et basse Coquaigne et dépendances, par I. P. A. — Musis concurrunt Indus et usus. A Chambery, par Pierre Du Four, impr. de S. A., 1613, petit in-8°, avec un front, où sont personnifiés le paradis et l'enfer. — La Valiière, 10 fr. ; en janvier 1829, 20 fr. ; le même exempl. avec une riche reliure revendu 500 fr. à la 2e vente de Nodier, en 1830; Bignon, 200 fr.; Tripier, 350 fr.; Solar, 500 fr. (acquis par la B. Impériale); Soleinne, n° 957, 281 fr. — Livre rare, singulier et même bizarre. Il a été réimprimé avec une introduction ^de M. Gust. Brunet, en 1863. Paris, J. Gay, pet. in- 12 de xxvm-176 pages, et tiré à 100 exemplaires. — L'auteur de ce curieux volume est resté inconnu.

Fantaisies au clair de la lune, par quelqu'un qui ne se nomme pas. (Hambourg), imprimerie du clair de lune, 1838, in-8°. — Imprimeurs imaginaires.

La Farce des Quiolars, tirée de cet ancien proverbe normand : « y ressemble à la quiole, y fait dé gestes, » lequel se met ordinairement en usage quand on voit une personne, qui, par ses actions, par ses paroles et par ses habits, croit cacher la bassesse de sa naissance, la pauvreté de sa cuisine ou les imper-

fections de son esprit ; pour le divertissement des mélancoliques et de ceux qui sont en parfaite santé; par P. D. S. J. L. — Rouen, chez Jean Oursel l'aisné, sans date (1696), pet. in-12. — Il en existe plusieurs éditions. — Nyon, n° 17791; Leber, n° 2468; réimprimé dans le tome XIV des Joyeusete\, en 32 pages. — Manuel du Libr. II, 1179.

Farce nouvelle très-bonne et fort joyeuse des femmes qui demandent les arrérages de leurs maris et les font obliger par Nisi (le Mary, la Dame, la Chambrière, le Sergent, le Voysin . — British Muséum ; Ane. th. franc. I, 111.

Cette pièce se trouvait déjà, bien qu'avec des différences considérables, dans le Recueil de plusieurs farces (Paris, 1612), recueil reproduit, vers l'an 1800, par les soins de Caron.-- Une femme, mécontente de son mari, qui ne lui rendait point les devoirs du mariage, consulte sa servante qui lui conseille de le faire assigner et de lui demander les arrérages. Le Mari, aimant mieux satisfaire sa femme que d'essuyer un procès, l'emmène avec lui. Le voisin dit alors (dans la pièce imp. en 1612) :

Ils s'en sont allés là derrière, Pensez, cheviller leur accord, Afin qu'il en tienne plies fort.

C'est ainsi qu'it faut appaiser Les femmes quand veulent noiser.

Et la farce finit par une chanson relative au sujet, un peu libre, mais assez bien faite. Cette chanson manque dans la réimpression de l'Ancien théâtre français.

Farce nouvelle des chamberieres gui vont à la messe de cinq heures pour avoir de l'eau beniste. — Personnages: Domine-Johannes,Troussetaqueue, la Nourrice et Saupiquet. — Dom Johannes est un prêtre de St-Séverin, Troussetaqueue, la nourrice et Saupiquet sont trois servantes. Tout ce monde parle beaucoup plus librement qu'on ne fait aujourd'hui. Toutes ces petites farces nous feraient encore crever de rire comme nos pères, si elles étaient traduites en prose moderne et compréhensible. — Le seul exemplaire connu est au British Muséum ; elle a été réimprimée dans l'Ancien théâtre françois, II, 435.

Farce nouvelle des femmes qui aiment mieux suivre et croire Fol-conduit, et vivre à leur plaisir, que d'apprendre aucune bonne science. — Bibl. du th. franc., I, 8. — Le Maître s'annonce pour enseigner la sagesse. Promptitude et Tardive engagent à force de coups Fol-Conduit à les mener chez ce docteur. Celui-ci leur débite des préceptes qu'elles rejettent ; il offre de leur faire lire et de commenter plusieurs livres qu'elles réprouvent. Enfin, ennuyés les uns des autres, ils se séparent. Les femmes se livrent entièrerement à Fol-Conduit, personnage vicieux. Elles s'écrient en sortant : Allons, allons. Le maître leur répond :

Allez' Mieux valent les talons Que le devant

Farce nouvelle très-bonne et fort joyeuse deJeninot qui fist un roy de son chat par faulte d'autre compagnon, en criant : le roy boit ! et monta sur sa maistresse pour la mener à la messe (le mary, la

femme, Jeninot). — British Muséum, et réimpr. dans Y Ane. théâtre françois, I, 289.

Farce joyeuse et récréative du galant qui a fait le

coup. Paris. 1610, pet. in-S' de 27 pages. Réimpr. par Caron à 55 ex. — Claudin, 7 fr. 50 ; Soleinne,

n°t')8s. — Pièce beaucoup plus ancienne que la date de 1610 qu'elle porte. Elle a été aussi réimprimée, en 1869, dans la Bibliophile fantaisiste, pages j;- et suivantes, et dans le Choix de farces. Nice, 1873, I, 217. Les 4 pers. sont : le Médecin, le Badin Oudin, sa Femme Crespinette, la Chambrière Malaperte. C'est cette dernière qui commence la pièce en chantant :

II estoit une finette

1 ' 4 joHette

Qui rox'nijt savoir le jeu d'amours.

jour qu'elle esloi/t <eulette, ])>■ Venus en M eh<n,ibrette.

Je luy en aprins dewc ou trois tours, etc.

La Farce de Ceulx qui ont le feu au cul. Cette pièce, introuvable aujourd'hui, est indiquée dans la Farce du vendeur de livres, que nous a conservée un précieux manuscrit de la Bibliothèque du duc de La Vallière.

Farce nouvelle, très-bonne et fort joyeuse deJenin, fils de Rien (la Mère, Jenin son fils, le Prestre, ung devin). Lyon, B.Chaussard, s. d. — British Muséum; Ane. th. françois, I, 351.

Farce nouvelle effort joyeuse des Femmes qui

font escurer leurs chauldrons et défendent qu'on ne

mette la pièce auprès du trou (la première femme, la

seconde et le Maignen). — British Muséum, et réimpr. dans VAnc. théâtre franc., II, 90.

Farces sur farces, ou M. Plaisantin en goguettes; recueil de contes à rire. Lille et Paris, Delarue, in-18.

Faunillane, ou l'Infante jaune, conte (par le comte de Tessin. Badinopolis (Paris, Prault), 1741, in-40, avec 10 grav., par Chedel d'apr. Boucher, et vignettes de Cochin. On prétend qu'il n'a été tiré que 4 ex. de cette édition Amelot, 15 fr.). — Badinopolis, 1743, in-12 (Nyon, n° 10003 ? La Bédoyère, 20 fr.). — Badinopolis, 1767, in-12, fig. (Techener, 8 fr.). — Analysé dans la Biblioth. des romans, mars 1778. — Faunillane contient les figures qui ont servi plus tard à Y Acajou et Zirphile de Duclos et les épreuves y sont incomparablement plus belles.

Le Faux pas, ou la Morale au sucre, com. en 1 a , en pr. mêlée de vaud. ; par Mercier de Compiègne. Paris, an VII (1799), in-8°. — France littéraire.

La Femme créée avant l'homme, le Dîner de l'ours et autres passe-temps inédits de V Aristenete français. Manuscrits tombés de sa poche, rue du Pont-aux-Choux, et trouvés par moi, son ami et son cousin Corébus 'par Félix Nogaret). Paris, l'auteur, 1830, in-8° de 56 pages.

La Femme de feu, par Ad. Belot. Paris, Dentu, 1872, in-18 jésus de 367 pages, 3 fr. — ire édition déposée le 8 octobre 1872. — 9e édition dép. le 27 novembre. — La 12e le 3 décembre. — 15e le 16 décembre. — 27e le 5 juillet 73. — 29e le 17 septembre

73. — Toujours même libraire, même nombre de pages, même prix, etc. — 36e édition en novembre 1875 ! Quelle fortune cet heureux éditeur va faire.

La Femme docteur, ou la Théologie tombée en quenouille, com. en 5 a., en prose (par le père Bougeant). Liège (ou La Haye), veuve Procureur, 1730, 1731, in- 12. — Lanctin, en oct. 1871, i fr.; Chédeau, n° 776, 15 fr. - Il faut joindre à cette pièce les suivantes : i° La Critique de la femme docteur, com. en 5 a. pr. Londres, Tomson, 1731, in- 12. Réimpr. sous le titre : Arlequin janséniste. Cracovie, Jean le Sincère, 1732, in- 12. — 20 Suite de la femme docteur, ou le Théologien à Bicétre, com. en 5 a., en prose. Liège, veuve Procureur, 1732, in- 12. (Théâtre franc, tom III, 312-317 .

La Femme mise à nu !!!, par Alph. Richard. Le Puy, 1862, in-8° de xvi-287 pages.

La femme organe du diable (par Emmanuel Tabuteau). Marseille, Bellue , 1869, in- 16 de xix-120 pages. — Ce petit volume" a été saisi, mais, à l'examen, cela nous paraît bien sévère. Il est plein d'épigraphes : sur la couverture jaune du volume, il y a celle-ci d'Ezéchiel : « Elle s'est souillée par ses infamies avec tous ceux dont elle était follement amoureuse... Elle s'est prostituée à des officiers, à des magistrats qui venaient vers elle avec des habits de différentes couleurs, à des cavaliers qui étaient montés sur leurs chevaux et à de beaux adolescents. » — Sur le titre intérieur, une autre citation d'Ezéchiel : « Alors, ayant confiance en votre beauté, vous avez forniqué avec le premier venu, vous avez élevé

une maison, vous vous êtes prostituée jusque dans les places publiques, et vous avez ouvert vos jambes à tous les passants .. Enfin, vous avez payé des amants et vous leur avez fait des dons afin qu'ils couchassent avec vous. » — Le texte du volume est en prose. L'auteur veut prouver que la femme est lubrique et libertine. Il cite à ce propos nombre d'historiettes tirées de la théologie et de la magie.

Les Femmes à Tacadémie ; par J. S. (Simonet). Paris, Dentu, 1863, in 8° de 32 pages.

Les Femmes dans cent ans ; par Mme Hermance Lesguillon. Paris, 1859, ln'12 de xvi-326 pages. — Ce volume aura sans doute provoqué la pièce suivante : Les Femmes de l'avenir, comédie en 3 actes et en pr., par A. de T. — Montpellier, 1868, in-8° de 88 pages.

Les Femmes du régiment. Souvenirs d'une vieille culotte de peau. Paris, Brunet, 1868, in- 18 jésus, de 108 pages.

Les Femmes immortelles. Paris, 1823, 2 vol. in-12. — Catal. La Jarrie, ire partie, n° 3617.

Festin nuptial dressé dans V Arabie heureuse au Mariage d'Esope, de Phèdre et de Pilpai avec trois fées (Esopine, Phèdrine et Pilpine). Par Palaidor (pseud. de J. Bruslé de Montpleinchamp). A Pirou, en Basse-Normandie (Bruxelles, chez J.-B. Leener), 1700, petit in-8°. — Biblioth. R. de Bruxelles, II', p. 49 des Accroissements.

Les Fêtes roulantes et les regrets des petites rues (par le comte de Caylus). S. 1., 1747, in-12 de 78 pp.

— Ouvrage réimprimé dans les Œuvres badines du comte de Caylus et dans les Romans et contes attri bues à M. de Voisenon, Amst., 1781, in-8°. — Ces fêtes roulantes consistaient dans la promenade d'immenses chars dont quelques-uns avaient 45 pieds de long, lors de certaines réjouissances données à Paris.

Fétichisme, polythéisme, monothéisme. La Genèse de l'humanité ; par Louis Jacolliot. Paris, libr. internationale, 1875, in-8° de 360 pages.

La Fiancée de l'apothicaire, ou la Nuit terrible, corn. vaud. en 1 a., par Sauvage et Dupin. Paris, Bezou, 1836, in-8°.

La Fille de la fille d'honneur, ou la Famille Palvoisin ; par le petit-fils de Rétif delà Bretonne (Fréd. Stéph. de Vendôme, dit Victor Vignon). Paris, Locard et Davi, 1819, 2 vol. in-12. Dict. des Anonymes.

La Fille du pacha, folie à propos de bêtes, en 2 a, mêlée de couplets ; par Aug. Jouhaud. Paris, Gallet, 1839, in-8°.

La Fille invisible, opéra-com, en 3 actes ; par de Saint-Georges. Paris, 1854, in 8°. — Preyre, n° 3714-

La Fille jockey, vaud. en 1 a,, par Lafortelîe et Chazet. Paris, Barba, an XIII (1805), in-8°, 1 fr. — France littéraire.

La Fille supposée, histoire véritable et du temps, que les déguisemens, les combats, les jalousies, les

passions de l'amour et de la haine, la constance et l'infidélité rendent admirable ; par Du Bail. Paris, Rocolet, 1639, in-8° de 812 pages. — Nyon, ^9341 ; Barraud, en 1870, 6 fr.

Les Filles femmes et les femmes filles, ou le Monde changé, conte qui n'en est pas un, par Simien ; ensemble : Quinze minutes, ou le Temps bien employé par L. de Boissy). Paris, 1751, in- 12 de 88 pages. (Bignon, 30 fr. ; Nyon, n° 9945 ; Leber, n° 2511). — Clément, dans ses Cinq années littéraires, tome II, p. 60, donne une analyse assez longue de ce roman féerique, et il ajoute : « On a jugé trop pointilleusement cette satyre aussi libertine que nos mœurs qu'elle peint, mais ingénieuse et agréable. Il est vrai qu'il manque quelque chose à l'invention, et beaucoup au style. » — On croit que le nom de Simien est un masque dont s'est couvert l'auteur de ce livre. A la fin de Ylsle de France, ou la Nouvelle colonie de Vénus, Amsterdam, 1753, on lit: fin du quatrième et dernier chant, faisant la seconde partie des Filles femmes et des femmes filles Or, Ylsle de France étant réputée être de l'abbé Marchandies (V. Quérard), les Filles femmes pourraient bien en être également.

Le Fin matois, ou Histoire du grand Taquin, traduction de YHistoria del gran Tacanno de Quévedo (par Rétif de la Bretonne et Vaquette d'Hermilly). La Haye, 1776, 3 vol. in-12 de 207, 2 14 et 276 pages. — Solar, 10 fr.; — Fontaine, en 1874, 150 francs. — « L'ouvrage si piquant et si curieux de M. Monselet sur Restif de la Bretonne est malheureusement trèsincomplet ; nous ne doutons pas qu'une seconde

édition ne l'augmente de moitié. Par exemple, M. Monselet ne fait que citer dans sa notice bibliographique, certains livres de Restif qui gagneraient à être plus connus. Il en a simplement annoncé d'autres, qui ne sont pas de lui entièrement et qui se recommandent par quelques particularités singulières. Ainsi, le Fin Matois n'est autre qu'une traduction ou plutôt une imitation du Grand Tacagno, ou plutôt de XAventureux Buscon, de Quevédo, faite d'abord par le censeur royal d'Hermilly, traducteur d'un grand nombre d'ouvrages espagnols, notamment de l'Histoire d'Espagne de Ferreras. Restif, qui avait besoin de la bienveillance du censeur pour faire approuver la Paysanne pervertie, trouva aussi l'occasion de faire accepter vingt-cinq louis au vieux d'Hermilly, en feignant de lui acheter sa traduction. Mais il retravailla cette traduction à sa manière, d'après l'original, et il y ajouta de son cru les sept derniers chapitres, qui donnent à son Fin Matois une allure toute française. Il augmenta ce livre d'une préface, de notes et d'une histoire sur l'inquisition de la Cuença. Ce dernier morceau n'est que l'abrégé d'une relation manuscrite qu'il tenait d'un particulier, dont le père avait écrit sa propre aventure. Fréron rendit compte du Fin Matois dans Y Année littéraire, pour être agréable à d'Hermilly, et n'hésita pas à déclarer que cette traduction était la meilleure qu'on eût encore faite du chef-d'œuvre de Quevédo Restif se vantait d'avoir refait la traduction de d'Hermilly, qui l'avait rendu niaisement ; il eût grand soin de faire savoir à Fréron que l'auteur du Paysan perverti avait mis dans cette traduction le sel convenable. » (P. L. Jacob, bibliophile). — Il y avait déjà une train 5

duction plus ancienne de cet ouvrage de Quevédo, faite par de la Geneste, et intitulée l'Aventurier Buscon, ou le Fin Matois. Lyon, 1644, etc-

La Fluste de Robin, en laquelle les chansons de chaque mestier s'égayent, et vous y •apprendre^ la manière de jouer de la fluste, ou bien de vous en taire, avec trait^ de parolles dignes de vostre veùe, si les considère^ (en prose). Troyes, Pierre Piot, sans date (vers 1620), in-8° de 32 ff. (vente Buvignier de Verdun, n° 894, 34frA — Cette facétie licencieuse et très-singulière a été réimprimée quatre ou cinq fois, et, en dernier lieu, dans la collection des Joyeusete\ de Techener où elle occupe 59 pages. Toutes les éditions en sont très-rares ; il est des exemplaires qui se sont vendus plus de cent francs, et, à la vente de J.-Ch. Brunet, l*un d'eux s'est élevé jusqu'à 280 fr. Robin et sa. flûte, qui se prenait dans un sens graveleux, avaient donné lieu même à des proverbes. L'auteur du Moyen de parvenir en cite un: « Il souvient toujours à Robin de ses flûtes. »

Le Flux dissenterique des bourses financières. S. 1.,

Foiriana, recueil piquant et amusant, contenant : Fragmens de Caquire, parodie de Zaïre, par M. de Vessaire, anecdotes odoriférantes, etc., le tout destiné à certain usage. A Foirance, établissement des cabinets secrets, n° 100, in-16, fig., 96 pp. — Claudin, en 1865, 8 fr. ; Bibliotheca Scatologica, n° 23. — Ce recueil a été réimprimé avec des variantes.

La Foiropcdie. Almanach des chieurs, ou le Passe-temps de la garde-robe. Etrennes odorifé-

rantes, dédiées à tous les nez, pour la présente année. S. 1, n. d., ou Paris, Cailleau, 1761, 1762, in-32. Titre gravé. — (V. la Bibliographie du C. d'I'**).

Les Folies de ce temps-là, ou le 33e siècle (par Théoph. M. Dumersan). Paris, 1801, in-12. — Nouv. édit. Paris, an XI (1805), 2 vol. in-8. — C'est l'un des premiers ouvrages de l'auteur, qui n'avait alors que 21 ans.

Les Folles amours des dames. S. 1. n. d. (Holl.). in-8°. — Qu'est devenu ce livre que nous ne trouvons cité que dans le catalogue particulier du marq. de Paulmy, n° 6107 ?

Fontaine jaillissante sur les melliflues et trèssavoureuses fleurettes du boucquet d'honnêteté, pour embaumer la vie humaine, avec rondeaux latins et franc, sur chaque sujet. Ms. sur vél., du 16e siècle, écrit en lettres rondes, à longues lignes, avec capitales peintes en or et en couleur et 19 belles et grandes miniatures, in-8 . — LaVallière, 120 fr.

Formulaire fort récréatif de tous contrat^, donations, testamens, codicilles et autres actes qui sont faits et passés par devant notaires et tesmoings Faict par Bredin le Cocu, notaire rural et contre-rooleur des Basses Marches au royaume d Utopie, etc. Lyon, P. Rigaud, 1594, in-16 de 308 pp. et un feuillet pour la table (195 fr., exempl. en mar., vente Double). — Ouvrage très-amusant, souvent réimprimé et toujours rarissime. Voir la Bibliographie du C. d'I***, pour le détail des diverses éditions et le sujet du livre.

Le Fort inexpugnable de T honneur du sexe féminin, construit par Fr. de Billon. Paris, 1555, 1558, in-40, avec portrait de l'auteur et figures s. bois, bien faites. — La Vallière, 11 fr.; Solar, 376-.; Chaponay, 51 fr.; Claudin, 1870, 50 fr.; Cl. de M., en 1864, 138 fr.; Cigongne, n° 2195; Bibl. de Grenoble, n° 17843; Chedeau, 22 fr.; Claudin, en 1874, 30 fr. — Assez curieux, par les détails qui y sont contenus sur diverses dames célèbres du XVIe siècle.

Le Fouet des paillards, ou Juste punition des voluptueux et charnels, etc.; par Mathurin le Picard, curé du Mesnil-Jourdain. Rouen, 1622, ïn-12. — Voir la Bibliographie du C. dT**, III, 366.

Fragments de mon album etnigrum, écrit en 1811, revu et augmenté de souvenirs en 1836. Brignoles, 1837, in-8°, de 164 pages, avec un portrait et un facsimilé. — Ce livre fut tiré à petit nombre étant destiné par l'auteur à être donné en cadeau à ses amis personnels. Ecrit par un vieillard instruit et qui avait joué un certain rôle dans les troubles révolutionnaires, A. -F. Sergent-Marceau, né à Chartres, en 1750, il y montre une passion des plus vives pour sa femme qu'il venait de perdre en 1834, qui était ellemême auteur et artiste, et qui a laissé 6 vol. in-40, intitulés : Glanures. — Voici un passage des Fragments de mon album (p. 8 : « Chaque homme a des « penchants qui le dominent. Il en est que la vue du « pied d'une femme transporte, que la possession « d'une chaussure fait délirer. Je puis citer l'auteur « de cent et plus de romans, Rétif de la Bretone, de a Maistre, l'auteur du Voyage autour de ma chambre, « et l'archevêque de Paris, de Harlay, qui avait à sa

« campagne de Conflans, une collection de souliers de « la Granville, danseuse à l'Opéra ».

La France aux pieds du Saint-Sacrement ; par Mgr de Ségur. Paris, Haton, 1875, in- 18 de 16 pp.

La France constipée, ou Paris foiré, poème odoriférant, suivi de la Chiropédie. A Foiropolis, chez le docteur Chirouec, rue de la Torchette, MVIILXI, in-16. — Vital Puissant, en 1873, n° 457, 2 fr.

Le Frère incestueux, histoire galante, écrite par lui-même. Londres, 1756, in- 12, 126 pages. — Anonyme non signalé dans le Dictionnaire de Barbier.

Frère Jean. Du Neuf et du Vieux, contes et mélanges. Etrennes aux délicats, avec un frontispice à Veau-forte. Bruxelles, J. Blanche, 1873, in- 12. — Trente contes en vers; le dernier intitulé: Epilogue. Ils appartiennent à la littérature scatologique, ainsi que le démontrent les titres de quelques-uns : Dialogue entre un passant et un vidangeur ; les Oranges et V étron sec; Aux vidangeurs. — Empruntons deux strophes au Chant des vidangeurs :

Dans les flancs d'une fosse énorme, Va, ce que nous recueillons-la, Rien ne périt ; tout se transforme; ' Nul mieux que nous ne sait cela.

Demain, ces détritus immondes Se changeront en raisin mûr, En fleurs, en fruits, en moissons blondes D'orge, de blé, de froment pur.

Et cependant, tant l'homme est bêle!

Plus d'un passant, en nous voyant, Dédaigneux, détourne la tête, Puis hâte le pas en riant,

Pauvres fous! Si de notre tâche Aucun ne voulait se charger, Bientôt, c'est là ce qui vous fâche, La peste viendrait vous ronger.

Sous le titre de Fronde, on trouve quatorze cailloux, c'est-à-dire, quatorze pièces de quelques vers chaque ; nous demandons la permission d'en transcrire deux :

■ Chose, notre fameux critique, Si prodigue de sel altique, Vient de mourir empoisonné.

— Comment la chose se fit-elle ?

— Bien simplement : V infortuné Se servit, après une selle,

De son article nouveau-né. *

Le nez dont l'Éternel a décoré ta face. Serait (ce que j'en dis n'est pas sans fondement , Bien mieux dans certain trou fourré profondément. Les choses n'ont de prix que mises à leur place.

Terminons en plaçant ici un des contes, un des plus courts :

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