RÉPONSE DE LA DEMOISELLE
De peur que ton feu ne se perde Et pour embellir nos amours Je voudrais être de la merde Pour que tu m'aimasses toujours.
Les Grotesques, fragments de la vie nomade, recueillis par un archéologue, petit-fils de Turlupin. Paris, 1838, gr. in-16, fig.
Les Grues, corn, en 4 a., en pr., par Aug. Delaporte. Paris, 1869, in- 12. — Preyre, ^4607.
Guide des épouseurs pour 1825, ou le Conjugalisme. Etrennes aux Futures par un homme qui s'est marié sept fois (par P. Cuisin). Paris, 1825, in-i8de 8 feuilles et une planche.
Guide du Prussien, ou Manuel de V artilleur sournois, à l'usage des personnes constipées, des personnages graves et austères, des dames romantiques et de tous ceux qui sont esclaves du préjugé. Paris, Ponthieu, 1825, in-18 de 157 pages. — Aubry, en 1862, 4 fr. 50. — L'auteur de ce livre, M. Prosper Mars, s'est contenté de reproduire l'Art de péter, de Hurtaut, qui n'était, comme on sait, qu'un plagiat. A la fin, M. P. Mars a ajouté quelques anecdotes dans le même genre que les pièces qu'il a retranchées.
Le Guide pratique du dévot aux sept principaux mystères de la Très-Sainte Vierge; par Mgr Saligot de Grenade. Paris, Casimir, 1828, in-12.
Gui, poème; par Léon Grandet. Paris, Alphonse Lemerre, 1870, in-18, 3 fr.
Harangue du cheval d'Henri quatre, à tous les ânes de France, interrompue par un coup d'éperon du héros qui le monte. 1789. — Cette pièce révolutionnaire doit avoir quelque rapport avec celle intitulée : Grande adresse de la Société des ânes, amis de la constitution, à leurs confrères siégeant au manège. 1790.
L'Héroïque Héros (Eros), ou les Forces d'amour, par L. D. C, (Louis de Cazeneuve). Tournon, Linocier, 1614, in-12. — Nyon, 3945. — Techener, en 1869, n° 2306.
Hesperus, ou Quarante-cinq jours de la poste aux chiens ; par Berlin, 1795, 4 vol. in-8"; 2e édition, 1798. — Traduction d'un ouvrage de Jean-Paul Richter.
Les Heures parisiennes, par Alfred Delvau ; 25 eaux-fortes d'Emile Bénassit. Paris, Librairie centrale, 1866, in-18 de 210 pages. — Deux cents exempl., papier de Hollande, avec fig. sur chine, avant la lettre. — A ce livre se rattache la brochure suivante : « Un épisode de la censure occulte de l'empire. Histoire du livre d'Alfred Delvau intitulé : Heures parisiennes. Récit anecdotique des persécutions et des taquineries administratives dont cet ouvrage fut l'objet, appuyé et confirmé par trois éner-
A TITRES BIZARRES 6l
giques lettres de Delvau ; suivi de la réimpression des sept cartons de textes supprimés par un censeur occulte, placés en regard des textes substitués, et accompagné d'un portrait de Delvau, dessiné et gravé à l'eau-forte par H. Valentin ». Paris, Librairie centrale, 1872, in-18, xlv pages; 100 ex. papier de Hollande. — M. Julien Lemer, éditeur des « Heures parisiennes, » établit dans ce remarquable pamphlet que le bureau de visa des estampes de l'empire exigea sept cartons dans le texte, et la modification de la planche « Minuit, » pour laisser paraître les 25 eauxfortes de M. Bénassit.
Delvau fait remonter ces avances policières à un homme de lettres exerçant une censure occulte, sur le front de qui il s'était permis de s'égayer.
Quoiqu'il en soit, pour mieux manifester encore son bon plaisir dans cette affaire, l'administration, après avoir fait mettre les pouces au pauvre Delvau, autorisa la mise en vente, sans substitution de textes ni modification d'estampe, des 200 ex. sur papier de Hollande. Ce sont les meilleurs de toute façon.
Histoire des pèlerinages de la Sainte Vierge en France; par M. l'abbé Louis Leroy. Paris, chez Vives, 1874-1875, 3 vol. in 8°, 634, 648 et 721 pages.
Histoire des rats, pour servir à l'histoire universelle (par Bourdon de Sigrais). Ratopolis, 1727,^-8°, avec un fleuron sur le titre, un joli frontispice, trèscurieux et une figure non signés. — De 10 à 12 fr. — Cette histoire a été réimprimée dans le tome XI des œuvres de Caylus.
Histoire contemporaine. Le ménage impérial. Lui m 6
et elle en apparence et en réalité. Leur vie publique et leur vie privée, leurs mœurs, leur cour, leur entourage, leur politique, leurs intrigues, les mystères des Tuileries, de Saint-Cloud et de Compiègne dévoilés. Avec (3) letires autographes (par Léopold Stapleaux). Bruxelles, Office de publicité, i87i,in-8°, 120 pages. — Dict. des A non., II, 646.
Histoire de Calejava, ou l'Isle des hommes raisonnables, avec le parallèle de leur morale et du christianisme (par Cl. Gilbert). (Dijon), 1700, in- 12 de 329 pages. — On prétend que l'édition fut brûlée entièrement, à la réserve d'un seul exempl., lequel s'est vendu 120 fr., La Vallière. (Catal. La Vallière, Ie part , n° 936). — Il est probable que ce livre est ou était d'une morale libre. — Manuel, III, 184.
Histoire des amours et des infortunes d'Abélard et d'Eloïse, mise en vers satiri-comi-burlesques, par M***. Cologne, P. Marteau, 1723, 1724, 172G, in-12, figure qui manque souvent. — Volume très-rare. En moyenne, 20 francs. — ce Poème burlesque d'un goût fort cynique. Les deux pièces finales, dont la première contient une satire personnelle de la plus outrageante grossièreté, ne se trouvent que dans un petit nombre d'exemplaires. M. Barbier attribue cet ouvrage à un certain Armand, dont l'existence n'est pas bien prouvée; mais il a toujours passé pour être de Cordonnier de Thémiseuil, plus connu sous le nom de Saint-Hyacinthe, et auteur du Chef-d'œuvre d'un inconnu. C'était du moins l'opinion de Voltaire, qui en a conservé toute sa vie contre Saint-Hyacinthe une rancune sanglante, exhalée à sa manière, en injures aussi odieusesquecellesqui l'avaient provoquée.
La satire dont je parle plus haut, était en effet dirigée contre Ml,,e Dunoyer, mère de cette fameuse Pampine, qui fut la première maîtresse de Voltaire, et contre Pampine elle-même. Voltaire était à La Haye en 1715, quand le libelle dut paraître pour la première fois ; mais il n'avait pas lhabitude de tirer vengeance de ses ennemis avec une épée. » — (Nodier. Description raisonnée d'une jolie collection de livres).
Histoire nouvelle, dédiée au génie du siècle, avec la relation d'une île que personne n'a jamais vue et ne verra jamais, par un auteur moderne. Première et dernière édition. A Ripsa, chez Babiole Colifichet, marchand de crème fouettée et seul imprimeur des beaux esprits, 1746, in- 12.
Histoire du père Jean-Baptiste Girard et de la damoiselle Marie-Catherine Cadière, divisée en 32 planches; contenant les faits principaux mentionnes au procès, suivant les factums. Imprimé par Gissey de Bordelet, à Paris ,in-4°, figures curieuses, à Teau-forte. Fontaine, 1874, n° 1077, 150 francs. — Rare.
Histoire prodigieuse et espouvantable d'un esprit incube, lequel a abusé une jeune demoiselle espagnole, native de la ville de Salamanque. Ensemble les signes merveilleux apparus au ciel sur la dicte ville, le dimanche 8 de juillet 1617. Paris, Abraham Saugrain, 1617, in-8°. — La Vallière, n° 4365169; Méon, n° 4051.
Histoire prodigieuse et lamentable du docteur
Jean Fauste, grand magicien, avec son testament et sa mort épouvantable (par Victor Palma-Cayet). S. 1., 1589, in-12. — Paris, Binet. 1603, in-12. — Rouen, 1667, in-12. — Cologne, Hér. de P. Marteau, 1712, in-12. — Voir l'ouvrage de M. Ristelhuber : Faust dans la légende et dans l'histoire, 1863, in-8'.
— Vendu, Renouard, 31 francs.
Historiette. Père capucin, confesse^ ma femme (par Gentilliatre). 2e édit. Nancy, Duplan, an V, in-8°, 32 pages. — Cat. Noël, n° 4560. — Dict. des anonymes.
Hochepot, ou Salmigondis des fols. APincenarille, ville de la Morosophie, chez Geoffroy à la Grand'dent, 1 596, in-8° de 54 ff. — Nodier, en 1 844, 36 fr. ; le même exempl.,Solar, en 1862, 100 fr. — V. \e Manuel, 111,242.
— Ce livre, fort peu connu, est un manifeste écrit en style rabelaisien, en faveur des jésuites et du roi d'Espagne, Philippe II.
Hurluberbu, ou le Célibataire, poème demi-burlesque, avec des airs nouveaux, en vers et en 3 ch., par le cousin Jacques (Beffroy de Reigny), avec des notes de M. de Kerkorkur Keyladeck. Londres et Paris, 1783, in-8° de 92 pages, suivi de 13 pages des airs des chansons où le nom est écrit Urluberlu. — Rouveyre, en 1872, 3 fr 50. — Une nouvelle édition (Bouillon, 1784, in-12 de 85 pages), offre quelques légères différences dans le texte. — Voir Monselet, les Originaux du siècle dernier, p. 169.
L'Idole, par Albert Mérat. Paris, Lemerre, 1869, pet. in- 18. — « Dans une quinzaine de sonnets ex-
quis, M. Mérat passe en revue toutes les beautés de la bien-aimée. Il y a le sonnet des yeux, le sonnet des seins, le sonnet des épaules, le sonnet des jambes, le sonnet du ventre, etc. Sur mon désir, le poète a bien voulu me dicter deux sonnets complémentaires : sonnet des cuisses, et dernier sonnet, que j'ai transcrits sur les premières pages de cet exemplaire unique. » (Catal. Monselet, n° 205).
I. K. L. Essai dramatique de Léonard Gobemouche. Montmartre, 1776, in-8n. — Pièce singulière; les noms des 24 lettres de l'alphabet composent le dialogue. — Voir le C. dT*\
// faut croire à sa femme, com. en un acte et en vers; par Pigault-Lebrun. Maestricht et Paris, Dufour, 1786, in-8". — Soleinne, n° 2321.
L'Ile des sages, ou le Sceptre donné par les grâces. Aux Champs-Elysées, chez Castor et Pollux, l'an de la V. L. 5785 (Paris, 1785), in -8°. — Imprimeurs imaginaires.
L'Impératrice du Bas - Empire ; par Benj. Gastineau. Paris, Barba, 1870, in- 18, 3 francs.
L'Impureté combattue sous les auspices de Jésus et de Marie, par un père de la Compagnie de Jésus (J.-B. Maurage). 4e édition. Namur, Albert, 1690, in-12, 84 pages [Dict. des anon., II, 907).— Les éditions suivantes (v. le catal. Verbeyst, nrjs 418 et 613), modifient leur titre ainsi : L'Impureté combattue sous les auspices de Jésus, l'époux des vierges. Douai, 1753, 1762, in-12.
L'Indignation de tous les diables. — Cette pièce, des plus scatologiques et des plus satiriques qu'il soit, a paru d'abord, dit-on, en Allemagne, en 181 2. Elle a été réimprimée dans le Bibliophile fantaisiste, p. 394. Elle commence ainsi :
Tous les diables se disputant A qui chierait le plus puant, Le premier, lâchant la bretelle, Chia la taxe personnelle ; Le second, quoique constipé, A chié le papier timbré ; Le troisième, le voyant faire, Chia la taxe mobilière, Et le quatrième en courroux, Chia des patentes partout.
Le cinquième dans sa furie, Chia l'infâme loterie, etc.
Les Infortunes malheureuses de M11** Farce, pièce en deux actes et en prose, paroles d'un muet (J.-B. Dubois, auteur dramatique, administrateur du théâtre de la Gaîté et bibliothécaire du duc de Bourbon), musique d'un sourd, ballets d'un boiteux, décors d'un aveugle et costumes d'un manchot. Paris, 1812, in-8°. — Dict. des anon.
Instruction pastorale de Mgr l'évéque de Montréal, aux curés de son diocèse, sur la coiffure des femmes, traduite en français avec le texte latin. Paris, 1817, in-12.
Les Intrigues de Molière et celles de sa femme. La Fameuse comédienne. Histoire de la Gucrin. Réimpression conforme à l'édition sans lieu ni date, suivie des variantes des autres éditions ; avec préface et notes, par Ch.-L. Livet. Paris, Is. Liseux, 1876,
in- 18 de xn et 237 pages, 6 fr. — Le libelle dont il s'agit a eu plusieurs éditions nouvelles en quelques années ; celle-ci est la quatrième, mais M. Livet, se proposant un but différentde celui des autres éditeurs, a pris cet écrit pour prétexte à commentaires et à controverses. Ses notes, qui occupent plus de pages que le texte, ont surtout pour objet de combattre des calomnies jusqu'ici trop accréditées, et réfuter des erreurs. — M. Livet s'attache à discuter les textes sur lesquels on s'appuie, à tort selon lui, pour flétrir les mœurs de l'épouse de Molière, il cherche à établir que l'édition sans lieu ni date, regardée tantôt comme la troisième, tantôt comme la quatrième, est en effet la première ; il observe qu'une édition du pamphlet porte le nom de Rottenberg, imprimeur à Francfort, typographe imaginaire dont le nom se traduit par Rougemont ou Rosemont. Il y avait précisément dans la troupe de la veuve de Molière un acteur nommé Rosimont quia composé divers ouvrages et c'est à lui que M. Livet est porté à attribuer la Fameuse comédienne.
Isabelle grosse par vertu, parade en un acte, par Fagan et Collé. Réimp. dans le Théâtre des Boulevards. Voici les couplets d'Isabelle :
Quand z'un père, ou bien z'un tuteur, Vous propose queuqiï vieux docteur, Cest dans ce cas-là que Von fait Semblant d'être grosse, ou Von l'est :
Par là le rnaria<je est rompu ;
C'est z'être gross' par vertu.
Un homm' nous viole l'honneur ; Mais si l'on a de la douceur, Si l'on n'est pas hurluberlu,
C'est qu' la douceur est un' vertu; Et pisqu c'est une vertu.
L'on est donc gross' par vertu.
Jambes et cœurs, par Alphonse Balder (Baudouin). Avec cette épigraphe :
Comment sur un sopha, sans remords et sans peur, Elle ouvre à tout venant et sa jambe et son cœur.