‹ Analectes du bibliophileChapitre 5 sur 11 · A. BARBIER · texte numérisé non relu

A. BARBIER

Paris, Galeries de l'Odéon, 1860, in-32. — Rare. « Petites pièces très-libres, cyniques même, non sans esprit. Voir : Aux Nièces de ma portière, p. 93 ; la Chouchouille, etc. Un sonnet-préface, par Fernand Belligera (Tandon). » — Note du catal. Monselet, n° 194, Baur, en 1874, 5 fr. — Ce volume fut saisi sous l'empire.

Le Jardin d'amoureuse dévotion; voir le catalogue Méon, n° 212. — Quel est cet ouvrage introuvable aujourd'hui ? Est-ce un des suivants ?

Jardin de dévotion auquel l'âme dévote quiert son amoureux Jésus-Christ. Bruges, vers 1475, in-folio, — Voirie Manuel.

Jardin des âmes chrétiennes. Bruxelles, Foppens, 1666, petit in- 12 {Manuel).

Jardinet des délices célestes, ou Pratique de quelques nobles exercices de vertus, la plupart révélés par N.-S. Jésus-Christ à Saincte-Gertrude (par Ant. de Balinghem). Douay, 1626, 1630, in-12. — Dict. des anonymes.

Je tn' en fouts. Liberté, libertas, foutre ! De l'imprimerie de Jean Bart, qui n'est pas un Jean-foutre,

non. (Paris), 1790, nos 1 à 4, in-8°. — Jean Bart, ou suite de Je m'en fout s. Liberté, libertas, nos 5 à 181. — La collection de ces pièces révolutionnaires est devenue fort rare, bien qu'il y en ait eu à la même époque plusieurs contrefaçons (V. la Bibliographie de la presse, par Eug. Hatin. p. 198). Rien que 22 de ces pièces sont annoncées par Fontaine, dans son catal. de 1874, pour la somme de 100 fr. — Pour plus de détails, voir la Bibliographie du C. dT'**.

Jésus révélant les trésors de son cœur. Recueil de toutes les révélations faites à la bienheureuse Marguerite-Marie sur le Sacré-Cœur de Jésus, etc. ; par un pèlerin de Paray-le-Monial. 2e édit. Tours, in- 12 de xxn-336 pages. — Marguerite-Marie n'est autre que Marie Alacoque, née en Bourgogne en 1645, 4U' eut des visions et des extases dès l'âge de dix ans et entra, en conséquence, au monastère de la Visitation. C'est à elle qu'est due l'invention du cœur de Jésus. L'archevêque de Sens, Jean-Joseph Languet a écrit et publié sa Vie, en 1729, in-40. — Jésus y converse avec cette religieuse dans le style un peu trop libre du jésuite Berruyer. Ce qui met le comble à l'absurdité, il fait des vers pour elle, etc., etc. Cet ouvrage ridicule, et très-rare aujourd'hui, est dédié à la reine ; mais l'auteur dût y mettre des cartons. Il a été réimprimé à Avignon, en 1830, format in- 12, avec un portrait.

Le Joujou mystérieux . Dictionnaire aristocratique, démocratique et mystigorieux de musique vocale et instrumentale, dans lequel on trouve des digressions sur l'hippiatrique, la gastronomie et la philosophie hermétique, publié en lanternois, par

yO LISTE DE LIVRES

Krisostauphe Clédriol, docteur ferré, marqué et patenté, professeur de castagnettes dans les conservatoires ; traduit par Ydâlôhtûstiphêjâldempêub , râcleur de boyaux. Prix marqué, 100 fr.; prix net, à la volonté du marchand. Partout et nulle part, Tan 100803000600 (Paris, 1836), in-18 de 252 pages. — Le titre de cette facétie a la forme d'un verre à pied (Imp. imag.).

Kanor, conte traduit du sauvage ; par M,Qe (Marie- Antoinette Fagnan). Amsterdam, 1750, in-12.

Karismène agitée; par D. C. A. — Paris, Loyson, 1635, in-8. — Nyon, n° 9037.

Le Lambifrage de Nicodème Aubier, scribe, soidisant cinquième évangeliste et noble de quatre races (par S. Roulliard) Eleutlière (Paris), année embolismale, in-8 • de 50 ff. — Ce livre est rare ; depuis la vente d'Ourches, en 1810 (indiquée au Manuel du libraire), nous ne l'avons rencontré sur aucun catalogue. — Un bibliophile toulonnais, aussi instruit que judicieux, M. Desbarreaux-Bernard en a fait l'objet d'une notice {Toulouse, 1873, in-8° de 30 pages, imprimée à 100 exempl., plus un sur vélin).

Langrognet aux enfers (par l'abbé Fr.-Xav. de Talbert de Nancray). — Imprimé à Antiboine, de l'impr. de Pince-filleux (Besançon, Charmet , 1760, in-12 de 20 pages et 6 fig. grav. sur cuivre. — Satire en vers dirigée contre M. de Boyne, président du Parlement ; elle fut brûlée par arrêt du Parlement de Besançon. — Volume très-rare, vendu 71 fr. Nodier, 19 fr. Pixérécourt, 27 fr. Baudelocque. —

Cette satire se trouve reproduite dans un recueil de pièces en prose et en vers intitulé : Histoire allégorique, etc., publié par Terrier de Cléron, S. 1. n. d., in-12 de 119 pages, fort rare aussi -V. le Manuel, III, col. 181).

La Lanterne magique, ou Chronique scandaleuse des théâtres de Parais. Thalicopolis et chez les marchands de nouveautés, 1793, in-12 Grasse, suppl.).

Les Larmes amoureuses de la Magdeleine ; par Jacques Manginelle (en vers). — V. le catal. Méon, 14e carton, p. 126.

La Légende de Sainte-Ursule, princesse britannique et de ses on\e mille vierges, d'après les tableaux de l'église Sainte-Ursule à Cologne, reproduite en chromolithographie, etc ; texte par J.-B. Dutron Paris, 1860, 1875, in-40, avec 21 chromolithographies, 80 fr.

Lelila, ou la Femme socialiste, poème politico-romantico-philosophico- satirique, divisé en quatre nuits pour la commodité des dames, par Gabriel- Alexandre Dufaï. Paris, 1851, in-12. — Parodie de Lélia, de MnieSand.

Lettre de Carabi de Capadoce à son cher camarade Carabo de Palestine adressée à Cassel, dédiée à M. ïabbé Caricaca (par P. S. Caron). Capoue, à l'enseigne de la Catacoua (Paris, vers 1800), in-8°). (Voir la Bibliographie du C. d'P*% IV, 274).

Lettre de Satan aux Francs-maçons, suivie d'une réponse à Satan (par Victor- Amédée Waille). Paris,

Potey, 1825, in-8°, 4opages, et 2e éd., in-8°, 36 pages.

— Dict. des anon., II, 1190.

Lettre d'un rat calotin à Citron Barbet, au sujet de l'histoire des chats (de Moncrif). Ratopolis Paris). 1726, in-8°. — Cette lettre est de Fuzelier et de Guyot-Desfontaines. Voir le Dict. des anon., II,

Lettre du philosophe Lyndorach au roi Cultheber.

— Catal de la Biblioth. de Grenoble, n° 17847. — Quels sont ces grands personnages \

Lettres amoureuses de Mlle de B2663Z183, femme de M. le président le F29948 à M. le marquis de 13921253662. — Manuscrit de la fin du 17e siècle (vers 1690), indiqué sur le catalogue du libraire Claudin à Paris, 1858, na 1584. Selon une clef manuscrite, ces lettres seraient adressées par la présidente Le Ferron au marquis de Breteuil ; les chiffres ne donnent pas cependant une concordance entière.

Lettres bougrement patriotiques du véritable père Duchêne. Paris, impr. Chalon, 1790-1792, 400 numéros, format in-8", réliés en 8 volumes (Fontaine, en 1874, 125 fr.). — Voir la Bibliographie de la presse, p. 191. — Au commencement de 1792, l'éditeur de ce journal, Lemaire. citoyen de Paris, prévient ses lecteurs que, après sa 400e lettre, il va changer le titre de « sa petite foutue feuille bougrement patriotique ». La guerre étant allumée, il prit alors pour titre : la Trompette du père Duchêne.

Lettres (703) de l'abbé P. à une religieuse sur la chasteté, — Manuscrit d'une écriture très -lisible. —

Vente Deneux, n° 1554. — Qu'est devenu ce travail curieux ? Il serait fâcheux qu'il fut perdu.

Lettres écrites à madame la comtesse Tation, par le sieur de Bois-flotté, étudiant en droit-fil. Ouvrage traduit de l'anglais. 4e édition, augmentée de plusieurs notes d'infamie. Amsterdam (Paris), aux dépens de la compagnie des perdreaux, 1770, in-8", avec une fig, par Dienkerpergh, gravée par Clouk, et une vignette non signée. — 8 à 10 fr. — H. Cohen, p. 21.

Le fut-il, ne le fut-il pas ? ou Julie et Charles : suite et conclusion de YEgoïsme, de M. Pigault- Lebrun (par Mme Guénard). Paris, Delavigne, 1821, 2 vol. in-12.

Lettres historiques et galantes de deux dames. Catal. de la biblioth. de Grenoble, n° 19052. — Quel est donc cet ouvrage ? — Et celui-ci encore que nous trouvons dans le cat. Scheible, 1867, p. 127 : Lettres nouvelles, galantes, historiques, satyriques, comiques, etc. Nimes, 1713, in-12.

Les Libres-penseuses et la ligue de l'enseignement. Mémoire à NN. SS. les évêques de France; par Alex, de Saint-Albin. — Paris, A. Le Clerc, 1868, in-8° de 248 pages.

Le Licencié de verre, nouvelle de Michel de Cervantes ; traduction nouvelle. Paris, Ve Duchesne, 1777, in-8°, avec une gravure de Bradel, d'après Desrais (Cohen, p. 38).

Louise Lateau, ou les Mystères du Bois d'Haine développés ; par Hubert Boens. 2e édition. Bruxelles,

III n

1875, chez Manceaux, in-12 de 266 pages. 2 fr. — On a fait à ce volume la réponse suivante : Louise Lateau ; le Vendredi-Saint, 26 mars 1875. Par Ch. Chauliac. Bruxelles, Lebrocquy, in-24 de 35 pages, 50 cent. — Il a été fait un grand nombre d'autres publications sur la même illuminée : Louise Lateau. Rapport médical sur la stigmatisée de Bois-d 'Haine; par le doct. Warlomont. Bruxelles, Muquardt. 1875, in-8° de 195 pages ; etc.

La Liste des culs aristocrates et anti-constitutionnels qui ont été fouettés hier au soir à tour de bras par les dames de la halle. — Facétie révolutionnaire.

— Anthologie scatol., p. 54.

Loisirs d'un flâneur, poésies dédiées aux dames qui l'honorent de leur amitié, par Félix B... (Berberat). Paris, imp. de Thunot, 1859, in-16, 88 pages.

— Dict. des anonymes.

Lorgnette philosophique trouvée par un R. P. capucin sous les arcades du Palais-Royal, et présentée au public par un célibataire (A.-B.-L. Grimodde La Reynière . Londres et Paris, 1785, 2 vol. in-12. — Dict. des anonymes. — Cet ouvrage est presque entièrement copié de la Berlue.

Loterie d'Arlequin qui doit être tirée lundi dernier de l'année présente au clair de la lune, par Jacques Vilain, avocat aux gardes et porte-malheur des quatre parties du monde. S. 1. ni date, in-40.

Loth et ses filles, parade en vaudeville, par Poinsinet. Indiqué dans la France littéraire, supplément IIL171.

Love, par l'auteur de Trcvelyan, de Godolphin (E.-Lytton Bulwer, trad. de l'anglais par M™e Th. Muret, née Vial). Paris, Dumont, 1838, 2 vol. in-8°, 15 fr. — Dict. des anonymes.

Les Lunes parisiennes, ouvrage dont il paraît une livraison à chaque phase de la lune (par J.-B. Gouriet). Paris, chez A. Bailleul, du 30 avril 1822 au 30 avril 1823, 24 nos avec gravures et planches de musique formant 2 volumes in -8". -- Ayant été condamné le ier avril 1823, par le tribunal de police correctionnelle, le ministre de Corbière supprima ce journal. Rarissime aujourd'hui.

Lutrigot, poème héroï-comique (parodie du Lutrin de Boileau, par Bonnecorse). Amsterdam, Desbordes, 1686, pet. in-8> (Nyon, n° 15406). — Marseille, Brebion, 1686, in- 12. — Nyon, n° 15407. — Sur Bonnecorse, voir J.-T. Bory, Origines de l'imprimerie à Marseille. Marseille, Boy, 1858, gr. in-8°.

Le Luxe effréné des hommes. Discours tenu dans un comité de femmes (par Mnie Olympe Audouard). Paris, Dentu, 1865, in- 18, 36 pages.

Mademoiselle Amélie à M. Désaccords, entrepreneur de mariages, épître ; par Julian Paillet. Paris, l'auteur, 1821, in-8° de 15 pages [France litt.)

Mademoiselle Javotte, ouvrage moral, écrit par elle-même et publié par une de ses amies (par Paul Barrett, selon le catal. Paulmy.n0 6o83&zs).La Haye, J. Neaulme, 1757 (Alvarès, 6 fr. 50), 1758, in-11. (Payn, n° 890). — Londres et Paris, 1762, in-8". —

A Bicêtre, 1787, 1788, in -12, 87 pages. (Scheible. 6 fr.; Claudin, en 1860, 3 fr. 50). — Laissé en blanc dans le catal. Rochebrune. — Réimpr. à la suite de Y Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut, Londres (Paris), 1782, 2 vol. in- 18. — C'est de cet ouvrage qu'a été prise ïHistoire de la Duchapt, annexée à Sainte-Nitouche ; mais ce dernier récit est un peu abrégé. — Une note écrite à la main sur un exemplaire de cet ouvrage dit que l'héroïne du roman vivait à Paris et qu'elle s'appelait Jeanne Godeau. Gille Godeau, son père était de Dreux et de la même famille que Godeau, Antoine, évêque de Vence, et qui était fils d'un chapelier de Dreux. — Le garde du corps, page 27, se nommait Bernier, dit Bernières. Il était bâtard du prince de Grimberghen.

Magniere de discours approfondi superficiellement sur l'origine originale et cocasse de la nature dénaturée de la parade (par Collé . — La moitié à peu près de ce discours se trouve dans l'ouvrage de M. F. Barrière, la Cour et la ville; M. H. Bonhomme l'a reproduit in extenso et tel qu'il a été écrjt par l'auteur. ( Correspondance inédite de Collé, 1864, p. 279).

Manuel des oisifs, contenant 700 folies et plus, par le doyen des sages (Semillard des Ovilliers). Chez Œdipe, imprimeur des Quinze-Vingts, au Sphinx. (Paris), 1786, 2 part, in-12. (Dict. des anon.)

Manuel des trois dévotions au Sacré-Cœur de Jésus, à l'Immaculée Conception de la Sainte- Vierge, et à Saint Joseph ; par le R. P. A. Maurel, de la Compagnie de Jésus. Lyon, Briday, 1875, in-32 de xix-394 pages.

Marguerites de la Marguerite des princesses très illustre royne de Navarre. Lyon, J. de Tournes, 1547, in 8', 2 parties, 542 et 342 pages. — Lyon, P. de Tours, 1549, 2 parties in- 16. — Voir pour ces deux éditions le C. d'I*** et le catal. Fontaine, 1874,

Le Marchand de merde, pièce qui se trouve dans le Théâtre des Boulevards, t. I, p. 237-260. — Voir aussi Bibliotheca Scatologica, p. 23.

Le Mariage de la lune, comédie en un acte et en vers. Lunopolis, et Paris, Ve Duchesne, 1776, in-8° de 45 pages. — Soleinne, n° 2217. — L'auteur eut l'idée de sa pièce en voyant un soir la lune folâtrer au milieu des nuages, s'y cachant pour reparaître ensuite : « Cela, dit-il, me parut fort avoir l'air d'une agacerie qu'elle faisait à Mars. » Cette comédie nous semble digne de Beffroy de Reigny, qui, à peu de temps de là, fit un singulier abus de la lune dans ses ouvrages lunatiques.

Mascarades monastiques et religieuses de toutes les nations du globe, représentées en figures coloriées, avec l'historique de chaque ordre, et l'origine de ces pieuses folies; par Giac. -Carlo Rabelli. Paris, 1791, in-8° (Techener, 7e partie. n° 640). — Paris, an II (1793', in-8°, 26 pi. color. — Pixérécourt, 30 fr. — V. le Manuel.

Médecine mystique. Les supercheries religieuses chez quelques malades. Un cas fort curieux de femme faisant croire au miracle. Le médecin faisant un miracle sans s'en douter. Quels sont les vrais miracles

de l'art de guérir ? Antagonisme entre les sciences et les religions. Conclusions ; par le docteur A. Mattei. Paris, impr. Malteste. Extrait de Y Union médicale (3e série), 26 sept. 1875.

Mémoires de l'Académie des Colporteurs (par le comte de Caylus). De l'imprimerie ordinaire de l'Académie Paris), 1748, in- 12, avec un fleuron sur le titre, 1 front, et 8 jolies figures, non signées, dans le genre de celles de Pasquier. - Se vend de 15 à 20 fr.; Tripier, 35 fr.

Mémoires pour servir à l'histoire de l'infortunée Julie et à celle de bien d'autres ; par Dacier, colporteur. Paris, Vente, 1769, in-12 (Nyon, n° 9035). — Amst., 1769, in-8° ; portr. (La Jarrie, ire partie, n° 3 ! 35^- — Quel peut être ce roman dont nous ne retrouvons de trace nulle part ailleurs que dans ces deux catalogues?

Le Ménage parisien, ou Déliée et Sotentout (par Rétif de la Bretonne). La Haye et Paris, 2 tom. in-12, se réunissant en un volume. — Solar, 9 fr ; Fontaine, rel. mar., 80 fr. — « Cet ouvrage est rare, car il n'a jamais été réimprimé par l'auteur, ni contrefait. L'édition, tirée à 1250 exemplaires, était absolument épuisée en 1796, lorsque Rétif écrivait les derniers volumes de Monsieur Nicolas. Il ne faut donc pas s'étonner si le Ménage parisien manque dans la plupart des collections de livres relatifs à l'histoire de Paris. L'ouvrage fut arrêté par la censure pendant plus de quinze jours, quoiqu'il eût été paraphé par Crébillon fils, et que cet indulgent censeur n'eût pas demandé de cartons. Rétif avait, dans ce roman, pré-

ludé à YAlmanach des grands hommes de Rivarol, en mettant les auteurs les plus obscurs et les moins recommandables à la tête de l'Académie de Quipergagne. Il y eut de vives colères contre l'auteur du Ménage parisien. Celui-ci se consola des attaques de ses confrères en s'élogiant lui-même. « Le Ménage « parisien, dit-il, n'est pas sans mérite; il a des étin- « celles de génie. M de Crébillon, dont je n'étais pas « encore l'ami, m'en dit un peu de bien. Il m'avait « déjà paraphé le Pied de Fanchette ; il me reconnut « et me dit que j'avais d'excellentes idées, une imagi- « nation romantique, etc. Mon cœur n'eut aucune « part à cette composition. Pas un personnage inté- « ressant, pas un trait qui aille à l'âme ; ce qui vient « de ce que j'avais sous les yeux une catin, modèle « de mon héroïne. » M. Monselet n'en fait pas moins beaucoup de cas de ce roman. » — Note de M. Paul Lacroix.

Ménage diabolique, histoire pour quelques-uns, roman pour quelques autres, sujet à réflexion pour tous; par D...gny (Dorvigny). Paris, 1801, 2 vol. in- 1 2, fig. — France littéraire.

Les Merveilles de Vautre monde, contenant les horribles tourments de l'enfer, les admirables joyes du paradis, avec le moyen d'éviter Vun et acquérir Vautre ; par François Arnoulx, chanoine de l'église cathédrale de Riez. Arras, Guil. de la Rivière, 1616, in-8°. — La Haye (Rouen), 1626, in- 12. — « Livre singulier, dans lequel se trouvent des passages trèsbizarres, surtout au chapitre XII, dans la description des tourmens réservés aux filles vaines, aux femmes hautaines, aux vefves mignardes, aux damoiselles

8û LISTE DE LIVRES

pompeuses et aux dames superbes... » (Brunet1.

Les Merveilles du Sacré Rosaire de la Très- Saincte Vierge, mère de Dieu, par le rév. pèreF.Réginald Cavanac, religieux du couvent réformé de l'ordre de St-Dominique à Toloze, avec les faveurs de la Vierge envers l'autheur. Paris, 1629, in-24, frontispice et jolies figures en taille-douce très-finement gravées dans le genre de Léonard Gaultier. — Luzarche, en 1868, n" 102. — Parmi les miracles faits à l'invocation du Saint-Rosaire, dans ce livre singulier, on trouve les suivants : Justine conserva sa chasteté contre l'effort du diable, en invoquant la mère de Dieu; — Comme S. Louys, roy de France, fut conçeu par les prières du Rosaire. — Comme une dame Florentine, desbauchée, fut convertie par la vertu du Rosaire. — Comme une dame romaine, desbauchée, devint sage, etc. — Le chapitre des faveurs de la Vierge envers l'autheur, est rempli d'anecdotes arrivées à Béziers, à Toulouse et dans d'autres localités du Languedoc.

Le Messager croustilleux, ou la Semaine recréative, avec une sauce piquante, par un esprit follet (par d'Aquin de Château Lyon) Paris, Demoraine, 1793, in- 12. — Il n'a paru de ce journal facétieux que quelques numéros. — France littéraire.

Mille et un guignons, ou l'Homme qui a renoncé à tout, roman philosophi-tragi-comique (par Dorvigny). Paris. Barba, 1807, 4 vol. in- 12. — Dict. des anonymes.

Les Ministres, ou les Grandes marionnettes, intrigue comédie, en 12 actes et en mauvaise prose, par

quelqu'un qui va écouter aux portes. Paris, Guiraudet, 1821, in-8° (Soleinne, n° 3826). — Les personnages sont : Pauvrelieu (Richelieu), Six-melons (Siméon), Pasquinicr (Pâquier), Roitelet (Roy), Corenbiere (Corbière), etc.

Le Miroir de la Tres-Sainte Vierge, ou les Merveilles de son Immaculée Conception, par A. de St- Michel. Paris, 1662, in-8°. — Techener. Description raisonnée, n° 1G317.

Le Miroir des dames, par Bouton. Lille, 1748, in- 12. — Ce livre doit être bien rare ; nous n'en trouvons l'indication que dans la France Littéraire de Quérard.

Miroir de la vanité des femmes mondaines, par le père Louis de Bouvignies, prédicateur capucin. Namur, 1675, in-12 (Chaponay, 155 fr.; Veinant, 25 fr.; Desq, 169 fr.). Réimpr. à Namur en 1684 et en 1696, toujours in-12. — Ouvrage qui doit être recherché pour les choses singulières et naïves qu'on y trouve : En voici quelques passages pris au hasard, parmi d'autres du même genre: « Voici donc une jeune enjouée, toute farcie de vanité, qui emploie régulièrement deux ou trois heures d'horloge chaque jour pour affiler les traits de sa beauté, pour ajuster sa tête, pour polir et blanchir ses dents, pour friser et poudrer ses cheveux, pour se faire grosse d'un côté et menue de l'autre, et pour paraître d'un beau corsage... Or ça, mademoiselle la pimpante, quand je vous contemple, je vois qu'il ne reste plus rien pour achever de peindre une parfaite mondaine... Vous avez autant de grains de vanité dans l'esprit que de

poils dans la tête... Envisageons les appas trompeurs de votre chevelure achetée au marché, et qui a peutêtre appartenu à quelque teigneuse (pp. 32-37 . » — Note du catal. Chaponay, n° 34.

Mytistoire barragouyne de Fanfreluche et Gaudichon, trouvée depuis naguère d'une exemplaire escrite à la main de la valeur de dix atomes pour la récréation de tous bons fanfreluchistes. Autheur a b c d e f g (jusqu'à z) (par Guil. Des Autelz . Lyon, 1559, 1560, 1574 (Bibl. Imp., Y 2, 1300), in 16 de 48 ou de 54 ff., fig. s. b. (Tripier 150 fr.; encore, cet exemplaire, rogné et raccommoJé, laissait-il beaucoup à désirer). — Réimpr. en 1850 par Crapelet pour Veinant, in-16 de 32 ff , fig. s. b., censé à 62 ex., mais plus probablement à 162 au moins (la Biblioth. Nat. le possède également). — Il y a aussi une édition rare de Rouen, N. Lescuyer, 1578, in-16 de 4 ff. et 100 pp. (Crozet, 52 fr.; Chedeau, n° 830, 100 fr.) — Livre gaillard, facétieux et satirique, fait à limitation de Rabelais, mais qui reste fort au-dessous de son modèle. Les Mélanges extraits d'une grande bibliothèque, signalent cet écrit comme fort ennuyeux. M. Paulin Paris l'a apprécié judicieusement : 0 Des Autelz fit, après Rabelais, litière de jeux de mots et de turlupinades, croyant agréer aux Thélémites, mais c'est une débauche desprit et d'imagination qu'on ne recommence pas Son livre offre une lecture instructive quand elle n'est pas obscène, et il est digne de figurer parmi les livres de haute graisse. » — Voir un article de M. Gust. Brunet dans le Bulletin du bibliophile belge, tome IV, pp. 363-373, et le Journal de l'amateur de livres (Jannet, 1849, n° 3'

p. 33). — Voir aussi le Fantaisiste de 1869 (pp. 164 a 167) qui en donne quelques extraits.

Mois du Sacré-Cœur de Jésus pour le triomphe de l'Eglise et de la France, par le P. Marin de Boylesve, de la Société de Jésus. 61e édit. Paris, Taranne, 1876, in- 3 2 (ouvr. cité dans Y Arsenal de la dévotion, avant-propos et p. 377). — Il y a aussi le Mois de Notre-Dame de Lourdes, ou Beauté de la Sainte Vierge contemplée chaque jour du mois de décembre, consacré à l'Immaculée Conception. Paris et Lyon, Pelagaud, 1875, in- 18. Nombreuses éditions; etc.

Monsieur Napoléon et sa cour, (par la comtesse d'Ash et A.-N. Lebègue). Bruxelles, Office de publicité, s. d. (1871), in-8°, 84 pp. — Dict. desanon. Il y a eu plusieurs éditions.

Les Mouches cantharides nationales. Che\ Sans Crainte et Sans Artifice, distributeur des mouches cantharides nationales, rue de l'Emétique, quartier des remèdes sûrs. 1790, in -8°. — Broch. révolutionnaire.

La Mort de Bucéphale, trag. burlesque en 1 a. en vers (jouée à Compiègne, en 1748), par Pierre Rousseau. VIe (ire) édit. Bucephalie, Gilles Poignard (Paris), s. d. (1749), in-8°, 35 pp. — Paris, Cailleau, 1749, in-8°. — Paris, Ve Duchesne, 1767, in-8°. — Toulouse, Brouilhet, 1786, in-8°. — Avignon, Garrigan, 1791, in-8*. — Paris, Fage, an XI, in 8°. — Paris, Bezon, 1823, in-8°, 16 pp. Cette pièce se retrouve dans le Théâtre de campagne, 1767, dans le Théâtre burlesque, 1840, 2 vol. in-32, et dans le

Théâtre pour rire. Paris, Sandre, s. d., in- 12. — Parodie assez amusante des froides tragédies de l'époque. Nous en citerons trois vers pris au hasard :

« Puis d'un grand coup de pied lancé d'une main sûre,

II lui fait dans le dos une large blessure.

— Dayis le dos! — Oui, seigneur, ou peut-être plus bas. «

M. Noël, de Nancy (Collections lorraines, p. 606) décrit une pièce ayant le même titre et différente de l'œuvre de Rousseau, il l'attribue à Gentillatre, écrivain lorrain original et satirique.

Le Moutardier spirituelle (sic) qui fait éternuer les âmes dévotes constipées dans la dévotion. Cologne, de l'imprimerie de P. Marteau, s. d. pet. in-8°, 4 ff. Introuvable. J. Ch. Brunet en possédait un exemplaire. — Sous ce titre fait à plaisir, se trouve un morceau aussi burlesque qu'ordurier. La successions [sic) de Roger-Bon-Temps, par S. M. C, morceau reproduit dans la Bibliographie des livres relatifs à l'amour... par le G. d'I*", 3e édit. t. IV, p. 139-141.

Le Moyen de plaire, par Mlle ***, âgée de 18 ans. S. 1. n. d. (décembre 1784', in-8° de vm-38 pp.

Musardiana, ou Anecdotes des gobe-mouches, dédiées à ces messieurs par un habitant du Mont-Argus (par Cousin, d'Avalon). A Baguenaudopolis, et à Paris, chez Tiger. S. d. (v. 1810), in- 18 de 108 pp. avec un front, assez curieux. — Ce petit livre est fort peu connu et cependant il ne manque pas d'esprit, mais son titre surtout lui aura fait tort; on aura craint de paraître un peu musard et gobe-mouche en

l'achetant. Resté chez l'éditeur il est devenu rare, et la France littéraire ainsi que le Dictionnaire des anonymes, ignorent jusqu'à son existence. Ce livre, comme le dit l'auteur dans sa préface, au lieu de passer à la postérité, est passé à la postérieurité. 11 est certain que, aujourd'hui, la plupart des bons mots dans le genre du Biévriana, sont un peu discrédités, cependant citons-en quelques-uns peu connus. — D'abord, une demande en divorce après cinq ans de mariage, de la part d'une jeune dame contre son époux qui, plusieurs fois, avait voulu attenter à sa pudeur. — Un bel octogénaire, encore vert, cherche femme. Il désire trouver une jeune demoiselle de bonne maison, qui soit sincèrement amoureuse de lui sur parole et sans l'avoir jamais vu. Il lui racontera tous les soirs, par forme d'amusement, l'histoire de sa jeunesse, car il a été un des égrillards les plus renommés. Il lui fera même quelques vers de temps en temps, si cela peut lui plaire. — A vendre, une pucelle qui, par sa beauté, fait depuis plus de 40 ans, l'admiration de tous les connaisseurs. Elle est en cire dans le cabinet de M. Curtius. — Catalogue de livres nouveaux et curieux, qui se trouvent à Balivernopolis, che% Goguenardin, impr. -libraire de la faculté des gobe-mouches, musards, badauds, craqueurs, conteurs de gosses, etc. — Voici les titres de quelquesuns de ces ouvrages : L'art de rire d'un œil et de pleurer de l'autre, dédié aux personnes qui ne rient que du bout des lèvres. — Nouvelle rhétorique, à l'usage des demoiselles qui ne savent pas lire. — Tarifs, à l'usage des dames galantes qui accordent leurs faveurs gratis. — L'art d'écrire en français, pour n'être lu, compris et estimé que par les Alleni 8

mands, ouvrage posthume de Rétif de la Bretonne.

— L'art de faire fortune, ouvrage de Job-Irus Pouillardcl, dit Piètremine,de l'Académie des Arcades du Pont- Neuf, et marchand d'allumettes en détail. —

— Les Agréments et chagrins du mariage, 27 volumes in-folio ( les Agréments sont contenus dans les premières pages du premier volume, tout le reste est consacré aux Chagrins). — On trouve aussi dans ce Musardiana, quelques couplets galants distribués par Janot à des dames ou demoiselles ; nous en donnerons également un échantillon:

Air: Daignez m'épargne» le reste.

S'il faut vous parler franchement,

Je vous dirai que je vous aime.

En pourrait-il être autrement, Lorsque..., puis d'ailleurs, quand bien même..., D'autant plus que..., non seulement..., Enfin, suffit..., je vous l'atteste...:

Si cela n'est pas clair, vraiment, Cest que l'excès du sentiment...

Ma foi, devinez le reste.

J'voudrais hen vous tourner un joli compliment ; Mais, hélas! pauvre niguedouille!

Tant plus mon cœur sent vivement, Et tant plus mon esprit s'embrouille.

Les Mystères de la Mère de Dieu dévoilés ; par Joachim Vilate ^ex-juré du tribunal révolutionnaire de Paris, mort sur Téchafaud révolutionnaire le 6 mai 1795). Paris, 1795, in-8° de 96 pages. — Cet ouvrage, très-rare, forme le 3e volume des Causes secrètes de la révolution du 9 au 10 thermidor. — Eckstein, en novembre 76, 3 fr. — Catherine Théot (et non Théos) dont il est question dans cette brochure, se donnait pour la Mère de Dieu.

Les Mystères de V amour divin, avec des réflexions morales, etc. ; par un ecclésiastique. Paris, chez Jean Mariette, 1719, in-12 de 12 ff. et 371 pp. et 60 fig. en taille douce non signées. — Rarissime. Inconnu à Brunet et Barbier. — Le volume est dédié : A. S.A.R. Madame d'Orléans (M"e de Chartres, l'une des filles du Régent), très-digne abbesse de l'abbaye royale de Ciielles. L'auteur signe simplement trois étoiles. — Vient ensuite une Oraison dédicatoire à Jésus- Christ. Puis le texte lui-même, qui se compose d'une soixantaine de chapitres mystiques, autant que de gravures, et portant souvent, comme de raison, des titres assez singuliers : Amour pour amour. — Bonne odeur du divin amour. — Epanchement du divin amour. — Jalousie du divin amour. — L'amour sans mesure. — La semence spirituelle rendue féconde par le divin amour. — ■ Insatiabilité du divin amour, etc. Nous en passons, et des meilleurs Quelques-unes des planches, qui représentent généralement des petits anges ou des amours, sont aussi assez drôles. Il y a généralement un petit ange mâle, avec la tête rayonnante, et un petit ange du sexe féminin ; ainsi, par exemple, à la planche 22, la fillette sème les petits grains de la semence spirituelle, et le divin amour, pour les féconder, les arrose ; etc.

La Mystification, ou l'Art de faire aller les gens sans casse, rhubarbe ni séné, démontré par des anecdotes terriblement cocasses, archi- drolatiques, etc. par Jacques Lefuté. Paris, 1838, in-32, fig. — Baur, en 1873, 5 fr.

Le Navet, journal illustré et d'éreintement général, publié sous la direction de MM. A. Bruti,

E. B. T., I. Diot, O. Riginal, U. Topie. N° 1, 5 décembre 1863, in-4°à 2 col., 4 pages. Bordeaux, imp. Bissei. Un n°: 5 cent. {Journal de la librairie, 1803,

La Nef des folles, selon les cinq sens de nature (trad. du lat. de J. Badius, par Jean Droyn). Paris, s. d., pet. in-40 goth., fig. sur bois. — La Vallière, 400 fr. ; J. Pichon, n° 470, 6050 fr. — Ouvrage en prose et en vers, plusieurs fois réimprimé : Paris, J. Trepperel, 1501, in-40 goth- de 4 ff- prél., et 62 ff. chiffrés, fig. en bois. Voir le Manuel. — Il y a aussi la Nef des fols (V. la Bibliogr. instructive de Debure, nos2923 et 2924).

Neuvaine en l'honneur des âmes du purgatoire, suivie de l'acte héroïque de charité démontré aussi avantageux aux vivants qu'aux défunts ; par le R. P.

F. Gay. 2e édition. Paris, 1872, librairie de la Propagation catholique, Enault et Mas, in-32. — Nous possédons aussi une : Neuvaine à Saint-Joseph de Bon-Secours, pour obtenir des grâces spirituelles, etc. ; par le R. P. Huguet. Paris, Tolra, 1873, in-18.

Le Norac-Oniana, contenant les douze mouchoirs ou le portefeuille du cabinet, ou tout ce que vous voudrez par qui bon vous semblera, dit Ça en est. Imprimé quand ça en étoit, où ça en fut, se vend chez ça en sera toujours... des sottises, fan 1500, in-8° de 8 ff. — Cette fantaisie, composée par Pierre- Siméon Caron, a été réimprimée une première fois en 12 ff. par M. de Montaran, et une seconde fois par Barraud, dans le second volume de son Recueil de

pièces rares, Paris, 1873, pet. in-8° avec une grav. — Le Norac-Oniana, est un suite de plates niaiseries et de calinotades, à peu près comme le Maran\akiniana. Le meilleur mot est celui de la fin : « Lecteur, si tu as mis un quart d'heure à lire mes Mouchoirs, tu peux le regarder comme un temps perdu. Trop heureux, cependant, si j'ai pu t 'amuser un moment ; au moins telle a été ma FIN.

Notice sur ï archiconfrérie du cordon de Saint- Joseph ; par le R. P. Huguet. 7e édition, améliorée. Paris, Périsse frères, in- 18. — 8 francs le cent. — Lire les détails amusants donnés sur cette brochure, sur ce cordon, et sur cette nouvelle religion par Paul Parfait dans ï Arsenal de la dévotion. Il parle aussi du Pouvoir de Saint-Joseph, 21e édition! — de la Vie et grandeur de Saint-Joseph, etc.

Nouveau petit mois du Sacré-Cœur de Jésus, en union avec la bienheureuse Marguerite-Marie. Paris, Bourguet-Calas, 1875, in~32de 69 pages. — Marguerite-Marie est, comme on sait, la même personne que Marie Alacoque qui a rajeuni son nom.

Le Nouveau recueil de curiosité^ rares et nouvelles des plus admirables effets de la nature et de l'art... composé de quantité de beaux secrets galants et autres, expérimentez et composez par le sieur d'Emery. Suivant la copie de Paris, Leyde, S. Van der Aa, 1685, 2 tomes en 1 vol. in-12. — Chédeau, n° 291, 38 fr.

Nouveau recueil de divertissements comiques , contenant le solliciteur de procès, l'apprenti charlatan et

go LISTE DE LIVRES

autres (par César Oudin de Préfontaine'. Paris, G. de Luynes, 1670, in- 12 de 6 ff. et 262 pages. Ch. Brunet, n° 1481 ; Rouquette, en 1873, 20 fr. — Les autres pièces indiquées sont : le chevalier de l'industrie ; le philosophe hypocondre ; le pédant soldat; la vieille en colère; l'héritier par figures; le commis révoqué.

Nouveautés dédiées à gens de différents états, depuis la charrue jusqu'au sceptre. S.l. (Paris), 1724, 2 vol. in- 12. — Femmes brouillées. Laides mariées aux dépens des belles. Fouettez Nanette. Grisettes. Célibat des prêtres, etc. — L'auteur est l'abbé Bordelon.

Les Nouveaux mémoires d'un homme de qualité; par M. le M. de Br*** (par Rétif de la Bretonne). La Haye et Paris, VeDuchesne, 2 part, in-12. — « M. Monseleta passé sous silence, dans son ouvrage sur Restif de la Bretonne, les rapports littéraires, si caractéristiques et si bizarres, qui ont existé entre Restif et P.-J.-B. Nougaret, qui est comiquement représenté dans Monsieur Nicolas sous les noms de Progrès et de Grosnavet . Le nom de Progrès fait allusion à un roman que Nougaret avait publié en trois parties, qui eurent du succès, sous le titre de Lucette ou les Progrès du libertinage, Restif n'était peut-être pas étranger à la création de ce roman. Il y eut ainsi plusieurs romans ébauchés par les deux amis. Par exemple, la première version de la Paysanne pervertie, ou les Mœurs des grandes villes, mémoires de Jeannette R***, recueillis de ses lettres et de celles des personnes qui ont eu part aux principaux événements de sa vie, mis au jour par M. Nougaret.

A TITRES BIZARRES gi

Londres et Paris, J.-F. Bastien, 1777, 2 vol. in-12. Restif reprit plus tard son ouvrage et le modifia entièrement, pour le faire reparaître avec son nom. Une autre collaboration de Nougaret, que M. Monselet n'a pas signalée, c'est celle qu'il fournit à Restif pour les Nouveaux Mémoires d'un homme de qualité. Un écrivain de beaucoup d'esprit, quoique censeur royal, J.-H. Marchand, avait voulu faire imprimer sous le voile de l'anonyme les Mémoires de M. d'Armentieres. Son collègue d'Hermilly, chargé de l'examen de ces mémoires, en effaça la moitié. Marchand fut obligé d'avaler la couleuvre et de se soumettre au jugement rigoureux du censeur royal ; mais il refusa de laisser paraître son livre mutilé et en fît cadeau à Nougaret. Celui-ci y mit du sien, et Restif y ajouta une seconde partie, avec beaucoup de pièces détachées, en sorte que les trois quarts du livre étaient nouveaux et lui appartenaient La pièce la plus plaisante est la Thèse de médecine soutenue en enfer. enclavée dans la lettre d'un mort à son médecin. Restif en revendique la propriété, mais nous y retrouvons la verve satirique de Marchand. Restif ne consentit jamais à réimprimer les Nouveaux Mémoires d'un homme de qualité, parce qu'il craignait les revendications de Marchand et de Nougaret. — P.-L. Jacob, bibliophile). — Fontaine, ex. rel. en mar., 120 francs.

Le Nouvel Ab ail ard, ou Lettres de deux -amants qui ne se sont jamais vus, par Rétif de la Bretonne). La Haye et Paris (ou Neuchatel et Paris), Ve Duchesne, 1778, 4 vol. in-12 (370, 464, 472 et 423 pp.\ titres rouges et noirs, 10 fig., dont une porte : « gravé par M11*' Ponce » et d'autres des noms illisibles de

graveurs, d'après les dessins de Gravelot. — Cat. Nyon, 9740; vendu Solar, 25 fr. ; Fontaine, rel. mar. 200 fr. — « Ce roman, que Restif avait vendu assez avantageusement à la veuve Duchesne, est un de ceux qu'il a imprimés lui-même. « L'Amour par lettres ou le Nouvel Abeilard, dit-il dans Monsieur Nicolas, (p, 2978), s'imprimait chez André Cailleau, frère de la dame veuve Duchesne ; pour accélérer la besogne et ne pas m'occuper d'autre chose, j'aidais à l'ouvrier, travaillant même les dimanches. » C'est encore un joli pied et une jolie chaussure qui furent les inspirateurs du Nouvel Abeilard. Restif avait commencé à écrire Y Amour par lettres, en se rappelant ses correspondances amoureuses avec de jeunes modistes qui ne le connaissaient pas et qui ne l'avaient jamais vu, mais sa première idée était aride, dit-il : « Je n'y trouvais rien d'onctueux ; il aurait fallu parler à ma muse. Une autre à laquelle je ne parlais pas davantage, mais qui m'inspirait des désirs infiniment plus vifs, me donna ce qui me manquait. Un jour, sortant de ma demeure, rue de Bièvre, je vis devant moi une fille charmante, par la taille, la jambe et le pied; elle était chaussée à talons très-élevés et marchait avec une noblesse provoquante. » Suit le portrait physique de l'inconnue, qui devint la muse du romancier. C'était la fille d'un charcutier, Mlle Londo, que Restif célèbre comme une nymphe qui n'avait pas d'égale (Monsieur Nicolas, p. 2974). Cependant il avoue que Victoire Londo ne fut pas sa seule muse pour cet ouvrage, et qu'il en eut encore huit ou neuf autres. « L'idée de cet ouvrage, dit-il (Monsieur Nicolas, p. 4715), est une des. plus heureuses qui me fût tombée dans la tête... J'imaginai que les honnêtes

parents qui voudraient conserver le cœur de leurs enfants précoces ou trop sensibles, pourraient les assortir de bonne heure et leur permettre de s'écrire sans s'être vus autrement qu'en peinture. » L'auteur du Pornographe, se persuada qu'il avait composé, un livre très-utile à la société, et il était très-fier d'avoir trouvé le moyen de conserver les mœurs des jeunes gens, sans les marier. » (P. L. Jacob, bibliophile.).

Nouvelle moralité d'une pauvre fille villageoise, laquelle ayma mieux avoir la teste coupée par son père que d'estre violée par son seigneur, à quatre personnages. Paris, S. Calvarin (réimpr. faite par Caron à petit nombre), s. d , in- 16 goth., 38 pp.; fig. s. b. — Solar, 45 fr.; Cigongne, n° 1455. — La Biblioth. du Théâtre franc., tome I, pp. 32 à 34, donne une analyse de cette pièce très-rare. Il en a été fait en 1832 une nouv. réimpr. lithographiée facsimilé à 40 exempl. sur pap. de Chine.

Nouvelles de l'ordre de la Boisson par Franc. Morenas\ Chez frère Museau Cramoisi, s. d., in- 12. 24 pages. — S. 1. 1734, in-40. — Impr. imag., p. 153; Dict. des anon.

La Nuit de Janot, comédie parade. Au goût du siècle. Chez Fin Odorat (Chartres), 1780, in-8". — Imprim. imaginaires.

L'Occasion perdue recouverte, par Pierre Corneille. Nouvelle édition, accompagnée de notes et de commentaires (par M. Paul Lacroix). Paris, Jules Gay, 1862, pet. in- 12 et in-8°. — Voir dans la Bibliographie du C. d'I***, ce qui concerne cette jolie pièce

de vers et toutes les raisons qui militent pour en faire considérer Corneille comme l'auteur, toutefois ce n'est pas sans de vives résistances que cette paternité lui est accordée. — On trouve aussi de longs détails sur cet opuscule dans la Bibliographie Cornélienne, de M. Emile Picot (Paris, Fontaine, 1876, p. 231). — « L'Occasion perdue parut d'abord, dit-il, dans les Poésies gaillardes, galantes et amoureuses de ce temps. S. 1. n. d. (Rouen, vers 1655), et dans le Nouveau cabinet des Muses (Paris, veuve Pépingué, 165s1; il fut intercalé après coup dans ce dernier recueil où il occupe un cahier qui manque à beaucoup d'exemplaires. Il reparut dans Y Elite des poésies héroïques et gaillardes de ce temps, s. 1. n d. (vers iG6o',dans les Poésies nouvelles et autres œuvres galantes du sieur de C***(Cantenac), 1662, puis, dans quelques réimpressions de l'Elite des poésies; cette année (vers 1670), s. 1. 1683 à la Sphère) 1695 ; dans les Poésies héroïques et galantes, s. 1. (1687), dans la Nouvelle Elite des piésies héroïques et gaillardes. Utrecht, 1734 et 1737. Le Carpenteriana (Paris, 1724), attribue \ Occasion perdue, à Corneille ; cette assertion fut aussitôt combattue dans les Mémoires de Trévoux (décembre 1734, p. .2972-76). M. Marty- Laveaux, dans son édition de Corneille, tom. VIII. p î-ix, a discuté la question ; il partage l'opinion qui refuse à Corneille la paternité de ce morceau. »

L'Œuvre universelle de l'Union des femmes . Appel à l'œuvre. Programme, plan, exécution. Première livraison. Des manifestations du grand cœur féminin. — Paris, imprimerie P. Dupont, 1869, chez l'auteur, 10, rue des Martyrs; in-8° de 16 pages : 30 cent. —

Une autre édition, même année, est de 34 pages, et alors, 50 centimes.

Œuvres de Franc. Los-Rios, libraire de Lyon, cont. plusieurs descriptions ou observations sur des objets curieux ou particuliers, etc. Londres, Molin. 1789, in-18 de vin» 173 pp. — Cat. Therrin. n° 2678. — Voir aussi la France littéraire. — Recueil curieux d'anecdotes singulières et piquantes d'aventures, de voyages, etc., sur des bibliothèques et sur des livres en particulier. L'auteur a dédié un volume à son cheval.

L'Olla potrida, soit recueil sur toutes sortes de matières littéraires, facétieuses et amusantes ; par Cl. -Fr. -Constantin de Magny (né en Savoie en 1692, et mort à Strasbourg, vers 1764. Voir la France litt. au mot Constantin). — Réimpr. à Dresde, en 1755, sous ce titre : la Oille, mélanges et assemblage de divers mets pour tous les goûts, 1 vol. in- 12.

Omniana, ou Extrait des archives de la société universelle des Gobe-mouches ; par C.-A. Moucheron (le comte Fortia de Piles en société avec Guys de Saint-Charles . Paris, Maradan, 1808, gros in- 12, av. une grav. (Lanctin, en 1873, 2 fr. 50). — Voir, sur cette société, l'ouvrage de Dinaux sur les sociétés badines et burlesques, publié par M. Gust. Brunet, Paris, 1866, 2 vol. in-8°.

Omniana, ou Recueil de bons mots, de traits d'esprit, de bêtises, de naïvetés, etc., par Joseph Prudhomme, membre des ordres de Sirius, des Pyramides, de l'Obélisque, du Mont-Thabor, de l'Élé-

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phant bieu, grand Taëli de première classe, et membre de trop de sociétés savantes. Bruxelles, chez tous les libraires, 1845, in-18. — On annonçait une livraison tous les deux mois; le nombre des livraisons était fixé à 129,451,251,729,700,000,009,741 ; toute livraison dépassant ce nombre serait remise gratis aux souscripteurs. — Impr. imaginaires.

Origine des cabriolets, conte allégorique par Michel Marescot, de Paris. A l'Ile des Chimères, chez Tout le monde, 1755, in-12. — La France litt. dit Origine du Cabriolet ; nous ne saurions dire si elle a raison, car ce volume est devenu introuvable.

Le Palais de la Chasteté ; par le R. P. Jorel. Paris. 1634, in-8°. — Vente Verbeyst, n° 614. — Encore un ouvrage de théologie introuvable î

La Pantoufle d'Apollon. A Bibliopolis, 1 781 - in- 18. — Impr. imaginaires.

Panurge à marier, ou la Coquetterie universelle, com. en 3 a. et en prose, avec divertissements; par J. Autreau. Paris, Briasson, 1749, in-12 — Pièce jouée aux Italiens en 1720. — V. la France litt. et les Anecd. dramatiques.

La Papillonne, com. en 3 a. en pr., par Victorien Sardou. Paris, 1862, in-12. — Preyre, n° 4363.

Le Parterre de l'âme, émaillé d'une grande variété de plusieurs belles oraisons, etc., par Mle J. de Gré, jadis épouse à L. Woet de Trixhe, bour-

geois de Liège. Anvers, 1618, in-i2de 302 pages. Dict. des anonymes.

Le Parterre des Muses, à l'usage de ceux qui donnent des bouquets aux jours de fêtes. Etrennes dédiées aux personnes qui ne font pas de vers, et Dieu merci, elles sont en grand nombre (par Mérard de Saint-Just).

Le Parvenu, légende composée de la nature, du présent, passé et avenir, avec évidence pure et simple de tout ce qui sert à former l'esprit, etc. Imprimé vers la fin de la trente-huitième année de fauteur. En Philopotamie. in- 12 de 24 pp. — Fragment d'un ouvrage singulier, composé dans le genre du Moyen de parvenir. Le seul exemplaire connu de cet opuscule, qui appartenait à M. Hubaud. de Marseille, portait cette note manuscrite : « Il n'y a jamais eu que ceci d'imprimé, et c'est le seul fragment qui existe de l'ouvrage, la planche ayant été rompue, et le reste du manuscrit brûlé par l'auteur, qui craignait d'être surpris en l'imprimant lui-même. » - - V. le Manuel, IV, 393.

Pasquinade et diverses pièces de prose et de poésie, (par J. Duhamel), chez Franche-Poirée, à Strasbourg en Auvergne, près de Maubeuge en Dauphiné (Paris) 1716. In- 12 de 64 pages. — Recueil satirique contre le P. Porée. — V. pour plus de détails, le Dict. des anonymes, III, 800.

Le Passé, le Présent, l'Avenir, comédies, chacune en un acte et en vers, par L. B. Picard. Théâtre de la Nation. 30 juillet 1791. Paris, impr. du Postillon, 1761. in-8°. — Pixerécourt, 40 fr.; Techener, 9 fr. — Tous les exemplaires restant dans le commerce ni 9

furent détruits par les soins de la police impériale.

Le Paysan perverti, ou les Dangers de la ville, histoire récente, mise au jour d'après les véritables lettres des personnages, 'par Rétif de la Bretonne). La Haye et Paris, chez Esprit, 1776, 8 part, en 4 vol. in-12, avec 84 fig. par Binet. gravées par Berthet et Leroy. (L. Curmer, 199 fr.) — La Paysanne pervertie, ou les Dangers de la ville, histoire d'Ursule R*", sœur d'Edmond, le Paysan. La Haye et Paris, Ve Duchesne, 1784. 8 parties en 4 vol. in-12, avec 36 fig.. mêmes graveurs. — Vente Gautier, en 1873, 420 fr.; à la vente Brunet. en 1873. 400 fr. — Figures du Paysan perverti, 8 pp. prél. et 168 pp. chiffrées, et Figures de la Paysanne pervertie, 72 pp. chiffrées. — Ensemble 17 parties, en 9 volumes in-12. avec 120 planches en tout; vendu, Fontaine, en 1874. rel. mar., en 9 vol , 1,800 fr.; mais d'autres exempl. selon la beauté des épreuves sont quelquefois vendus à des prix beaucoup plus modérés. — Voici, au sujet de ce livre, la note du bibliophile Jacob dans le catal. Fontaine : « L'édition collective des deux chefs-d'œuvre de Restif, eut un censeur secret, nommé de Sanci,qui exigea un grand nombre de cartons, et qui fit tout pour empêcher la publication de ces livres. Il est vrai que Restif ne se montrait pas trop docile aux exigences des censeurs, a On n'a pas d'idée dans le monde, dit-il (Monsieur Nicolas, p. 4763), de la férule morgueuse de ces pédagogues et de l'esclavage où ils retenaient les auteurs. J'étais presque le seul qui put les braver, à raison de ma manutention typographique, qui me mettait hors de la tutelle des quatre-vingt-six infâmes imprimeurs et de leurs

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scélérats d'ouvriers. Si les censeurs me chargeaient, j'avais la patience de tirer cinquante à soixante exemplaires, d'après leur attentat adultérin ; je rétablissais ensuite ma pensée, soit pendant le dîner des pressiers, soit la nuit. Il me fallait ensuite la plus grande attention à la brochure, pour donner à propos les exemplaires cartonnés au censeur lui-même, à Sartine, à Lenoir, à Marolles, à d'Hemery, et même à une certaine dame du grand monde en possession de donner la première son avis sur toutes les brochures. » Cette révélation de Restifnous explique les différences qui existent dans les exemplaires de ses ouvrages et qui mériteraient d'être signalées. Quoiqu'il en soit, le roman de la Paysanne pervertie avait été retenu à la censure pendant deux ans, et il fallut des efforts inouïs de persévérance pour l'arracher à cette proscription. Restif prétend être allé soixantedouze fois à la police, jusqu'à ce qu'il eût obtenu la levée de l'interdit; mais, depuis cette époque, il vécut dans les transes, craignant d'être envoyé à la Bastille par des ennemis secrets qui ne lui pardonnaient pas ses succès et sa réputation. « C'est qu'en effet, dit- il, la mort est moins affreuse pour moi que la Bastille! Et j'écris ceci, le cœur serré, cachant ces feuilles à mesure que je les achève. »

Le Petit almanach, à l'usage de Mme la comtesse Du Barry. Paris, Mlle Gérard, 1774, in-24. — Introuvable aujourd'hui.

Petit almanach amusant, pour les dames (par Fendler). Ville d'Amour, 1789, in- 8°.

Petit bréviaire des amants de Marie, glorieuse

Ax:

mère de Dieu, etc. Lyon, 1690, in-12. — Catal. Babet, en 1867, n° 1048.

Petit catalogue de livres choisis avec le plus grand soin pour (former) la bibliothèque d'une jeune fille chrétienne, dédié aux persévérantes du catéchisme de Saint-Louis d'Antin, par M. l'abbé A***. (Piété, instruction chrétienne, éducation, histoire, voyages, littérature, mélanges). Paris, imp. Bénard, (1850 ', in-8° de 8 pages.

Le Petit chou-chou, almanach pour 1789. Pans, Langlois fils. — Voiries Galanteries du xvme siècle, de Monselet, p. 155.

Petit journal du Palais-Royal, ou Affiches, annonces et avis divers. Au Palais- Royal, de l'imprimerie du Caveau, 6 numéros en un vol. in-8° (les 5 premiers numéros ont chacun 24 pp.; le 6e, trèsrare, en a 28. — Baillot, en 1837, 8 fr. 50; H. G'** (Labédoyère', en 1861, 22 fr.; Claudin, en 1875. 15 fr. — L'auteur se nommait J.-B.-M.-L. de La Reynie de la Bruyère. — Très-rare, curieux, hostile à la reine et obscène.

Petit traité en 63 quatrains sur la réformation de la superfluité des habits des dames deParis, 1548. Pièce écrite sur les rimes des commandements de Dieu et de l'Eglise, et très-curieuse pour l'histoire des mœurs parisiennes et du costume féminin. — Réimprimée dans le recueil de Montaiglon, tom. VIII.

Petit trésor de ma femme, dédié à tous les bons maris. Paris, Pick, 1864. in- 16, 128 pp., 50 cent.

Le Petit trésor spirituel, par le P. Jacques. Nou-

vclle édition. Paris, Leipzig et Tournai, Casterman, 1869, in-32. — V. Arsenal de la dévotion, p. 106.

Les Pian, -pian, pian, glou, glou, ou Histoire de l'apothéose de maître Nicodéme Delvignau. A Dindinople, 1784, in- 12.

Pièces échappées du feu, ou la Curiosité, la rareté. Imprimé à N..., pour l'année prochaîne. S, 1. n. d. — 2 part, en un vol. in- 12. Rarissime. — Ce vol contient : l'Occasion perdue et retrouvée ; — le Luxurieux, com.; — la Comtesse d'Olonne, de Bussy Rabutin, représ, à Anet, chez le duc de Vendôme par des seigneurs de la cour avec leurs maîtresses ; — la Nouvelle Messaline, com. en un acte. — Ce volume, qui figure au catal. Deneux,n° 143, n'est pas le même ouvrage que celui intitulé : Pièces échappées au feu.

Le Plat de carnaval ou les Beignets apprêtés par Guillaume Bonnepâte, pour remettre en appétit ceux qui l'ont perdu. A Bonne huile, chez Feu clair, rue de la Poêle, à la Pomme de Reinette, l'an dix-huit cent d'œufs, petit in-8°, x et 142 pp. (Voir pour le détail des pièces la Bibliographie du C. d*I***;. — Recueil publié par P. S. Caron. Le libraire Barraud, à Paris, en a donné récemment une nouvelle édition; elle forme le 4e volume de son Recueil de farces.

Le Pied de Fanchette, ou le Soulier couleur de rose, par Rétif de la Bretonne. La Haye, 1776, 2 part, en 1 vol. in- 12. — Fontaine, 1874, n° 209g, bel ex., 80 fr. — Le Pied de Fanchette, ou l'Orpheline française. Francfort et Leipzig, 1769, 2 part, en 1 vol. in-12. — Fontaine, 1874, 35 fr. — « De toutes les

passions dont Restif fut possédé pendant sa vie aventureuse et galante, il ne faut pas oublier la plus singulière, la passion des jolis pieds et surtout des jolies chaussures. C'était là une des manies erotiques de cet incroyable maniaque. On pourrait extraire de tous ses ouvrages un livre entier consacré aux petits pieds bien chaussés. Au reste, lorsqu'il faisait exécuter par Binet les dessins qu'il destinait à la gravure pour l'ornement des belles éditions de ses livres, il avait soin de fournir lui-même les modèles des pieds et des chaussures ; il se permettait souvent de retoucher luimême ces dessins au point de vue de ces pieds qu'il voulait extrêmement petits, et de ces chaussures qu'il voulait montées sur de hauts talons. Il passait sa vie à courir les rues, en quête des petits pieds et des souliers cambrés. C est dans une de ces chasses au joli pied et à la jolie chaussure, qu'il trouva le sujet du Pied de Fanchette. « Je passais, un dimanche matin, par la rue Tiquetonne, dit-il, j'aperçus une jolie iille en jupon blanc, encore en corset, chaussée en bas de soie, avec des souliers roses à talons hauts et minces, genre de chaussure qui faisait infiniment mieux aux femmes que la mode actuelle. Je fus enchanté; je m'arrêtai la bouche béante, à la considérer... En chemin, je fis le premier chapitre de l'ouvrage: Je suis l'historien véridique des conquêtes brillantes des fieds mignons d'une belle. Je mis la main à la plume le lendemain. Mon imagination se trouvant un peu refroidie, je sortis pour revoir ma muse... Dans la rue Saint-Denis, vis-à-vis de la fontaine des Innocents, j'aperçus une femme dont le pied était un prodige de mignonnesse. Aussi était-il chaussé d'une jolie mule d'étoffe d'or, faite par le plus habile artiste de la

capitale... Je revins chez moi plein de verve; j'allai, en deux jours, au quatorzième chapitre. » — Rien n'est plus plaisant que l'horreur et l'indignation que des talons bas et les pieds plats inspirent à Restif, qui pourtant n'a pas inventé un mot pour exprimer l'amour des pieds mignons. » (P.-L. Jacob, bibliophile.)

Ping-Chdn-Ling-Yên, ou les Deux jeunes filles lettrées, roman trad. du chinois, par Stan. Julien. — Feuilleton du Constitutionnel intitulé Bibliothèque choisie. Voir Bourquelot, Littérature française, IV, 438. — Le titre de ce roman annonce d'une manière abrégée les 4 principaux personnages, c'est-à-dire, les deux jeunes filles poètes : Chan-Taï et Ling-Kiang- Sioué et leurs amans Ping et Yen. Ce roman, très estimé en Chine, est d'un auteur inconnu, particularité commune, du reste, à tous les ouvrages d'imagination produits dans ce pays.

Plaisante ou déplaisante relation d'un petit voyage de Paris à Londres de M'"e R. D. d. v. p. t r. Ecrite par elle-même et pour servir aux mœurs. Dédié à l'amitié s'il en existe qui ne meurt pas trop tôt). In-12, 12 feuilles 1/2. Imp. Dépée, à Sceaux, 1852.

Plan d'un établissement consacré à la gloire et au bonheur des personnes du sexe, publ. par M1,e Leroux, en 1786, à l'âge de 13 ans). Voir la France littéraire. M'ne Briquet parle de cette jeune personne dans son Dictionnaire historique des françaises.

Plus de maris, plus de pères ! ou le Paradis des enfants de Dieu, par James de Lawrence. Paris,

1838, 2 vol. in-8° avec 3 planches. — Une autre édition, la première, parue en 1831, est intitulée: les Enfants de Dieu. V. la Bibliographie du C. d'I**% III,

La Poésie et la philosophie a" un Turc à 81 queues, à 3 plumes de héron, à deux aigrettes et à un collier d'émeraudes (le prétendu prince Castriotto, onzième petit-fils du Grand Scanderberg) né le 18 février 1751. Cet imposteur se nommait véritablement Stephano Zannowich). Aux dépens de l'auteur. Se vend au profit des pauvres, 1775, in-8°. — Nouvelle édition, etc. Amsterdam, 1779, in-8°. — Dict. des Anonymes.

Pont-Audemer. — Poème comme on n'en voit guère. — Poème comme on n'en voit pas. Par Jean Chouart, ex-apprenti moine chez les Carmes de cette ville, avec préface, préliminaires, explications, notes, appendice et post-scriptum, par un disciple de l'auteur. A Barocopolis, chez Bizarmann, Tan impossible à dire des excentricités humaines, in-8° de m et 195 pages, plus 5 pages dont une pour les tables et 2 blanches. — Cette épopée badine appartient un peu au genre scatologique, ainsi que le démontre la citation suivante :

Notre bourgade était au ternies jadis

Va lieu fameux, où le grand dieu Smerdis

Avait un temple. On venait par centaines

En éprouver les vertus souveraines;

Nobles vertus qui, du plus paresseux,

Faisaient soudain un Clichart de Baseux,

Et qui changeaient par la grâce divine

Tout un pays en itnmense latrine!

De là, la ville avait reçu le nom

De Pol-à-Merde, au rapport du dicton.

Le second chant est un patois normand; le troisième débute par des vers figurés en forme de pyramide. Au chant VIe, Ton trouve un acrostiche et du latin macaronique dont voici un échantillon:

Locrinus nostros fuit inter compatriotes

Grandus homo, et mérite, nam pervaluit bene pluma.

Onxnes prose suâ semper charmavit oreillas.

Nous pourrions encore signaler des vers en forme de croix, des vers lipogrammatiques, ou en tarentantara,des vers couronnés, enchaînés, entrelardés, etc., si ce n'était trop s'étendre au sujet d'une facétie originale parfois, mais qu'il est permis de regarder comme trop prolongée.

Le Pornographe, par Rétif de la Bretonne. (V. pour le détail des éditions, la Bibliographie du C. d'I., tome vi, p. 1 14. — Note du cat. Fontaine : — « L'édition de 1776, est la seconde de ce curieux ouvrage et la seule qui soit rare et recherchée : « Je fis, en 1774. dit Restif, une deuxième édition du Pornographe, infiniment supérieure à ma première édition et aux contrefaçons. C'est la seule qui existe aujourd'hui. Le plan même de réformation y est corrigé, les notes augmentées des trois quarts, et les améliorations du style sans nombre. Joseph II l'a exécuté. » — On sait que des mystificateurs avaient fait croire à Restif que l'empereur Joseph II avait fait organiser la prostitution à Vienne, sur les plans fournis par le Pornographe. Restif en était très- fier et ne cessait de le répéter. Quant à l'ouvrage même, qui méritait de commencer la série des Idées singulières, il renferme les détails les plus bizarres et les plus intéressants, du moins dans l'édition de 1776, car la première

édition ne contient, outre le roman pornographique et le projet de réformation, qu'un petit nombre de notes historiques, tirées des voyages dans les quatre parties du monde. Dans cette seconde édition, le projet de règlement pour les filles publiques, occupe les pages 57 à 102 ; les réponses aux objections relatives à ce projet s'étendent de la page 1 10 à la page 146. La pièce suivante, dont Restif n'est pas l'auteur remplit les pages 180 à 252 : Représentation à mylord maire de la ville et cité de Londres sur les filles entretenues de France, vulgairement dites courtisanes ou demoiselles du bon ton, par un Anglais actuellement à Paris (A Paris et à Londres, aux dépens d'une Société de gens ruinés par les femmes ; dans le xvme siècle, cum approbatione virtutis et privilegio de la Raison). Il est à peu près sûr que Pidansat de Mairobert est l'auteur de ce morceau, vraiment piquant et original, ainsi que de la pièce qui termine le volume : Lit de justice et d'amour, ou le Code de Cythere (A Erotopolis, chez Harpocrate, seul imprimeur de Cupidon, etc.). Restif était souvent le prête-nom de Mairobert, qui ne le chargea pourtant pas de la responsabilité de Y Espion anglais. On peut attribuer à Restif la physiologie des prostituées en France (pages 31 1-23) et la nomenclature des courtisanes et autres vpp. 475-92). Mais on a bien de la peine à supposer qu'il ait tiré de son portefeuille les fameux statuts de la reine Jeanne de Naples (p. 368 et suiv.). Ce fut le censeur Marchand qui eut le courage d'approuver le Porno graphe; peut-être en avait-il fourni les meilleures pièces à Restif; mais le livre ayant été retenu au bureau de la librairie, le lieutenant de police Sartines donna l'ordre de le laisser paraître. » (P.-L. Jacob, bibliophile).

Le Portefeuille lyonnais, ou Bigarrures provinciales trouvées par un Q Kl cuirassé, ni mitre,

mais botté. Minorque (Lyon), 1779-80, 2 tom. in-8°. — Cet ouvrage est attribué à Sain de Manévieux, par la France littéraire (tom. vin. p. 31 1), mais le Dict. des anonymes pense qu'il peut être dû à Claude Bruyset, trésorier de France à Lyon.

Les Posthumes, lettres reçues après la mort du mari par sa femme, qui le croit à Florence ; par feu Cazotte (par Rétif de la Bretonne). Paris, Duchesne, 1802, 4 vol. in- 12, avec 4 front. — 30 à 40 francs. Les frontispices manquent souvent. — « Cet ouvrage, un des plus étranges de tous ceux que Restif a composés, était écrit en partie dès l'année 1786 ; mais il n'a paru qu'en 1802, et sa publication a été gênée, sinon arrêtée complètement, par la police impériale. Ce sont deux ouvrages que Restif avait composés séparément et qu'il a réunis ensuite dans un seul corps. Le premier de ces ouvrages était intitulé : l'Enclos et les Oiseaux, en six parties ; on en trouve des fragments entiers sous le titre de Revies, dans les notes des Posthumes. Le second ouvrage comprenait les Lettres du tombeau, reçues par sa femme après la mort de son mari, quelle croit vivant. C'est une imitation d'un ouvrage de Caraccioli, mais approprié au genre de Restif de la Bretonne. « Ces lettres, dit-il, ont été composées durant trois années : en 1786, 1787 et 1788. J'allais tous les vendredis souper chez la comtesse de Beauharnais, qui m'en avait donné le sujet. Je composais tous les soirs une seule lettre, de sorte que tous les vendredis je portais mes six lettres avec moi et je les lisais après le souper. Elles faisaient

ordinairement une forte impression. A mon retour, ma fille cadette copiait ces lettres, envoyait Tau net et faisait les originaux. C'est sur ces originaux qu'a été refait tout l'ouvrage en 1796. » On a peine à croire que la comtesse de Beauharnais et sa société aient entendu lire par l'auteur les incroyables exploits du duc Multipliandre. Dans tous les cas, il est certain que la comtesse de Beauharnais, tante de l'empereur, détourna les fâcheuses conséquences que pouvait entraîner la publication des Posthumes. Les exemplaires saisis furent rendus à l'auteur; mais les exemplaires avec les quatre gravures ont toujours été très-rares, sans doute parce que les cuivres avaient été brisés avant le tirage ou étaient restés au greffe. » (P.-L. Jacob, bibliophile).

Le Pot aux roses, ou Correspondance secrète et familière de Thomas Boot, cordonnier, avec S. M. George III, roi de la Grande Bretagne, etc. Londres, sans date (vers 1782 ? , in- 12. — Scheible, en 1872. 1 thaï. ; Alvarès, en 1862, 6 fr. 50.

Pot aux roses de la prêtraille papistique découvert, mis par dialogues; (par Thibaud Jourdain). Lyon. 1564, pet. in-8° de 45 pp. en lettres rondes. — La Vallière, 26 fr.; Solar, 180 fr. — C'est un ouvrage de critique protestante.

Le Pot de chambre cassé, tragédie pour rire, ou comédie pour pleurer (en 1 acte et en vers), par Enluminé de Métaphorenville, grand colirkhetier de la fie Brillante (par Grandval père). A Ridiculomanie, chez Georges l'Administrateur, s. d. (1742), in-8° (Leber, n° 2493). — Nouv. édition [avec une préface sérieuse.

A TITRES BIZARRES ÎOÇ

par de Morand, Guénet et Gobier). S. 1. n. d. (Paris, 1749), in-8°. Fontaine, en 1874, 10 francs. — Dans un discours préliminaire l'auteur se plaint du goût de son temps. On fait sérieusement des tragédies pour rire et des comédies pour pleurer. Il va s'exercer luimême dans ce genre. En effet, sa pièce est une véritable tragédie. Le dialogue en est des plus lugubres. Heureusement le sujet l'est beaucoup moins. En partant pour braver les dangers des combats, un amant a fait hommage à sa maîtresse d'un meuble auquel elle attache infiniment de prix, d'un vase destiné à toute autre chose qu'à brûler des parfums. Propret, amoureux rebuté, veut enlever ce meuble pour se venger du dédain de la dame. Il envahit son palais, escorté d'une armée de vidangeurs. Poussée dans ses derniers retranchements, la dame n'a qu'un moyen de se défendre; elle casse son vase précieux sur la tête de Propret, qui s'écrie en expirant :

Ah! qu'il pue...! mais ma mort entraîne le perfide. Je ne me plaindrais pas... s'il avait été vide.

Le Pot-pourri, ou Préservatif de la mélancolie, contenant : la Henriade travestie de Fougeret de Montbron), la Pipe cassée (deVadé), et autres poésies diverses. Londres, 1783, pet. in-16. — Scheible, en 1872, 16 sgr.; Lanctin, en 1873, 5 fr« — Une autre édit. indiquée dans les Impr. imaginaires, p. 283, a pour nom de lieu Nevor (Rouen), chez Rittoujours, sans date, petit in- 18. — Une première édit. était indiquée : Genève (Cazin), 1778, in- 18 (Vte Radin), n° 1388 ; St-Denis et Mallet, juillet 1874, 3 fr. — Reparu en 1809, Paris, Caille et Ravier, toujours en un vol. in-18.

Le Pour et le Contre du mariage, avec la critique du S. Boileau, satires (par Pierre Henri). Lille, 1694, in-40 de 3 ff. et 34 pp.; 1695, in-40 de 17 et 5 pp. — Lille, Lefrancq, 1700, 3 part, en 1 vol. in- 12. — Bignon. 2 fr.; Bergeret, ire part., n° 1593 ; Nyon, n° 14488; Lanctin,en 1873. 4fr. 50. — Recueil de satires et autres pièces de vers pour et contre les femmes. L'épître dédicatoire à M. le marquis de la Sablière est signée P. Henry. — V. le Dict. des anonymes, III, 964.

Pourquoi les femmes s'intéressent pour les jésuites. A Toilette, chez les frères Miroir, à l'enseigne du blanc d'Espagne, 1762, in-12. Rare. — Claudin, en 1866, 10 fr. — Dans ce très-curieux opuscule, les questions les plus scabreuses sur les femmes sont traitées d'après Sanchez De Matrimonio, le P. Escobar, et autres révérends pères, le tout au plus grand avantage de la plus belle moitié du genre humain, à laquelle toute liberté est octroyée dans les cas les plus graves (Arch. du Bibliophile, déc. 1866, p. 252).

Précis des apparitions de la Sainte Vierge à Georges Carlod, sur la montagne de Dieç, en Bugey (de mai 1871 à mars 1874^ ; par un pèlerin. Lyon, Gauthier 1875, in-12 de 78 pp.

Les Préludes de Perroquet, Auteur tolosain, dédiés à Mgr le duc de Mayenne, par le S. de La Borderie. Bourdeaus, Gilbert Vernoy, 1620, pet. in-8°. — Morel- Vindé, 16 fr. — Voir aussi le cat. Bigillion, n° 1579, et, dans le Bulletin de l'Alliance des arts, tom. II, p. 318, une petite notice due à M. Gust. Brunet sur ce poète bordelais « qui est, dit-il, de l'école de

Théophile Viaud et de Saint-Amand, rimeurs qu'emportent trop loin quelquefois leur imagination déréglée. La Borderie emploie volontiers les expressions chères à Ronsard :

Viens, neuf vain troupeau Pimplaïde Viens, double coupeau Parnasside, etc.

On trouve dans son livre douze sonnets intitulés : Le Zodiaque de la cour, ce sont de véritables coqs-àl'âne, des amphigouris qui ne valent pas ceux de Collé, les chefs-d'œuvre du genre ; il y a là sans doute des allusions satiriques difficiles à saisir aujourd'hui. L'on distingue ensuite le Respect d'amour en sérénade; Perplexité d'amour; — A une dame qui congédiait son serviteur pour sept ans ; etc.

Premier livre de synathrisie, alias Recueil confu\, avec le dialogue d'un philosophe et d'un pou, trad. de l'ital. (de Louis Pulci), par L. D. J (par Jean Des Planches?). Dijon, Des Planches, 1567, in-8°. Rare. Rouen, 1571, 1579, in-8°. — Nyon, no 12977. — Ce recueil, auquel Etienne Tabourot a eu beaucoup de part, est rempli de quolibets, d epitaphes burlesques, et même d'obscénités en vers. 11 n'a paru que ce ier livre. — Voir Du Verdier, Bibliothèque française, tom. m, p. 517 ; — Brunet, Manuel, 11, 645; — et le Dict. des anonymes.

Première causerie d'histoire. De V influence des femmes sur l'architecture au xvme siècle ; par César Daly. Paris. 1864, in-8°.

Première épreuve d'un poète, ou Premières amours de Fousot et de Gloriolette ire partie (la seule pu-

bliée). — Nantes, impr. Charpentier, 1851, in- 16 de 64 pp.

La Première leçon des matines ordinaires du grand abbé des conard^ de Rouen, souverain monarque de lordre, contre la response faicte par un corneur à lapologie dudict abbé. — A la fin :

Au moys doctobre ainsi q chascû sçait Jour dix et neuf mil cinq celz trete sept Le chancellier par mort changea de place Prions q Dieu luy do'mt son sceau de grâce.

C'est de l'impression de Cardin Hamillon, eu privilegio abbatis, in-4°goth. de 4 fï. Pièce rarissime. Sur le titre se trouve une figure sur bois représentant un cornard. — Desq, 200 fr. — Réimpr. par les soins de M. J. Chenu, à Paris, chez Panckoucke en 1848, pet. in- 12 de 12 pp., tiré à 18 exemplaires.

Les Preux chevaliers, ou la Reine des remparts et sa cour, com. vaud. en 2 tabl. par le chansonnier des Quarteronnes, repr. pour la ire fois à Canton, sur le théâtre des Bambocheurs, le ier novembre 1828. — ire édition, parue en 1828. — 2e éd. avec notes: Canton, chez Boileau, Boivin et Rikiki. (Imp. de Bellemain, à Paris), 1830. in-8° de 90 pp. Soleinne, 3 145^. Une note de cette pièce dit : Les personnages sont véritables; les noms de femmes ont été conservés, ceux des hommes sont déguisés, mais on ne saurait les méconnaître sur les lieux. La scène se passe à Saint-Pierre, Martinique. La dernière note de la pièce est signée Vincent Nolte, nom qui paraît être celui de l'auteur.

Le Prince Ananas et la princesse Moustille,

conte. La Haye (Paris;. S. d., in-12. — Catal. Nyon, n° 10047. ^

Le Prince Coqueluche, son histoire intéressante et celle de son compagnon Moustafa, par Edouard Ourliac, vignettes par E. Delmas. Paris, J. Hetzel, 1846, in 8". — Cat. Fontaine, 10 fr.

Le Prince des Aiguës marines, et la princesse Invisible, conte, (par Louise Cavelier, dame Lévêque. Paris, Vatel, 1722, in-12; Paris, Coustelier, 1744, in-12, avec 1 fleuron sur le titre, 2 vign. par Cochin et 5 fig. par le même, gravées par Duflos. — De 7 à 8 francs.

Le Prince Glacé et la princesse Etincelante. La Haye (Paris), 1743, in-12. — Nyon, n^ 10048. — Mlle de Lubert, fille d'un président au Parlement était l'auteur de ce conte ainsi que d'un grand nombre de féeries à titres originaux: Le Prince des Autruches, La Haye, 1743, in-12 ; — La Princesse Camion, même lieu et date, cat. Nyon, n° 10049; — La Princesse Coque-d'Œuf et le prince Bonbon, La Haye, 1745, in-12; — La Princesse Couleur de rose et le prince Céladon. La Haye, 1743, in-12; — La Princesse Lyonnette et le prince Coquerico, La Haye, 1743, in-12; — La Princesse Sensible et le prince Typhon, même lieu et date, Nyon, n° 10054. — La plus facétieuse des productions attribuée à Mlle de Lubert est la célèbre Histoire secrète du prince Croquétron et de la Princesse Foirette, souvent réimprimée. La Bibliotheca Scatologica, le Dictionnaire des anonyines, etc. supposent que cette facétie a été publiée vers 1701; mais il est clair, comme le fait

observer la préface de la réimpression faite à Nice en 1873, qu'il y a une forte erreur de date, et que la première édition ne peut guère être antérieure à 1743.

La Princesse de Faridondon, ou la cour du roi Péteau, trag. en 5 a. et en vers, (par Bidon de Villemontez). Riom, 1837, 1840, in-8° de 116 pp. et 1 f. d'errata. (Superch. littér.. III. 936).

Le Procès du Melon. Paris, 1607, in-40 de 8 ff. — Par Le Maistre. L'auteur met en jugement un melon qui avait valu au roi Henri IV, la. plus vulgaire des indigestions; il le condamne aux supplices les plus infamants, et il fait le récit de l'exécution. Un exempl. richement relié de cet opuscule, est porté au prix de 600 fr., cat. Fontaine, 1875, n° 811.

Procès fait à la congrégation dite des Bacchanales, Van de Rome 566(186 ans avant Jésus-Christ). Paris, Samson, 1826, in-32 de 38 pp. — Une seconde édition, publiée la même année, donne les noms de l'auteur (Tite-Live) et du traducteur (A. -M. -J.-J. Dupin). Dict. des anon.

Procès et amples examinations sur la vie de Caresme Prenant, dans lesquelles sont amplement descrites toutes les tromperies, astuces, caprices, etc.; traduit d'italien en françois. Paris, 1605. — Voir le Manuel du Libraire au mot Proce\. Nous indiquons à part quelques-unes des facéties qu'on joint à celles-ci et qui ont été réimprimées également. (V. la Bibliographie du C. dl***, tome VI).

« Ayant été pris en propre personne, réellement et de fait, ce fol, ce lourdaut, ce loup, cest éveillé, ce

méchant et effronté, ce vilain, ce jugement deffoncé, cest insensé, cest animal, ce potage sans sel, ce poltron de Caresme - Prenant, ce glouton, ce beuveur, ce vaurien, cest étourdy, ce sot et faquin qui est né parmy les pourceaux, ou bien dans une marmite, cest infâme Caresme-Prenant, plein de vice et de fraude, ayant, dis-je, été pris ainsi, afin qu'il luy soit donné une punition égale à ses desmérites —

« L'arrêt condamne Caresme-Prenant à être a chassé, poursuivi et battu avec de grands et forts « trousseaux faits de plusieurs herbes comme espi- « nars,laictues, chicorées, pimprenelles, cerfeuil, ache, « pourpier, raves ou raifors, plus sera soufflette et « pelaudé par de grands coups d'anguilles, de lam- « proyes, plies, soles, escrevisses, maquereaux, aloses, a carpes, brochets, merlans et autres poissons, tant de « marée que d'eau douce, et tant frais que salés. »

Procès Groenlandais, ou Esquisses satiriques, par Jean Paul (Richter). Berlin, 1783 et 1784, 2 vol. in-8°.

Procès verbal et protestations de rassemblée de l'ordre le plus nombreux du royaume. Paris, 1787, pet. in-8° de 32 pp. — Second procès-verbal de l'assemblée, etc., tenue à la plaine de Longs-boyaux. Concornibus (Paris, 178QÏ, in 8°. — Nouvelle assemblée des notables cocus du royaume en présence des favoris de leurs épouses. — Délibérations et protestations de l'assemblée des honnêtes citoyennes compromises, etc. — Réponse des femmes de Paris au cahier de l'ordre le plus nombreux, etc., 1789. Malgré toutes les réimpressions qui en furent faites, ces cinq pièces réunies sont devenues très-rares, et l'on ne saurait les évaluer aujourd hui moins de 30 à 40 francs. Il est

facile de deviner quel est cet ordre où les rangs sont si pressés, où tous les états sont confondus, où le prince coudoie l'ouvrier. Cette satire est fort plaisante. On y donne comme un fait que la liberté, étant hautement proclamée de toute part, fut prise au sérieux par le beau sexe, et que les pauvres maris furent dès lors obligés de se constituer en une vaste société plaintive, dans laquelle les demandes d'admission affluaient de tous côtés. Un procès-verbal authentique constate que l'appel nominal dura huit jours; on nomma par acclamation deux délégués, le prince de Bourbon pour la noblesse, et Kornmann, pour le tiers-état. Des discours furent prononcés; le marquis de Goui d'Arcy se présenta comme un frère distingué et délégué des cocus colons de Saint-Domingue. Au nombre des mesures volées par l'assemblée, on remarque l'abrogation du titre de dame accordé aux chanoinesses « en ce qu'elles se croient permis d'en remplir les fonctions. » La liste des députés est fort longue; citons quelques noms pris au hasard: Prince de Montbarey, prince de Resbec, marquis de Mirabeau, de Saint-Simon, de Castellane, comte de Montalembert, de Polignac, de la Ferté, de Calonne, le comte et le marquis de Genlis, Lebrun, de l'Académie de peinture; Lavoisier et la Borde, fermiers-généraux, Rivarol, de Beaunoir, auteur dramatique; arrivent ensuite en foule des libraires, des actrices, des marchands de tout genre. On comprend quel scandale produisit la publication de cet audacieux libelle où il y avait énormément de médisance, arrosée peut-être de quelques petites calomnies.

Profession de foi populaire du candidat de l'Obé-

lisque dans les quatre circonscriptions de Paris. La Résurrection du monde social, suivie de l'Obélisquéide, poème dramatique du 26 octobre, par M. Gagne, avocat. Paris, imp. Jouaust, 1869, in-8°, de 8 pages. — Brochure sérieuse dans l'intention de l'auteur.

Promenade du diable dans les différents quartiers de Paris; ses amours avec une écosseuse du Pontr aux-Trippes. (Signé Astaroth). S. d., in-8°.

Promesses du cœur de Jésus à tous ceux qui voudront l'aimer, extraites de la vie et des œuvres de la bienheureuse Marguerite-Marie; par l'abbé A.-J. Rayneau. Aux Epesses, Vendée, chez l'auteur, in- 12 de 137 pp. — 1 fr.

La Prognostication des hommes et des femmes ; de leurs nativitez et influences selon les dou\e signes de l'an et que chascun pourra facilement cognoistre les diversité^ ou bonnes fortunes ; petit in-40, goth. sans nom d'imprimeur et sans date (vers 1480;, 8 ff., figures sur bois représentant d'abord le Prognostiqueur assis, puis les douze signes du zodiaque (Voir YAnalecta biblion de Du Roure, I, p. 170). — C'est une série d'indications astrologiques ; l'auteur nous apprend que ce qu'il dit, il l'a translaté mot à mot du latin. Pour tirer son horoscope, chacun doit considérer le mois dans lequel on est né, plus le signe du soleil auquel ce mois se rapporte; le signe du bélier est le premier. L'autorité des jugements sur la destinée des hommes rendus par les signes zodiacaux est attestée par Ptolémée, astrologue trèsexpert. Venant à l'application de ses principes, l'au-

1 l8 LISTE DE LIVRES

teur établit que l'homme né de la mi-mars à la miavril sera menteur, colère, grand fornicateur et qu'il vivra 60 ans, selon nature, s'il échappe aux maladies et aux accidents; la femme née sous les mêmes conditions sera menteuse, colère et vivra 40 ans; on ne dit rien de sa chasteté, ce qui doit être pris en bonne part pour sa destinée. La femme née de la mi-avril à la mi-mai sous le Taureau, sera laborieuse, affectueuse et vivra 76 ans, selon nature ; celle qui naîtra sous le signe suivant, sera pieuse et vivra 70 ans, mais pour conserver sa vertu, il faudra la marier de bonne heure. Il serait fort superflu de pousser plus loin l'analyse de ces niaiseries.

Prenosticalion (sic) novveUe

Plus approuvée que jamais

II ne s'en fist pieça de telle.

C'est pour trois jours après jamais.

Prenosticalion moderne

Du temps futur qu'il aduiendra

De maistre Tubal Holoferne

Pour quelque année qu'on voudra.

Elle contient chose terrible,

Mais le fait bien examiné,

Ce n'est euangite ne bible,

Qui ne le croit n'est pas damné.

S. 1. n. d. pet. in-8°. goth.. 8 ff. (vers 1520). — En vers de 8 syllabes (V. le Manuel, iv, 902.). Nodier, n° 1216, 140 fr.

Le Propagateur de la dévotion à Saint-Joseph et à la Sainte -famille. A Paris, rue Saint-Sulpice, 38, gr. in- 18. — Ce journal mensuel, rédigé par le R. P.;Huguet, recommande, dans son numéro d'octobre 1873, {Arsenal de la dévotion, les images), aux abonnés de l'Asie, de l'Afrique et de l'Océanie de renouveler

leur abonnement. — Peu de journaux pourraient inscrire sur leur couverture une pareille recommandation. — Arsenal de la dévotion, pp. 379 et 380.

Les Prophéties galantes pour l'année 1762, par Matthieu l'astrologue, arpenteur des isles de Vénus, vers et prose. Paris, Dufour, in-32. — Nyon, n° 14613.

Punition de l'amour contempné, extrait de l'amour de M,ne Jane Flore, Lyon, 1540, in- 12. — Un exemplaire de ce livret fort rare se trouve indiqué comme faisant partie d'un recueil porté au catalogue Falconet, n° 11561, et qui doit être entré dans la Bibliothèque Nationale.

Le Purgatoire des hommes marieç avec les peines et les tourments qu'ils endurent incessamment au subject de la malice et méchanceté des femmes, qui le plus souvent sont donne\ pour pénitence en ce monde. Paris, Ménier, jouxte la copie, impr. à Lyon, 1619, in-8°. — La Vallière, n° 4375 ' 3. — Inséré tome iv des Variété historiques et littéraires, pp. 81-85. — Il y a aussi le Purgatoire des mauvais maris, et le Purgatoire des mauvaises femmes. Voir le Dict. des anonymes, III, un.

Le Quadragénaire, ou l'Age de renoncer aux passions, histoire à plus d'un lecteur (par Rétif de la Bretonne). Genève et Paris, 1777, 2 vol. in- 12, avec 15 figures. Les deux premières seules sont signées ; celles de Dutertre (peut-être aussi Binet), gravées par Bacquoy et Berthet. — 40 à 50 fr. — « Ce roman singulier est très-rare. Restif le citait déjà comme

épuisé dans le catalogue de ses ouvrages en 1788. Il ne Ta pourtant pas fait réimprimer, les cuivres des gravures qui ornent le livre ne lui appartenant point; c'était le libraire-éditeur, veuve Duchesne.qui les avait fait graver par Bacquoy et Berthet. Au reste, Restif s'était brouillé avec cette digne femme, qui lui avait rendu bien des services, et qui se réconcilia plus tard avec lui, malgré le mauvais caractère de cet original. Le Quadragénaire n'est que la réunion des lettres que Restif écrivait aux jolies ouvrières d'une marchande de modes de la rue de Grenelle -Saint- Honoré. Ce commerce épistolaire dura plus de sept ans. Tous les soirs, l'amoureux platonique venait se glisser près du vitrage de la boutique de modes, et là, il commençait à improviser vers et musique à la louange des petites Veve-ne\, qu'il admirait à travers les vitres, puis il faisait passer, par les ouvertures des chevilles qui servaient à fermer les volets, un ou deux billets plies en éventail, que les demoiselles s'empressaient de saisir en tapinois. On lisait en commun ces billets doux, qui s'adressaient à l'une ou à l'autre. « Ce fut pour moi une occasion si agréable, dit Restif dans Monsieur Nicolas ;pp. 2966 et 67), qu'elle devient mon unique récréation. J'avais une ample matière à traiter, celle de la morale qui convient à de jeunes personnes. Je l'égayais par des historiettes dont je ne mettais qu'environ trois pages d'impression ; je reprenais la suite les jours suivants. Ces historiettes composent le Quadragénaire tout entier. » Quant à la morale de Restif, on peut en avoir une idée d'après cet axiome solennel qui lui appartient en propre : « La vertu n'est que le plaisir, sous un nom plus agréable. » Il est bon de rappeler que ce maga-

sin de modes, où Restif s amusait à faire ï amour par lettres, avait été dirigé d'abord par une Mrae Devilliers qui s'était fait connaître en travaillant pour MmeDu Barry. » (P.-L. Jacob, bibliophile.)

Les Quatre baisers que rame dévote peut donner à son dieu. — Catal. Méon, n° 257.

La Quatrijovialmanie, en vers. La Haye, 1745, in-12. — Nyon, n° 15463; Leber, n° 2441. — Contenant : l'Amoureuse d'esprit, les Amateurs de plaie et bosse, Paillasse brûlée et Pomme cuite, Ruse bénite et sottise prophane...

Quelque chose. La Haye (Paris), Neaulme, 1749, in-12. — Nyon, n° 9465. — Roman fantastique, un peu léger.

La Quenouille spirituelle (de maistre Jehan de Lacu, chanoine de Lille, et mise en vers par Gringore). Voir le Manuel, III, 737; et la Bibliographie instructive, n° 3043. Un exemplaire est à la Bibliothèque Nationale de Paris.

Question célèbre: s il est nécessaire ou non que les filles soient savantes, agitée de part et d'autre par M,le Marie de Schurmann, Hollandaise, et le sieur André Rivet, Poitevin, le tout mis en français, par le sieur Colletet. Paris, 1646, petit in-8°. Picart, en 1780, n° 852, 1 fr. 35 — Nyon, n° 4095. — L'ouvrage de Mlle de Schurmann avait paru en latin à Leyde {ex officinâ el\eviriana, 1641, petit in-8°. Dissertatio de ingenii muliebris ad doctrinam meliores litteras aptitudine : accedunt quœdam epistolœ ejusdem argumenti. — Cette dissertation a été réimprimée in 11

dans les Opuscula hebraïca, grœca, latina, gallica, prosaica et metrica, de cette érudite demoiselle. Leyde, Elseviers, 1648. réimpr. en 1650 et à Utrecht en 1652. — « C'était une personne bien savante que « cette Hollandaise ; peinture, sculpture, gravure, « découpure, broderie, musique vocale et instrumen- « taie, elle excellait en toutes choses : il ne lui a « manqué qu'un talent, celui de se faire lire; ses écrits « polyglottes forment bien le plus ennuyeux recueil ce qui se puisse imaginer. On le garde cependant « comme un hommage rendu à un savoir si remar- « quable. » (Renouard ! — Voir une notice sur la vie et les écrits de Mlle de Schurmann dans les Soirées littéraires, de Coupé, tom. ix, p. 69-82.

Qiiestion d'importance. Si les danses sont défendues aux chrétiens ? Décidée par les sentences de la Sainte Ecriture, des Sacre\ conciles, des SS. Pères et d'autres personnes de remarque et d'authorité. Divisée en huit articles (plus une conclusion). Suivant la copie de Liège, et se vend à Mons, chez Jacques Grégoire, s. d. (1698), in-16 de iv-96 pp., avec une approbation cléricale. — Petit vol. curieux et rare. — J. Gay, en 1876, 4 fr.

Les Quinze mystères du rosaire de la sacrée Vierge Marie, mis en vers françois, par le seigneur de Bétencourt. Anvers, Ch. Plantin, 1588, in-40 avec 15 gravures. Vente Kocks, en 1876.

Raillerie sur un recouvrement de santé ou le Pet à la mort. In- 12, 4 pp. — Opuscule porté sur le catal. des livres de M. R'*% mai 1842 (Techener), n°865.

Le Rasibus, ou le Proce^fait à la barbe des capu-

cins, par un moine défroqué. Cologne, P. Garancière (Hollande), 1680, pet. in-12. (Taylor, n° 1325; Nodier, 25 fr.) — Cologne, Pasquier ressuscité, 1680, pet. in-12 de 130 pp (Crozet, 6 fr.) — Cologne, P. Marteau (à la Sphère1, 1718, pet in-12. (Crozet, 8 fr. 25). — V. le Manuel, IV, 1118, au bas. — Il y a encore des édit. de 1686 et de 1734. pet. in-12. Millot décrit dans ses notes inédites une édition de Cologne, P. Garancière, 1668, 4 ff . liminaires, 104 p. 3ff.,pour la table et une page blanche ; elle n'est mentionnée ni au Manuel du Libraire, 5e édit., ni dans Pieters, Annales des El\éviers, p. 352, et il fait observer que cette édition est fort belle et très-supérieure à celle de 1680 qui n'est pas des Elzeviers. Il ajoute : « elle doit être des Hackes » (Typographes hollandais d'un vrai mérite).

Rayons d'amour, poésies, par M"'e Hermance Lesguillon. Paris, 1839, 1841, in-8°, 7 fr. — La Revue critique (Genève. Cherbuliez, 1840, p. 69) a consacré un article à ce volume.

Recherches et considérations médicales sur les vêtements des hommes, particulièrement sur les culottes, avec notes critiques et historiques, par L.-J. Clairian, médecin. Paris, 1803, in-8', fig. — Claudin, juin 1874, 8 fr. — Curieux et peu commun.

Réclamation adressée à S. Exe. Mgr. Delavau, préfet de police, par Modeste Agnès, patentée, exerçant au Palais-Royal, (par Emile- Marco de Saint- Hilaire). Paris, March. de nouv., 1822, in-8 de 3/4 de feuille. — Voir Supercheries littéraires, II, 1173.

Réclamation des courtisanes parisiennes, adressée

à l'Assemblée nationale, concernant l'abolition des titres déshonorants, tels que Garces, Putains, Toupies, Maquerelles, etc. Réimpr., sur l'édition de 1790. Londres, 1875, pet. in- 12. Prix: 2 francs. — Voirie G. dT*¥ et le catal. Leber, iv, 221. Il paraît que l'édition ancienne, introuvable aujourd'hui, n'a que 8 pages.

Les Réclamations des femmes, parle comte A. de Gasparin. Paris, Michel Lévy, 1872, in-18.

Recueil de pièces choisies pour la toilette des dames à la grecque. S. 1. n. d., in- 12. — Leber, III, p. 322.

Recueil des exemples de la malice des femmes et des malheurs venus à leur occasion, ensemble les exécrables cruauté^ exercées par icelles. Lyon, 1596, pet. in-8°. — Chardin, 11 fr. La Vallière, n° 4375 ' 4. Manuel, IV, 1165.

Recueil des Scapulaires de V Immaculée -Conception, du Rosaire, etc., par M. l'abbé Guglielmi, prêtre romain. Paris, Agence ecclésiastique et religieuse de Rome, 18Ô2, in-18 jésus. — Arsenal de la dévotion, p. 370 : « Si vous rencontrez dans la lecture de ce livre quelque chose d'étrange ou de peu croyable, ne pensez pas que ce soit un rêve de l'auteur. Tout ce que vous lirez est tiré d'ouvrages graves et savants, tels que le Patronage de Marie, du P. Lozana; Instructions pour les Carmes, du R. P. Théodore Frazio; le Miroir des Carmes, du P. Daniel, de la Vierge Marie; la Couronne des dou^e étoiles, du P. Isidore de Saint-Egide, etc. »

Recueil général des pièces concernant le procès

entre la demoiselle Cadiere et le P. Girard, jésuite. S. 1. (Aix, J. David), 1731, 2 vol. in-folio, avec 32 grav. coloriées très-curieuses. — Voir la Bibliographie du C. d'I., pour le détail des éditions qui ont suivi. — Voici sur cette affaire, l'article du Bulletin du Bibliophile, 1864, p. 743: « Jean-Baptiste Girard était né à Dôle, vers 1680. Il entra chez les jésuites d'Aixen 1698; il y professa, avec succès, durant six années la philosophie et les humanités. Doué d'une éloquence douce et entraînante, il se consacra ensuite à la prédication et à la direction spirituelle des femmes, et, affirment quelques-uns de ses biographes, il fit rentrer dans les voies du salut un nombre infini de pécheresses du grand monde, et décida bien des pauvres filles à embrasser la vie religieuse. Malheureusement son zèle ne parut pas avoir toujours un but évangélique et sa chute (ou sa trop vive charité, donna lieu à un des plus scandaleux procès qui aient affligé les chroniques judiciaires et ecclésiastiques. Voici un récit succinct de ce procès célèbre, dont aujourd'hui on ne permettrait pas la publicité, tant les détails y sont précis et révoltants pour la morale la moins sévère. On n'en peut réellement retracer que les faits principaux. — En avril 1728, le P. Girard devint à Toulon directeur du séminaire des aumôniers de la marine. Sa réputation comme orateur, son air de modestie, d'austérité même, lui attirèrent bientôt un grand nombre de pénitentes ; de ce nombre fut Marie-Catherine Cadière. C'était une fille de 18 ans, d'une merveilleuse beauté, d'un tempérament ardent, l'esprit exalté par la lecture assidue de livres mystiques. Elle crut voir dans le P. Girard le confesseur que Dieu destinait à la direction de son âme. Des m 11*

rapports purement spirituels s'établirent d'abord entre eux; mais les conversations du confessionnal prirent peu à peu un caractère intime : le confesseur alla voir sa pénitente chez elle et ils restèrent de longues heures enfermés ensemble. Nous renvoyons aux mémoires des avocats et aux pièces du procès pour apprendre comment ces deux dévots personnages employaient leur temps. M. Ad. Rochaz (de Die), qui a compulsé avec soin ce volumineux dossier l'explique ainsi : « Entraînés l'un vers l'autre, à leur insu, par l'amour le plus ardent, ils commencèrent à parler de leurs âmes comme de deux sœurs exilées sur la terre, devant s'aimer et se soutenir mutuellement dans cette vallée de larmes, pour avancer en perfection et rendre leur union spirituelle plus intime, ils se livrèrent aux mêmes pratiques, s'infligèrent les mêmes actes de mortification. Ils se donnoient mutuellement la discipline, le confesseur baisoit dévotement les traces laissées par le fouet sur le corps de sa belle pénitente, il serroit avec passion sa sœur bien-aimée, qui sous son étreinte tomboit dans des défaillances et des extases .. Catherine Cadière, qui paroît être toujours restée de bonne foi dans ces singuliers égarements, se persuadoit, à l'aide d'aspirations hystérico-mystiques, que tout cela étoit caresses du divin époux, épreuves de l'amour divin. » Selon les PP. Backer: « Cette jeune fille se berçoit de toutes les illusions du quiétisme, et ne parloit que de miracles dont elle se croyoit être l'objet. » Quant à son directeur, il dut avoir la conscience de ses actions, puisque, d'après les pièces du procès, il est formellement accusé d'avoir fait prendre à son amie des breuvages qui déterminèrent un avortement. Dès cet

instant, craignant les révélations de sa pénitente, il chercha à se débarrasser d'elle et la décida à prendre le voiie chez les religieuses de Sainte-Claire d'Ollioules. D'abord, elle continua à recevoir les visites de son directeur, les entretiens mystiques suivirent leur cours; « mais, dit encore M. Rochaz, ces visites devinrent de plus en plus rares. Au désespoir de se voir abandonnée, la sœur Cadière écrivit à son directeur lettres sur lettres pour l'appeler au secours de son âme qui éprouvoit loin de lui de l'aridité dans la prière. » Le P. Girard resta sourd à ses instances et résolut de l'envoyer dans un couvent de chartreuses du diocèse de Lyon. Malheureusement pour lui, l'évêque de Toulon vint enfin appeler la publicité sur ces mystiques impuretés. Il défendit à la Cadière de s'éloigner d'Ollioules et lui donna pour directeur le P. Nicolas, prieur des carmes de Toulon. Ce religieux reçut de la jeune fille les révélations les plus étranges, mais les plus complètes, aveux qu'elle renouvela d'ailleurs en justice. Pour arrêter le scandale, les jésuites obtinrent contre elle une lettre de cachet. Ses deux frères, l'un prêtre, l'autre dominicain, prirent sa défense. A son tour le P. Girard fut arrêté; sa compagnie intervint pour lui et attaqua les plaignants et même le P Nicolas. Après une longue procédure, dont il est impossible de trouver les détails plus complets que dans le volume qui nous occupe, le parlement d'Aix rendit, le 10 octobre 1731, un arrêt qui mettoit hors de cause le carme Nicolas, dénonciateur, les frères Cadière plaignants, condamnoit la fille Cadière comme calomniatrice aux dépens, et, déclarant le P. Girard innocent, le renvoyoit néanmoins devant la justice ecclésiastique de l'official.

Sur vingt cinq juges, dou\e avaient voté pour qu'il fût brûlé vif ! ! ! Ce singulier jugement souleva contre le parlement d'Aix une nuée de pamphlets et de brocards, recueillis pour la plupart, dans notre exemplaire. Nous y trouvons ce quatrain de Voltaire :

Le père Girard, plein de flamme, D'une fille a fait une femme; Mais le Parlement plus Uahile D'une femme a fait une fiUe.

« Quant au P. Girard, Tofficial le renvoya absous dans ses foyers, mais il y mourut bientôt, le 4 juillst

Règlements du grand ordre, ou de V archiconfrérie des dévotes du temps et à la mode, dressés par messire Nicaise Pattelin, etc. Manuscrit pet. in-8°, du comm. du xvme siècle, contenant les pièces suivantes : Bibliothèque du grand ordre des dévotes du temps et à la mode. — Miroir alphabétique des dévotes, etc., Potier, 40 fr.

Regrets d'une âme touchée d'avoir abusé longtemps de la sainteté du Pater. Paris, Lambert, 1778. in-18, tr. dor. (Cat. d'une vente faite à Amiens, le 2 juin 1874).

Relation véridique qui a l'air d'un songe. 2e édition, revue et augm."par l'auteur. La Haye, 1782, in-8° de 3 ff. non chiffrés et 51 pp. — Fontaine, 1874, n° 2045, 40 fr. — La Bibliographie duC. d'I"* attribue cet ouvrage au marquis de Paulmy. — « Voilà un titre bien innocent pour un opuscule qui ne Test guère. Nous regrettons de n'être point parvenu à découvrir l'auteur de cette spirituelle et amusante polis-

A TITRES BIZARRES l 20,

s onnerie. Cette relation véridique paraît être une vengeance d'amant trompé, battu et mécontent. Trouvera-t-on, dit-il dans son avis de l'éditeur, que le chapitre de l'Ingrate est trop chargé? Je n'en puis convenir. Ce n'est pas ici un tableau, mais un portrait dont il falloit rendre tous les traits pour qu'il fut ressemblant, et même en le supposant idéal, pouvait-on broyer trop de couleurs pour nuancer l'ingratitude, afin d'en inspirer plus d'horreur? C'est un vice qui les comprend tous, puisque nous ne valons que par la sensibilité, et que tout l'homme est dans le cœur. » Nous n'avons trouvé aucun indice qui nous décelât le nom de l'auteur de cette facétie allégorique, et si nous eûmes l'idée de la rapprocher de Parapilla, et de quelques autres gaietés en vers et en prose de Charles Bordes de Lyon, c'est que cet aimable épicurien faisait imprimer ses Erottca à Neufchâtel. Mais Bordes était mort en 1781, un an avant la seconde édition de la Relation véridique. L'anonyme raconte le séjour qu'il a fait dans l'île Heureuse après un naufrage sur les côtes de l'ancienne Lampsaque. Cette île Heureuse est habitée par des incubes et des succubes. Le naufragé y rencontre des princesses de la famille de Priape, dont les mœurs sont aussi singulières que le nom et le langage. Il est impossible d'analyser les bizarres aventures du héros et de ses amours avec les dames du pays. Toujours est-il que le pauvre homme y eût perdu sa virilité, si une honnête enchanteresse ne la lui eût rendue au centuple. Il faut voir l'incroyable costume qu'on portait dans cette île Heureuse, où « tout ce qui tend au plaisir des sens est permis et même ordonné. » Nous n'en dirons pas davantage, et notre rôle de bibliographe s'arrête là

où commence le rôle du bibliophile. Il suffit d'avoir constaté pour la première fois que la Relation véridique qui a l'air d'un songe, aurait très-bon air parmi les contes de Voisenon, C'est à coup sûr, une pièce rare et des plus curieuses. » (P. L. Jacob, bibliophile).

Relations du royaume de Candavia envoyées à Madame la comtesse de "*. Imprimées à Jovial, chez Staket le Goguenard, rue des Fièvres Chaudes, à l'enseigne des Rêves. Paris, Jacq. Josse (1715), in-12 de 46 pp. Nodier, 49 fr. — C'est un livre très-singulier, selon Nodier et Taylor. — Voir la note du catalogue raisonné de la bibliothèque Nodier, 1844, n° 946. L'ouvrage paraît le prototype d'un jargon singulier, véritable langue factice dont le secret consiste à former des phrases composées de mots étonnés d'être ensemble et ne présentant aucune espèce de sens, quoiqu'elles semblent se rapporter à un sens suivi et continu. Les deux plaidoyers de Rabelais peuvent en donner une idée. On trouve dans les œuvres de Vadé des échantillons de ce genre. — M. Gustave Brunet, dans ses Fantaisies bibliographiques, (Paris, Jules Gay, 1864, in-12) en donne, pp. 89 et suiv. des citations très-originales.

Relation véritable et remarquable du grand voyage du Pape au Paradis et en Enfer, par l'abbé Feller, suivie de la translation du clergé aux enfers, par le cardinal de Montmorency. Paris, Fiévée, s. d. (vers 1791), in- 32. — J. Fiévée, éditeur à Paris, était l'auteur de cette brochure. V. les Supercheries littéraires, et le Manuel du libr. pour une autre édition.

Remarques véritables sur les Audiences de Thalie,

avec une défense des femmes et des réflexions sur les spectacles, par une femme qui se fait gloire d'être le chevalier de son sexe, si son esprit n'a pas l'avantage d'en faire l'ornement. Bruxelles, Boubert, 1782, in-8".

Le Remue-Ménage du Paradis, ou la Députât ion du Vatican. De l'imprimerie du cochon de Saint- Antoine, 1789, in-8°. — Brochure révolutionnaire très-rare. — V. les Impr. imaginaires.

La Rencontre inopinée de Mars et de Vénus dans le cours de la Reyne, arrive^ nouvellement en France. Premier entretien. Paris, Cl. Bourdeville, 1648, in-40, 4 pp. — Suite de la Rencontre inopinée de Mars et de Vénus. Second entretien. Paris, Cl. Bourdeville, 1649, in-40, 12 PP- — Soleinne, n° 3743.

La Repentance du mariage de Robin, et complaincte sur sa fustigacion. Avec la chanson nouvelle par le seigneur B. deGourmont. Paris, Guill.Nyverd, s. d., pet. in-8° goth. de 8 ff . — La Vallière, n0294i4. — V. le Manuel, II, 601. — La Repentance est en vers de 10 syll. et la chanson se compose de g couplets de 4 vers de 6 syllabes.

Réponse à l'auteur « de l'Amour des femmes pour les sots, » par la comtesse Mathilde de Ellocnol Vilonja, lectrice de S. M. l'impératrice de Russie. Liège, 1859, in- 18. — Le nom de l'auteur, caché sous le voile de l'anagramme, est le lieutenant-colonel A. -J. Aloin.

Réponse à un curieux, demandant pourquoi les hommes s 'assujetissent aux femmes. Rouen, Ch. Gendron, 1598, in-12 de 23 pp. Voir le Manuel, II, 1134,

au mot Exhortation aux dames. Catal. Méon, n° 2919; Picard, en 1780, n° 849.

Réponse d"un campagnard à un Parisien, ou Réfutation du livre de M. Veuillot sur le droit du

seigneur (par Jules Delpit). Bordeaux, 1857, in-8".

Reproches des coquettes aux Enfariné^. Paris, 1649, m 8°. — Leber, n° 27166. — Pièce satirique sur la mode.

La Requête des maris ombrageux, courtbatus, boucquineux, farouches, trop tristes, pensifs et désolés. Item, plusieurs sortes de ballades en divers langages, chant royal et autres différentes rimes, dirigées aux messieurs et mainteneurs de la gaie science de rhétorique de Thoulouse, au mois de mai, auquel par lesdits sieurs s'adjugent les fleurs d'or et d'argent aux mieux disant. Thoulouse, Gaston Recoleyne, i533,in-8°. — Livre très-rare, cité d'après Du Verdier, par Brunet, t. IV, col. 1244.

Le Restaurant des constipés de cerveau freschement apporté des isles d' Yamboles, où le monde s'ennuie de trop vivre ; par le ridicule secret. Paris. Pierre Latus, tout au commandement des Drôles, s. d. (vers 1620), in-8° de 16 pp. — Opuscule introuvable aujourd'hui. Un exemplaire est indiqué au catalogue La Vallière comme faisant partie d'un recueil de pièces curieuses et rares, partagé en 500 portefeuilles (n°4375'97), et qui, adjugé au prix de 2111 francs, produirait maintenant une somme beaucoup plus forte. — Monmerqué, 10 fr. ; Veinant, avec deux autres pièces bouffonnes, 159 fr. — « Le

Manuel, IV, 1249, dit que ce qu'il y a de plus piquant dans cette facétie, c'est son titre.

Résurrection d'Ataîa et son voyage à Paris. Paris. Renaud, 1802, 2 vol. in- 12. — Rouquette, en i, 12 fr.

La Résurrection de Bobèche, parade héroïlamenti-comique, par J. Guignon. 1813, in-32.

Le Retour de mon pauvre oncle, ou Relation de son voyage dans la lune (par Dulaure). Ballomanipolis et Paris, Lejay, 1783, in-8°.

Le Retour des pièces choisies, ou Bigarrures curieuses ;en vers et en prose). A Emmerick (Rotterdam), 1687-88. 2 tomes en 1 vol. pet. in-12. Techener, n° 1G408; Nyon, n° 11672; MoreLVindé, 156'. — Volume rare, composé de pièces curieuses et piquantes qu'on ne pouvait imprimer en France. La i* partie, qui ne se trouve pas dans tous les exemplaires, a reparu sous le titre de Recueil des pièces choisies et errantes. La Haye, 1701. pet. in-12.

Le Reveil-matin fait par M. Bertrand, pour réveiller les prétendus savans matématiciens de l'Académie royale de Paris. A Hambourg, imprimé par Bertrand, libraire ordinaire de l'Académie de Bertrand, où il se vend avec privilège de Bertrand, 1674. — Trois opuscules se joignent à ce livret, l'un d'eux a pour titre : Ce n'est pas la mort aux rats ni aux souris, mais c'est la mort des matématiciens de Paris. Bertrand était un cerveau un peu dérangé qui se flattait d'avoir résolu des problèmes insolubles, notamment la trisection de tous les triangles; l'Académie des

sciences de Paris, ayant signalé l'inanité de ses travaux, il s'en vengea en publiant contre ses membres une très-vive satire et des épitaphes dont nous citerons deux échantillons :

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