‹ Analectes pour servir à l'histoire de l'Université de Louvain (volume 2)Chapitre 25 sur 59 · MINI NOSTRI JESU CHRISTI. J · texte numérisé non relu

MINI NOSTRI JESU CHRISTI. J

26 VII G Kl. STEPHAN1 PRO- la

THOMÀRTIRIS. ( § ( Sermo

27 D Kl. JOHANNIS APOS-}*) inaliqua

TOLI. ( *•/ faculUle.

28 XVI E Kl. INNOCENCIUM.

29 V F Kl. THOMEMART1RIS.

Festuin Anglicorum.

rs

( *57 ) DEGEMBER.

16 GetP: Eligitur rector et durât usque ad ultimum diem legibilem ordinariè in \iço straminis ante festum Annuncialionis Dominice.

20 L : Finis Quodlibet: et lection. metaphys.

21 G et P : Non legitur. — L : Thoune apostoli.

22 L : Officioru. Univers: resignatioel petitio: Receptoris et dictaloris electio.

23 L : Prsesentamen baccalaurian. et licentiandoru. et eleclio tentatoru. et examiat: ac dislribut: 2 st. 1 ort. in scholis artium.

25 L : Nativitas Dni noslri.

26 L : Stephani prolhomart. Iuitiu. tentaroinis licen.

27 L : Joannis evangeliste.

28 L : Sanctorum Innocentium.

30 6 Kl.

31 À Kl. Silvestri pape. Non legitur ultra ter -

ciam. Legitur in 1\heologia).

51 G et P : Hac die non legitur in novis nostre Domine in vico Brunelii propter reverenciam Circumcisionis.

D : Ce calendrier présente ici en outre quelques

notes supplémentaires ou remarques sur les études que

M. Vallet de Viriville n'a pas publiées.

I (6 janv.1)

Festum Alemanornm. S. Charlemagne fut de tout temps invoqué par les écoliers de Germanie. Lorsque la nation d'Angleterre , qui avait pour patron principal S. Edmond , perdit sa prédominance , la province d'Allemagne devenue nation célébra avec une pompe plus grande encore la fête de l'illustre empereur. Ce fut seulement en 1480 que Louis XI en fit une institution légale , et en 1487 la nation d'Allemagne en accomplit pour la première fois toutes les cérémonies. En 1661 le tribunal de l'Université rendit un statut en vertu duquel le culte de ce grand homme devint commun aux trois autres nations, et depuis ce temps la Saint Charlemagne n'a cessé d'être la fêle universelle des collèges de Paris. V. Vallet de Viriville, p. 153, Bul. de Pair. lVnat.y p. 72-73.

La nation de France avait pour patron spécial S. Guillaume, archevêque de Bourges , mort en 1209, ancien élève des écoles de Paris. V. Crevier, I, 305; II, 126, III, 582, IV, 47.

II (17 janv.)

Festum Burgundorum. Du Boulai donne S. Antoine pour patron à la tribu de Sens. — Supplicare paraît signifier ici la demande que faisaient les maîtres d'obtenir une école ou la permission d'enseigner. Il fallait pour l'obtenir avoir rempli certaines formalités. V. Tuurot , p. 70. Le manuscrit de Louvain porte au § l du chapitre IV , de concernentibus regenlia. Magistrorum : « Nunquam tamen regens poteril admitti ad regentiam nisi in principio supplicauerit coram facultate et per eandem admissus fuerit. »

(II (p. 269.)

Vicus Brunelli. Le clos et la rue Bruneau ou Brunelli étaient consacrés dès le XIVe siècle aux écoles de Décret , et en partie à celles des Arts, quand la rue du Fouarre ne suffit plus à contenir ces dernières. V. Crevier et Thurot.

IV (p. 269.)

Viens s tram in is ou vicus straminum. La rue du Feurre ou du Fouarre. On sait que cette rue tire son nom de l'usage où l'on était de joncher de paille les écoles et aussi des vendeurs de paille qui l'habitaient. On peut consulter sur l'histoire de ce quartier de la capitale de la France beaucoup d'ouvrages , entre autres : Paris sous Philippe-le-Bel par Géraud. (Paris, I. R. 1837, 4»), l'Histoire de l'Université de Paris de Crevier, Thurot, p. 69. C'est dans la rue du Fouarre {vico degli slrani) qu'enseigna un illustre belge que Dante a placé dans son Paradis et dont il fut un des disciples , Siger de Brabant , doyen de Notre Dame à Courtrai. M. Victor Leclerc tira son nom de l'oubli , car le glorieux panégyrique du poète Florentin n'avait pas suffi pour l'en préserver même dans sa patrie. Il communiqua généreusement ses premières recherches au chevalier Artaud , au savant Ozanam, et il en fit l'objet d'un travail spécial dans le tome XXI de l'Histoire littéraire de la France. Nous avons résumé avec soin tous les détails de cette biographie ( Revue cath.,3 série, 1. 1, p. 525-535), en l'accompagnant de l'analyse de plusieurs traités du savant belge retrouvés à Paris. Il était réservé à M. Kervyn de Lettenhove de lui restituer son véritable nom, qui paraît être celui de Siger de Gulleghem. Voir l'intéressante notice publiée dans les Bulletins de V Académie, 1853, t. 20, Ie partie, p. 252.

Legitur in decretis , cursorie , parvus ordinarius , déterminât io. M. Thurot a déGni toutes ces expressions d'une manière trop précise , pour que nous ne nous bornions pas à renvoyer le lecteur à son livre.

Nous reproduirons seulement ici comme renseignement quelques courts fragmens du MS. de Louvain.

De lectionibus Magistroru. in vico. Ça: il m.

Ethica doceanlur mane hora sexta diebus festis et dominiciê : et iisdem diebus hora décima Rhelorica.

De libris audiendis et pralegendis Cap1. I2m.

1. Admiliendi ad logica. Aristotelis debent audiuisse aliquod compendium Dialectices nisi aliud videatur Regentibus ex certa causa.

2. Cupiens ad gradum licenliœ in arlibus admitti débet hos libros audivisse : [sagogenPorphyrii dequinq.vocibus, librum Predicamentorum Âristotelis, utrumque péri Hermeneias, utrumque priorum Analyticorum, utrumq. quoq. posteriorum, duos iopicorum primu. nhnirum etsecundum, priorem Elenchorum octo Physicorum, ires de Cœlo, duos de Generatione et Cor • ruptione, très Metheorum, très de Anima* notabilem partent Ethices, et Rhetorices, Arithmeticam e* libellum de Sphœra. (Une main de la fin du XVIe siècle a ajouté : et metaphysicam) Atq. omnes hi libri qui in Pedagogiis doceri consueverunt doceantur ad commodum et profecium scolarum. Idq. vel ante prandium vel post prandium secundum ordmationem regenlum. De pleccis vero quas vocant, recipkndis ex praescriptis libris, scolares satisf octant magistris suis secundum morem pedagogiorum.

3. Lectores absoluant libros suos ante nouu. ordinarium ; sub pœna arbitrariaadecano et deputatis slatuenda.

4. Magislri et scolares defendere teneantur doctrinam Aristotelis , nisi ubi eafidei nre. repugnauerit.

VI (13 févr. et 5 nov.)

Bejani, Béjaunes. (V. Vallet de Viriville, 170, Thurot, p. 40, Crevier, II , 347, 345. Middehdorpius , Academiarum totius orbis... liber I, Col. 160a, p. 156. On appelait de ce nom les étudiants nouvellement venus , auxquels les anciens écoliers faisaient subir diverses persécutions qu'on appelle aujourd'hui brimades. Le mot Béjaunes sert encore à désigner les droits imposés par la coutume à toute espèce de suppôts nouvellement reçus.

Le M S. de la Fac. des Arts de Louvain contient au § 8 du chapitre X. de Maribus Scholarium, les détails suivants : « Nemo scolares ad studia recenter venientes indebitis exactionibus gravel, injuriis aut conlumeliis molestet , sed propler conformilatem pœdagogiorum, placuit ut unusquisque recenter adveniens pro inlroitu seu beahio suo,ui vocarisolet, deponendo solvat seplem stuferos m pœdagogio, in <lu0 comoratus fuerit vel lectiones et exercitia visitaveriU »

VII (2 OCt.)

Les indications placées aux deux premiers jours d,oCt*^ hre sont de diverses mains. Après le passage que no ^ avons transcrit , on trouve la note suivante d'une écri ^^ beaucoup plus moderne : Ex ordinatioe facult. /» publicatio Uatutor. pridie Reçu. Le § 8 du chapitre 1 ^ Statuts décide que la lecture de ceux qui concernera ^ maîtres aura lieu une fois par an in scholis artium, P q continue en ces termes (verso du 5«» feuillet) : Siatu ta nis concernentia scholares bis in ano circa Bauonis et Bra qio /esta per bedellu. présente régente in quolibet pea y ^ publicetur. Voir sur la fête des Brandons , 1 Annua 1848 , p. XLI.

Page 1