‹ Analectes pour servir à l'histoire de l'Université de Louvain (volume 2)Chapitre 39 sur 59 · NOTICE SUR M. W. F. VAN GENECHTEN* PREMIER EN PHILOSOPHIE EN · texte numérisé non relu

NOTICE SUR M. W. F. VAN GENECHTEN* PREMIER EN PHILOSOPHIE EN

Le dernier survivant de ceux qui s'illustrèrent dans le concours général en philosophie à l'ancienne Université de Louvain , M. Wautier François Fan Genechten, est décédé à Turnhout, sa ville natale, le 19 septembre 1855, à l'âge de 87 ans.

Sa proclamation de premier en philosophie eut lieu le 25 août 1791. A cette occasion la ville de Turnhout lui fit une brillante réception et en consacra le souvenir par un précieux cadeau en argent qui se conserve dans la famille du défunt.

M. Van Genechten obtint à Louvain le grade de licencié es droits, le 12 novembre 1794; il y enseigna pendant quelque temps la philosophie comme professeur agrégé, et continua à y résider jusqu'en 1797, époque de la dispersion de l'Université par les républicains français.

Le 4 juin 1811, il devint procureur impérial près du tribunal de première instance à Turnhout; le 19 août 1817, il fut appelé à la présidence du même tribunal, poste qu'il occupa jusqu'en 1824, époque à laquelle il fut nommé commissaire royal de l'arrondissement de Turnhout. A ces différentes fonctions il joignit celle de membre des états de la province

d'Anvers, et plus tard celle de membre de la seconde chambre des états-généraux. A la révolution de 1830 il se retira des affaires , et eut la consolation de voir nommer un de ses enfants (1) président d'un tribunal à la tête duquel il s'était trouvé autrefois.

Le vénérable vieillard , heureux au sein de sa nombreuse famille , jouissait dans sa retraite de l'estime et de la considération universelles. C'était une juste récompense rendue au zèle bienveillant avec lequel il avait toujours rempli ses fonctions judiciaires et administratives, et au caractère honorable qui le distinguait. Sa vie entière retraçait le type des anciennes mœurs patriarcales de la Campine; aussi le jour de ses obsèques fut un jour de deuil pour toute la ville et ses environs.

Pour notre part, nous devons un pieux hommage à la mémoire de celui qui aimait à se rappeler avec bonheur les années qull avait passées à Louvain, et qui comptait au nombre des plus chères jouissances de sa vie la renaissance de son Aima Mater.

(4) M. W. F. J. Van Genechten , chevalier de l'ordre de Léopold*

NOTICE SUR L'ANCIENNE FACULTÉ DE MÉDECINE DE LOUVAIN ET SPÉCIALEMENT SUR JEAN WALTER VIRINGUS; PAR M. LE PROF. FERD.

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