Calendrier transcrit, vers 1530, d'un autre qui
(4) Les propriétaires ou les détenteurs successifs de ces calendriers y plaçaient souvent des remarques à leur usage ou des ornemens de leur goût. On conserve à la Bibliothèque de Berlin un MS. sur parchemin de l'Université d'Erfurt qui justifie cette remarque : Matricula facultatif artium liberalium studii Erphordiensu , depuis l'an 1392 jusqu'à la suppression de l'Université. Il contient beaucoup de miniatures et de dessins , faits par les bacheliers et les maîtres eux-mêmes , entres autres par Martin Luther. — Rapport sur la Bibl. de Berlin, par Pebtz , 1851-53. Athen^eum français, 4884 , n* M.
remontât à 1426. Cette transcription vraisemblablement fort abrégée, et presque muette en ce qui nous intéresse. (Archives nat. MS. L, 200.)
M. Tharot dans l'ouvrage cité (p. 06) a dépouillé les calendriers désignés aux n" 1 et 3. Il remarque que toutes leurs indications se rapportent aux Facultés de Théologie, de Droit et des Arts, et qu'on n'y trouve rien sur la Faculté de Médecine. Il croit pouvoir placer le n* 3 a une date antérieure à Tannée 1410 (1).
Le calendrier de 1432 (n°4) étant le plus riche en indications a été choisi comme texte principal.
Nous avons placé en regard, ensuivant les quantièmes du mois, tout ce qui se trouve dans les autres calendriers. D désigne le calendrier de la Faculté de Droit, n° 2; DC, copie de la Faculté de Droit ou n° 5 ; 6, MS. de S. G. de Prés ou n* 3; P, calendrier de la Nation de Picardie ou n* 1 ; L, calendrier de la Faculté des Arts de Louvain.
(4) Malgré l'indifférence avec laquelle Bu Boulai et après lui Crevier ont traité les temps les plus anciens de l'Université de Paris , sur lesquels il existait encore à leur époque grand nombre de documents dont leurs indications incomplètes font plus TÎTement regretter la perte , il est à remarquer que c'est la nation de Picardie qui mit le plus de soin à rédiger et à conserver ses statuts. La«C0llection de ces pièces qui remontent à iZtO était au témoignage de Du Boulai « le plus ancien ouvrage de ce genre connu dans l'Université. » ( Cbevier , II , 304 ). Il n'y a pas de témérité à attribuer en partie le zèle des maîtres et Docteurs de Picardie , qui comptaient parmi eux beaucoup de nos ancêtres, à l'attachement profond qu'ils avaient pu puiser dans nos provinces pour les prérogatives de leur corps et la défense de leurs privilèges.
Le calendrier de 1452 figure donc uniquement sur une page, on s'est borné à noter dans la première colonne la série des jours du mois par des chiffres arabes, afin de désigner pins facilement les quantièmes. La seconde colonne est destinée au nombre d'or; la troisième, à la lettre dominicale; la quatrième, montre la succession des calendes, des ides et des nones; la cinquième contient la désignation des fêtes ; la sixième, moins visible à l'œil, les observations ou renseignements qui accompagnent le tableau des fériés de Tannée (1).
« On pourra remarquer en outre un signe qui se répète, à de certains jours, avec une sorte de périodicité, par exemple, au 1er et 25 janvier, 3 et 25 mai, 10 et 15 juin, et ce signe consiste en un D quelquefois seul et quelquefois accompagné d'une abréviation, dans l'un et l'autre cas, il est l'abrégé de Dies, et signifie, (en sous entendant periculosus) jour perillçux ou malheureux. » Cette distinction en jour heureux et malheureux remonte à l'antiquité et a prévalu longtemps pendant le moyen-âge , où les astres étaient censés exercer une certaine influence favorable ou funeste sur certains jours de l'année. Entre autres trai-
(4} Les fêtes exprimées en petites capitales sont écrites en noir dans l'original ; les grandes fêtes y sont à l'encre rouge , on les a reproduites en grandes capitales. Les additions récentes, intercalées dans le texte primitif, sont différentiées par l'emploi de l'italique.
( iOi )
tés curieux sur ce sujet, on peut consulter l'ouvrage de Gilles Canivet, recteur, astrologue et médecin de l' Université de Paris, qui florissait au commencement du XVe siècle : Amiens medicorum Francf. 1614, in -12 p. 431 ; et les Jours heureux et périlleux révélés au bon Saint Job... Le D manque dans beaucoup de calendriers. Quelquefois il est remplacé par celte formule dies eg. et une abréviation : dies egritudinis ? (MS. des archives nat. L, 2.) Plus rarement on trouve cette note explicite jour périlleux (heures du cardinal âïAmboise, MS. n° 91. Bibl. royale de la Haye). Très-souvent aucun signe n'est marqué, maison lit en tête de chaque mois un vers latin qui l'indique , tel que, par exemple , pour le mois de janvier : jam prima dies et septima fine timetur; et pour le mois de juin: junius in decimo quindenum in fine salutat. Pour avoir la clef de ces sortes d'énigmes, il suffit de savoir : 1° que ce vers fait allusion aux jours périlleux ; 2* que le premier nom de nombre qui s'y trouve exprimé doit se compter à partir du premier jour du mois, et que le second nom de nombre doit se compter en remontant à partir du dernier jour de ce même mois. Ainsi, en janvier, le second nom de nombre (septima fine), indiqué avec le premier (prima dies), en remontant à partir du 31, donne le 23. Qu'on jette les yeux sur notre calendrier universitaire, on trouvera en effet le 1er et le 25 janvier marqués comme jours périlleux, de même aux 10 et 13 juin et ainsi des autres, d
( i02 ) JANUARIUS, ANNO 1452.
1 III A CIRCUMCISIO DOMINI. D. Non le-
gituï. Nec in T{heologia).
3 B Non.
3 XI CN. cenovefe. Non legitur in T(heo-
logia).
5 XLX E N. Non legitur ultra terciam.
6 VI M F Idus. Epiphania Dohini. Festum aîema-
norum(I), non legitur cursoriè pro crastina. Nec in I\/*co?ogia).
7 G Id. Non legitur ordinariè. Legitur in
T(heoIogia).
8 XVI A Id. Resumuntur magistri lectiones or-
dinariè in crastino craslini Epifanie. Legitur in T(heologia).
9 V B Id Non legitur ullra terciam.
( «03 ) L : K. L. Januarius habet dies XXXI. luna vero triginta.
1 P : Non legitur in aliqua facilita te. L : circuncisio Domini.
2 G : Oclava Sancti Stephani.
5 P : Non legitur in Theologia, nec in decretis, tamen legitur in aliis. — D : non legitur quia scole sunt in parochia ejus (Genovefe).
5 G et P : Hac die, que est vigilia Epiphanie, non legitur ultra terciam in vico straminis nec in novis (scolis) nostre Domine in vico Brunelli. — L : Congregatio Facultatis ord inaria hora et distributio 4 st. cum medio. (Une main plus moderne après hora a ajouté 10a).
6 G et P : Non legitur in aliqua Facultate. L : Epiphania Dni.
7 G et P : (n crastinum in vico Brunelli (III) non legitur; in aliis tamen legitur.
8 G et P : Hac die reincipiunt ordinarie magistri in vico straîninis (IV).
9 G et P : Hac die non legitur ultra terciam in vico
straminis, propter reverenciam beati Guillelmi
Bituricensis archiepiscopi. Non legitur in aliqua
Facultate.
( 104 ) JANUARtUS.
10 C Id. GUILLELM B1TURIGENSIS. Fes-
tum nationisFrancie. Non legitur. Nec in T(heologia).
11 XIII D Id. Non legitur pro crastino. Festum
beati Pauli Primi eremitœ.
Non legitur.
12 II E Id.
13 F Id. Fibmini. Festum Ambianensium. Non
legitur. Nec in T(heologia).
14 X G Kal.
15 A Kl. Mauri Abbatis. Festivè.
16 XVIII B Kl.
17 VII G Kl. Festum Burgundorum (I). Bur-
gundi soient supplicare. Non legitur, Nec in Wheologia).
18 D Kl.
19 XV E Kl.
20 IUI F Kl. Fabiani Sebastiani. Festivè.
21 G Kl. Agnetis Virginis. Festivè.
22 XII A Kl. Vincentii martyris. Non legitur.
Nec in T(heologia).
23 I B Kl.
24 G Kl.
( *05 ) JANUARIUS.
41 G et P : Non legitur in aliqua facultate : Fit sermo in Àugustinensibas eodem die.
43 G el P : Electio procuratoris. Non legitur in aliqua facultate.
14 G et P : Nota quod die Martis proxima post festum Epiphanie doctores decretorum reincipiunt légère in decretis et continuare debent usque ad figiliam palmarum.
46 G et P : Non legitur in decretis, tainen legitur in decretalibus ista die (V).
47 G et P : Non legitur in vico Brunelli; legitur tamen in alite.
20 G et P : Id.
22 G et P : Non legitur in aliqua facultate.
( 108 ) JANUARIUS.
25 IX D Kl. CONVERSIO SANCTI PAULl. D.
Non legitur.iVec in T[heologia).
26 E Kl. Policarpi. Festivè.
27 XVII F KL Juliani.
28 VI G Kl.
29 A KL In crastino purificationis fiât missa
apud predicatores pro animabus defunctorum universitatis.
30 XIIII B Kl.
31 III C Kl.
FEBRUARIUS.
1 D Non legitur ultra terciam.
2 XI E Non. PURIFICATIO BEATE MARIE. Non
legitur. Nec in 1\heologia).
3 XIX F N. Blasii. Fit missa apud Prœdicato-
res. Festivè.
A VIfl G N. »
5 AN. Agathe Virginis. Festivè.
6 XVI B Idus.
JÀNUAMUS.
25 G et P : Non legitur in aliqua facultate. L : Conversio Sancti Pauli.
27 G et P : Non legitor cursoriè (VI) et non legitur in vico Brunelli ; tamen legitur in aliis.