‹ Analectes pour servir à l'histoire de l'Université de Louvain (volume 3)Chapitre 5 sur 19 · De valeludine tuenda. Ouvrage inédit · texte numérisé non relu

De valeludine tuenda. Ouvrage inédit

De tous les ouvrages que publia notre auteur, son livre sur l'Anatomie est, sans contredit , le plus remarquable. Les savans surent apprécier le mérite de ce livre, car il en parut plusieurs éditions .et Ton alla même jusqu'à Pbonorer d'une traduction allemande. Les autres traités de Fhilippe Verbeyen ont peu d'étendue ; mais tous sont marqués du cacbet du maître et répondent merveilleusement au but que celui-ci s'était proposé en les écrivant exclusivement pour l'usage des élèves et des jeunes praticiens.

Comme son grand ouvrage sur l'Anatomie est l'appui le plus solide de sa renommée, nous allons en donner une analyse succincte, en faisant ressortir les belles découvertes sur la structure du corps bumain, que nous devons à ses recherches. Nous constaterons, en même temps, les erreurs qui s'y sont glissées et qui furent en partie relevées par les contemporains de Verheyen, en partie par les démonstrations des anatomistes modernes. Avant d'entrer dans les détails, disons que l'ouvrage est écrit d'un style clair et intelligible ; que l'auteur procède dans ses descriptions avec l'ordre le plus parfait en partant des points les plus simples et les plus élémentaires peur arriver

aux démonstrations les plus complexes ; ajoutons que ses expériences sont décrites avec un soin minutieux et si complètement que chacun pourrait les répéter , avantages immenses dans un livre d'Anatomie et qu'on ne trouve malheureusement pas toujours dans les meilleures productions de nos temps.

Verheyen commence son ouvrage par des généralités sur PAnatomie du corps humain. Il donne des définitions exactes des termes dont on fait usage dans cette science et qui doivent servir à l'intelligence de sa doctrine.

Le livre premier contient la description générale des tissus qui entrent dans la composition du corps humain. Ainsi il parle des fibres, des os , des cartilages, des ligamens , des membranes, des artères, des veines , des vaisseaux lymphatiques, des nerfs, des glandes, des muscles.

Les descriptions que notre auteur fait de ces différens tissus sont, pour la plupart, si exactes et si précises qu'elles ne dépareraient nullement un livre d'Anatomie moderne. Il dit des os, des cartilages et des ligamens qu'ils sont presque insensibles.

Il prétend comme les plus célèbre* anatomistes de nos jours que les nerfs de la moelle épinière peuvent être poursuivis jusque dans le cerveau. Cependant il avance à tort que les artères sont composées de quatre tuniques. C'est qu'il confond, comme la plupart des anatomistes de son temps, la prétendue tunique glanduleuse avec la tunique externe ou celluleuse de ces canaux. Mais , par contre , il fut un des premiers à

prétendre que la tunique moyenne des veines contient des fibres circulaires. Belle découverte que Portai lui reproche après un demi-siècle comme une grave erreur (1) ! Dans un chapitre spécial sur les glandes , il prétend que la substance corticale du cerveau contient, outre des vaisseaux nombreux, des glandes spéciales. Cette assertion est évidemment controuvée par des recherches plus modernes. Je ne sais pas comment Portai reproche à Verheyen d'avoir nié la cavité de la fibre (2) , puisque notre auteur l'admet bien explicitement. D'ailleurs, l'idée que nos fibres sont creuses était généralement reçue dans ce temps , puisqu'on prétendait que c'était dans leur cavité que devait circuler l'esprit vital. Voici , au reste , comment Verheyen s'exprime a cet égard : a Porro non debent » fibrae ahsolutc spectari ut corpora plane solida : » nam omnes medici ac philosophi per fibras mus- » culorum (lucre spiritus quod absque cavitate fieri » nequit... Experientia probat per fibras matrices » ventriculi , intestinorum aliarumque partiummem- » branosarum fluere quamdam materiem tenuiorem , » lymphœ non multum absimilem , sine cujusauxilio » ilise ad contractionem exercendam forent inha- » biles. — Suspicor autem cavas non esse illas fibras » quaî mere coofectae sunt ad firmandas partes •• » quales imprimis sunt fibns , quibus constant pro- » pria ossium ligamenta; quia hactenus neque ca-

(r) Portai, ouvrage cité*, tom. IV, pag. i5g. (i) Ibid.

» vilatem in iis deprehendi neque ullam vidi illius » necessitatem (1). » Si dooc notre auteur, subjugué par des idées fausses de physiologie, a admis que nos fibres sont creuses, c'est une erreur qu'il partage avec les hommes les plus célèbres de son époque. Au reste , son erreur ne fut qu'incomplète puisqu'il n'admet pas la cavité à toutes les fibres.

La description de l'abdomen et de tous les organes qu'il contient forme la matière du deuxième livre. L'auteur parle parfaitement bien de la* peau et du tissu cellulaire souscutané. Il combat l'opinion de ceux qui crurent avoir observé des vaisseaux adipeux dans la graisse (2).

Il donne d'cxcellens détails sur les aponévroses et les muscles de l'abdomen. Il dit que la ligne blanche est produite par l'entrelacement des aponévroses des muscles et qu'elle est percée d'un grand nombre de vaisseaux. Il fut un des premiers à se convaincre que les muscles droits de l'abdomen ont communément trois intersections aponévroliques complètes et la moitié d'une intersection. Il décrit supérieurement bien le péritoine et soutient contre les auteurs les

(1) PU. Vtrheycn* Corporis humani Anatomit* lib. prim.cdit. test. Brux. 1776, pag. 8.

(2) Verhryen , ibid. pag. 38. a Quidam recentiores putant seac in pinguedine obsenrare vasa particularia per quao maleriarn pinguedinis •d sacculos pinguiferos adferri diennt vocantque propterca vasa adiposa. Yerum haud concipio ego qualia forent ejusmodi tasa ab arteriis dîstincta , que materiam istam ferrent versus partes; et unde advenirenl illa uisi à cavitatibu* cordis , à quibus tamen non ob- •enrantur abscederc nisi arteriœ. »

( io )

plus célèbres du temps que cette membrane n'est pas percée vis-à-vis les anneaux de l'abdomen. Il explique parfaitement bien comment se comporte le péritoine lors de la formation d'une hernie. En parlant delà hernie crurale, il dit que le péritoine se dilate visà-vis l'anneau crural ou bien qu'il se rompt : ce qui est vrai. D'abord avec Warthon, il donne au mésentère une membrane propre, indépendante des deux replis membraneux formés par le péritoine. C'est peut-être la 'couche cellulo-graisseuse cuire ces replis qu'il a prise erronément pour cette membrane. Il établit que les vaisseaux lymphatiques s'anastomosent avec les canaux chylifères. Dans ses recherches sur les grands animaux mammifères il a trouvé plusieurs canaux de communication entre le conduit hépatique et le conduit cystique, et il est peut-être le premier qui ait trouvé dans le bœuf des canaux qui partent de, la substance hépatique pour se diriger directement vers le fond de la vésicule biliaire.

En parlant du pancréas, notre anatomiste combat la théorie de Sylvius, qui prétendait que la bile et le suc pancréatique produisent une effervescence par leur mélange.

Les reins sont parfaitement bien décrits par Verheyen. Il note, dans son ouvrage , différentes anomalies des vaisseaux émuigens. Ainsi il a rencontré deux artères rénales du côté gauche , et observé différens vaisseaux qui réunissent les veines rénales aux veines spermatiques. On doit lui savoir gré d'a-

voir appelé l'attention des anatomistes sur la courbure postérieure du canal de l'urèthrc. A cet égard, il engage les chirurgiens à avoir constamment présente à 'l'esprit la disposition de ce canal lorsqu'il s'agit d'introduire un cathéter dans la vessie.

Il décrit la cloison du scrotum qui sépare les testicules, et la description qu'il a donnée du vcrummontanum est très-exacte. Il y distingue les ouvertures des canaux excréteurs de la prostrate d'avec celles qui appartiennent aux conduits éjaculateurs. Notre auteur admet avec l'illustre Morgagni dans l'urèthre un grand nombre de glandes dont les ouvertures se montrent sur la membrane muqueuse de ce canal. Les te ticules et les membranes qui les enveloppent sont très-bien décrits et je m'étonne que Portai fasse dire à Verheyen que le canal déférent n'a pas une simple cavité, mais qu'il est composé d'un grand nombre de tuyaux à travers lesquels la semence est filtrée (1), puisque l'auteur en donne une description aussi exacte que possible. Après avoir exposé d'une manière très-détaillée la structure de l'utérus, Verheyen nous décrit plusieurs petites glandes qu'il a découvertes dans le vagin-, et qui étaient inconnues aux anatomistes de son temps.

De l'abdomen il passe , dans la troisième partie de son ouvrage, au thorax et aux organes qu'il contient. L'esprit d'observation exacte et judicieuse perce dans

(i) Verheyen, /oc. cit. pag. 112.

les détails qu'il donne de chaque objet. Il décrit parfaitement les glandes mammaires et prétend que les canaux galactophores se terminent aux éminences mamelonnées du disque de la mamelle. Il combat victorieusement l'opinion de ceux qui croyaient que le chyle est porté des intestinsaux mamelles par des canaux propres.

Personne avant lui n'a mieux décrit le muscle triangulaire du sternum et les muscles intercostaux internes. A l'égard de ces derniers il démontre que de plusieurs d'entr'eux partent souvent des bandes charnues qui s'insèrent à la première ou à la deuxième côte placée immédiatement au-dessus de celle dont elles prennent leur origine. Aussi ses muscles accessoires furent-ils longtemps connus dans la science sous le nom de muscles souscoslaux de Verheycn.

Notre auteur s'est assuré par des expériences faites sur plusieurs animaux vivans, que, lorsqu'on fait une ouverture large à une des cavités de la poitrine, le poumon de ce côté perd son action, tandis que l'autre poumon la conserve pourvu que le médiastin ne soit point percé. En effet, si l'on ouvre celui-ci, ce poumon perd aussi son mouvement.

Verheyen est admirable dans sa description du cœur. Il établit que les valvules de cet organe sont composées de deux membranes et d'une couche de fibres musculaires. Je crois cependant qu'il se trompe quant à ce dernier point et que la nature musculeuse de ces fibres est loin d'être démontrée. En revanche Verheyen décrit, contrairement à l'opinion de Vieussens, les veines des oreillettes. Il s est , en outre,

convaincu au moyen de l'injection , que plusieurs artères s'ouvrent dans la cavité des ventricules. Mais il se trompe avec celui qu'il combat lorsqu'il croit trouver dans la graisse de la base du cœur des glandes qui n'existent pas. Il se surpasse dans la description qu'il donne des glandes bronchiques. On trouverait difficilement un meilleur traité sur la matière. L'auteur prétend que la grosseur de ces glandes est proportionnée au diamètre des bronches sous lesquelles elles sont placées; que leur substance est mollasse, leur couleur noire , etc.; mais il se trompe lorsqu'il leur attribue deux canaux excréteurs qui s'ouvrent dans la cavité même de la bronche, puisque la non existence de ces canaux est prouvée. Au reste Verheyen découvre qu'il y a plusieurs artères bronchiques, tandis que le célèbre Ruysch n'en admet qu'une seule.

Le larynx et la trachée-artère ont spécialement attiré l'attention de notre auteur. Avec quel soin ne décrit-il pas les différens muscles de ces organes, leurs cartilages, leurs artères , les veines, les nerfs, le ligament supérieur de l'épiglotte, ainsi que les deux ligamens latéraux. Il parle même de quelques glandes placées sur l'épiglotte. Il se place de celte manière sur le rang de ses contemporains les plus illustres.

La quatrième partie de son ouvrage traite de la tête. En décrivant le cerveau Verheyen fait observer que la protubérance, nommée annulaire par Willis , n'est jamais ronde comme le prétend cet auteur.

L'exposition qu'il fait des voies lacrymales ferait honneur à un anatomiste moderne pour l'exactitude

et la justesse. Il enseigne un des premiers que le nerf optique s'insère au-dessus de Taxe du globe de l'œil, et il s'est assuré par des expériences faites sur des yeux de mouton que la choroïde est composée de deux membranes comme Ruysch l'avait avancé d'abord. On lui doit d'avoir répandu le procédé de faire geler les yeux pour bien étudier leur structure.

C'est avec le même talent qu'il décrit la membrane pituitaire et les sinus du nez. Il est parvenu à extraire cette membrane dans son intégrité des sinus qu'elle lapisse ; il a vu que son épaisseur n'est pas partout égale et qu'elle reçoit, en quelques endroits , un plus grand nombre de vaisseaux que dans d'autres. 11 a connu la communication réciproque des sinus de la face et il a fait observer que dans le fœtus les lames qui doivent en s'écartant former les sinus frontaux, sont distinctes quoique contiguës. Enfin il a donné une description très-exacte des cartilages du nez et de l'os unguis.

Dans la cinquième et sixième partie Verheyen s'oceupe des os et des muscles; dans la septième des vaisseaux et des nerfs. Les détails dans lesquels il entre n'offrent rien de saillant puisqu'ils étaient déjà connus avant lui. Notons seulement que Verheyen appréciait aussi bien que nous lès différences qui existent entre le bassin de la femme et celui de l'homme. Sa description des muscles temporal et fascia lata laissent cependant à désirer. L'auteur a tort de prétendre que le soleaire s'insère au péroné. On ne conçoit pas comment il a oublié le muscle froatooccipital, ainsi que le petit psoas et le pectiné.

Tel est le résumé d'un ouvrage qui fit époque dans la science anatomique, puisque les hommes les plus célèbres ont voulu s'en occuper. En effet, pour tout savant impartial qui lira l'ouvrage, il sera démontré que les travaux anatomiques de Verheyen sont à la hauteur du siècle ou il vivait; que ses recherches ont constaté une foule de faits anatomiques, ou douteux ou imparfaitement connus avant lui; qu'on lui doit enfin plusieurs découvertes utiles qui sont devenues la source des plus importans travaux de nos écrivains modernes. Et qu'on ne me taxe pas de partialité à l'égard de l'ancien professeur de Louvain. En lisant les ouvrages du savant et modeste de Haller, ce critique si consciencieux , on verra que je suis resté audessous deséloges qu'on pourrait accorder à Verheyen.

Morgagni a fait des travaux de Verheyen une acerbe et injuste critique. Il passe sous silence les découvertes les plus utiles de son antagoniste, pour s'attacher aux incorrections les plus légères , aux erreurs les plus pardonnables, à la diction même. Cet acharnement ne ferait-il pas présumer que la réputation de Verheyen avait froissé l'amour propre du savant Italien ; et ne devient-il pas dès lors un magniflque éloge pour celui qui porta ombrage à l'homme le plus éminent de la sciencé?

Quoi qu'il en soit, nous sommes loin de prétendre que tout soit parfait dans les doctrines du docteur de Louvain. Nous avons constaté plusieurs de ses erreurs tout en lui décernant nos éloges. De nos jours ces fautes seraient impardonnables et de simples élèves

les commettraient à peine. Qu'est-ce que cela prouve? Sinon que la science est infinie, que les siècles seuls sont en état de la perfectionner, et que la mission des grands hommes se borne à reculer d'un pas les limites de son domaine et Faction de ses lumières-

SÉRIE ÏIISTORIQUE DES DOCTEURS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE; SUPPLÉMENT AUX FASTES ACADÉMIQUES DE VALÈRE ANDRÉ.

Valére André dans ses Fasti Academici Studiigeneralis Lovaniensis, publiés en 1650, a donné selon l'ordre chronologique des promotions la série historique des docteurs en théologie, en droit et en médecine, depuis l'origine de l'Université jusque vers le milieu du dix-septième siècle. La première promotion au doctorat en médecine, mentionnée par Valèrc André ( p. 225), est celle de Jean Slockclpot , qui eut lieu le 26 Avril 1455 ; et la dernière, celle de Pierre Dolricx de Zonhoven, le 12 Janvier 1638 (p. 259). Ce docteur mourut le 15 Janvier 1677; il avait élé revêtu de la dignité rectorale en 1659, en 1642 et en 1652. Nous ferons suivre ici la série des promotions en médecine qui eurent lieu depuis cette époque jusqu'à la fin du dix-huitième siècle; celles des facultés de théologie et de droit trouveront leur place dans V Annuaire de 1845.

5 Novembre 1675.

Adrien Wolfs, de Louvain, fils de Jean Wolfs, de Godsenhoven , promoteur de l'Université , et de

Catherine Peeters. Il fut nommé recteur en 1674, 1677, 1682 et 1684, et après la mort de Plempius, arrivée le 12 Décembre 1671 , il devint professeur primaire.

Même année.

Laurent Peeters, né à Louvain le 21 Mars 1641, et mort le 6 Septembre 1718. Il fut d'abord professeur d'anatomie et ensuite, après la mort de Pierre Dorlicx, professeur primaire de médecine. Le dernier jour de Février 1692 , il fut nommé recteur de l'Université; quelque temps avan^ cette époque il avait perdu sa femme, Christine Danckaerts , qui lui laissa quatre enfans. Ce docteur se distingua autant pas ses vertus que par ses talens; depuis la mort de Wolfs, il se trouva être le seul docteur de la faculté qu'il tâcha de ranimer en faisant admettre au doctorat Favelet, Narez et Rega.

9 Novembre 1685.

Jacques Heregouls, né a Matines vers 1653, pro- ' fesseur d'anatomie , recteur de l'Université en 1687, mort célibataire le 26 Novembre 1690. Il était petitfils de Jean ïleregout, dont l'epitaphe se trouve dans l'église de Notre-Dame au-delà de la Dyle à Malines. V. Mechelcn opgeheldert, tom. I, p. 220.

Même jour et même année.

Henri Somcrs, né à Louvain le 14 Février 1645 , prit le grade de licencié le 22 Mars 1669 et alla s'établir à Tongres , d'où sa famille était originaire.

Le 30 Avril 1677 il prit possession de la chaire de médecine qu'il remplit jusqu'à sa mort. L'épitaphe suivante se trouvait autrefois au cimétière de l'ancienne église de St.-Michel : D. 0. M.Clarissimus Dominus D. Henricus Somers , Lovaniensis , med. doctor et professor primarius ; vir fide , pielate et comitate conspicus ; acri ingenio et singulari facundiâ prœdilus ; medicinœ praxi œque ac thcorid cxpertissimus , qui his dolibus quadraginta amplius annis Academiam illuslravit, hic rccondi voluit. Obiit 12 Dccembris 1717, œlatis LXXIII. B. I. P.

Même jour et même année.

Adrien Regnanlt , né à Galmar en 1 651. 11 était professeur de chimie en 1687,

19 Juillet 1695.

Philippe Verheycn. V. la notice ci-dessus p. 109.

22 Février 1718.

Jean-François Favelet. Voyez la notice dans les Analectes de l'Annuaire de 1841 , p. 138—150.

Même jour et même année.

Ursmar Narez. Voyez les Analectes cit. p.149 not. f.

Même jour et même année.

Henri Joseph Rcga. Voyez la nolice dans les Analectes de l'Annuaire de 1840, p. 159—189.

14 Avril 1733.

Servais-Augustin de Yillers. Voyez la notice dans les Analectes de l'Annuaire de 1841 , p. 125—137.

14 Avril 1745.

Adricn-Charlcs-Joscph Van Rossum, né à Louvain d'une famille patricienne, professeur primaire, mort le 8 Mai 1789, à l'âge d'environ 84 ans.

7 Avril 1761.

Martin Van der Belen, né à Louvain le 21 Novembre 1728, d'une famille originaire de Bruxelles. 11 fit ses humanités au collège de la Ste.-Trinité et sa philosophie à la pédagogie du Faucon ; il obtint la première place du concours général de 1748. Le 22 Août 1752 il prit le grade de licencié en médecine , et en 1754 il fut nommé professeur ordinaire de médecine et chanoine de la deuxième fondation à la collégiale de St.-Pierre. Avant la fin de la même année, il obtint la chaire d'anatomie et de chirurgie, et en 1759, il succéda au docteur de Villers dans les fonctions de professeur primaire de thérapeutique.

Le docteur Van der Bclcn jouissait de la plus grande considération. En Septembre 1779, les gouverneurs généraux des Pays-Bas, qui, dans différentes circonstances réclamèrent le secours de ses talens et de son expérience, le chargèrent avec le professeur Michaux de prendre les mesures nécessaires pour arrêter les progrès efTrayans de la dissenterie qui ravageait les environs de Charlcroi. Le 20 Octobre de la môme année il fut nommé membre de la société d'émulation de Liège , et le 6 Mars 1785 le prince de Salm-Salm, duc d'Hoogstraeten, l'honora du titre de son conseiller

et de médecin. Forcé de s'expatrier par suite des innovations de Joseph II , Van der Belen se rendit à Liège où il exerça la médecine jusqu'en Décembre 1789, époque à laquelle il lui fut permis d'aller reprendre ses fonctions à Louvain. La place de professeur primaire de pathologie étant devenue vacante en 1789 parla mort du docteur Van Rossum, Van der Belen la remplit jusqu'en 1795. Il mourut le 21 Avril de cette année ; son corps fut inhumé à Dieghem , près de Vilvorde, où il avait une maison de campagne.

Van der Belen était fort laborieux, et il ne négligeait rien pour se tenir au courant de la science. Il entretenait une correspondance suivie avec les principaux médecins de son époque , entre autres avec Antoine Storck, président et directeur de la faculté de médecine de Vienne, et avec Jean Ingenhouss, membre de la société royale de Londres et médecin de l'empereur.

En 1796 on publia à Louvain une collection intitulée: Coileclio disserlalionum medicarum in Aima Vnivcrsilate Lovanicnsi multorum annorum curriculo publiée defensarum; 4 vol. in-8. Cette collection, qui renferme les principales dissertations inaugurales, publiées depuis 1759 jusqu'en 1796 à l'occasion des actes publics pour l'obtention du grade de licencié en médecine , peut servir à constater quel était l'état des doctrines médicales à Louvain pendant cette période. La défense publique de ces dissertations eut lieu sous les auspices de Van der Belen et de ses collègues.

Dans une collection périodique dirigée par Charles- Augustin Van der Monde , VanderBelen inséra une lettre sur un fœtus trouvé dans le tube de Fallope (V. Journal général de médecine; Novembre 1756). C'est, à ce qu'il paraît, le seul écrit qu'il ait publié. Ses autres ouvrages , conservés en ms. par sa famille, sont :

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