Commentaria in Hippocralis aphorismos
6. Commenlarium in Hippocratis aphorismum 24 sect. J, de usu et abusu medicamentorum cvacuantium in morbis aculis fcbrilibus.
7. Syslema medicinœ praticœ complectens morbos universosj juxla seriem symptomalum ordinatos.
VanderBelen épousa le 51 Janvier 1762 Catherine- JosineVander Meulen de Bruxelles, qui lui donna quatre filles et huit fils. Un de ses enfans prit le grade de licencié en médecine; quatre autres firent leur licence en droit. Le plus jiune de ses fils est M. Van der Belen, ancien juge de paix , et actuellement membre de la chambre des représentans.
11 Juillet 1775.
Josse - Jean - TJubert Vounck , né à Louvain le 17 Avril 1755, licencié en médecine le 9 Octobre 1759, professeur de chimie et d'histoi re naturelle le 6 Mai 1 760. En 1769 , il fut nommé parmi les neuf premiers m cm-
bres de l'académie de Bruxelles ; les communications
scientifiques qu'il fit à cette société , sont mentionnées
dans le Journal des Séances. En 1772, il obtint la
chaire d'anatomie et de chirurgie , et en 1793 celle de
professeur primaire de médecine. Sa promotion au
doctorat se fit avec une solennité extraordinaire; elle
fut honorée de la présence du chancelier de Brabant,
le conseiller de Crumpipen, et de plusieurs autres
personnages de distinction. Il mourut à Louvain le
20 Mars 1799.
» 22 Octobre 1785.
Jean-Guillaume Van Lcempoel, qui complète la série des docteurs de Louvain, naquit à Rotterdam et termina ses études en médecine à l'Université de Leyden. Il vint prendre le grade de licencié à Louvain le 7 Novembre 1773, et ensuite celui de docteur. Le 13 Novembre de la même année il prit possession de la chaire de médecins et prononça un discours inaugural qui a été imprimé; il obtint en môme temps un canonicat de la deuxième fondation de la collégiale de St.-Pierre, devenu vacant par le mariage de son collègue le professeur Gilbert.
Van Leempoel dut à l'intervention du gouvernement sa nomination de recteur en 1784 et 1785; il fut, ainsi que son frère, le président du collège de Hollande, un des plus ardens fauteurs des innovations de Joseph II. C'est ce qui lui fit perdre sa chaire en 1791 , lorsque l'Université fut rétablie dans ses droits par l'empereur Léopold II (Voyez Synodicon JBelg. tom. IV, p. 550, et les Analectesde l'Annuaire de 1859, p. 236, note 1).
NOTICE SUR GASPAR MOSER , DERNIER PRÉ- SIDENT DU COLLÈGE DE BOIS-LE-DUC A LOUVAIN (1).
Parmi les hommes qui ont honoré, vers la fin du dernier siècle, l'Université de Louvain par leur savoir et par leurs vertus, Gaspar Moser mérite d'occuper . un rang distingué. Les détails que nous allons présenter sur sa vie et ses écrits, engageront peut-être d'autres à nous donner un jour une biographie plus complète.
Moser naquit à Maestricht le 11 Juin 1759. Admis au nombre des enfans de chœur de la collégiale de St.-Jacques à Anvers, il y termina ses humanités sous la direction des religieux de l'ordre de St.-Augustin. De là il se rendit à Louvain pour y étudier la philosophie à la pédagogie du Faucon; au concours général de 1781 , il obtint la septième place. Il commença
(i) Le collège do St.-Willibrord ou de Bois -le- Duc fut fonde* par le cinquième évêqoe de Bois-le-Duc , Nicolas Zoesius.il fit cette fondation avant «on élévation à l'épiscopat , lorsqu'il était encore conseiller au grand-conseil, et il la confirma par son testament en 167.5. Ce collège Ctait situé dans la rue Neuve ; il fut vendu après la dispersion de l'Université et forme aujourd'hui une habitation particulière. Voyez Van de Velde, Synopsis monum. % tom. III , p, 8j, et J. A. Coppeus , Nicuwe Besehrjving van hctbisdom van 's Hertogenbosch, tom. I , p 248 et 355.
ensuite son cours de Ibéologie au grand collège du St.-Esprit et fut ordonné prêtre à Liège le 6 Mars 1784. Chargé par la faculté de théologie de soigner l'édition de la Bible latine, qui fut publiée à l'imprimerie académique en sept volumes in-8, il se trouva forcé d'abandonner son collège et même l'Université, par suite des troubles occasionnés par l'érection du séminaire général. En 1790 il fut nommé professeur de théologie au séminaire d'Anvers, elle 22 Octobre de la même année il prit à Louvain le grade de licencié. Son mérite était trop connu à Louvain pour qu'on ne s'empressât pas de l'y rappeler à la première occasion ; la présidence du collège de Bois-le-Duc étant devenue vacante par la mort de Charles - Antoine Courtin , arrivée le 20 Décembre 1791 , on offrit cette place à Moser. Peu de temps après, le 27 Septembre 1793, il fut nommé professeur de théologie ( ad catechismum concilii tridentini professor ) et chanoine de la première fondation à la collégiale de St.-Pierre. En 1794 il fit avec le plus brillant succès son acte public pour l'obtention du grade de docteur en théologie; trois autres licenciés subirent la môme épreuve, MM. Van Gils, Havelange et Hœvclman , mais à cause des circonstances de cette époque orageuse , leur promotion solennelle au doctorat fut ajournée jusqu'à ce que le calme eût été rétabli. Bientôt la tempête devint plus menaçante encore , et l'Université fut dispersée au mois d'Octobre 1797 (1). Moser se re-
(i) Voyez les Analectes de îJtyo , p. 56-G3.
tira dans la mairie de Bois-le-Duc avec son ami Van Gils ; il y enseigna la théologie dans le séminaire qu'il avait aidé à fonder pour les jeunes gens du vicariat apostolique de Bois-le-Duc. Pendant la tourmente de la révolution française il échappa à la persécution par la protection du premier échevin de Bois-le-Duc Jean Van Hoof.
Sous le gouvernement du roi Louis, les catholiques commencèrent à respirer en Hollande ; mais lorsque ce pays fut réuni à l'empire , on vit disparaître les espérances qu'on avait conçues. Napoléon s'avisa de rétablir, contrairement aux dispositions canoniques, l'ancien évêché de Bois-le-Duc ; il condamna à l'exil le vénérable vicaire apostolique Antoine Van Alphen (1). Parleur conduite ferme et courageuse Moser et Van Gils durent bientôt partager la disgrâce de leur chef hiérarchique : par un arrêté du préfet du département des Bouches du Rhin, en date du 15 Juin 1812, et en exécution des ordres du gouvernement impérial , il leur fut défendu de continuer renseignement théologique au séminaire de Gctstel-St.-Michcl ; on leur ordonna de se Retirer dans deux jours dudit séminaire et de se rendre à Malines où ils devaient rester en surveillance jusqu'à nouvel ordre ; on leur déclara, que, si par suite de leur retraité du séminaire, l'établissement venait à se dissoudre , ils seraient considérés et traités comme coupables d'avoir troublé
(i) Voyez Van de Velde , op cit. tom. Il, p. 627 , et J. A. Coppen», op. cit. tom. I, p. 20 1 et seqq.
l'ordre public (1). Ils arrivèrent à Malines le 25 du même mois, et, selon les ordres qui leur avaient été donnés , ils se présentèrent tous les dix jours devant le sous-préfet. En Septembre on leur accorda la permission de taire des promenades à Tentour de la ville. Cette faveur fut bientôt retirée; on les consigna d'abord dans la raaison-de-villc , ensuite dans le couvent des Alcxiens. Le 27 Décembre il leur fut enjoint de se rendre à leurs frais à Dijon, accompagnés de deux soldats et d'un commissaire de police. L'exécution de cet ordre avait été retardée par l'état maladif de Moser. Dépouillés de toute ressource pécuniaire, ils furent sur le point de devoir se résoudre à faire le voyage à pied et à passer, comme les prisonniers ordinaires, les nuits dans les cachots. Cependant par l'intervention des vicaires-généraux de Malines,
MM. Forgeur et Huleu , il leur fut enfin permis de se mettre en route sans escorte. Après vingt jours de voyage , ils arrivèrent a Dijon le 28 Janvier 1813 , et y restèrent jusqu'au 22 Février de l'année suivante , époque à laquelle ils virent la fin de cette dure captivité.
De retour dans sa patrie , Moser reprit ses leçons de théologie au séminaire. En 1815 se manifestèrent les symptômes d'une affection pulmonaire , qui le fit languir à peu près pendant cinq ans. Au mois d'Oc-
(i) Wifm^r , Ljlredeop de plegtige uilvaart van den uilmurtUnden, zeer eerwaardcn hovggdeerdcn hecr , dtn heere Anlhonius Fan Gils , p. :"o.
tobre 1818 sa faiblesse le força d'interrompre son cours; il mourut le 4 Décembre de l'année suivante dans les sentimens de la piété la plus exemplaire. Un écrivain estimable et laborieux (1) en parle de la manière suivante : « Moser ontving, in het bywe- » zen van al zyne Ieerlingen , knielende, de heilige » Sacramenten der stervenden, terwyl hy dezelve » met eene hartroerende aanspraak tôt de deugd op- » wekte , en in bet goede versterkle. Hy stierf hoog- » geacht, in de levendigste gevoelensvan godsvrucbt, » geduldt en onderwerping aan zynen Schepper..., » en werd plegtig, doeb zonder grafschrift, op het » kerkhof der parochie van St.-Michiels-Gestel ter * aarde besteld. » Celui qui partagea avec lui les peines de Fexil et qui fut l'ami de sa jeunesse , le vénérable président du séminaire, Antoine VanGils, prononça son éloge funèbre; il prit pour texte de son discours les paroles du psaume LXX, 17 et 18 : Deus docuisli me a juventute mea : et usque nunc pronunciabo mirabilia tua. Et usque in seneclam et senium.
Moser laissa les écrits suivans :
1. De impedimentis matrimonii. Accedit collectio dcclaralionum ac decretorum Benedicti XIV, PU F/, aliorumque Summorum Pontificum circa eamdem materiam. Louvainl818, in-12, sans nom d'auteur.
(i) J. A. Coppeus , op cit. lom. I, p. 338.
La troisième édition publiée dans la même ville, 219 pag. in-8, est augmentée de quelques notes et déclarations des Souverains-Pontifes. Ce traité si méthodique et si bien écrit, qui est dans les mains de tous les théologiens, a été réimprimé depuis. La question, relative au pouvoir de constituer les empêchemens dirimens du mariage, y est développée avec une précision et une lucidité remarquable. On assure que Moser avait l'intention d'écrire , d'après le même plan , un cours complet de théologie.
2. De mente Ecclesiœ circa absoîulionem in articulo mortis a sacerdote schismatico vel hœretico coUatam , Scholœ theologicœ Lovanicnsis sentenlia a Prosperi Fagnani> nec non Franc. Xaverii de Feller objectionibus vindicata. Malines 4819 , de 140 pages in-8. Lors du schisme de 1791, lesévêques de France publièrent des instructions pour éclairer la conduite des prêtres et des fidèles sur les pasteurs qui n'avaient de pouvoirs que des évêques constitutionnels dépourvus de juridiction ; ils les avertissaient qu'on ne devait point communiquer avec eux pour les objets spirituels ; ils exceptaient seulement l'article de la mort, et décidaient qu'on pouvait, dans ce cas , faute d'autres prêtres , recourir à eux pour les sacremens. Ce fut, à cette époque, l'enseignement général des évêques et des théologiens ; quelques-uns, en petit nombre, s'en écartèrent néanmoins, M. de Thémines, évêque de Blois, dans sa lettre pastorale du 25 Juin 1791, et l'abbé de Feller dans divers articles de son Journal historique. Ils
s'élévcrent l'un et l'autre contre l'opin;on commune, et ils prétendirent que l'Église n'accordait aui hérétiques et aux scbismatiques aucune juridiction, même dans les cas extrêmes, et que Ton ne pouvait recourir à eux en danger de mort. La faculté de théologie de Louvain regardait cette opinion comme outrée; elle chargea Moser, qui allait soutenir ses thèses pour le doctorat, de défendre l'ancienne doctrine de Louvain sur le point en question (1). La thèse fut soutenue le 24 Mai 1794 , sans faire mention de Fcller et sans donner aucune note à l'opinion qu'il défendait. Feller répondit néanmoins dans son Journal du 1 Juin suivant (p. 259), et il provoqua une vive discussion sur cette question (2).
Moser se disposait à confirmer par de nouvelles preuves ce qu'il avait avancé , quand l'invasion de l'armée française, au mois de Juillet , apporta le trouble et la guerre dans la Belgique. Ce n'est qu'en 1819 qu'il publia le travail qu'il avait été obligé d'inter-
(i) « S. Facultate.. EaiditUsimo D. Guspari Moser in ple.no cœtu Verbatim denuncialum fuit^ ut suis de Saeramento pœnitentiœ thesibtts publicœ disputationi pro magisterio proponendis , inserere non omitteret antiquam scholœ nostrœ de absolutionc in articulo mortis a quolibet sacerdote nccipicnJa sentcntiam ; quant Majores nostri tum in Pas tarait Mechliniensi... tum passim in suis scriptis consignarunt. » Actes de la faculté de tlie'olngie , 28 Févr.
(a) Feller rassembla ses articles dans un volume auquel il donna te litre suivant : Observations sur la jurisJiction attribuée aux prêtres hérétiques , la communion en matière de culte avec les ennemis do VE§lise> et quelques autres points de théologie. Dusscldorl et Liège 1794* do i3t» pages in-12.
rompre. Sa dissertation est divisée en treize chapitres. 11 repond d'abord à la principale autorité alléguée par ses adversaires , savoir celle de Prosper Fagnanus, canoniste célèbre, mort en 1678, après avoir été longtemps secrétaire de la congrégation du concile. Fagnanus se déclare pour l'opinion depuis embrassée par Feller » et il s'appuie d'une décision jusque là inconnue de la congrégation du concile. Moser discute l'authenticité de cette décision; il la combat par le texte du concile de Trente, par les rituels, par les instructions des évêques, par la déclaration de Pie VI et par l'enseignement des théologiens. Il insiste particulièrement sur ce que l'école théologique de Louvain a constamment professé sur cette matière, et il répond aux objections de Fagnanus et de Feller. Cette dissertation est à la fois savante, méthodique et modérée. Dissertationcm hanc , dit le vicaire apostolique de Bois-Je-Duc dans l'approbation qui se trouve à la lin de l'ouvrage, ulililcr cliamnum leycndam judicamus , ut anliquam et a sœculis ecclesiœ noslrœ Belgicœ, ut et rcliquis per orbem ccclesiis irradicalam senlcnliam , magis confirmety elucidelque. Cependant l'ouvrage de Moser ne réunit pas tous les suffrages, puisqu'on en vit paraître une espèce de réfutation ayant pour titre : Dubia quœdam circa absolutioncm in mortis articulo, occasione libri E. D. Moser proposita. Ce petit écrit, de 15 pages in-8°, fut imprimé à Roulers , cl porte à la fin les initiales D. R. P. D. G.
3. Moser donna ses soins à la nouvelle édition de la Théologie de Dens , publiée à Malines en 1819, en
7 vol. in-8°. Dans le nécrologe du directoire de l'archevêché de Malines de 1820, on trouve une courte notice de l'éditeur t qui se termine de la manière suivante : Cum prœcipue studio ac curœ hujus Ilev. ac Erud. Domini clerus debeat novam, plurimis in locis emendalam ac auclam editionem Thcologiœ ad usum seminariorum, quœ lypis P. J. Hanicq , Mechliniœ prodiit , hinc merito anima ejus precibus cleri hujus archidiœccsis commenalur.
Il paraît que Moser a préparé d'autres écrits dont les titres nous sont inconnus.
RAPPORTS DU DOCTEUR EN THÉOLOGIE JAC- QUES JANSONIUS AVEC LE YÉN. CARDINAL BELL ARM IN (i).
La Bibliolheca Belgica, tom*I $ p. 518, et Paquet dans ses Mémoires, tom. 7, p. 197 — 205, ont donné une notice sur la vie et les écrits de Jacques Jansonius. Jean Masius, sous-prieur de Parc, dans l'éloge de ce docteur , le dépeint comme un homme de la plus haute piété, favorisé d'extases, pratiquant de grandes austérités, plein de compassion pour les pauvres , appliqué la plus grande partie du jour et de la nuit à la prière et édifiant tous ceux avec qui il conversait. L'auteur de la Bibliolheca Belgica dit qu'il mourut en odeur de sainteté (non sine sanclitalis opinione).
En 1589, Jansonius succéda à Michel Baius dans la présidence du collège du pape Adrien VI. Il mourut en 1625. Son corps fut inhumé dans la chapelle du collège , et on plaça sur sa tombe l'inscription suivante: D. O. M. Hicestsepultus Eximius virD. Jlf.iV. Jacobus Jansonius , Amslelodamensis , ccclcsiœ collegialœ S. Pétri Lovanii Decanus , primo S. Théologies ordinarius , deinde regius Sacrarum Lilerarum
(i) Voyez 1rs Analectes de i84i , p. 4*-5a.
professor et collegii pontificii Prœscs. DecessU 50 Julii 1625, decanalûs anno 11 , professionis 45 , prœsidentiœ 36, œlatis annum agens 78. Quielem lector prccare.
Le tombeau se trouvait à côté de celui de Michel Baius, afin, disent Masius et Valèrc André, que la mort ne séparât poinldeux docteurs qui avaient toujours été si unis par une môme piété et une môme doctrine. Ce dernier mot, ditPaquot, pourrait faire croire que Jansonius fut attaché aux scntimens proscrits dans Baius. En effet plusieurs écrivains, entre autres le docteur Danes (1), font entendre que Jansonius avait épousé les scntimens de Baius , et qu'il les inspira à son élève favori, le fameux Corneille Jansenius. « On » cite , ajoute Paquot , de son commentaire des La- » mentations de Jérémie, un endroit (2) qui ressem- » ble assez au système de Baius sur la liberté. Mais » si Jansonius suivit quelque temps ce système, il » l'abandonna dans la suite. Je n'en ai rien pu trouver » dans son commentaire sur S. Jean, où il a eu tant » d'occasions de le placer. Dans son Traité de la » Grâce, que j'ai lu en manuscrit, il se soumetsans » détour h la bulle de S. Pie V contre Baius. Enfin il v a présidé depuis 1598 jusqu'en 1610 à diverses thèses » entièrement opposées au Baïanisrne (3).»
Ce qui doit coufirmer pleinement le sentiment de
(i) Generalis temporum notio , p. :».3-j , êdit. de Paquot. (•.») Apud Liv. de Mejer I/ist. contrav.de auxiliïs , p. 38. (3) Voyez ces thèses, apud Liv. de Meyer , op cit. p. 5a-5.{.
Paquot, ce sont les rapports qui ont existé entre Jansonius et le vénérable Bellarrnin, depuis leur jeunesse jusqu'à l'âge le plus avancé. Nous en trouvons la preuve dans la lettre que Bellarrnin lui adressa en 1606, et quia été imprimée (p. 404) dans le recueil des Epislolœ Familiares de Bellarrnin, publié à Home en 4650 par le père Jacques Fuligatti , de la compagnie de Jésus. Comme ce recueil est assez rare, nous transcrirons ici cette lettre :
a Jacobo Jausomo. Admodum révérende , atque aman- < tissime Domine.
» Vivit in meraoria mea dulcis illa consuetudo , » quam non brevi tempore Lovanii simul babuimus. » Recordorpia colloquia , honestas de ambulationes, » et quam sœpc quantaque cum dcvotionc mihi sais crificanti ministrabas , ac sacratissimum Chrisli » corpus de manu mea suscipiebas. Eam vero pieta- » tem mirum in modum auctam , atque ex rcligiosis- » simo juvene insenem perfectissimum evasisse, quod » ex literis patris Leonardi Lessii cognovi , mirifice » gaudeo, ac Deo nostro, a quo bona omnia descen- » dunt , gratias ago. Unum vehemenler cupio , ut quum » ambojamsenes simus, etpropinquum exitum ex- » pectemus t sanctis orationibus luis fiât , ut qui in » vita dileximus nos, post mortcm quoque non se- » paremur. De causa librorum tuorum nih'il dico, » quoniam facile judicare potes, res tuas non minus » quam meas mihi cordi esse. Valc. Romae die iO Au- » gusti 4606. »