Nicolas Du Bois remplaça Viemincx eu
Nous donnons ci-après, p. 570, une notice complète sur la vie et les travaux de ce savant professeur.
8. Nicolas Lamine fut nommé président après la mort de Du Bois en 1696. Né à Solre-le-Chàteau, il fit ses humanités chez les pères Jésuites à Mons, étudia la philosophie à Louvain au collège du Château, et obtint, en 1666, la cinquième place à la promotion générale de la faculté des Arts. Après avoir terminé son cours de théologie au grand collège du Saint-Esprit et pris le grade de bachelier en cette science, il donna, pendant environ trois ans, des leçons aux jeunes religieux de l’abbaye de Villers. En 1676, il devint professeur de philosophie au collège du Château, et remplit ces fonctions durant trente années, jouissant dans l’entretemps, depuis le lOavril 1691, d’une prébende canoniale du chapitre royal d’Aixla-Chapelle. Au mois d’août 1702, les suffrages du corps académique lui conférèrent, pour six mois, la dignité rectorale. Il mourut à Louvain le 12 novembre 1708, et fut enterré à l’église de Saint-Quentin, derrière la chaire de vérité, devant l’autel de Notre-Dame-de-Wavre, avec l’épitaphe suivante : D. O. M. Hic jacet doctiss. AC VENn,us VIR D. NlCOLAUS LAMINE, CASTRO- SOLRANTJS, COLLEGII REGII PRAESES, QUI HUIC ACADEMIAE ALIQUANDO UT RECTOR MAGCI,S PRAE-
FUIT, SEMPER VERO CONSILÏO ET QUA APUD MUL- TOS VALUIT AUTHORITATE PROFUIT. OBIIT 12 9BMs AN. MDCCVIII. EX IIS QUAE SUPERERANT EREXIT PIAM FUNDATIONEM IN PAEDAG. CASTRI, UBI QUON- DAM PHILOSOPHIAE PROFESSOREM EGERAT. R. I. P.
9. Jean François Herthals, de Louvain, remplaça Lamine le 20 novembre 1708. Né à Louvain le 4 octobre 1670, il étudia la philosophie et le droit à l’Université de sa ville natale et prit, le 14 octobre 1705, le bonnet de docteur ès-droits, après avoir occupé la chaire des Décrétales depuis le 15 janvier précédent. Le 26 mars 1712, il échangea cette chaire contre la première chaire de droit civil, qu’il conserva jusqu’à sa mort, arrivée le 6 décembre 1720. Son corps fut enterré à l’église de Saint- Quentin.
Paquot, dans ses Mémoires (éd.in-fol, II, p.77), donne une notice biographique sur la vie et les travaux du professeur Herthals.
10. Jean Baptiste Rony, de Bruxelles, succéda à Herthals, en 1721, comme président du collège du Roi. Après avoir étudié la philosophie à la pédagogie du Lis, et remporté la troisième place au concours de la Faculté des Arts en 1712, il s’appliqua à l’étude du droit et prit le grade de docteur en cette science le 13 octobre 1722. 11 quitta Louvain, lorsqu’il fut nommé, le 7 décembre 1731, membre du Grand Conseil de Malines, et mourut dans cette dernière ville le 26 janvier ou, selon d’autres, le 19 février 1765.
11. Gilles Le Clercq, de Braine-le-Comte, fut nommé à la présidence du collège du Roi en 1732, aprè3 le départ de Hony, et remplit ces fonctions jusqu’au moment de sa mort, arrivée le 1 juillet 1774.
Voyez une courte biographie de Le Clercq, dans l 'Annuaire de l'Université catholique de Louvain , 1879, p. 516.
12. François-Jean Thysbaert , de Waesmunster, reçut sa nomination de président du collège royal par lettres patentes du 10 août 1774 et . fut installé le 18 du même mois. Né en 1736, il avait étudié la philosophie au collège du Château
et remporté, en 1755, la cinquième place au concours général de la faculté des Arts. Après s’être appliqué quelque temps à la théologie, il retourna au Château, comme sous régent et y devint professeur un peu plus tard (le 20 juin 1759). Le 4 juin 1774, il obtint un canonicatdu chapitre de Saint-Jacques, à Louvain, et fut nommé doyen de cette collégiale par dépêche royale du 18 octobre de la même année.
Au commencement de juillet 1775, le chanoine Thysbaert donna sa démission de professeur de philosophie, mais resta inspecteur des expériences de physique et professeur extraordinaire à la faculté des Arts. Depuis ce moment, il prit à cœur, d’une manière toute spéciale, la prospérité du collège du Roi, dont il fit reconstruire, pendant les années 1776 et suivantes,
tous les bâtiments avec le luxe vraiment royal que nous pouvons encore admirer aujourd’hui.
Une tache dans la carrière de Thysbaert fut sa connivence avec les Joséphistes. Le 17 janvier 1787, il accepta la place de président du malheureux Séminaire général érigé par l’empereur Joseph Il en 1786, place dont Sloger, le premier président, venait d’être démissionné. Après l’extinction du Séminaire en 1790, Thysbaert, tout en restant doyen du chapitre de Saint- Jacques, accepta une prébende canoniale à Harlebeke, et mourut dans cette ville le 16 février 1825, âgé de 89 ans.
En 1792, Abraham Grietens, de Rymenam, bachelier en théologie, fut placé à la tête du collège avec le titre d 'administrateur .
§ 3. Professeurs du collège.
Dès l’origine il y avait un certain nombre de professeurs attachés au collège du Roi pour y donner aux étudiants des cours de théologie. Nous en indiquons ici quelques-uns, surtout des plus anciens.
1. Jean Molanus , de Louvain, docteur en théologie et professeur à la Faculté de théologie, enseignait au collège du Roi lorsque celui-ci se trouvait encore établi dans les bâtiments du collège du Saint-Esprit. Ce fut même pour cet enseignement qu’il commença, en 1585, l’impression de son Theologiae practicœ compendium, ouvrage que, malheureusement, il ne
put pas terminer, car il mourut prématurément au mois de septembre de la même année. Cet excellent manuel, qui eut plusieurs éditions, résume, dans une série de propositions ou aphorismes, le cours que Molanus faisait pour les élèves du collège du Roi. Il leur dédie ce livre par une épitre en date du 31 janvier 1585, adressée : Reverendo ac sacro collegio regii serainarii Lovaniensis , et il y explique le but qu’il voulait atteindre : Quae in his quinque tractatibus comprehenduntur, dit-il, vobis discendo , studendo, disputando et conferendo familiaria facitis , adeo ut brevis hic libellas apud vos alius non sit quam custos memoriœ. Aliis vero bonae voluntatis presbyteris poterit hujus libelli brevitas in multis usui esse, et quibusdam calcar dare, ut quœ hic nervose ac succincte dicta sunt , aut vivae vocis aut multorum librorum subsidio plenius percipiant .
En mourant, Molanus légua tous ses meubles et sa bibliothèque au collège du Roi.
On trouve une excellente notice de Mgr De Ram sur la vie et les travaux littéraires de Molanus dans l’ouvrage intitulé : Les quatorze livres de l'histoire de la ville de Louvain du docteur et professeur en théologie Jean Molanus (Introduction, pp. vi xcix), ouvrage qui fait partie de la Collection des chroniques belges inédites publiée par les soins de la commission royale d’histoire. ‘Nous ferons remarquer que Mgr De Ram s’est trompé en disant (p. x) que
Molanus fut le premier président du collège du Roi. Molanus affirme lui-même, dans l’ouvrage édité par Mgr De Ram, tome II, p. 799, que le premier président de ce collège fut Jean Stryen, évêque de Middelbourg.
2. Jean Lensaeus , de Belœil, docteur en théologie et professeur, enseignait en même temps que Molanus, et expliquait à ses élèves le traité des controverses sur la foi chrétienne.
Voyez sur Lensaeus, Valerius Andréas, Fasti academici , éd. de 1650, p. 121.
3. Guillaume Estius, de Gorcum, docteur en théologie à Louvain depuis le 22 novembre 1580, donna des cours au collège du Roi vers la même époque que Molanus et Lensaeus, ot remplit ces fonctions, entouré d’un auditoire nombreux, pendant environ trois ans, c’est à-dire jusqu’au moment où le roi Philippe II l’appela à Douai comme professeur de théologie et lui confia la présidence du séminaire ou collège royal qu’il venait de fonder dans cette ville sur le modèle de celui de Louvain.
4. Henri Crochaert, d’Anderlecht, docteur en théologie et professeur à l’Université, enseigna au collège du Roi, comme le3 trois précédents, à l’époque môme de la fondation de l’établissement. Né vers 1535, il avait étudié la philosophie à la pédagogie du Château et fut proclaméprfmus à la promotion générale de la faculté des Arts en 1554. A la fin de ses premières études
théologiques, il expliqua, pendant quelque temps les traités d’Aristote à la pédagogie où il avait étudié, et, plus tard, donna des leçons de théologie aux jeunes religieux de l’abbaye de Sainte- Gertrude à Louvain. Devenu ensuite président du collège de Houterlé, il prit le bonnet de docteur en théologie le 14 avril 1573, et succéda, en 1580, à Jean Lensaeus dans une chaire de la faculté de théologie, qu’il n’occupa pas longtemps, car, le 29 septembre de l’année suivante, il mourut, à Namur, atteint de la peste, au retour d’un voyage qu’il venait de faire en Allemagne. Son corps fut enterré au couvent des chanoines Croisiers de cette ville.
Crockaert avait la réputation d’être très versé dans les langues anciennes ; il connaissait parfaitement le latin, le grec et l’hébreu.
5. Gilles Gabrielis ou de Gabriel donna des cours au collège du Roi vers l’année 1602. Né à Haccourt (Liège) le 27 mars 1636, il fit ses humanités à Liège, et sa philosophie à Louvain, et obtint la 2e place à la promotion de 1658. Reçu comme boursier pauvre au collège de Standonck, il étudia la théologie et prit le grade de bachelier formel en cette science. Plus tard, il donna successivement des répétitions dans ce collège, et des cours de théologie d’abord au collège du Roi, puis au couvent des Bogards. Le 26 juillet 1664, il prit l’habit chez ces religieux, avec l'intention de travailler à la restauration des études
dans cet ordre. Il y enseigna, pendant 32 ans, la théologie et la philosophie. Le 10 février 1677, il prit le grade de licencié en théologie, et songea même, en 1679, à se préparer aux éprouves doctorales. Il fut, à plusieurs reprises, commissaire général de l’ordre, et une fois provincial de Belgique. Il mourut, épuisé par le travail et les fatigues, le 17 janvier 1697. On a de lui un traité de théologie intitulé : Specimina moralis christianœ et diabolicœ , Brux., 1675, in* 12°. Ce travail, empreint de rigorisme et même de jansénisme, fut condamné à Rome le 27 septembre 1679. Sur ces entrefaites, le P. Gabrielis se rendit lui-même à Rome et y publia une nouvelle édition, revue et corrigée, de son livre sous le titre de : Specimina moralia , Romæ, 1680. Cette édition eut le même sort que la première ; elle fut condamnée le 2 septembre 1683, en même temps qu’une traduction de la première édition, publiée en 1680 par Gabriel Gerberon.
6. Henri Hezius. Il fit, par testament, un legs au collège du Roi avec charge de faire célébrer deux messes par semaine, dans la chapelle du collège.
NOTICE
sur la vie et les écrits de Nicolas DU BOIS, docteur ès-droits et professeur de théologie à, l’ancienne Université de Louvain, par M. Edm. REUSENS, professeur à la Faculté de théologie.
Nicolas Du Bois naquit à Vergnies près de Beaumont dans le Hainaut. Son père Gérard Du Bois et sa mère Marie Simon, qui appartenaient à la classe peu aisée de la société, moururent lorsque Nicolas était encore en bas âge. Lejeune orphelin, dénué de tout moyen d'existence, fut obligé de filer de la laine pour gagner de quoi vivre. Animé d’un vif désir de s’instruire, il s’appliqua entretemps à apprendre, chez le meunier de son village, les premiers éléments de la langue latine. Mais s’apercevant bientôt que les leçons de ce professeur improvisé ne pouvaient le conduire au bat vers lequel il aspirait, il chercha un moyen plus sùr pour y atteindre et résolut de se rendre à Mons en demandant l’aumône de porte en porte pour subvenir à ses besoins. Arrivé dans cette ville, il continua à implorer la charité, et passait la nuit à la belle étoile, jusqu’à ce que, grâce aux démarches de quelques bons bourgeois animés tout à la fois de sentiments de pitié et
d’admiration, il Obtint une bourse d’études au collège de Houdaing. Il y acheva ses humanités avec le plus grand succès; puis vint à Louvain, où il étudia la philosophie à la pédagogie du Porc, et obtint, en 1641, la troisième place au concours général de la faculté des Arts. Il s’adonna ensuite à l’étude du droit, s’appliquant de préférence aux questions juridiques qui sont, en même temps, du domaine de la théologie et suivit dans cette intention le cours de la Somme théologique de saint Thomas, donné à cette époque, par le célèbre Dominicain Jean- Antoine d’Aubermont. Au mois de mai 1645, il prit le grade de licencié ès-droits. Encouragé par deux professeurs primaires de droit, Jacques Santvoortet Michel Yanden Perre, dont il avait, pendant les années 1648 à 1650, donné les cours comme suppléant, il songea mémo à se préparer aux épreuves difficiles du doctorat juris utriusque, tout en remplissant, comme il le faisait depuis 1650, les fonctions de professeur de philosophie à la pédagogie du Porc. Un peu après, il postula une chaire devenue vacante à la faculté de droit ; mais ayant éprouvé, à cette occasion, un mécompte auprès d’un des collateurs les plus élevés en dignité, il voulut renoncer à la carrière de l’enseignement, et, afin d’obtenir plus facilement une prébende canoniale dans un chapitre cathédral, il résolut de prendre encore le grade de licencié en théologie; ce qu’il fit le
13 janvier 1654, à l’université de Douai, à cause des difficultés qu’il avait rencontrées de la part de quelques membres de la faculté de théologie de Louvain. L’Université de Douai lui conféra aussi, par lettres patentes, le titre de docteur ès-droits.
La chaire d’Ècriture Sainte étant devenue vacante à Louvain par le décès du docteur Froidmont, l’archiduc Léopold y nomma Du Bois, le 22 juin de la même année 1654. De [retour à Louvain, Du Bois y trouva plusieurs adversaires jaloux de sa promotion, qui essayèrent même do le tourner en ridicule en faisant afficher, près de lui, lors de sa première leçon, une caricature représentant un âne. Il méprisa ces attaques et remplit avec le plus grand zèle les devoirs que lui imposait sa charge de professeur. Dans son cours comme dans ses écrits, il fut constamment un des ennemis les plus acharnés du jansénisme naissant, et le courageux défenseur ides prérogatives du Saint Siège. A la leçon d’Écriture Sainte était attachée une prébende canoniale de première classe à l’église de Saint-Pierre à Louvain. Tout en restant professeur. Du Bois obtint dans la suite plusieurs autres bénéfices et dignités. Voici les principaux : 1° Un canonicat de la cathédrale deSaint-Donatien à Bruges(13juin 1667), qu’il résigna, en 1675, en faveur de son neveu, Nicolas Rossignol; 2° la présidence. du collège du Roi, à Louvain (1672', qu’il conserva jusqu’au moment de sa mort; 3° un canonicat à la cathé-
drale de Saint-Bavon à Gand, dont il prit possession le 6 novembre 1676 et qu’il résigna peu de temps après en faveur de Ferdinand Collage; 4° le déeanat du chapitre de Saint-Pierre à Louvain (3 avril 1689), à! l’occasion duquel il eut à soutenir une contestation ou procès très vif avec le docteur Henri Seaille dont l’élection à cette dignité avait été confirmée par l’archevêque de Malines, Alphonse de Berghes. Il était, en outre, protonotaire apostolique, juge et examinateur synodal, et censeur des livres. Du Bois jouissait d’une telle considération qu’à la mort d’Alphonse de Berghes, il fut, un instant, question de le nommer à l’archevêché de Malines; mais sa basse extraction fut cause que ce projet fut abandonné.
Du Bois commença à souffrir de la pierre, vers 1685. Cette maladie l’affaiblit au point qu’il fut. obligé de prendre un suppléant pour sa leçon d’Écriture Sainte. Vers la fin de l’année 1692, il obtint comme tel, avec l’approbation du conseil privé, le docteur en théologie François Martin, malgré l’opposition que lui faisaient quelquesuns de ses collègues. Après cette nomination, il vécut encore plus de trois ans et mourut à Louvain, au collège du Roi, le 16 mars 1696, frappé d’apoplexie.
Ses armoiries étaient « écartelées, au lr et 4e tranché de gueule et d’argent, au 2e et au 3e d’or, à deux branches écôtées en sautoir de sable. «
Du Bois avait des connaissances très variées; il était bon théologien , excellent canoniste et historien érudit, comme le prouvent les nombreux ouvrages sortis de sa plume et dont voici rénumération succincte :
1. Explicatio regularum utriusque juri s nova arte et facili methodo deducta , legum et canonum ac rerum judicatarum auctoritate confirmala. Lovanii, Fr. Wyckmans, 1653; vol. in- 12° do 720 pages, réimprimé dans la même ville par H. Nempaeus, en 1684, sous le titre de : Regularum seu principiorum utriusque juris explicatio , editio secunda auctior et correctior; vol. in- 16°. Co travail était très estimé autrefois.
2. Puncta aliquot seu quœstiones in quibus varii exponuntur et deteguntur excessus qui contra indulta et privilégia a Sancta Sede Universitati Lovaniensi et in ea Facultati Artium gratiose concessa sensim irrepserunt , 1669, ; vol. in fol. de 237 pages, sans nom d'auteur, de lieu ni d’imprimeur. Réimprimé plusieurs fois, entre autres : 1° à Rome, par Michel lïerculis, in-i° de 256 pages, et 2° en un vol. in 16° de 360 pages, avec l’indication Juxta exemplar Romœ, auquel on a ajouté le bref envoyé à l'Universitô par le pape Clément X, le 10 octobre 1673. Cet opuscule, dans lequel Du Bois critique les abus qu’on faisait souvent du privilège des nominations accordé à l’Université
et à la faculté des Arts en particulier, lui suscita les grandes difficultés dont nous avons parlé ci-dessus.
3. Responsum theologico-juridicum, quo resolvitur an et quando religiosus invita abbate suo possit sola auctoritate episcopi ad aliud monasterium ejusdem ordinis et regulæ transire; 1661, vol. in- 12°, sans nom de lieu ni d’imprimeur.
4. Quœstiones de auctoritate pontificia in finiendis controversiis fidei ac morum,juris
ét facti, extractœ ex lectionibus Nicolai
Du Bois. Lovanii, P. Sassenus, 1665; vol. in-4° de 86 pages, ouvrage réimprimé l’année suivante par le môme imprimeur sous le titre de : Nicolai Du Bois.... Resolutiones ex ejusdem acade micis lectionibus excerptæ , quibus controversiæ hodiernœ de fidei et morum controversiis extra concilium decisis , de quæstionibusjuris et facti , de sensu ab authore intento , etc., discutiuntur , vol. in-4° de 43 feuillets ; et plus tard sans nom de lieu ni d’imprimeur, avec le titre de : Extrada ex D. Nicolai Du Bois.... lectionibus in Apostolorum Acta; vol. in 4°.
5. Ad quadraginta quinque propositiones in praxi perniciosas et nuper damnatas ac quasdam censuras tractatus duo. Lovanii, P. Sassenus, 1666; vol. in-4° de 213 pages. Dans la 2e partie de cet ouvrage, n° 416, Du Bois affirme que le concile de Trente n’a nullement voulu
imposer aux fidèles l’obligation stricte d’entendre, le dimanche, la messe et les sermons dans l’église paroissiale. Le recteur magnifique, à la demande des curés de Louvain conseillés par Jacques Pontanus, fit saisir, le 8 septembre 1666, tous les exemplaires non encore vendus de cet ouvrage, et le prohiba par un décret du 26 du même mois. Du Bois appela de la sentence du recteur au corps académique et au Souverain Pontife. La sentence fut cassée, et les exemplaires rendus à l’auteur au commencement de juillet 1667. Ce fut à l’occasion de cette controverse qu’il composa le mémoire suivant :
6. Motivum juris D. Nicolai Du Bois.... appeilantis a décréta M. Rectoris ad ipsam Universitatem in causa fréquentât ionis par ochiarum et prohibitionis certi libelli per ipsum compositi super XL V propositionibus nuper a S. B. N. damnatis et in praxi perniciosis ; vol. in-4°, sans date et sans nom de lieu ni d’imprimeur.
7. Academicæ lectiones in actus Apostolorum et practicarum quœstionum resolutiones. Lovanii, Petrus Sassenus, 1666; vol. in-4° de 384 pp.
8. Justifcatio processus illustrissimi ac rever endissimi B. Eugenii Alberti (d’Allamont), Gandensis épis copi, in causa DD. Ignatii Gillemans et Pétri Van Buscum. 1674, vol. in-4° de 54 pages.
9. Dcfensio beatissimœ Virginis Mariœ et piorum cultorum illius contra libellum inti tulatum : Monita salutaria B. V. Mariœ ad cultores suos indiscretos et contra epistolam apologeticam pro iisdem. . authore Francisco Ludoviscio Bona theologo. Moguntiae, Christophe Küchler, 1674, vol. in-16° de 218 pages, réimprimé à Lintz en 1715 en un vol. in 8°. Du Bois, qui se cache ici sous le pseudonyme de Bona, avait expliqué à ses élèves tout ce qui se rapporte à la question des Monita salutaria. C’est ce travail, revu et coordonné, qui parut sous le titre de Defensio etc.
10. Quœstio theologica excerpta ex publicis lectionibus Ex. D. Nicolai Du Bois ... an bullis Pii V, Gregorii XIII adversus Baium, Inno • centii X et Alexandri VII contra Jansenium... recte opponaturdoctrinaAugustiniMog\xm\^d , L. Bourgeat, 1677 ; vol in- 16°
1 1 . Novissimi canones pœnitentiales publicati anno 1675, distribua in très partes et ad examen revocati , Parisiis, J. B. Coignard, 1679; vol. in-12° de 58 pages.
12. Notœ in gullicam versionem Novi Testamenti primo in Hollandiasub ementito nomine Montensis typographi editam , a Clemente IX damnatam , deinde Bruxellis recusam cum hac ad fallendum additione : Revue et corrigée. Moguntiæ, vidua Nicolai Heyl, 1679; vol. in-12°, Cet opuscule fut traduit en français sous le titre
de : Remarques considérables sur la traduction française du Nouveau Testament imprimée premièrement en Hollande sous le nom contrefait d'un imprimeur de Mons, condamnée, etc. Coloigue, Jacq. Calcove, 1680; vol. in-12° de 98 pages. Dans ce travail, Dubois critique vivement la traduction française janséniste du Nouveau Testament, dite de Mons.
13. Responsum juris super variis quœstio nibus concernentibus confessiones religiosis factas etc. propositis occasione thesis quam in seminario archiepiscopali Mechliniensi posuit ejusdem seminarii lector et examinator . Colonise Agripp., H. Dehmen, 1681; vol. in-120 de 47 pages. La thèse en question était du chanoine Van den Vliet, professeur au séminaire. Du Bois en reçut un exemplaire le jour môme de la défense, à 10 heures du matin. Il rédigea immédiatement une réponse qu’il expédia à 1 1 heures, par un exprès, à Malines, et qui fut remise à Van den Vliet avant qu’il montât en chaire. Ce sont, sans doute, ces observations qui furent publiées quelques jours après, sous le titre de :
14. Nicolai Du Bois ad D. Van den Vliet responsio prodroma , 1682, feuille in-fol; et Responsio brevis , et Responsionis brevis continuationes ad eumdem. Les opuscules suivants (nos 15 à 21) parurent à l’occasion de la môme controverse.