Expositio succincta in orationem dominicam
2. Confessionale... Liber de modo rite confi - - tendi , recte vivendi et salubriter moriendi.
1 vol. in- 12. Ant. 1518. Cet ouvrage a eu plusieurs éditions.
3. Dit is een seer pro/îtelyck boekxhen van der biechten en van die seven doodsonden. Ant. 1519; in-12.
Erasme le nomme « Vir melior quam pro vulgari forte theologorum. «
2. Tilman Clercx, aussi nommé Ghybens,né à Geldrop, succéda à Rosemondt. Il étudia la philosophie, au Faucon, et obtint la troisième place à la promotion de 1516. Il enseigna ensuite la philosophie, et fut nommé, le 1er janvier 1527,
( Ui )
président du collège d’Adrien VI. Il prit le grade de licencié en théologie le 4 juin de la même année, et, au mois d’août 1544, fut élu recteur semestriel de l’Université. Il mourut le 3 octobre 1550, dans la vingt-quatrième année de sa présidence, et fut enterré dans le chœur de l’église paroissiale de Saint-Michel. Adam Sasbout, Frère-Mineur de l’observance, prononça en latin l’oraison funèbre de Clercx.
3. Michel de Bay , célèbre théologien, plus connu sous le nom de Baius , né en 1513 à Mélinl’Êvêque près d’Ath, étudia la philosophie à la pédagogie du Porc, et fut proclamé le quatrième entre les maîtres ôs-Arts, en 1535. Après avoir étudié la théologie au collège du Pape, il fut nommé, en 1541, supérieur de la maison de Standonck, dans laquelle il avait résidé au début de sa carrière studieuse. Admis au Conseil de l’Université, le 2>i mars 1544, comme membre de la Faculté des arts, il enseigna jusqu’en 1550 la philosophie au collège du Porc. En 1545, il devint licencié en théologie, et prit le bonnet doctoral en 1550, lorsqu’il accepta, en octobre, la présidence du collège d’Adrien VI, après qu’il eut administré pendant un trimestre le Grand-Collège du Saint- Esprit. L’année suivante, le professeur Jean Van der Eycken ayant élé député au concile de Trente avec deux autres docteurs de Louvain, Michel de Bay fut chargé do le remplacer dans la chaire d’Êcriture Sainte.
Ce fut depuis ce moment qu’un grand bruit se fit autour de son nom et de ses doctrines.
En 1575, Baius fut nommé doyen de Saint- Pierre et, comme tel, vice-chancelier de l’Univer8ité. Trois années plus tard on lui conféra, en outre, la charge de conservateur des privilèges de l’Université, dont il avait été recteur semestriel en 1553.
A partir de 1577, il se vit forcé, à cause du manque de ressources, de renvoyer peu à peu les boursiers et de subvenir de ses propres deniers aux frais du collège (î).
Il mourut, à Louvain, le 16 septembre 1589, à l’âge de 76 ans, après une présidence de trente neuf années, et fut enterré dans la chapelle du collège.
Voyez la nomenclature des ouvrages de Michel de Bay dans la Bibliotheca belgica do Foppens.
4. Le quatrième président, Jacques Janssoon ou Janssonius , naquit à Amsterdam au commencement de septembre 1547, de parents fort pieux mais peu avantagés de la fortune. Sa mère devenue veuve l’envoya à Louvain et le mit en pension chez Roger de Bruyn, doyen du chapitre de Saint-Jacques, en cette ville ; quelque temps
(<) Voyez au sujet de» embarras financier! momentanés qu'éprouvèreul, vers l'année 1580, tous les établissements académiques de Louvain, uoe notice publiée par Mgr de Ram, dans ie tome I des Analectes pour servir à l'histoire eccléaiailique delà Belgique.
plus tard, il fit sa philosophie au Porc et remporta la douzième place à la promotion générale de 1562.
Ayant résolu d’embrasser l’état ecclésiastique, il fut reçu au nombre des boursiers du collège d’Adrien VI, et prit le grade de licencié en théologie au mois de mai 1575. Dès le mois de septembre de la même année, son président Baius le mit à la tête du collège de Saint-Augustin sur la Laye, qu’il venait de fonder. Vers la même époque, Janssonius donna un cours de théologie à l’abbaye de Sainte-Gertrude pour les jeunes religieux de cette maison. En 1580, il dé vint professeur ordinaire à la faculté de théologie et prit le bonnet de docteur le 29 août 1584. A la mort de Baius (1589), il fut nommé président du collège du Pape et, l’année suivante, élevé à la dignité de recteur semestriel de l’Université.
Janssonius succéda, le 29 novembre 1598, à Thomas Stapleton dans la chaire d’Écriture- Sainte; et remplaça, le 17 octobre 1614, Jacques de Bay, neveu de Michel, comme doyen du chapitre de Saint-Pierre.
Environ deux ans après, ses infirmités l’obligèrent de se décharger de son cours.
Le 16 juin 1620, il prononça encore l’oraison funôbrede Matthias Hovius.archevêquedeMalines. A partir de ce moment, il ne fit plus que languir et se vit perclus de tous ses membres depuis la mi-mai 1625. Il mourut le 30 juillet suivant, à
l’àge de soixante-dix-huit ans, après avoir été à la tête du collège du Pape pendant environ trente-six ans. Son corps fut inhumé dans la chapelle du collège à côté de celui de Baius.
Janssonius donna au collège, en différentes fois, des sommes s’élevant ensemble à 6,21 4 florins 17 1/2 sous. Il dota également le chapitre de Saint-Pierre, à Louvain, avec charge de célébrer avec solennité la fête de Saint- Augustin.
Les ouvrages de Janssonius traitent surtout de i’Ecriture-Sainte ; voyez l’énumération de ceux qui sont imprimés, dans les Mémoires de Paquot, éd. in-fol., 1, p. 395.
On conserve, encore aujourd’hui, à la bibliothèque de l’Université catholique, deux traités manuscrits renfermant les commentaires de Janssonius sur la Genèse et les Évangiles ; ils forment deux gros volumes in-folio.
5. Guillaume Mercerus ou Mer chier, né à Ath le 28 janvier 1572, succéda à Janssonius. Après avoir fait de brillantes humanités dans sa ville natale, il entra au collège du Porc et fut, en 1590, proclamé 3me en philosophie. Devenu professeur à ce collège, il y enseigna pendant trois ans, et passa ensuite à celui du Faucon. Plus tard, il s’appliqua à l’étude de la théologie au collège d’Adrien VI, et donna, pendant huit ans, des cours de théologie aux jeunes religieux de l’abbaye de Sainte-Gertrude , à Louvain. Promu au doctorat le 13 septembre 1605, et
Digit
nommé, en 161 1, professeur royal, il devint successivement président des collèges de Houterlé le 1er janvier 1605, du petit collége du St-Esprit le 5 juin 1611, et de celui d’Adrien VI le 19 août 1625, et remplit à deux reprises (1610 et 1630) les fonctions de recteur semestriel de l’Université.
En 1628, il fut nommé doyen du chapitre de Saint-Pierre, et mourut le 6 avril 1639. Son corps fui enterré au chœur de Saint-Pierre, dans le même caveau que celui de Jacques de Bay.
Mereerus était orateur, poète, historien, philosophe, théologien, mathématicien et musicien. Doué d’une mémoire prodigieuse, il récitait par cœur toute l’Ècriture-Sainte. A ces qualités de l’esprit, il joignait celles du cœur et excellait dans toutes les vertus.
Il publia une partie de son cours sous le titre de : Commentarius in tertiam partem sancti Tfiomœ Aquinatis a quœst. LX , de sacramentis, censuris, irregularitate, indulgentiis, pur go torio et extremo judicio.
Un commentaire de Mereerus sur la Ta llæ de la Somme de saint Thomas existe encore aujourd’hui en manuscrit à la bibliothèque de l’Université catholique.
6. Jean Schinhclius ou Schenckel, de Louvain, sixième président, fut proclamé, en 1597, second à la promotion de la Faculté des arts. Après avoir enseigné quelque temps la philosophie au collège du Porc où il avait été élève.
il fut nommé, le 14 octobre 1606, membre du conseil de l’Université, et, en 1611, président du collège d’Arras, qu’il agrandit considérablement. En 1630, les suffrages des délégués de toutes les Facultés l’élevèrent, pour six mois, A la dignité rectorale. Promu au grade de docteur en théologie, le 25 septembre 1612, il fut admis le 17 septembre 1614, au nombre des professeurs de cette Faculté.
La présidence du collège du Pape lui fut confiée au mois de septembre de l’année 1639.
Il mourut le 12 mars 1646. Son corps fut enterré dans l’église des Dominicains , près de l’autel de la Très- Sainte-Trinité.
Lorsque, en 1640, parut VAugustinus de Jan* senius , Schinkelius fut un des premiers à le combattre. Jacques de Monbron cite quelques lettres de Schinkelius adressées au Souverain Pontife et aux nonces Paul-Richard Stravius et Antoine Ricci, dans son ouvrage intitulé :Disqui~ sitio historico-theologica an Jansenismus sit merum phantasma. Parte U et III. Col. Agrip. 1692, in 12.
7. Guillaume ab Angelis ou van Engelen succéda à Schinkelius.
IJ naquit à Bois-le-Duc le lr septembre 1583. Ses parents le mirent d’abord au collège de sa ville natale et l’envoyèrent à Louvain, en 1598, pour y étudier la philosophie. Elève du Porc, il remporta la septième place A la promotion géné-
raie de 1600, et étudia successivement le droit et la théologie. En 1606, il fut rappelé au Porc pour y enseigner la langue grecque et ensuite la philosophie. Ordonné prêtre, il célébra sa première messe le 25 septembre 1607, et reçut, le même jour, le grade de licencié en théologie. En 1614, il joignit à la chaire de philosophie qu’il occupait au Porc, celle de morale à l’Université. Élu président du collège de Viglius en 1616, il devint docteur en théologie le 1 1 octobre de la même aimée, et entra dans la régence de cette Faculté le lr janvier 1621. Van Engelen abandonna sa chaire de morale en 1625, pour aller enseigner la théologie à l’abbaye de Parc La même année, il fut élevé à la dignité de recteur semestriel.
Le 28 mai 1639, il obtint une chaire royale de théologie, qu’il conserva jusqu’à la fin de sa vie. En 1646, il passa de la présidence du collège de Viglius à celle du collège du Pape. Deux ans après, l’archiduc Léopold-Guillaume le nomma, au nom de Sa Majesté Catholique, à l’évêché de Ruremonde, vacant depuis 9 ans. Il n’avait pas encore reçu, de Rome, ses bulles de confirmation, lorsqu’il mourut au collège, le 3 février 1649, à 8 heures du matin, dans des sentiments de piété conformes à la vie exemplaire qu'il avait toujours menée.
Le docteur Dave, son collègue, prononça son oraison funèbre.
Comme son prédécesseur, il combattit énergi-
quement les doctrines de Jansenius. Dans un bref, Innocent X l’appelle « un esprit docile à la vérité, marchant à la lumière et enseignant une doctrine conforme aux règles de la religion ».
Il fonda une messe quotidienne dans la chapelle de Notre-Dame-aux-Fiêvres.
On a de lui :
1° Den dechmantel des catholycke naems afgerucht van de îeere, die de Calvinsche prcdicanten poegen ’ s Hertogenbosch in te vooren. Loven 1630, in- 12.
2° Il publia, avec ses collègues J. Schinkelius et C. Beusecum, une relation des troubles excités à Louvain par l’impression de YAugustinus de Jansenius. Cette pièce est rédigée en latin et date de 1641.
3° Il prit aussi part à l’ouvrage : Declaratio sive protestatio octo Theologorum et professorum Lovaniensiumt du 18 juin 1642.
La bibliothèque de l’Université catholique possède en manuscrit son traité intitulé : De Romano Pontifice , de Conciliis, Traditionibus et S. Scriptura; vol. in-folio.
8. Sébastien Stockmansy son successeur, né â Anvers en 1617, obtint, en 1636, la troisième place au concours de la Faculté des arts, comme élève du Faucon ; et devint peu après professeur de philosophie il la pédagogie du Lis.
Le 30 septembre 1644, il fut nommé professeur ordinaire à la Faculté de théologie et, en 1645,
Dig
président du collège du Pape. Le 25 septembre de l’année suivante, il prit le grade de docteur en théologie et fut élevé à la dignité rectorale en 1650. Trois moisr après (le 19 décembre) la mort vint le frapper presque subitement. Son corps fut enterré dans la chapelle du collège.
Il est le frère de Pierre Stockmans, le célèbre j urisconsulte et professeur de droit à l’Uni versité.
9. François Van Viane , successeur de Stockmans, naquit à Bruxelles le 3 octobre 1617. Après avoir fait de brillantes humanités, il entra au collège du Faucon à Louvain, pour y étudier la philosophie. Eu 1633, il obtint la quatrième place au concours de la Faculté des arts. Il passa ensuite au collège d’Adrien VI pour s’y appliquer à l’étude de la théologie.
Quelques années après, son archevêque, Jacques Boonen, le nomma professeur au séminaire de Malines. Il revint à Louvain pour y enseigner la philosophie au Faucon, reçut le bonnet de docteur en théologie le 22 septembre 1648, et fut nommé professeur royal en 1666.
L’archevêque, qui habitait Bruxelles, le prit dans son palais en qualité de conseiller intime; et lui confla; en même temps, la direction spirituelle de la paroisse de Saint-Nicolas.
Le 19 décembre 1650, il devint président du collège du Pape, fonctions qu’il remplit avec beaucoup de zèle jusqu’en 1677, année où il donna sa démission. Il continua toutefois d’habiter ce collège qu’il agrandit et dota de bourses.
et où il créa deux chaires de lecteurs : l’une pour l’histoire ecclésiastique, l’autre pour la religion. Son amour pour la science le fit aussi contribuer largement, en 1658, à la fondation du Nouveau-Collège ou de la Très-Sainte-Trinité.
Quoique courbé sous le poids des années il alla, sous le pontificat d’innocent XI, défendre à Rome la doctrine de l’Université touchant Dieu, principe, règle et fin de toutes choses.
De retour à Louvain, il reprit son cours de théologie et mourut le 5 septembre 1693. Son corps fut inhumé dans la chapelle du collège.
A trois reprises il avait été nommé recteur semestriel, savoir en 1653, 1657 et 1668.
Sa devise était : A via ne.
Il a publié : Tractatus triplex de ordine amoris, ad regulam S. Augustini : virtus est amor. Lovanii, apud Denique, 1685, vol. in-8°.
Il a laissé en manuscrit un résumé d’une partie de son cours intitulée : Tractatus de gratia medicinali Christi. Ce résumé, très estimé, a été transcrit plusieurs fois.
10. Gommaire Huygens , né à Lierre le 27 février 1631, remplaça Van Viane.
Après avoir été proclamé, en 1648, deuxième à la promotion de la Faculté des arts, il enseigna pendant quatre ans la philosophie au collège du Faucon qu’il avait habité comme élève. Il fut promu au grade de docteur en théologie le 6 novembre 1668 et envoyé à Rome pour détendre les droits et privilèges de l’Université. En 1673, il
obtiutdu pape Clément X un bref confirmant les faveurs accordées auparavant. En 1677, il devint président du collège d’Adrien VI, et, en 1687, docteur régent de la Faculté de théologie. Un décret du roi le releva de ces dernières fonctions, parce qu’il était chaud partisan du jansénisme.
Huygens avait l’argumentation et la réplique faciles. On assistait volontiers aux thèses académiques qu’il soutenait sous la présidence de Steyaert, son adversaire dans la question de la grâce.
Il avait rempli les fonctions de recteur semestriel en 1678 et 1679; il mourut le 27 octobre 1702. Son corps fut enterré devant l’autel de la chapelle du collège. Guillaume Claes, docteur en théologie, prononça son oraison funèbre.
Il publia un grand nombre d’ouvrages entre autres : Observationes theologicae , 13 vol. — Theses historico-theologicae. — Conferentiae. — Methodus remittendi et retinendi peccata.
Dans tous ces ouvrages, imprimés à Liège et à Louvain entre les années 1674 et 1707, il se montre toujours le défenseur des erreurs jansénistes.
11. Charles - Ghislain Daelman , né à Mons en 1670, fut proclamé le septième à la promotion générale de la Faculté des arts en 1691, comme élève du collège du Château, et promu au doctorat en théologie le 23 août 1701. Il administrait, avec
le président Lovinus, le Petit-Collége du Saint- Esprit, lorsqu’on 1702 il obtint la présidence du collège du Pape. Daelman fut un des plus illustres docteurs de l’Université. Professeur royal et régent, il devint à trois reprises différentes recteur semestriel, en 1704, 1720 et 1721, et fut proposé, en première ligne, pour les évêchés de Namur, de Gand et de Tournai; mais sa grande humilité fut cause qu’il déclina tous ces honneurs.
Il mourut h Louvain, frappé d’apoplexie, le 21 décembre 1731. Son corps fut inhumé, à l’église de Saint-Pierre, dans la chapelle de Saint- Charles- Borromée, où sa pierre tombale existe encore aujourd’hui.
Il a laissé : Theologia sive observationes theologicae in summam divi Thomae , Antverpiae, 1734-1737, 8 vol in-8. Cette théologie a été souvent rééditée.
12. Jean-Joseph Quyaux naquit à Wanfercée le 29 février 1684. Dès sa plus tendre jeunesse on remarqua en lui de grandes dispositions pour la science. Après de brillantes études faites à Fleurus, il entra, en 1701, au collège de la Três- Sainte-Trinité pour s’y appliquer aux humanités. Il alla ensuite au Faucon pour y suivre le cours de philosophie et fut proclamé primus à la promotion générale de la Faculté des arts en 1703. Se sentant la vocation sacerdotale, il fit ses études théologiques au collège de Baius. Guyaux,
qui continuait â briller parmi ses condisciples, passa avec beaucoup de succès la licence en théologie. Son président Renard le recommanda à Daelman, qui le nomma lecteur à son collège du Pape. En 1716, il devint vice-président du collège de Savoie et, trois ans après, président du même établissement. Charles VI le nomma, en 1723, professeur royal des Saintes-Écritures. Le 21 octobre 1727, il prit le bonnet doctoral et fut nommé, vers la fin de 1731, président du collège d’Adrien VI.
Il administra ce collège, pendant quarantedeux ans, en véritable père, donnant l’exemple de toutes les vertus.
Le chapitre do Saint-Pierre le choisit pour doyen; mais, après trois mois, il se démit de ces fonctions.
Il fut promu au rectorat semestriel en 1728 et en 1743.
Guyaux eut une verte vieillesse. A l’âge de quatre-vingt-dix ans, il enseignait encore l’Ècriture-Sainte, et donna ce cours pendant un demisiècle.
Le Seigneur appela à lui son savant et fidèle serviteur le 8 janvier 1774. On l’enterra, selon ses désirs, dans le cimetière adjacent à l’église de Saint-Pierre. 11 légua la majeure partie de ses biens au collège du Pape.
On a de lui plusieurs manuscrits traitant do l’interprétation de l’Ècriture-Sainte. On publia, en 1781, son Commentarius in Apocàlypsim.
13. Thomas- Lambert Ghenne , né à Louvain en 1734, do paronts pieux et honnêtes, fut désigné comme successeur de Guyaux. Il fit ses premières étudesaucollégede laTrès-SaiiiteTrinüé et suivit le cours de philosophie àceluidu Faucon, où il remporta la seconde palme en 1752. II entra ensuite au collège du Pape pour s’y appliquer à l’étude de la théologie. Peu de temps après, il fut nommé professeur de philosophie. Il ne négligea pas, toutefois, l’étude des sciences sacrées, et prit le bonnet de docteur en théologie, le 21 octobre 1766. A partir de ce moment il enseigna la théologie et fut successivement président de différents collèges et enfin, en 1774, de celui du Pape. Ce fut sous sa présidence que la maison d’Adrien VI, tombée en ruines, fut splendidement reconstruite, comme nous le disions au commencement de cette notice.
Ghenne eut ses jours d’épreuves. Le zèle qu’il mettait à défendre les droits de l’Université fut cause de son exil en 1788. Il revint triomphant à Louvain, fut réintégré dans ses fonctions et continua à enseigner jusqu’au jour de la suppression de l’Université.
Au milieu de toutes ces tribulations, qu’il supportait avec beaucoup de grandeur d’âme, il aimait à dire :
Donec eris felix multos numerabis amicos.
Tempora si fuerint nubila , solus eris.
Il mourut le 19 juillet 1813.