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Analogie Des Bulbilles Pédicellés De Certains Allium Avec Les Ovules Réfléchis

J’ai eu plusieurs fois occasion de signaler l’analogie qui existe entre certains ovules accidentellement foliacés et les bourgeons normaux ; j’insisterai aujourd’hui sur l’analogie qui existe entre certains bourgeons ou bulbilles normaux, mais de forme anomale , et les ovules normaux. Ce deuxième ordre de phénomènes donne en quelque sorte la contre-épreuve du premier, et me parait de nature à démontrer l’exactitude des conclusions auxquelles je suis arrivé (par l’étude des ovules accidentellement foliacés) relativement à la nature des tuniques de l’ovule, abstraction faite de l’embryon ou produit de la fécondation.

Déjà j’ai entretenu la Société de la structure remarquable des bulbilles pédicellés de certaines espèces du genre Allium , et j’ai appelé son attention sur la nature du pédicellede ces bulbilles, qui présentent en meme temps les principaux caractères de la feuille et la propriété la plus caractéristique du rameau. L’étude de ces bulbilles n’est pas moins digne d’intérêt au point de vue de leur analogie de forme et de structure avec les ovules non fécondés, qu’au point de vue de la double nature de leur pédicelle en même temps axile et appendiculaire.

J’ai suivi plus particulièrement le développement de ces bulbilles pédicellés chez les Allium sphœrocephalum et multiflorum. Chez Y Allium mul tiflorum , les bulbilles naissent généralement au nombre de trois, à l’aisselle de chacune des tuniques charnues du bulbe qui doit être florifère. Dès le mois de novembre ou de décembre , ce bulbe commence à entrer en végétation, et en enlevant ses tuniques une à une, on trouve, à leur aisselle, les bulbilles sous la forme de petits mamelons celluleux, celui du centre étant plus développé que les deux latéraux. Ces jeunes bulbilles ne sont point en-

figurée par Meven dans son travail sur les organes secréteurs des plantes ( Ueber die Sécrétions-Organe der Pflanzen; à 0 , Berlin, 1837, p. 69, tab. Vf, f. 13, 16, 15). Il signait* aussi ( ibid . ) des poils glandulifères à vaisseaux chez les Nepenthes.

De plus, dans son Xeues System der Pflanzen Physiologie, l. Il, p. 678, il revient sur celte description : voici le passage où il en est question :

« Les grosses glandescomposées sont en général celles que l’on connaît le mieux ; elles sont très communes chez les Rusa, Rubus et Drosera... Ces glandes ont un pédicule plusou moins long, qui quelquefois, comme chez les Drosera, les Nepenthes , les Cassia, etc , renferme même des vaisseaux spiraux, et ceux-ci, chez les premières de ces plant s, pénètrent jusque dans le. corps de la glande.»

Sclileiden les signale de son côté ( Grundzüge der wissenchaft. Bot., p. 281).

( Note communiquée par M. Decaisne. )

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