‹ Analyse chimique des quinquinaChapitre 9 sur 25 · XXVJ · texte numérisé non relu

XXVJ

L'eau froide n'ayant plus aucune action sur le quinquina , nous avons fait agir l'eau bouillante sur cette écorce , et nous avons obienu des décoctions légèrement colorées et presque sans saveur ; ces décoctions transparentes à chaud se troublaient par le refroidissement 5 chauffées, elles reprenaient leur transparence. Par l'addition de l'iode ces liqueurs devenaient bleues , mais bientôt cette couleur disparaissait pour faire place à une teinte brune : l'alcohol formait dans ces mêmes liqueurs un précipité brun, et le sulfate de fer un précipité brun verdâtre ; dans ce cas , la liqueur surnageante prenait une teinte d'un beau vert. Ces phénomènes indiquaient évidemment la présence de l'amidon et du tannin ; et l'on sait , d'après les expériences de M. Vauquelin et de Thomson , que le tannin et l'amidon mis en présence peuvent s'unir en formant une combinaison beaucoup plus soluble à chaud qu'à froid.

Pour donner à cette conjecture une entière certitude, nous avons combiné à l'amidon la matière colorante rouge soluble du quinquina , qui , sous l'influence d'un acide , fait fonction de tannin ; nous avons également combiné à de l'amidon du tannin de noix de galle, et nous avons obtenu des précipités analogues à ceux que nous examinons : ces précipités se comportaient de même avec l'iode et Talcohol -, dissous à chaud, ils précipitaient le fer de ses solutions ; la couleur des précipités fournis par le fer variait seulement suivant l'espèce de matière tannante-, les précipités se redissolvaierit aussi lorsque la température de la liqueur était élevée à 5o degrés au-dessus de zéro centigrade.

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