‹ Analyse chimique et bactériologique des eaux potables et minérales; épuration des eaux; législationChapitre 45 sur 118 · CONCLUSIONS ET INTERPRÉTATIONS 2H · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS ET INTERPRÉTATIONS 2H

1“ Tous les résultats chimiques et bactériologiques sont défavorables. — C’est le cas le plus simple, et dans ces conditions l’établissement des conclusions ne peut souffrir aucune hésitation : l’eau doit être rejetée de la consommation.

S’il s’agit d’une eau de puits impossible à remplacer, ou indiquera les mesures à prendre pour assurer sa désinfection et le garantir autant que possible contre les infiltrations infectieuses de la surface.

I “ Tous les résultats chimiques et bactériologiques sont favorables. — Dans ce cas, les conclusions sont encore assez faciles à établir; mais elles exigent déjà un sérieux examen de tous les résultats, surtout si certaines données de l'analyse chimique sont limites.

Mous avons vu qu’en bactériologie un examen négatif n’a pas grande valeur, et que, d’ailleurs, il est impossible de prévoir le retour à la virulence de certaines espèces aquatiques considérées généralement comme banales.

3“ Les résultats chimiques et bactériologiques placent l’eau sur la limite des eaux potables. — Ici, il faut toujours déclarer l’eau suspecte et recommander de ne l’employer que bouillie ou filtrée à la bougie de porcelaine.

4° Les résultats chimiques sont défavorables et les résultats bactériologiques favorables. — Ici encore, il faut déclarer l’eau mauvaise; car elle a été certainement contaminée antérieuremnnt et se trouve par suite dans de mauvaises conditions.

3» Les résultats chimiques sont favorables et les résultats bactériologiques défavorables. — Avant de conclure à la mauvaise qualité de l’ean, on fera bien de réclamer de nouveaux échantillons bien prélevés et bien expédiés.

D’autre part, certaines circonstances peuvent fausser momentanément les résultats, comme cela arrive pour une source mal captée recevant des eaux de surface, ou encore pour une source nouvellement captée dont les matériaux de construction ont forcément apporté des bactéries dont la disparition n’est qu’une question de temps sous l’influence de la poussée exercée par l’eau sortant du griffon.

En résumé, une eau devra tout d’abord présenter des caractères physiques irréprochables, être propre à tous les usages domestiques, et être bien aérée et d’une digestion facile.

Au point de vue chimique, elle devra avoir un degré hydrotimétrique total variant entre 5 et 30, et un permanent compris entre 2 et 12, laisser à l’évaporation un résidu salin inférieur à 500 milligrammes, par litre, et supérieur à 150 pour être réellement favorable à l’alimentation. Renfermer moins de 66 milligrammes de chlorures par litre : une plus forte proportion (si ce n’est au bord de la mer) doit faire envisager l’hypothèse d’une contamination ancienne par les déchets de la vie. — Ne pas contenir de phosphates, à moins de pouvoir leur attribuer une origine géologique indiscutable. — L’évaluation de la chaux ne devra pas donner de chiffres supérieurs à ceux trouvés dans les meilleures eaux de la région.

Les matières organiques oxydables ne devront pas absorber plus de 2 milligrammes d’oxygène emprunté au permanganate en milieu alcalin, et plus de 3 milligrammes en milieu acide. Si ce dernier chiffre était inférieur à celui obtenu en milieu alcalin, ce serait presque à coup sûr l’indice d’une contamination par matières animales dangereuses.

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