Voy. § 254 note
99 naissent la fée et mangent avec elle. Ce sont Helynans de Gromoret ',
et son frère Ras de Gromoret, tous deux proches parents d'Arthur ; les deux désarmés sont de Carmelide et proches parents de la reine Guenièvre, mais Hz se tenoient amdeux par devers la partie a la fausse royne Genièvre 2 ; ils s'appellent Gui et Corrart. Ces chevaliers racontent qu'ils viennent d'assister à un tournoi devant un château voisin ; Guis et Corrart y ont été désarçonnés par un chevalier qui s'est fort distingué et que la dame du château, pour qui le tournoi avait été proclamé, a fait loger chez elle. Ce chevalier étant de Cornouaille, ceux qu'il a renversés sont obligés de jeter leurs armes, suivant la coutume de Logres ; c'est ce qu'ont fait dix-huit chevaliers tout d'une partie. L'inconnu reste toujours avec la châtelaine ; elle a l'intention de l'épouser s'il peut vaincre un voisin qui, désirant lui-même épouser la dame, contraint tous les prétendants de se battre avec lui. — Les quatre partent ; Gui va au château de sa tante en Terre foraine, et Corrart dans la Forest périlleuse chez une sœur, pour attendre la fin de l'année pendant laquelle ils ne pourront porter les armes. Morgain, voulant détourner le mariage d'Alixandre, arrive, le surlendemain, au château où il se trouve. Li contes retourne à Alixandre, et dit que a lendemain3 se leva l'orphelin Alixandre auques matin; il veut partir, mais la châtelaine lui dit : « Vous avez assez gaigné, une damoiselle si belle comme je sui et si bel chastel et tout ce qu'il y appent u ; mais si vous voulez cesluipàis tenir en paix, il faut combattre un mien voisin. — Qu'il vienne, » répond Alixandre. Et la nouvelle en estoit ja alce a Malagrin le félon qu'un chevalier de Cornouaille avait vaincu dans le tournoi et était logé chez la dame; parti aussitôt, il arrive au châ-