‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 141 sur 362 · Mentionnée aussi dans le Tristan, g · texte numérisé non relu

Mentionnée aussi dans le Tristan, g

'.». r,a folie de Lancelot flgure aussi dans la rédaction de 757, etc. (cf. §300), avec une nouvelle

■ le la quête.

:î. (»ii passe au\ aventures d-Kree -, le rédacteur paraît avoir mêlé des épisodes du Lancelot à 'le l.amorat.

qui l'entraîne en fuyant plus tost que vent, et li chien s'en revont après si grant oirreqil poent ; granz et li glatissent (1. gr. est li glatissemenz) des bradiez et la voiz et li soneïz des cors. Li uns braient, li autre crient : « Or après, or après ! » La forest en vet retentissant de toutes parz ; qui alors fust a celle chace, adonc peûst il oïr assez bêle mélodie que du glatissèment des bradiez, que de Vabai des chiens, des lévriers

passer outre, il sera obligé de vaincre dix chevaliers, élus parmi les meilleurs du pays, « à moins, lui dit-elle, que vous ne vous mettiez en men conduit, en promettant que vos clou tout cest an n'escondiroiz damoiselle de chose qu'elle vos requière. » Erec choisit le combat et est vainqueur des dix. Au moment de s'en aller, il est abordé par une autre demoiselle, qui vient lui demander un don, qu'elle ne réclamera que lorsqu'elle en verra ore et point. Erec consent. Gomme il passe, avec sa compagne, devant les pavillons, une demoiselle desus la porte lui crie : « Attendez ! Vous n'avez pas encore assez fait pour connoslre vostre proesce. » Erec s'arrête malgré les instances de sa compagne. Un chevalier en armure noire sort de leienz, annonce à Erec, en faisant des excuses, qu'il est forcé de jouter avec lui, le désarçonne rudement et s'en va tout le chemin de la foreste. Erec, fortement blessé, est soigné dans le château 1 . Il est, comme il se fait raconter par une demoiselle, Le château des dans le château des Dix Chevaliers, où chaque chevalier errant est fiers obligé de jouter avec les dix des pavillons et, s'il triomphe d'eux, avec

le châtelain ; vainqueur, il devient le maître du château ; vaincu, il est retenu, dans le cas où le seigneur aimerait mieux s'en aller que de rester, en remplacement de celui-ci, et doit s'engager par serment à ne pas partir avant d'avoir chevalier conquis et de iaisser un autre seingnor en leu de soi. La demoiselle rassure Erec, qui craint d'être condamné, par sa nouvelle position, à une inaction fâcheuse, en lui disant que leur maîtresse a un ennemi mortel dans la personne d'un châtelain voisin. Elle raconte encore que la coutume a été établie pour l'amour de cette dame , dont le père avait éloigné les prétendants en déclarant que nul ne l'épouserait si sa valeur n'égalait pas la beauté de sa fille. Enfin, un jeune chevalier, assez povre de semblant, s'était présenté et s'était offert à prouver sa bravoure en combattant d'abord dix des meilleurs chevaliers du pays et ensuite le seigneur lui-même. Il fut vainqueur et épousa la jeune fille. Mais, le jour même de la noce, arriva un chevalier qui le haïssait « ne savom porquoi » ; il trouva le nouveau marié la defors en la plaerie, et l'ocist tôt maintenant. De chagrin le seigneur tomba malade et mourut après avoir désigné comme son successeur et mari de sa fille celui qui pourrait vaincre dix chevaliers qui devraient stationner devant le château ; il ordonna que le vainqueur, dans le cas où il refuserait la main de la châtelaine, fût contraint à rester seigneur jusqu'à ce qu'il eût été vaincu à son tour. Cette coutume ne doit être abandonnée que lorsque la dame aura trouvé un mari digne d'elle. Erec apprend aussi que le chevalier qui

1. Il n'est plus question de la demoiselle qui avait réclamé le don.

corant après, que de la noise des corz, que des criz des chaceors, que del(e) retentissement de la forest, et toutes ces choses fesoient ./. grant son de diverses voiz auquez acorlanz1. A l'entrée de la nuit, le roi se trouve seul dans la forêt ît ne réussit pas à rassembler sa suite au son du cor; il s'égare de plus en plus et ne rentre à Tintagel que le lendeîain matin.

285. Les chevaliers, qui avaient veillé tard en attendant le îtour du roi, s'étaient enfin endormis çà et là dans la salle, [arc la traverse sans les déranger et gagne la chambre à couîer de la reine. Pour ne point éveiller Iseut, il ouvre la porte iec une clef qu'avait fait faire Andret et dont l'existence était morée de tout le monde : il entre et trouve les amants endorîis dans les bras l'un de l'autre. Hors de lui, il tire son épée; îais, au moment où il va frapper Tristan, celui-ci se retourne lans le lit. Le roi, toujours poltron, craint qu'il ne se réveille ît s'enfuit, en ayant soin, toutefois, de fermer la porte à clef. Tristan s'éveille tout à fait et aperçoit le fuyard, que les amants prennent pour Andret ; il sort et se mêle aux autres chevaliers.

Marc trouve les amants endormis dans les bras l'un de l'autre.

1. Cf. le bel écho de cette poésie du Moyen Age dans Shakespeare, le Songe d'une nuit d'été, IV, \, où Thésée développe l'idée de la « musical confusion Of hounds and écho in conjunction ».

l'avait désarçonné, est Hector des Mares , qui , arrivé par hasard au château, en était devenu le seigneur après avoir tué son prédécesseur. Si un chevalier venait à vaincre les dix pendant la convalescence d'Erec, ce dernier aurait le droit de s'en aller, le nouvel arrivé devant rester à sa place. Ainsi Erec séjourne, malgré lui, dans le château, et il lui convient a lessier la queste une pièce del tens. Le conte retourne à Lancelot fou.

285 a. Celui-ci arrive devant un pavillon, où il se met à donner, avec une épée, de grands coups sur un écu suspendu devant un arbreisel. Il est accueilli par Blian, le frère de Belinan L Son hôte ayant été poursuivi jusque dans la salle de son château par deux ennemis, Lancelot les chasse, après avoir rompu les anneaux de fer dont on lui avait enchaîné les pieds. Après deux ans de séjour, il s'en va un jour après un sanglierÉ qui passe, fuyant [devant des veneurs. Le nain de Blian le suit. Lancelot est blessé à la cuisse par le sanglier, qu'il tue ; il est soigné par le nain et un ermite, qui surviennent. Une nuit, au clair de lune, il quitte l'ermitage, où il a été reconnu par deux

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