Cf
2. Sic; par suite de quelque confusion, le ms. transporte, sans avertir, le récit au milieu d'une aventure toute différente de celles d'Helis. dont il n'est plus question.
3. Plus loin sointaine-, p.-è. soutaine (sultana), souveraine, maîtresse.
tron.
joute : Gauvain, puis Mordret et Agravain sont désarçonnés. Les trois frères Maintenant Lancelot se présente et demande à Blioberis la pa^Blfo^is!
permission de l'accompagner; mais comme il n'a pas voulu qui traite Lan- 1 celot de pol-
dont Galaad va regarder la tombe; il y voit letres escrites qui disent : Ci-gît Galananz de Bendic que Gauvain tua por une damoiselle que il avait avec lui. L'ermite lui indique une tombe de marbre ; si un chevalier la soulève, il en sortira un autre qui s'en vet a celle autre tombe et. la ovre et en giette ors un chevaux plus noir d'arement, et donc bataille dure et aspre, s'il est attaqué; ainsi il a outrez Gauvain, Agravain, Guerret et Mordret. Galaad tente l'aventure; le chevalier, le voyant s'avancer pour jouter, jette un cri hydeus et hespoentablc et tombe à terre, que de lui n'aparut fors les osses seulement. Une voix s'en ist de sa tête et fait Bavoir qu'il est païen et qu'il sera sauvé si on lui donne le saint baptême. L'ermite le baptise et se humilie moût envers Galaad. Survient Guiz le cheitif, poursuivi par Mordret, qui, pendant la quête du Graal, n'avoit fait se desloiaute non. Galaad prend Guiz sous sa protection; désarçonne Mordret, qui insiste inutilement pour avoir un combat à l'épée, et s'en va. Mordret apprend par l'ermite que c'est li très bons chevaliers, li filz Lancelot, regagne l'endroit ou ses frères l'ate)idoi[en]t et, quant il fu descenduz entraxes, leur raconte ce qui s'est passé. Agrevains parole et dist { : « Celui lingnage de Bendic nos honira trestouz, » et autretel dient chascuns. Galaad arrive à un château qu'un comte, Guincemain, cherche vainement à détruire au moyen de quatre perrieres ; il est en train de faire lancer par les perrieres cent dix 2 prisonniers dans le (li.it eau. Galaad trenche les cordes a s'espee, délivre les prisonniers avec l'aide de ceux du château et commence, en criant : « Gorbenic, Gorbenic, » le combat avec Guincemain , qu'il tue parce qu'il sait que c'est un méchant homme. Une sortie a lieu ; Galaad fait fuir les ennemis en criant toujours : a Corbenic, Gorbenic, » car il ne veut tuer aucun chevalier se il ne fust murtre ou tairon ou pleins de fellonie, passe la nuit au château, à la prière du seigneur, nommé Boncenes (f° 319 d), et décide sa tille Aurience à se faire nonne du couvent de Carefor. Le lendemain, il est hébergé par un forestier, dont le voisin le minaçoit que il li toudroit sa fille affine force; le père lui avait répondu que, dans ce cas, il .s'en iroit querre justice au roi appeliez (1. Peliez), ce est li riche roi Pescheor. Mrs celle nuit... vint Galiens, armés a sa guise, et bote la porte a terre. La jeune lille et le forestier ont recours à Galaad, qui, quoique toz nuz en sa chemise, parvient à s'armer. Galien est tué 3, et Galaad s'en va devers la foreste. Aies a tant leisse ore li contes a parler de Galaaz et retorne a parler de mon seingnor Tris tanz por conter partie de ses aventures. (Puis ;ui 1° 320 d, des miniatures représentant la traversée de Tristan avec Iseut, de Cornouaille en Logres, et leur arrivée à la Joyeuse Garde). En ceste partie dit(tes) li contes que (dernier mot du fe 320) quant (premier mot du f° 321) .T. fu venuz de Cornoaille on reame de Logrez, si com il en amenoit avec lui ma dame Yselt, et ilôt trove Lanceloch dou lac, etc. La version par laquelle 12599 remplace ici tout à coup la mauvaise i1! confuse compilation qu'il a donnée jusqu'ici, en citant souvent l'his-
1. La présence des frères du Mordret n'est pas autrement indiquée.