En unevallee 97, en ung valet 349, en un val
reconnaît et défie Gauvain, qui est désarçonné. Mordret et Agravain se ruent alors sur Lamorat et le renversent; il s'évanouit. Gauvain lui arrache le heaume et lui dit de se déclarer outré. en le frappant à la tête avec le pommeau de l'épée. Lamorat rouvre les yeux : « Tu es un homme mort, lui dit Gauvain ; si tu ne te rends pas à discrétion, je ferai autant de toi corne je fis de ton père » ; et lors s' aperçoit Lamorat qe il avoit son père ocis. « Puisque vous avez tué d'abord mon père, lorsque j'étais encore un enfant, et puis mon frère, répond Lamorat, je ne vous crierai point merci. Tuez-moi ; il se trouvera toujours quelqu'un pour venger ceste grant félonie. Si Dieu m'avait donné de connaître plus tôt le meurtrier de mon père, j'en aurais pris vengeance moi-même. » Il testant, implore la miséricorde du Christ, testant une autre foiz 1 du grant duel qe il a et se pasme, et misire Gauvain... en fist adonc une cruauté moût (var. si) grant qe nul preudome ne (var. ne le) feïst par (var. por) nulle aventivre, car il. . li donne 2 si grant cop qH[ï\ li cope le chief et {en 99) chiete (1. gieté) la teste en voie 3, et dit qe or li est il [bien 99) avis qe il ait bien 4 vengée la mort de son père 5. Comme il monte à cheval, un religieux en robe blanche survient, apprend les noms de Lamorat et de Gauvain par celui-ci, qu'il menace, fait transporter les corps de Driant et de Lamorat dans une abbaye appelée La petite aumosne 6, porte, dans un vase d'argent, la tête de Lamorat La tête de La- à Quempercorentin 7 et la présente au roi Arthur en disant : ™k Arthur!0" (< Veez ci 8 les bonnes oevres qe ti parant font es questes aven-