Appelée Larcine dans
avant et l'autre arriéres, une haut et Vautre bas *. Les armes d'Agloval, à qui celle semaine meïsmes ./. chevalier avoit donné totes noveles, brillent au soleil. Perceval, n'ayant jamais rien vu de plus beau, cuide tout.vraiement qe ce soit ou Dieu ou angre2; il se lesse maintenant cheoir et dit ses prières. Agloval s'arrête, pensant que le valet a peur. Celui-ci s'avance et lui demande s'il est Dieu ou ange. Agloval rit et explique 3, sur la demande du jeune homme, les noms et l'utilité de ses armes. « Il est heureux, dit Perceval à propos du haubert, que les biches et les cerfs que je chasse n'en aient pas comme cela. » 11 amuse beaucoup Agloval, qui, dès que son frère s'est nommé, se fait conduire par lui chez leur mère.
Mort de la mère 309. L'ancienne reine se désole d'abord de l'arrivée d'un de Perceval. chevalier, puis se pâme de joie en reconnaissant son fils ; elle maudit la Table Ronde et Merlin, qui l'établit. Pendant les dix jours qu'Agloval reste à la maison, Perceval ne fait que regarder et essayer les armes de son frère, qui li avoit ja tant 4 conté des aferez duroiaume de Logres. Il désire aller à la cour d'Arthur pour être armé chevalier de la main du roi, comme il le dit à son frère un soir qu'ils sont seuls dans un prael. Agloval lui fait remarquer que, pour obtenir cet honneur, il faut être plus preuz que autres, d'autant plus que leurs ancêlres ont été d'une si haute renommée. Perceval assure qu'il tient d'eux et qu'il sera preudome : « Sachez que je veill estre chevalier, et mes cuers si acorde du tout, et nature le me commande 5. » Agloval se dit bien que ce serait dommage si ce bel enfant, si apert 6 et si forni de membres, perdait sa jeunesse entor sa mère, mais il est retenu par la crainte que celle-ci ne meure de chagrin en voyant partir son fils. Alors Perceval monte à cheval, le lendemain matin, et part à l'insu de tout le monde. La reine, qui s'évanouit à la nouvelle de ce départ, force Agloval, en menaçant de se tuer, d'aller ramener son frère. Perceval se décide à retourner, sauf à s'en aller de nouveau dans deux jours ou à se donner la mort si on ne veut le laisser partir. « Vous ferez ce que vous voudrez,