Var. : Guideban
2. Qui fu tant dotant de ceste aventure qu'il en lessa bien .1. an entier a porter armes ajoutent 757 et 1434.
3. Ici se réunissent les textes des mss. et des imprimés qui contiennent cette partie du roman, après les raccourcissements et les divergences de rédaction (voy. p. 185 ss.) ; 336, etc. ne donnent pas les aventures de la traversée ; seuls, 336, 99 et 758, qui renvoie au Gran Livre, y font allusion. Tressan parle d'un esquif; dans 103 on va cheval.
Cependant 336, etc. donnent du passage des amants devant Gamaalott
ms la plaine, et la reine i esloit venue par le commandement 757,etc. roi, avec une grande suite de dames. La fête est magnifique,
de leur arrivée à la Joyeuse Garde un récit abrégé. 336 se tient le plus près du texte de 757, etc.; 94, 99, Malory (essentiellement), 758
12599 (troisième partie de ce ms.; voy. p. 232) donnent le même texte que 755 et 760, suivi en partie aussi par 103 et les imprimés, sauf Tressan et la Tavola Rilonda. — Voici ces textes abrégés :
338 a. 336 (Pour ce qui précède dans ce ms., voy. p. 191) : En ceste 336
irtie dit le compte que quant mons. T. fu venus de Corn, ou roy. de L. et
en out avec lui menée la royne Yseut de Corn., il lui advint adont que iventure l'amena (adont *) devant la cité de Kamaaloth. Et a celui point
A moitié effacé.
338 b. 755 etc. : En ceste partie i dit li contes qe quant m. s. Tristan 755, etc. ; venuz ou reaume de Logres et il ot amené avec lui madame Yseut et il
755 et 760 commencent ici ; pour 12699, voy. p. 232; 94 reprend ici, après la lacune; voyez 280 note. — 99, après les mots : Hz vindrent ou royaume de Log. (voy. p. 204) poursuit insi : ou Hz furent moult bien receuz.., et tantost mons Tr. trouva Lanc. du lac, que il molt amoit, et il s'en vint tout droit a la court le roy Arlus et jousta a ptuseurs et tant qu'il abati des comp. de la T. Re. jusques a .XIIII., etc., comme 755. Dans Malory, Iseut annonce la présence de Tristan à Lancelot en lui envoyant un anneau, et les quatorze sont désarçonnés dans* un tournoi proclamé par Arthur. — 758, où ce qui précède de l'histoire de Tristan est fort écourté (v. la préface § V ss.) : Quand ils furent arrivés en Logres, ils rencontrèrent en chemin le roi Arthur avec plusieurs très bons chevaliers de la Table Ronde. Ceux-ci voudraient bien voir Iseut a descouvert ;. car elle ckevaulchoil moult cointement ; elle avait l'air d'être d'un pays étranger ainsi que son compagnon. Ils s'approchent donc ; Tristan les prie de se retirer. « Vous parlez bien orgueilleusement, lui dit Sagremor, pour nient, fussiez [vous] aussi vaillant que Lanc. du lac ou mess. T., nepveu au roy M. Et pour vous riens n'en lairoie affere. » Tristan • se fâche et abat Sagremor et quatorze chevaliers de la Table Ronde. Et fu tout ce fait en la preience du roy Artus. [E}n (f° 5 a) ceste partie dist li comptes que quant messires Tristrans fu(s)t revenu* cl royalme de Logres et il ot amené avec lui madame J'teut, etc., comme 755, etc. (v. ci-dessus). On voit que 758 passe assez subitement au texte de 755, etc. ; P. Paris [Ms. fr., l'I, 8) voit dans ce texte « plutôt un arrangement de Rusticien de Pise >> ; mais il n'a pas donné de preuves en faveur de cette opinion. Dans 340, 1463, 355 l'arrivée des amants n'est pas racontée. — 103, qui suit le texte de Rusticien plus loin (§ 449 d), donne des bribes du texte de 755 (voy. ci-dessous).
338 c. 103 (Vérard, Janot) : Tristan et Iseut chevauchent vers le 103
pays de Logres (voy. p. 204), pour arriver à la Joyeuse Garde; car on avait dit à Tristan qu'Arthur y était. Près de cet endroit ils trouvent des pavillons : c'étaient Arthur et ses chevaliers; Tristan en abat cinq à l'arrivée, puis vingt autres : Gauvain, Gaheriet, Guerret, Sagremor,
388 d. Tressan : Arrivés en Logres (voy. p. 206), les amants s'en Tressan vont, vers la Joyeuse Garde; ils sont surpris d'apprendre qu'Artbur habite ce château depuis deux jours et qu'en retournant à Gramalot, il s'amuse à voir jouter les chevaliers de la Table Ronde. Iseut décide Tristan à se retirer; mais c'est déjà trop tard : Tréu, le sénéchal, et
338 e. Tavola Monda. : Tristan et Iseut continuent leur chemin Tavola Ritonda avec Lancelot (voy. § 317, note) L Quand ils sont près de Gamaaloth, Tristan dit qu'il veut garder l'incognito et aller se reposer à la Joyeuse Caiilc Les ainaiits suivent de loin Lancelot et arrivent, peu après lui,
1. On voit que c'est la version de 755, etc. (v. cl-deMU»), eaoa qui concerne la rencontre avec i.aucelot.
757, etc. et la ou il estaient en tel envoiseûre et il se seoient ax tables communément, a tant ez vous venir par devant eux misire T. avec Iseut. Leur train se fait remarquer par son élégance ; mais
336 estoit le roy Artus dehors Kama[a]loth, en tentes et en paveillons, ou il se
deduisoit avecques ses barons de son royaume et des compaignons de la T. Ronde. Et quant les compaignons virent mons. T. passer par devant les paveillons sans leur riens dire, ils en ourent despit et dedaing. Poursuivi, Tristan persiste à ne vouloir pas s'expliquer et abat .XIIII. des compagnons. Lancelot vient à son tour combattre; mais Tristan, l'ayant reconnu, ne veut point jouter, ains se fist congnoistre tout maintenant a lui.
755, etc. ot trové m. s. Lanc. en celé venue qu'il vint davant le roy A. et il amenoit avec lui madame Yseut, abati il des compagnons de la T. Re. jusqu'à .XIIII. M. s. Lanc, qi por venger celé honte qu'il leur avoit faite, s' estoit meûsdes paveillons por joster a m. s. Tristan , quant il reconnut m.s. Trist., qi a lui se fist connoistre, si li fist grant joie et grant (este, ce ne devroit nus hom demander, et quant il conut la roïne Yseut, il ne fu guère mains joians de sa venue qe il fu de m.s. Tristan. Qe vos diroie ge? Grant joie fist [et a) li uns (et) a l'autre, et por ce qe m.s. Trist. ne voloit mie qe le roi vèist la roïne Yseut a cestui point, ne nus des autres barons de celui ostel la 'veïssent, pristrent il conseil 1 entre lui et Lanc. , et si qe il s'acordenl a ce qe il emmenroi[en]t la roïne Yseut en la Joieuse Garde, qi estoit un chastel moût fort et moût riche et estoit proprement monseignor Lanc, car il ï avoit conquis par force d'armes enz ou commencement de sa chevalerie, et por ce que cist chastiaus estoit fors, riches, biaus et aaisié(e) de totes choses, i menoient il la roïne. Car li chastiauz ne pooit estre pris a force en nulle, manière de gens, se la roïne i fust ; car a force net pooit [on] aeisiement