‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 187 sur 362 · Ilcvunjnilc Malory · texte numérisé non relu

Ilcvunjnilc Malory

370. Le combat commence. Palamède tue d'emblée l'un des deux frères, mais il est abattu par l'autre, Helain, qui l'attaque monté sur son cheval, que Palamède se voit ainsi forcé de tuer ; après une lutte pénible, il tue aussi son adversaire.

Palamède, vain- Pour récompense, il ne demande en don * qu'une nef pour aller à nlTY' Lou^e- Louvezerp ; quant au royaume, il veut qu'on le donne à Marin. Le zerp, ' peuple se désole de son départ. On lui fournit tout ce dont il a besoin.

371. Il part et arrive à Lomglai2, cité qui est à une demi-journée de Louvezerp ; puis il va chercher ses écuyers à Louvezerp, et se rend enfin à la Joyeuse Garde, poussé surtout par son amour pour Iseut. Il va prendre son logis chez un vavasseur, car personne ne peut entrer à la Joyeuse Garde sans le consentement de Tristan, qui avait ordonné

Tristan, Gahe- qu'on l'avertît dès qu'un chevalier arriverait au bourg. Dinadan, qui rief et Dina- était allé aux renseignements, vient annoncer que le nouvel arrivé esl pan V0S^ voir Palamède, et va le voir avec Tristan et Gaheriet. On cause. « Je vais vous raconter quelque 'chose qui nous est arrivé pendant votre absence, » dit Tristan. — Moût estez ores apparillés, fait Dinadan, de raconter de nos aventures. Dex doint qe je vous voie en tel leu dont je gaber vous puisse, qi souvent vous gobez de moi. »

Tristan raconte 372. Et Tristan raconte comme quoi un jour que Gaheriet, Dinadan une mésaven- et lui se promenaient dans la forêt, ils avaient trouvé un chevalier et ture arrivée a une l^elle dame endormis près d'une fontaine, au pied d'une roche en trop biau leu et trop solaceus 3. La vue de la dame avait animé si bien Gaheriet et Dinadan, qu'ils se l'étaient disputée par les armes, à la grande joie de Tristan. Mais, pendant qu'ils se battaient, le chevalier, réveillé, partit avec sa dame. Tristan en ayant informé les deux combattants, Gaheriet abandonna la partie, mais Dinadan persista ; Tristan lui indiqua par où le chevalier était parti, et Dinadan courut après lui, siivi des deux autres. Dinadan et Gaheriet furent désarçonnés, mais Tristan triompha du chevalier et lui laissa la demoiselle. Ce chevalier était Brunor le noir, le frère de Dinadan, qui ne l'avait pas reconnu 4.

373. Tristan et Gaheriet rentrent à la Joyeuse Garde, et Dinadan reste avec Palamède. Le lendemain, les deux autres chevaliers : .reviennent, et tous quatre vont se promener sans autres armes que

Brehus. leurs épées. Ils rencontrent Brehus, qui veut savoir le nom du chevalier qui est, lui a-t-on dit, à la Joyeuse Garde. Tristan refuse de le lui dire, et Brehus s'élance contre lui, mais il est prévenu par Palamède, qui le renverse. Tristan lui dit alors son nom. Puis ils quittent tous les quatre Brehus, qui n'a pas voulu se nommer, et retournent vers la Joyeuse

1. De m. 755, 760, 1434, 336, 12599, 103, mais 94, 99, 97, 349, 772, 101, 758, au lieu de don, portent : ausi voit je que vous acomplissiez la moie volenté.

2. Ainsi 336, 12599. — 757 : Laomgelai. — 755, 760, 1434, 94, 103 : Louvegloy. — 349, 772, 101 : Louveglor; 97 : Lovegilor ; 99 : Lonneglor; manque dans Malory. 75$ : Loveglois.

Page 1