‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 190 sur 362 · Au milieu de cette deuxième journée s'arrête le ms · texte numérisé non relu

Au milieu de cette deuxième journée s'arrête le ms

el Be signale bientôt au point d'éclipser Palamède. Il va encore changer ses armes; à son arrivée Dinadan s'éveille; c'est, dit-il, pour l'empêcher île voir sa mauvestié, comme il l'a vue la veille, que Tristan l'a laissé dormir aux pavillons. Ils retournent ensemble à la lice. Palamède les reconnaît, se fait donner les armes d'un chevalier qui sort du tournoi, et attaque Tristan ; il ne réussit pas à le désarçonner et cède la bataille à Lancelot, mais Gaheriet et Dinadan interviennent. Ce dernier ayant abattu Lancelot a la traversse est renversé par Palamède, qu'abat ensuite Tristan. Lancelot reconnaît enfin son ami, et ils échangent des paroles flatteuses. Tristan a le prix de cette journée.

380 . Iseut est irritée contre Palamède, et quand on est de retour aux Iseut fo'1 des repavillons, elle le blâme de sa jalousie et l'accuse d'avoir blessé Tristan {amède. exprès au tournoi. Palamède s'en défend et Tristan prend le parti de son

rival, en disant qu'il lui pardonne.

Deux chevaliers viennent voir les amants. Ce sont le roi Arthur et Arthur et Lan- Lancelot ; on les reçoit avec la plus grande joie. Ils partent après une site à Iseu^et longue conversation. à Tristan.

381. Le lendemain, on est étonné de voir Palamède pleurant pen- Troisième jourdant son sommeil. On se rend au tournoi, et la troisième journée commence. Palamède renverse Keu d'Estraus et se fait beaucoup remarquer ; Dinadan taquine Tristan sur le succès de son rival. Tristan se

mêle alors aux joutes. Il désarçonne Keu le sénéchal (var. : Keu d'Estraus) et se distingue fort. Il abat également Arthur; Lancelot tombe de cheval au milieu de la foule. Hector abat Palamède et donne son cheval à Lancelot, mais Palamède prévient ce dernier et regagne son cheval; Hector en donne un autre à Lancelot. Blioberis fait remonter le roi. Quand Tristan voit que le parti d'Arthur est presque vaincu, il passe, en criant : « Léonois, » de son côté, comme il avait été convenu entre eux pendant la conversation de la veille, avec Gaheriet et Dinadan, mais Palamède refuse de les suivre. La tournure du combat change aussitôt. Arthur 1 désarçonne le roi d'Irlande et Palamède; le roi de dalles est également renversé, et la victoire est désormais assurée au parti d'Arthur2. Désespéré, Palamède quitte le tournoi Palamède quitte et s'arrête à une fontaine, où il se livre à sa douleur, car c'est à ^f, J,011™?*,. Lancelot et a Tristan que revient la gloire de cette journée. Les rois d'Irlande et d'Ecosse le trouvent là et le consolent; c'est le roi d'Irlande qui parle le premier; il savoit plus que cil d'Escoce3, et tant dût li rois a Pal. bêles paroles et tant li promet sa compaignie et bonté et courtoisie et servise A qe Pal. s'en va avec eux. Ils l'accompagnent aux pavillons ; Tristan y est rentré avec les autres ; Hector et Blioberis sont venus avec eux. Palamède défie Tristan, qui en est très affligé. On rentre

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