‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 221 sur 362 · Mais cf · texte numérisé non relu

Mais cf

félon;., che fu celui chastel ki chai quant Gai. et Boors et Perc. i furent 758, etc. emprisonné. Les trois chevaliers rencontrent une demoiselle portant un épèrvier, etc., tout à fait comme plus loin, où est racontée la destruction du Château félon (voy. § 530); ici, cependant, il n'y a pas d'inscription, et le constructeur est appelé Galanasar. (Pourj772, voy. p. 312 *). Nos trois s'approchent, et quant cil du chastel virent les .III. chevaliers près de la porte, ki moût estoient grant gent , si envoient dusk'a .xl. chevaliers a leur encontre pour els retenir. Les trois s'exhortent mutuellement; Tristan abat sept chevaliers, et, avec ses compagnons, se signale

1. Comme dans 772, au lieu d'Hector et Meraugis, les compagnons de Qal. sont ici Bohort et Perce val (cf § 530).

ung des meilleurs chevaliers du monde ou royaume de Logres, ne nul ne 103, Rusticien.

savoit son nom. Et portoit ung escu vermeil a ung lyon d'argent rampant.

Et l'appelloit on le chevalier a l'escu vermeil. Si avint que ung varlet que

Tristan avoit envoie aprendre nouvelles du bon chevalier a l'escu vermeil

ariva a la Joyeuse Garde et trouva Tristan et Palamedes et ung chevalier de

Loonois, qui avec Tristan demouroit. Et quant le varlet fu leans venu, il s'en

{feras 1103) devant Lonueierp [Louuetep 3f>;>, Loneierp Hi',:!) rint ou roy. de Log. .1. des

ineill. cher, du monde, Qui aloit faisant la Qreigneur mereeille d'armes i/ue nul pensl penser ne dire, ne nul ne tavoit son nom [faisant trop grant merv. d'armes, ne nul ne SOV. 1468) ne qui il estoit. Et portoit ./. escu vermeil a un lion Wurg. ranpanttet pour t'entreteigne de l'escu(s) estoit si (1. //) apellés u chevalier a l'eseu cermoiir. Or advint que ./. rar-

lel {(/ni 840,866) Vint a la loi, ('.-, la ou iltrueve m. /'. et m. l'ai, et un chevalier de l.eonois, iiue arec m. T. demoroit, en la Joiose Garde et ne le connoissoit mie, car m. T. s'aloit celant sers lui. Et quant li vallet fu jusque a lui tenus, il s'en rait toi droitement a m. T. et s'ajenoule dreunt lui et li dit : u .Sire, nocellez roi aport de ce par coi voz m'rnroiastet ». i6, fautes communes la ou il trouva Tristan, i/ue il roni/noissoit. Car Tristan s'aloit celant eers lui ; et lui dtsf . « Sire, noueelles VOUS apporte de ce ou cous m'encoiastes. »)

757 demoiselle, qui si tost vint. Tristan repousse ces éloges avec

modestie, et contredit Palamède, qui se refuse à croire que

772, etc. emprise une bataille pour desfendre .1. chevalier de traïson , si comme li contes dévissera ça avant. Palamède et Tristan s'arrêtent, Le chevalier les atteint; on se salue. Palamède, voyant que ce chevalier est grant et parcreii et bien forni de iouz membres et qu'il chevauchoit a grant merveille bien a manière de bon chevalier, comprend qu'il est de haut afaire, et désire moût durement a savoir aucune chose de son estre, si qu'il le peilst cognoistre. Il lui demande donc son nom, mais en vain; il insiste : « C'est parole gastee, » dit le chevalier. Palamède, irrité, veut jouter; l'autre répond qu'il n'en a pas envie, étant blessé et devant subir prochainement un combat. Mais Palamède n'en démord point, est désarçonné et se pâme. Tristan veut le venger, et le chevalier a beau refuser la joute; il abat le cheval de Tristan sans renverser le cavalier, quar mis. T. n'estoit tex chevaliers que l'en peiist aisieement deschevauchier .

758, etc. à ce point que les gens du château se demandent s'ils ne sont point des diables, sortis d'enfer. Quant le chevalier a ïescu vermeil voit qu'il sont auques esbahi, il quitte furtivement ses compagnons; — maintenant comme 772, etc., voy. p. 313. — On voit que 758, etc., ne font qu'abréger le texte déjà raccourci de 772, etc., en oubliant de présenter le chevalier de Léonois, qui apparaît subitement plus loin.

103, Rusticicn. vint vers Tristan et s'agenoulle devant lui et dit : « Sire, je vous apporte nouvelles de ce pour quoy vous m' envoyantes . Le chevalier est logé a quatre lieues près (propres 1463) de cy, et s'en va * à Audebourc pour faire une bataille devant le duc, pourung chevalier qui est appelle de traïson (Rust. : à Aud. au duc pour faire une bat. pour (par 1463) ./. chev. qui de tr. est appeliez). «Tristan, enchanté, annonce à ses hôtes son intention de partir pour atteindre le chevalier, accepte leur offre de l'accompagner et, le lendemain matin, ils quittent Iseut et s'en vont, avec trois écuyers. Ils arrivent enfin dans le royaume de Norgalles, où ils apprennent des nouvelles de l'inconnu : celui-ci chevauchoit devant eulx environ six lieues, en sa compaingnie deux chevaliers. Et se aucuns me demandoi(en)t qui Hz estaient, je diroie que c'estoit messire Yvain2, filz au roy Urien, et Giret3 de Lambale*. Le conte passe au chevalier avec ses compagnons. Ils arrivent devant un château appelé Harpinel^, et s'en aloient a Audebourc pour faire la bataille 6. Et sachiês que en cellui chastel demouroient " jusques a quarante 8 chevaliers de grande valeur, qui faisaient hontes

1. Etvoz di que je sai de voir qu'il s'en vait 1463; et nous dist que il va 340, 359.

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