‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 220 sur 362 · Cette remarque est donnée seulement par · texte numérisé non relu

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2. Mais 772, 97, 349, 101, 758, 24400, 99 : Ambedui estoient plain de haute proesce, mes a la fin ne pot durer T., car Gai. le menoit [auques 772) a sa volenté, or ça or la, si qu'en pou d'eure l'eiist mené jusqu'en outrance, se la bataille eiist plus longuement duré. — 33G : — de haute proesce, et moût avaient force et hardement. Si avint que quant Hz se furent moût longuement combatus, que T. se commença fort a lasser, comme celui qui tant avoit coups receiis et donnés que merveilles estoit com-

Combats de Tristan et de Palamède contre Galaad.

une autre fois, nous nous ferons connaître. » Et il part avec la demoiselle, Eugène et Glaudin.

757 449. Tristan et Palamède causent l. Tristan dit que ses forces

ment il pouoit plus maintenir l'assault. Et de l'autre part , Gai. estait plus traveillié que mestier ne lui fust.

1. Pour les aventures qui suivent, le texte de 757, auquel 104 viendra bientôt se joindre (voy. § 450) a été abrégé par les autres mss. :

*"6 449 a. 336, f° 170, poursuit ainsi (après le départ de Galaad avec

Eugène et Glaudin) : Le conte dit que mons. T. et Pal. se partirent des .III. chevaliers et chevauchèrent tant qu'ilz trouvèrent .1. chevalier de Leonoys, lequel se mist en leur compagnie, et depuis chevauchèrent eulz .111. tant qu'ilz vindrent seur le ru de une fontaine ou Hz trouvèrent .1. chevalier qui estoit assis près de la fontaine et la chantoit si doulcement et si

772, etc. 449 b. 772, 97, 349, 101 (après le départ de Galaad avec Eugène

et Claudin') : Tristan et Palamède demourerent moût esbahi. Tristan ne peut imaginer qui est le chevalier. « Le connaissez-vous? » demandet-il à Palamède, qui répond en souriant qu'ils ont voulu « épuiser la mer » en essayant de vaincre ce chevalier-là. « Vous le connaissez donc? — Oui, et vous aussi. Or sachiez que c'est misire Gai.. » Et Tristan n'a pas de peine à le croire : seul, Galaad aurait pu se distinguer ainsi. « Bien avom esté deceù que nous ne le cogneùmes, dit-il. — Et que ferons-nous? demande Palamède. — Nous monteron , fet mis. T., et chevaucheron ensemble, s'il vous plaist, tant qu' 'aventure nous départe.

I. 97, 349, 101 : Nous retournerons à Tristan et aux deux chevaliers qui étaient avec lui. — Tristan n'a pourtant qu'un seul compagnon : Palamède ; ces trois mss. se rapprochent donc ici du texte de 758, 24400, 99 ; voy. ci-dessous.

758 etc 449 c. 758, 24400, 99 (après le départ de Galaad avec Eugène et

Claudin) : Mais a tant laisse ore li contes a parler [d'eus et retorne a parler] de Tri. et des deus chevaliers ki avoec lui chevauchoient . En cesle partie dist li contes, et la vraie estoire le tesmoingne, ke mesire Tristans et li chevaliers a l'escu vermel et Pal. chevauchoient ensemble], et s' estaient acompaignè d'aventure. Si tour avint k'il chevauchierent . VIII. jours tous entiers sans aventure trouver nule ki a conter fâche. Si lour avint d'aventure au noevisme jour k'il vindrent par devant un chastel ki estoit apelés Castiaus

103, Rusticien. 449 d. Le ms. 103, f° 339 a, et Verard-Janot, ayant raconté le départ de Lancelot, amené à la Joyeuse Garde par Tristan (voy. § 384 , note), passent tout subitement au chevalier à l'écu vermeil, en donnant un texte qui est, essentiellement, celui de Rusticien de Pise (les mss. 340, 1463,355 ;pour ce qui précède dans Rusticien (voy. § 628). La rédaction de Rusticien est un abrégé de celle de 757, avec un épisode déplus qui, peut-être, a été supprimé dans 757: cf. § 466, note. Voici le texte de 103 et de Rusticien :

En ceste partie dit le compte que après le tournoiement de Lovrezep ] avoit

1. Rusticien (340, f» 22 b) : que .1111. moys 'après ce (le riche 2463) tournoyemcnt qui fu

ont augmenté dès qu'il eut deviné qu'il se battait avec Galaad. 757

Palamède loue Tristan aux dépens de Galaad et maudit la

envoisiement que c'estoit .1. grant déduit de le oyir *, Apercevant les 336

aliers il se fâche et les blâme de s'être ainsi embatus sur lui. Tristan répond courtoisement, et le chevalier se laisse adoucir; la suite comme dans 757 et 104, voy. § 453.

J. Le lai (voy. ^ 153) n'est pas donné.

— Cevoil je bien, » fet Pal. Ils partent et marchent huit jours sans trou- 772, etc.

ver d'aventures. Au neuvième jour, comme ils traversent une belle forêt,

en parlant de soujaz et d'envoiseùre et en louant Galaad, Pal. se regarde

et voit ./. chevalier qui chevauchait après euls en la compagnie d'un escuier

seulement, qui li portoit son escu et son glaive.. Ses escus estoit vermaus

a .1. lyon d'argent rampant. Il estoit montez auques durement, car le jor

devant s estoit combatuz a Gaheriet, le frère mons. Gauv., par mescognois-

sance, et s'estoient durement entregrevé; au reste, il avait déjà été blessé

par Urehus, qui l'avait frappé d'un glaive, pendant qu'il dormait près

d'une fontaine. Le nom de ce chevalier est Brunor le noir1. // s'en

aloit droitement a la court le duc d'Antebourc (var. Anuebort) 2, ou il avoit

1. Effaçure dans 772; au lieu du nom, une main postérieure a griffonné ces mots : chevalier de haulte proesce et de herdiment. Par la suite, ce chevalier est toujours présenté anonymement.

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