‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 229 sur 362 · Cf. le rrcit plus détaillé de 757, etc · texte numérisé non relu

Cf. le rrcit plus détaillé de 757, etc

757 450. Lorsque ce chevalier voit Tristan et Palamède, il monte

à cheval malgré ses blessures, car, dit-il à Tristan, il est du devoir d'un chevalier errant de jouter avec les chevaliers qu'il trouve. On joute, et nos deux compagnons sont désarçonnés; Tristan veut se battre après à l'épée, mais y renonce quand le chevalier dit être trop faible pour continuer. Gauvain, qui est survenu avec Gaheriet, invite alors, malgré son frère, le chevalier à jouter. Celui-ci s'excuse sur ses blessures; Gauvain insiste. L'autre l'appelle mauvais chevalier, mais Gauvain Lâcheté de Gau- demeure inflexible, renverse le chevalier et est assez lâche pour lui passer, à cheval, deux fois sur le corps. Tristan, indigné, blâme fort Gauvain *; pendant qu'ils discutent, le chevalier, qui s'était évanoui, remonte à cheval et abat Gauvain. mais il ne lui rend pas la pareille ; il ne veut pas rabaisser sa chevalerie. Gauvain reproche à son frère de ne l'avoir pas vengé, mais Gaheriet déclare qu'il ne fera jamais une vilenie pour qui que ce soit. Gauvain s'en va, et Gaheriet propose une joute à Tristan et à Palamède, mais ils n'acceptent pas. Il dit son nom et celui de son frère, et indique comme sa destination le Chastel Lande. « Moi j'y vais aussi, » dit Tristan, qui refuse de se nommer et qui, à son tour, demande en vain le nom du chevalier blessé (f° 207).

451. On se sépare. Tristan et Palamède sont logés dans an château que le roi de Norgalles avait donné à Blioberis. On

1. Ici [Qvant m. Tr. voit cest outraige, etc.) se termine la grande lacune de 104 (voy. p. 125), qui suit dorénavant le texte de 757.

103, Rusticien. Palamède quatre; le chevalier de Léonois le fet également très hien; nos trois font preuve d'une hravoure miraculeuse, et notamment Tristan . qui est admiré par ses compagnons comme par les ennemis ' . Ceux-ci sont mis en fuite, et sachiés que Tristan se fust mis dedens le chastel avec eulx se ne fust Palamedes qui le détint2. Les chevaliers d'Harpinel, dont douze sont morts dans la hataille, ont ainsi été vaincus par .IF. fois en ung jour; et bien ont acheté (ils ont chierement acheté Rust.) la honte qu'ils faisaient aux passants; et ne seraja mais [jour Rust.) qu'il ne leur souviengne de leurs vainqueurs. Que vous diroye je? Tristan et ses compaingnons se partirent d'illueq, las et travailliés, et se mistrent au chemin et chevauchierent tant que leur chemin les amena (aporta Rust.) devant une grant 3 tour. — A partir d'ici, il y a accord complet avec 757, etc.; v. § 458.

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