‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 232 sur 362 · Cf. le récit de 103, Rusticien; p · texte numérisé non relu

Cf. le récit de 103, Rusticien; p

757, 104, 336. 457. Tristan et ses compagnons quittent leur hôtel. Un valet leur apprend le danger qui menace les chevaliers errants au château d'Harpinel, de la part d'Harpin. Les trois compagnons soupçonnent que le chevalier à l'écu vermeil et les deux autres ont passé par là, et ils veulent y aller à leur tour. Ils rencontrent une vieille dame, la belle-mère de l'un dés chevaliers de ce château; elle vient de voir sa fille et a remarqué le deuil qu'on faisait des chevaliers morts. Elle cherche vainement à détourner nos trois compagnons de provoquer les gens d'Harpinel au moment où ceux-ci sont furieux de la défaite qu'ils viennent de subir. Ayant appris par la dame les exploits de Brunor et des deux autres, et en parlant du chevalier à Técu vermeil, les compagnons prennent la direction du château, où ils arrivent après heure de vespres l, et où l'on fait toujours grand deuil. Le garde, à la vue des trois chevaliers, sonne du cor ; on monte aux murs et aux créneaux, et on se

Tn tan t ses ^ (ïue maintenant ^ ^aut réparer la récente défaite. Des checompagnons valiers sortent, décidés à venger leur honte ; ceux qui sont sur

VaiHarpfneirS a ^es murs crient aux trois compagnons : « Mal viengnez, seignors, » et leur prédisent 2 que mal jour leur est venu, mais Tristan et Palamède ne s'intimident point. Ce dernier 3 propose au chevalier de Léonois de ne pas prendre part à la bataille contre les cinquante chevaliers d'Harpinel : Mores 4 refuse avec indignation. Les ennemis se sont arrêtés au milieu de la route 5. « En avant! 6 s'écrie Palamède; passons à travers; il n'y a point de danger. » Les trois font des merveilles de bravoure. Mores lutte tant qu'il peut ; épuisé, il se retire et admire les hauts faits des deux grands chevaliers, qui à la fin triomphent des ennemis; pieça mes ne sera jors que ceux-ci ne plaignent celle journée 7. Les pleurs et les lamentations auraient empêché d'entendre Dieu tonnant. A la nuit tombante, les chevaliers d'Harpinel se retirent dans le château. Tristan veut y pénétrer pour les poursuivre encore, mais Palamède 8, cet amesuré 9

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