Ni qierl
0. A jeu nul 340, 355, a jeu 99, 1403, pour faire attention à eux 103.
verse Dinadan. Suit une bataille à l'épée, la plus effroyable qu'on puisse imaginer ; aucun des combattants ne cède le pas à son adversaire [: Prévoyant un lugubre dénouement, les écuyers de Tristan vont à la Joyeuse Garde prévenir Golistant 2, le chevalier qui sire estait 3 del chastel, car mons. Lancelot li avoit balle a garder, et moût de bien vouloit 4 à Lancelot, ainsi qu'à Tristan, por V amorde miss. Lancelot, qui prié V en avoit 5. Il arrive au lieu de la bataille avec douze chevaliers, trouve les combattants fort lassés, reconnaît Hector, son bon ami et compagnon, avec qui il avait été nourri, et le blâme de lutter contre Tristan, l'ami de Lancelot. Hector lui demande de ne pasinter- Réconciliation. venir, et lui dit que Lancelot est présent. Golistant va alors adresser des reproches à celui-ci et à Tristan, qui, apprenant qu'il s'est battu avec son meilleur ami, jette le peu qui lui reste de sonécu et court acoller Lancelot, qui se guenchist 6. Tristan s'agenouille 7, rend son épée et se déclare vaincu : « Je sui Tristan, le vostre chevalier et le vostrechier ami 8. » Lancelot lui ayant reproché l'affaire de Handebourc, Tristan s'empresse de dissiper le malentendu ; alors Lancelot , à son tour, jette son écu et s'agenouille aussi 9, en rendant son épée. Sur l'invitation de Tristan, tous se rendent à la Joyeuse Garde, où, après qu'on a pansé leurs blessures, ils vont présenter leurs hommages à Iseut. Au souper, Tristan taquine Dinadan, qui a le visage enflé et mange peu : « Dieu soit loué, lui dit-il, que
1. Ici 99 : Tristan se tirast volentiers arrière pour savoir qui est son adversaire et pour reprendre haleine, car il a perdu du sang ; mais Lancelot l'en empêche en le serrant de près , et Tristan se défend si hien que ce n'est se merveille non.
2. Dans la Tav. Rit., Golistant et Lantris, les deux vicarii de la Joy. Garde, viennent sans être appelés. — Golestan 103, Golestant 99, Colestant 340, 355. Ce personnage, mentionné ici seulement dans nos mss., est plus familier à la Tav. Rit., qui l'introduit pour la première fois (p. 364) à l'occasion du départ des amants pour le tournoi de Louvezerp, sans préciser les fonctions qu'il remplit. Dans 12599 (voy. p. 225) figure un certain Girart de Gamaaloth, séjournant à la Joy. G. pour défendre Iseut.